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27/06/2007

L'USS regarde dans le rétro !

L'Union syndicale suisse (USS) campe sur des solutions du passé pour préparer un avenir qui ne ressemble pas au passé. Elle vient de présenter une série de mesures pour intégrer les seniors dans le marché du travail.

Le même jour, le Crédit suisse publiait une étude sur la démographie qui confirmait que le départ des nouveaux retraités ne serait bientôt plus compensé par l'arrivée de jeunes employés. Le marché du travail allait avoir besoin des seniors et même les courtiser. L'USS tombait ainsi à faux.

Les enjeux se situent à un autre niveau que celui de donner des droits à la formation continue, à un bilan de carrière à 45 ans, à une rente complète même en cas de travail à temps partiel à partir de 55 ans. Le financement des caisses sociales n'est possible que dans un équilibre des générations: Même si on ne veut pas l'entendre, le vieillissement de la population va poser un problème fondamental de financement. On ne pourra pas demander à la génération des 30-50 ans de payer à elle seule les charges sociales de l'ensemble de la population, alors qu'elle assume déjà les charges de la famille.

Les pistes de solution se situent plutôt vers une réflexion où les plus de 62 ans pourraient travailler à temps partiel et toucher des rentes partielles, mais en travaillant au-delà de 65 ans. Un taux de prélèvement pour le deuxième pilier semblable, quelque soit l'âge, rendrait également les choses plus simples. Evidemment, il y a des secteurs pour lesquels un prolongement de la durée du travail n'est pas concevable vu la pénibilité du travail. Les conventions collectives doivent régler ces cas. Quant à la formation continue, chacun est responsable et doit y veiller tout au long de sa carrière professionnelle. Un droit à la formation continue, s'il n'y a aucune motivation de l'intéressé, ne servira à rien. Avant tout, il faut une prise de conscience que la société change, qu'il y a lieu de s'adapter et bien sûr de se former. L'USS, avec ses revendications dépassées, n'aide pas à cette prise de conscience !

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13/06/2007

Lausanne et ses commerces : un couple difficile

La lecture de 24 Heures ces derniers jours montre, une fois de plus, que les relations entre la commune et les commerces ne ressemblent pas au parcours d'un fleuve tranquille. Il y a quelques années encore, le dialogue était pratiquement rompu. Depuis, les choses se sont calmées et les projets en commun sont devenus le signe de l'apaisement.

Mais la levée de boucliers d'un certain nombre de commerçants contre une taxe destinée à l'animation du centre, ainsi que la polémique relative aux commerces dans la gare du M2 montrent que la relation reste à fleur de peau et que du travail reste à faire pour apaiser les esprits.

Dans son projet Métamorphose, la ville a oublié que la Place de la Riponne méritait un nouveau traitement. Un projet bien réfléchi, animé, pourrait devenir un vrai acte fort de la commune, montrant ainsi une volonté de favoriser le commerce du centre-ville, de créer les liens entre les différentes parties commerçantes de la ville. La "grenette" de l'époque pourrait donner les bases de cette réflexion. Par la même occasion, ce projet permettrait de définir une vraie affectation à ce lieu et éviterait que chacun s'en empare, drogués comme défenseurs d'un nouveau musée au centre.

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