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20/07/2007

Idéal paysager

Comment imaginez-vous « l’idéal de développement paysager de votre région » ? Des immeubles ? Des villas ? Un musée à l’architecture décoiffante ? Ce ne sont certainement pas les premières idées qui vous viendront à l’esprit. Ce dernier vagabondera certainement plutôt vers des étendues de forêts, de champs vides de construction, vides de l’intervention de la main de l’homme.

Et pourtant le paysage vaudois, comme celui d’autres régions du monde, est façonné par la main de l’homme. Lavaux et le château de Chillon en sont les exemples les plus connus. Le village de Romainmôtier n’existerait tout simplement pas si les moines de Cluny n’avaient pas défriché cette partie du Vallon du Nozon. L’idéal n’aura pas le même visage pour rêver et y passer des vacances ou pour y vivre, travailler, avoir des loisirs et se déplacer.

L'office fédéral de l’aménagement du territoire veut connaître cet idéal. Il lance, pendant le mois de juillet, un sondage sur cette question. Il va même très loin, puisqu’à la fin du questionnaire apparaît l’image du paysage tel que vous le souhaiteriez. Et je vous le donne en mille. Si vous croyez que le pays va connaître encore une certaine croissance, pour laquelle logements, infrastructures, entreprises sont nécessaires, l’image finale est laide à vous en donner honte. Manipulation ? A chacun d’en juger ! Toutefois, si c’est sur cette base que le projet de territoire suisse est élaboré, je crains le pire. L’aménagement du territoire est là pour organiser le développement et trouver l’équilibre entre les activités de l’homme et la préservation du territoire. Si c’est pour envisager une « croissance zéro », il n’y a plus qu’à prévoir où se situeront les champs de patates pour nous nourrir !

09:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Mme Amstein, comme tous les néolibéreaux de son genre, n'a encore pas réussi à comprendre que de toute façon tôt ou tard, en matière d'aménagement du territoire comme en d'autres domaines, la croissance zéro devra forcément s'imposer. C'est pourtant tellement logique et simple à comprendre que la croissance infinie dans un territoire limité est tout bonnement impossible. Alors pourquoi les milieux que représentent Mme Amstein s'obstinent-ils à nier aveuglèment cette réalité aussi évidente que 2 et 2 font 4 !? Aplliquer la croissance zéro tôt c'est avoir la sagesse d'arrêter de tout bétonner pendant qu'il nous reste encore des espaces verts. Aplliquer la croissance zéro tard, c'est attendre que le dernier mètre carré de territoire ait disparu sous le bitume. Et après Mme Amstein vous faites comment pour poursuivre votre sainte croissance ???

Écrit par : HURNI Pascal | 26/07/2007

Monsieur Hurni,
Vous oubliez que notre environnement a trois dimensions et pour l'instant vous ne parlez que d'espaces à deux. Donc les néolibéraux ont encore pas mal de marge dans le vertical et cela, dans les deux sens, vers le ciel et vers le centre de la planète.
Lisez des romans de science-fiction, vous verrez que, d'après les auteurs de ceux-ci, l'avenir ne sera pas triste. Vous remarquerez que je n'ai même pas parlé de la surface des océans, ni de la colonisation et de la terra-formation des autre planètes.
L'ennui c'est que nous ne seront plus là pour le constater! Mais est-ce que les néolibéraux, eux, seront toujours là? Car même avec toute ces "extensions", votre théorie reste absolument valable, puisque seules les limites changes.

Écrit par : L'anar de droite | 28/07/2007

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