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16/07/2008

R&D - Pour rester leader : y a du boulot

La Suisse est le leader dans l'innovation et la recherche. Voilà une bonne nouvelle qui est relayée par un article de 24 heures. Mais au-delà du titre, il y a une réalité : la Suisse, pour rester à la pointe de la concurrence internationale, n'a pas d'autre choix que d'atteindre l'excellence. Elle ne peut y parvenir qu'en se concentrant sur les innovations fondamentales. L'amélioration de l'acquis, par la baisse des coûts et des processus toujours plus efficients, ne suffit plus.

Même si en comparaison internationale, la Suisse ressort pour son innovation devant les Etats-Unis, elle n'est pas numéro 1, seule et unique place qu'elle doit pourtant atteindre. En 2000 à Lisbonne, le Conseil européen s'est fixé comme objectif, je cite, de "devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde". Pour y parvenir, elle souhaite consacrer 3% de son produit intérieur brut d'ici 2010 à la recherche et le développement (R&D).

La Suisse y consacre déjà ces fameux 3% du PIB, soit plus de 13 milliards en 2004 ! Avec une particularité tout de même, les trois-quarts de cet investissement sont assumés par le secteur privé, sans compter les investissements R&D toujours plus importants que les entreprises suisses font à l'étranger, soit près de 12 milliards toujours en 2004. C'est donc grâce au financement privé que nous avons cette place. Tant mieux !

Le propre des classements est qu'ils peuvent être toujours remis en cause ou contrecarrés par un autre classement, mais surtout ils représentent une image du passé. Reste un paradoxe : La Suisse figure dans les premiers de classe dans la R&D, mais on ne peut pas en dire autant dans le classement PISA (qui je le rappelle est un indicateur sur les compétences des élèves). Et il n'y a pas de miracle : les R&D ne pourront être à la pointe que si nous avons une formation de base et supérieure de haut niveau !

Le Parlement a voté des crédits supplémentaires pour l'encouragement de la formation, de la recherche et de l'innovation pour les années 2008 à 2011.

Toutefois, il ne faut pas se leurrer, l'argent ne va pas à lui seul résoudre notre capacité à innover. Actuellement, la Suisse fait déjà partie des pays qui dépensent beaucoup pour la formation. Et l'étude PISA montre que cet investissement ne se reflète pas dans les résultats de nos élèves. D'autres études montrent qu'il n'existe d'ailleurs pas de corrélation directe entre les montants consacrés à la formation et à la recherche et les résultats de cette dernière !

15:00 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

En accord avec votre réflexion. Dans le terrain, la réalité est un peu différente!

La question qu'on peut se poser au niveau PME est la suivante:
- Fait-on le maximum pour repérer l'innovation et ensuite l'encourager pour atteindre l'excellence ? La réponse pour moi est non, pourquoi?

Lors de l'analyse d'une demande de financement les investisseurs n'ont pas nécessairement les compétences du domaine concerné par le projet soumis. Ils ont tendance à mettre au premier plan uniquement la rentabilité financière avant l'innovation et décide de l'octroi ou pas sur cette base.

En pratiquant de la sorte on passe à côté de projets qui pourraient être innovants dans le futur, dommage!

La solution existe: En tant qu'investisseur, s'entourer de personnes du domaine lié au projet soumis!

Écrit par : Vauthey | 25/07/2008

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