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23/04/2008

Une immigration porteuse de prospérité et de développement

La semaine prochaine, le Conseil des Etats va entamer les débats sur l'extension de  la libre-circulation des personnes à la Roumanie et à la Bulgarie.

Les échanges seront à n'en pas douter très émotionnels et ils continueront de l'être jusqu'au vote sur cette question qui devrait avoir lieu en mai de l'année prochaine, voire plus tôt. Ce vote sera combiné avec celui de la reconduction de l'accord de base sur la libre circulation des personnes.

L'émotion ne devrait pas faire oublier que le nouvel accord comprend des mesures d'accompagnements pour une période transitoire de sept ans à partir de l'entrée en vigueur du protocole. En effet, il est prévu des règles de restrictions d'accès au marché du travail, notamment contingents, contrôle des conditions de travail et de salaires. De plus, une clause de sauvegarde permettra la réintroduction de contingents en cas d'immigration excessive au-delà de cette période transitoire.

L'émotion ne devrait pas faire oublier non plus une réalité économique. La Suisse gagne un franc sur trois dans son marché avec l'Union européenne. Un travailleur sur quatre est de nationalité étrangère et cette proportion atteint même 40% pour les cadres. Et contrairement aux propos du café du commerce ces étrangers ne sont pas là pour manger le pain des suisses. Bien au contraire cette immigration est porteuse de prospérité et de développement. Sur la période 2000-2006, cette main-d'œuvre étrangère a contribué, à elle seule, à la croissance d'un demi-point de pourcentage du PIB. Car la Suisse n'a pas le choix, pour assurer son niveau de vie actuelle, elle a un grand besoin de main d'œuvre qualifiée, qu'elle ne trouve pas toujours ici. Heureusement que les pays qui nous entourent nous offre ce réservoir de personnels profitables à tous. Heureusement aussi que nos citoyens peuvent aussi acquérir expériences et formations dans l'Union européenne!

 

Commentaires

La mobilité des personnes, des entrprises et des marchandises est l'une des conditions cinéquanon de la prospérité des nations.La grande crise des année 30 et en grande partie dû a la fermeture des frontières et au protectionnisme.toute foi l'immigration ne doit être geré de façon anarchique,mais celà devient de plus en plus un problème aux niveaux de l'union européene.

D.J

Écrit par : D.J | 23/04/2008

Suite à la baisse du marché immobilier et à l'augmentation de la demande sur le marché roumain, qui manque de personnel qualifié, augmentant ainsi les salaires, il est prévu que 25 à 30 milles ouvriers du bâtiment rentrent en Roumanie.
Je ne connais pas la situation de la Bulgarie, je parle seulement de celle de la Roumanie.
Dans ce contexte, je doute, que les Roumains viennent travailler en Suisse.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 24/04/2008

Mais le vrai probléme, cher Victor - il faut bien que quelqu'un crève l'abcès ! - ce sont les "gens du voyage".

Nous en avons eu (avons ?) un avant-goût avec les mendiants de Genève, et nous avons sous les yeux le spectacle de l'Italie où la délinquance violente des Roms (j'ai entendu parler d'un effectif de 128'000 personnes) provoque un débat national.

Le viol, la semaine dernière, de la fille d'un employé de l'ambassade du Lesotho, à Rome, pourrait faire basculer la mairie de la capitale dans le camp de la droite, alors que la gauche semblait avoir partie gagnée.

Pour ma part, je suis bien décidé à voter non, parce que la Suisse n'osera jamais adopter des mesures discriminatoires... Qui, au demeurant, seraient sans doute contraires à quelque traité droit-de-l'hommiste, qu'elle a commis l'erreur de signer...

Je pense aussi qu'il serait bon, puisque l'occasion nous en est donnée, de rappeler aux soviétiques de Bruxelles, qu'en Suisse, la souveraineté appartient au peuple.

Écrit par : Scipion | 24/04/2008

Les YENISH, gens du voyage de Suisse, ne veulent même pas des Gitans français, alors imaginer les Tziganes roumains...
En Roumanie, les autorités ne savent plus quoi faire pour enrayer cette vague de violence et d'immigration...ils collaborent, lorsqu'on leur demande d'intervenir, la police roumaine se déplace sur territoire italien pour récupérer ces citoyens, ils leur confisquent leur passeport, mais ils repartent quand même.

Quand vous avez à faire, comme à Genève, avec l'association Messemrom et leur avocate, Leuenberger, vous battez en retraite, devant la Déclaration des Droits de l'Homme...etc.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 24/04/2008

Et si on avait interdit à Petek de Patek Philippe, Breguet ou Nicolas Hayer de vennir en Suisse ? on aurait surement pas eu cette belle industrie horlogère

Écrit par : Martin Demierre (Portail horloger 10hs10) | 24/04/2008

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