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12/02/2009

Où est l'équilibre fiscal ?

Alors qu'il a nettement perdu devant le peuple sur les sujets fiscaux, le parti socialiste ambitionne tout de même de corriger la décision démocratique par une initiative. Etrange procédé. Peu respectueux du peuple. Peu respectueux également de l'esprit de négociation qui a conduit à l'adoption d'un paquet fiscal composé de baisses d'impôt équilibrées entre les différents types de contribuables. Peu respectueux encore du fait que ces baisses fiscales sont en corrélation avec les efforts faits dans le budget 2009 pour améliorer les prestations de l’Etat et les salaires de la fonction publique.

 

Le peuple n'est pas dupe ! Dimanche dernier, il l'a dit encore une fois, il l'avait déjà fait en 2005, qu'il aime que les riches paient leurs impôts dans le canton de Vaud et pas à Monaco ou je ne sais où.  Il aime aussi que ses entreprises et ses entrepreneurs puissent se développer et créer des emplois ici et pas ailleurs. Il sait aussi que si nous tuons cette poule aux œufs d'or fiscaux, il devra payer à sa place. Et la facture sera salée. Rien que les forfaits fiscaux représentent entre 7 et 8 points d'impôt supplémentaires ou une baisse des prestations de l'équivalent de 160 millions de francs ! Ces chiffres sont sans compter les pertes qui pourraient être subies par le départ des entreprises.

 

En fiscalité, une chose est sûre, il faut une certaine sécurité. Si les règles changent sans arrêt, il est plus simple d'aller voir ailleurs.

 

En perspective des rentrées fiscales en période de crise, il ne faut pas oublier que 20 % de la population ne paie pas d'impôt. Il faut savoir aussi que Vaud occupe la place numéro 1 des cantons les plus favorables de l'imposition des bas revenus. Parmi les mesures qui favorisent cette première place, il y a la déduction forfaitaire des frais de l'assurance maladie, même si ils sont entièrement subventionnés par l'Etat. Il est donc possible de déduire des frais que l'on ne paie pas. Est-ce normal ? Le parti socialiste devrait aussi se poser cette question d'équité !

 

 

Commentaires

Madame,
Votre justice fiscale fait que dans le canton de Vaud, votre paradis, un couple de retraités sans 2e pilier et touchant les prestations complémentaires fédérales, sans autres revenu ni fortune, doit payer des impôts (environ Fr. 350.-- par an) cantonaux vaudois AVEC l'argent que l'Etat lui verse.

Écrit par : kalvin | 11/02/2009

Il convient de rappeler que la droite du grand conseil a passé en force les allègements en faveur des gros actionnaires. Voilà qui est fort peu respectueux de la volonté populaire (les vaudois les avaient nettement refusé en février 2008) et fort peu compatible avec un «esprit de négociation»...

L'initiative du PS demande deux choses:
-annuler les cadeaux fiscaux inutiles et coûteux faits aux gros actionnaires (tout en conservant les mesures incontestées en faveur des PME)
-réallouer ces montants pour allèger la charge fiscale des familles de la classe moyenne, notamment des familles qui ont des revenus trop hauts pour bénéficier du subventionnement des primes LAMAL, mais qui sont durement frappés par la hausse continue ces primes.

Si cette initiative est acceptée, ce sera on ne peut plus démocratique.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 11/02/2009

Quelles sont les raisons exactes pour lesquelles les catégories de personnes que vous mentionnez bénéficient des réductions fiscales ponctionnées sur les petits contribuables ?

Des statistiques et des études sérieuses ont-elles été établies pour connaître la véritable raison pour laquelle toutes ces personnes sont dans l'incapacité de participer aux frais de base décidés par les autorités ?

Qui sont ces 20 % de la population qui ne paient pas d'impôt ?
Qui sont ces bas revenus ?
Qui sont ces personnes qui bénéficient des déductions forfaitaires des frais de l'Assurance maladie entièrement subventionnée par l'Etat ?
Qui sont ces personnes qui sont subventionnées par l'Etat ?

J'estime que la population a le droit de savoir - maintenant - pourquoi, après une croissance économique absolument extraordinaire, elle doit participer autant financièrement à la solidarité de toutes ces personnes.

Pourquoi ces personnes bénéficient-elles de tous ces "cadeaux d'impôts" ?

Le savez-vous vous-même ?

Savez-vous ce qui va se passer maintenant avec la crise ?

Savez-vous ce qui se passe dans ce pays ?

Écrit par : Edelweiss | 11/02/2009

Il est lassant de tout le temps entendre les gens de droite justifier des allègements fiscaux pour les nantis et ne pas penser aux autres. Les soi-disant "cadeaux" fait aux plus pauvres sont une nécessité indiscutable . Rappelons la méthode patronale qui, sous divers prétextes, consiste à licencier des ouvriers, les mettant à la charge de l'Etat, pour, plus tard, les réengager... voir ce qui se passe dans le bâtiment.

