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10/03/2008

RI où va-t-on?

Le nombre de dossiers des bénéficiaires de l'aide sociale a passé de 7'000 à 13'000 de janvier 2002 à janvier 2008. Ces dossiers recouvrent près de 24'000 personnes. Dans un marché du travail sec, c'est-à dire où les entreprises peinent à trouver des collaborateurs, avec un taux de chômage extrêmement bas, cette évolution interpellent pour le moins.
 
Si  on va dans le détail, le souci s'accroît lorsque l'on constate que 2'200 jeunes de 18 à 25 ans sont au bénéfice du revenu d'insertion (RI). Dans cette population, près de 70% sont sans formation. Si aucune mesure n'est prise pour les intégrer dans le monde du travail, on peut craindre le pire pour leur avenir. C'est le motif pour lequel la chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) fait un appel aux entreprises pour qu'elles étudient les possibilités d'intégrer ces bénéficiaires du RI en leur sein. Pour ce faire, ils existent des mesures d'insertion proposées par le service de l'emploi, qui peuvent aller jusqu'à une prise en charge de 80% du salaire normal sur une période de 6 mois maximum, moyennant le respect de quelques conditions. Un certain nombre de témoignages d'entreprises relatent d'ailleurs des expériences positives d'intégration de bénéficiaires du RI.
 
Cet engagement des entreprises fait partie de leur responsabilité sociale face à cette situation inquiétante. Il reste néanmoins des questions ouvertes sur lesquelles il faudra impérativement se pencher et qui relève de la responsabilité du "politique". L'école prépare-t-elle vraiment au monde du travail? Les prestations du RI ne sont-elles pas dans certaines circonstances trop attractives? Pour avoir des réponses à ces questions, il faut dépasser les simples propos du café du commerce et entreprendre rapidement des analyses sérieuses. La population au bénéfice du RI est diverse et y est arrivée par des chemins différents. Il faudrait vérifier si ces chemins ne pourraient pas conduire vers un avenir plus positif que le RI.

09:18 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11)

Commentaires

On peut aussi se poser d'autres questions, par exemple: les entreprises forment-elles assez? Si, chaque année, 1000 jeunes vaudois ne trouvent pas de places d'apprentissage (et risquent donc de venir grossir les rangs des personnes sans formation postobligatoire, surrprésentées parmi les bénéficiaires du RI), c'est aussi parce que de nombreuses entreprises, préférant la vision à court terme, ont renoncé à former des apprentis. Et subissent la pénurie de main d'oeuvre qualifiée...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 10/03/2008

En ce qui concerne l'attractivité du RI, je suggère que toute la population soit soumise une année aux mêmes conditions pécuniaires que les RIstes. Je suis certaine que ce regard changerait après cette expérience...

Écrit par : zozieau | 10/03/2008

Autre article intéressant sur les bénéficiaires du RMCAS (équivalent de notre RI Vaudois) paru dans le Courrier :
http://lecourrier.ch/index.php?name=News&file=article&sid=438944
Devrait-on pénaliser ces personnes ?

Écrit par : zozieau | 11/03/2008

1'100.- par mois pour une personne seule, c'est la notion d'attractivité selon Mme Amstein. Trève d'ironie, que ce soit les jeunes, les moins jeunes ou les plus aînés, ce sont des places de travail dont nous avons besoins. Il existe certainement un petit nombre de profiteurs et c'est inévitable. Mais il me semble plus productif de se concentrer sur la majorité qui cherche désepèrément un emploi. Nous n'avons pas besoin que de supercerveau dans notre société. Il ne me paraît pas indispensable d'être tous à ce point qualifié!

Écrit par : Pateau Marina | 11/03/2008

Ce qui ne parait pas dans les chiffres, ce sont ces gens en attente de l'AI et que le montant au centime près dépensé par l'Hospice Général ( à Genève ), seras remboursé par l'AI, une fois que le dossier est accepté.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 11/03/2008

