UA-64206590-2 UA-101278801-1

27/03/2008

Stabilité entre les riches et les pauvres

Le rapport du Conseil fédéral sur sa gestion livre non seulement un bilan des actions du Conseil fédéral, mais aussi une série d'informations chiffrées très intéressantes.

Ainsi, peut-on apprendre que le rapport entre les ménages les plus riches et les plus pauvres est resté stable entre 1998 et 2005. La situation de 2005 est décrite de la manière suivante: le 20% des ménages, qui avaient les revenus les plus élevés, disposaient d'un revenu environ 5,9 fois supérieur à celui des 20% qui avaient les revenus les plus bas. Mais l'information la plus intéressante vient de la prise en compte des transferts sociaux, soit les prestations AVS/AI, chômage, etc. L'écart se réduit alors entre le revenu des plus riches est celui des plus pauvres à 3,8 fois supérieur. Premier enseignement de ces chiffres: les mécanismes de redistribution institués par l'Etat jouent parfaitement leur rôle. Deuxième enseignement: l'écart entre les plus riches et les plus pauvres ne s'est pas accru, certainement un signe que toutes les classes sociales ont bénéficié peu ou prou de la croissance économique.

La lecture de ces indicateurs pourrait être utile avant de tenir des propos dignes du "café du commerce" sur les riches qui doivent payer pour les pauvres!

13:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (12)

10/03/2008

RI où va-t-on?

Le nombre de dossiers des bénéficiaires de l'aide sociale a passé de 7'000 à 13'000 de janvier 2002 à janvier 2008. Ces dossiers recouvrent près de 24'000 personnes. Dans un marché du travail sec, c'est-à dire où les entreprises peinent à trouver des collaborateurs, avec un taux de chômage extrêmement bas, cette évolution interpellent pour le moins.
 
Si  on va dans le détail, le souci s'accroît lorsque l'on constate que 2'200 jeunes de 18 à 25 ans sont au bénéfice du revenu d'insertion (RI). Dans cette population, près de 70% sont sans formation. Si aucune mesure n'est prise pour les intégrer dans le monde du travail, on peut craindre le pire pour leur avenir. C'est le motif pour lequel la chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) fait un appel aux entreprises pour qu'elles étudient les possibilités d'intégrer ces bénéficiaires du RI en leur sein. Pour ce faire, ils existent des mesures d'insertion proposées par le service de l'emploi, qui peuvent aller jusqu'à une prise en charge de 80% du salaire normal sur une période de 6 mois maximum, moyennant le respect de quelques conditions. Un certain nombre de témoignages d'entreprises relatent d'ailleurs des expériences positives d'intégration de bénéficiaires du RI.
 
Cet engagement des entreprises fait partie de leur responsabilité sociale face à cette situation inquiétante. Il reste néanmoins des questions ouvertes sur lesquelles il faudra impérativement se pencher et qui relève de la responsabilité du "politique". L'école prépare-t-elle vraiment au monde du travail? Les prestations du RI ne sont-elles pas dans certaines circonstances trop attractives? Pour avoir des réponses à ces questions, il faut dépasser les simples propos du café du commerce et entreprendre rapidement des analyses sérieuses. La population au bénéfice du RI est diverse et y est arrivée par des chemins différents. Il faudrait vérifier si ces chemins ne pourraient pas conduire vers un avenir plus positif que le RI.

09:18 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11)