La fiscalité vaudoise est scandaleuse pour la classe moyenne et les petits revenus. Un exemple: un ouvrier ne peut pas déduire la totalité de ses frais de déplacements en voiture même s'il habite dans une région (La Broye par exemple) oû les transports publics sont catastrophiques. De même la déduction pour les assurances maladie est si minimaliste que ça en devient ridicule.Je pourrais multiplier les exemples concernant également les rentiers AVS. On ne pense qu'aux familles pour se donner bonne conscience...
Mais à quoi bon! Mme Amstein s'en moque totalement pourvu que les actionnaires des entreprises ganent le plus possible sans forcément réinvestir...

Écrit par : Vastkestion | 11/02/2009

@Vastkestion - vous avez raison.

C'est pourquoi j'ai posé toutes ces questions, car c'est tellement facile de mettre les gens à la porte, à la charge de l'Etat et de leur faire porter le chapeau du chômage, de leur état de working poors, etc.

Mais comme tous les politiciens, elle saura ne pas répondre.

Alors pourquoi, toutes ces femmes copient l'attitude des hommes et en plus, elles comptent sur l'appui des réseaux féminins...

Écrit par : Edelweiss | 11/02/2009

"Rien que les forfaits fiscaux représentent entre 7 et 8 points d'impôt supplémentaires ..."

Comment calculez-vous cela, Mme Amstein ?

Dans un de ses derniers billets, M. Mabut cite une enquête KPMG basée sur les chiffres 2006 et parue récemment dans Le Temps: Genève tire 2.6% et Vaud 2.8% des recettes des ménages privés des contribuables au forfait. Donc, pour le canton de Vaud, l'augmentation fiscale nécessaire pour remplacer un éventuel départ total des contribuables au forfait s'élèverait à 100/(100-2.8) - 1 = 2.88%. On est bien loin des 7 à 8% que vous annoncez.

En plus de cela, vous vous gardez bien d'évoquer la hausse de prix du marché de l'immobilier provoquée par l'établissement de ces riches étrangers dans nos cantons romands.

Écrit par : Fufus | 12/02/2009

@J-J. Schwaab
Je me réjouis de lire que le parti socialiste souhaitais le respect de la volonté populaire telle qu'issue des urnes lors de la votation fédérale sur la réforme de l'imposition des entreprises.
J'espère que vos homologues genevois n'abandonnerons pas ce principe lors de la votation cantonale sur le même sujet puisqu'elle ne sera pas à leur avantage...

Plus généralement, quand dans une société 10% de la population assume 90% du budget d'une collectivité publique, on peut sans difficulté parler de redistribution des richesses à TRES grande échelle. Alors si les allégements fiscaux profitent à quelqu'un, ce n'est que logiquement, mathématiquement que la diminution de la charge soit en faveur de ceux qui paient (nous n'en sommes pas encore à l'impôt négatif, forme ultime des aides sociales savament attribuées par l'Etat).

Bravo aux vaudois d'avoir légèrement limité le phénomène de la double imposition et d'avoir alléger la charge pesant sur les entrepreneurs lors de la liquidation ou du transfert de leur entreprise. Opposer les entreprises à la population revient à mettre des bâtons dans les roues de la création ou, parfois, du maintien de l'emploi. Les trimestres difficiles qui nous attendent se passeront très bien de ce combat d'arrière-garde.

Écrit par : Armeno | 13/02/2009

Quand tous ceux qui défendent les millionnaires et plus voudront bien prendre en compte le fait que la classe moyenne dans sa globalité (Et non seulement les familles) tire la langue pour pouvoir payer des impôts exorbitants, ils pourront peut-être, on ne sait jamais, comprendre que le peuple râle devant des inégalités aussi flagrantes. Je suis très surpris que les vaudois soient tombés dans le panneau de M. Brouilly . Personnellement, je suis rentier AVS de classe moyenne et je n'ai jamais été aussi pauvre, ceci parce que ma rente passe pratiquement entièrement aux impôts. Chercher l'erreur . Je revendique un forfait fiscal ou au minimum un allègement!Na!!

Écrit par : Vastkestion | 13/02/2009

Les retraités en Allemagne ne payent pas d'impôts directs, c'est pourquoi de nombreux Bâlois sont établis de l'autre côté de la frontière. Des personnes de la classe moyenne qui ont en 80 et plus et paient encore des impôts. Est-ce normal ? car beaucoup d'entre elles peinent à survivre et beaucoup d'entre ne touchent aucune prestation sociale.

Écrit par : sirène | 13/02/2009

Il y a quelques années, Monsieur Couchepin, n'avait-il pas dit que les Suisses pouvaient aussi aller ailleurs.