Oui, Mme Amstein a raison. Il est inquiétant que nous ayions une population de 2200 jeunes dans la tranche 18-25 ans, qui bénéficie du RI. En effet, ce groupe devrait normalement intégrer le marché socio-professionnel et faire ses premiers pas, en étant confiants dans l'avenir. Et patatras, c'est le cas contraire qui s'impose à nous. On voit bien que nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Le but n'est pas de faire une chasse aux sorcières pour savoir qui est responsable de cette situation. La responsabilité est sociétale et collective. Dans ce contexte, les PME, qui sont par nature le principal tremplin pour ces jeunes grâce à un système d'apprentissage, ne remplissent plus forcément ce rôle d'entreprises formatrices. Il est donc impératif que les PME, véritable poumon de notre activité socio-économique, se mobilisent et intègrent à nouveau ces forces vives, qui ne souhaitent que pouvoir démarrer positivement sur le marché de l'emploi. Cependant, les PME ne pourront rien faire, si le niveau politique ne montre pas la voie par une politique cohérente et forte. Il faut analyser le problème en amont. Pourquoi y-a-t-il autant de jeunes au bénéfice du RI? Quelles mesures et quelles politiques favoriser au niveau de l'insertion socio-professionnelle, de la formation postobligatoire, des relations entreprises-apprentis, etc.? Cette impulsion ne pourra venir que du niveau politique. Puis, nos entreprises pourront alors se mobiliser et à nouveau redonner ses lettres de noblesse à notre système de formation postobligatoire (apprentissage), qui est quand même un des meilleurs en Europe, ne l'oublions pas. Ce phénomène est conjoncturel et il est de notre devoir de nous mobiliser pour que nos jeunes quittent la spirale négative du RI et entrent dans une dynamique positive d'insertion socio-professionnelle. Le Revenu d'Insertion pour les jeunes doit devenir la Relance à l'Insertion socio-professionnelle

Écrit par : Nour Akbar | 20/03/2008

Tout iras mieux, lorsque les patrons comprendront que cela vas de l'intérêt national et des impôts que de ne pas embaucher ni les jeunes, ni les vieux, ni les chômeurs de longue durée, ni les jeunes diplômés...à toujours embaucher des frontaliers, les suisses resteront sur le carreau et cela conduiras inévitablement à un soulèvement populaire...c'est cela que l'on veut ?
Paix sociale ?...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 28/03/2008

Bonne journée! Le problème du chômage, il ya toujours le cas. Difficile à surmonter le problème de notre temps constant concurrence. Mais nous devons essayer.

Écrit par : man enhancer | 25/11/2008

Le R.I ne favorise pas les gens a devenir independant ni a recreer des emplois, il y a pas de soutient pour cela, il y a qu a l ORP qu ils proposent cela(et seulement si on a droit au allocation chomage). J ai un projet e-commerce qui est a 90% a terme, et dont j ai pas compté mon temps d investissement, et le R.I. ne me donne meme pas 2 ou 3 mois pour pouvoir finir mon avenir. Ce que je regrette c est que les dire de ma conseillere ORP etaient en contradiction avec celle du R.I, la 1ere me disait que je pouvais finir mon projet et la seconde 1 mois apres m a dit que non. Et cette contradiction me "mine le plot" si j ose m exprimer ainsi. On me fais changer 3 fois de direction. Pour me dire ce que je dois faire ca serait bien qu ils sachent quoi me proposer (sans se tromper) (et pas attendre 3 mois avant de savoir comment proceder).

Écrit par : Steph | 19/03/2009

Madame, il n'est rien d'étonnant dans votre position, ni dans l'ignorance des situations sociales réelles. Il s'agit pour vous d'un autre monde, d'ou provient pourtant votre profit, votre confort. De la situation de domination d'ou vous distordez les faits, vous créez un bouclier artificiel une barrière psychique contre toute atteinte mentale qu'une telle situation pourrait créer, à vous propriétaires du monde, qui ne voulez rien savoir de la souffrance que vous perpétuez.
Cette manière idéologique de traiter les humains, on en voit la résultante...
Mais, cessez de dissimuler des aides indirectes aux entreprises sous votre discours néo-libéral de grâce. Vous avez le pouvoir, utilisez-le... Mais ces grotesques maquillages sont un mépris à l'intelligence, une suffisance de plus, peut être de trop... relisez Machiavel!
Le RI, le chômage, "la carotte et le bâton" tels qu'exprimés en présentation obligatoire par le conférencier...
Madame, force est de constater, en ces temps, vous êtes des plus subversives!

Écrit par : Kurt Deroy | 20/03/2009

Vous faites quoi à la chambre de commerce ?
Au fait, ca sert à quoi une chambre de commerce ?

Tschouss

Écrit par : trucmuche | 31/03/2010

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