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25/04/2007

Le PS s'attaque aux PME

Les vifs échanges de ce début de semaine entre les responsables du PS soulèvent les difficultés de positionnement de ce parti. Il est vrai que lorsque l'on voit que ce dernier s'attaque aux entreprises qui créent des emplois pour leurs membres, on peut se poser la question de savoir ce que les dirigeants du PS recherchent.

Sous le slogan " pas de cadeaux fiscaux pour les gros actionnaires", le PS lance un referendum contre une réforme de la fiscalité des entreprises ciblées sur les PME. Nous sommes donc bien loin de privilégier les grands financiers.

Cette réforme destinée aux 300'000 PME de notre pays veut éviter la double imposition des entrepreneurs-actionnaires qui sont taxés une première fois sur le bénéfice et ensuite sur les dividendes. De nombreux pays et près de 15 cantons alémaniques ont déjà pris de telles mesures d'allégement de la double imposition. Le Parlement n'a fait ainsi que de garantir la compétitivité fiscale de la Suisse et lui permettre, par ce biais, de voir son économie croître, au bénéfice de toute la population. Cette réforme favorise l'implantation d'entreprises innovantes et créatrices d'emplois, mais aussi et surtout elle ne décourage pas les propriétaires de PME existantes.

Cet exemple montre l'incohérence du PS qui, d'un côté, table sur les perspectives de croissance pour régler les problèmes qui attendent l'AVS et de l'autre, plombe sous de fallacieux prétextes une réforme favorisant cette croissance !

12:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2)

18/04/2007

Tous mal préparés au vieillissement de la population ?

Une enquête d'Adecco montre que les entreprises suisses sont mal préparées à l'évolution démographique. D'ici 2010, 55% des employés auront plus de 40 ans, sans que cette réalité statistique ne soit réellement prise en considération dans la gestion des ressources humaines.

Autre grand thème de la gestion des ressources humaines: la formation continue. Le parallèle est évident entre ces deux questions: si l'on veut rester sur le marché du travail, il faut se former en permanence. Les hasards du calendrier font que le même jour, l'office fédéral de la statistique (OFS) publie une analyse sur le comportement des gens face à la formation continue. Le communiqué de presse relève surtout que l'attitude des personnes interrogées est différente selon leur statut sur le marché du travail, leur niveau de formation ou leur sexe.

Au-delà de ces grandes tendances, l'étude nous apporte des éléments de réflexion plus pointus, en relation avec la problématique soulevée par Adecco. Jusqu'à 55 ans, il n'y a aucune différence par tranche d'âge dans l'engagement en formation continue, sous quelque forme que ce soit. Mais au-delà, on constate une baisse progressive et régulière du perfectionnement. Ces chiffres prennent en considération la formation continue formelle et informelle, soit aussi bien le cours organisé, que l'apprentissage personnel par l'observation, les lectures spécialisées et autres discussions notamment. Ainsi, si les entreprises ne sont pas prêtes à gérer cette évolution démographique, les individus ne l'ont pas plus intégrée, vu leur envie faiblissante de se former ! Rien n'a donc changé depuis les tentatives de M. Couchepin de relever l'âge de la retraite. Il va falloir tous se prendre en main si nous voulons gérer cette révolution démographique !

10:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

12/04/2007

Député : un métier d'homme ?

Aux élues au Grand Conseil, le bureau de l'égalité du canton de Vaud a envoyé ses félicitations et une documentation. Et parmi elle, se trouvait une brochure intitulée "femmes en formation dans un métier d'homme". Cette dernière est la synthèse d'une recherche menée dans le canton de Vaud auprès d'un échantillon d'apprenantes. 

Je dois avouer avoir été choquée par un tel envoi. Si l'on veut décourager les femmes de faire de la politique, on ne pourrait pas mieux s'y prendre. L'envoi d'une telle brochure fait croire que "député" est un métier d'homme et qu'il faut donc prendre ses précautions pour éviter d'être confrontée au rejet, au dédain, à la mise à l'écart et j'en passe ! 

Coller une telle étiquette ne peut que faire hésiter les femmes à s'engager et ajouter une couche de démotivation à la réelle difficulté. En effet, il est déjà difficile de concilier la vie familiale et professionnelle. Alors ajouter une troisième vie avec la politique relève de l'agenda impossible. Et ce n'est pas la longueur des débats du Grand Conseil qui va rendre les choses plus simples!

10:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)