J'y pense de plus en plus... avec mes armes et bagages !

Écrit par : Edelweiss | 13/02/2009

Les recettes des impôts payés par les contribuables vaudois ont augmenté de près de 80% de 1997 à 2007, alors même que le coût de la vie augmentait sur la même période de 9% et le PIB de 29%. On voit que ceux qui ont mis la main au porte-monnaie pour payer des impôts l'ont largment fait, que ce soit les riches, la classe moyenne ou les entreprises. Il est donc normal que tous ceux qui ont fait cet effort, y compris les entreprises, bénéficient de l'abaissement des impôts qui a été accepté dimanche dernier. Pour information tous les couples de la classe moyenne, y compris ceux à l'AVS, en bénéficieront.

Dans la situation économique actuelle, cela sera particulièrement bienvenu.

Pour la bonne compréhension du débat, il faut savoir que la hausse ou baisse d'un point d'impôt cantonal conduit à une variation des recettes fiscales de 20 millions. Cela signifie donc que si les contibuables au forfait qui rapportent 160 millions à la caisse de l'Etat partaient, il faudrait augmenter les impôts de 8 points pour compenser ce manque à gagner ou diminuer les prestations d'un montant équivalent. Voulons-nous vraiment nous priver de cet argent? Ce sera alors la classe moyenne qui devra payer!

Écrit par : Amstein | 13/02/2009

@Amstein.

Il est très difficile de comprendre réellement comment la richesse se crée. Peut-être que le PIB a augmenté de 30% PARCE QUE les recettes des impôts ont augmenté de 80% (du reste, quel son vos sources pour ces chiffres ?).

Le grand problème des libéraux, c'est qu'il ne peuvent pas comprendre que les services de l'Etat crée de la richesse. L'Etat ne brûle pas les billets qu'ils vous demande. L'Etat paie des salaires, investit et offre de précieux service. Le jeu n'est pas à somme nulle.

En ce qui concerne le manque à gagner, le calcul est beaucoup trop simpliste. Comme vous pouvez le voir ici: http://www.credit-suisse.com/upload/news-live/000000021557.pdf, le revenu disponible des ménages ne dépend pas que de la pression fiscale. Lisez en page 12 et 13, vous verrez que le coût de l'immobilier pèse très lourd dans la balance.

"C'est essentiellement à cause de la hausse disproportionnée des loyers et des prix de l'immobilier que les cantons de Schwyz, de Nidwald et de Zoug ont perdu leur attrait pour la classe moyenne".

Combien de Vaudois sont parti à Fribourg et en Valais, ou en France voisine où le coût de l'immobilier et plus bas que sur la Riviera ? A force de vouloir attirer les plus riches, le risque est de perdre les gens de la classe moyenne supérieure, qui eux paient beaucoup d'impôts !!!

Écrit par : PtitSuisse | 13/02/2009

Je ne pense pas que la plus-value pour le Canton de Vaud soit réelle, si les recettes des impôts proviennent du fait de l'implantation de nouvelles industries provenant de l'étranger, du fait de leurs propres délocalisations en délocalisant également leurs employés, et que les "indigènes" restent à la maison puisqu'ils sont subventionnés dans l'incapacité de payer leurs propres charges, ou que d'autres partent ailleurs parce trop ponctionnés.

Il me semble avoir lu dans la presse que les entreprises bénéficiant de larges forfaits fiscaux, récemment implantées sur l'Arc Lémanique, refusent de co-financer les diverses infrastructures - transports publics, routes, autoroutes, etc., et que leurs propres employés sont mécontents de la charge fiscale suisse et autres frais supplémentaires alors que dans leurs pays d'origine, ils ne les ont pas.

Cette croissance extraordinaire ne peut en aucun cas être comparée à celle d'autres années vécues en Suisse car j'imagine facilement que ces délocalisations en faveur de la Suisse peuvent très facilement se délocaliser pour voyager sous d'autres hospices plus bénéfiques. Voir l'exemple Dell sauf erreur en Irlande pour partir en Pologne...

Pensez-vous réellement que tous les jeunes venus travailler en Suisse vont y rester s'ils n'ont pas le bifteck dans leurs assiettes ?

Ils vont premièrement prendre le max possible des assurances sociales et n'oublieront pas, au moment de l'âge de la retraite, de faire valoir le minimum auquel ils ont droit, même après peu d'activité en Suisse.

Quant à la classe moyenne dont j'ai fait grandement partie par mes impôts et aussi en payant pour mon enfant six années d'un collège privé à Lausanne (faites donc le calcul) je n'en suis plus car, subitement, pour une question d'âge, mon profil malgré des années de travail n'a plus du tout plu au patronat suisse et étranger.

Devant si peu de reconnaissance de la part des élus économiques et politiques de mon pays, je pense sérieusement faire le nécessaire pour demander refuge ailleurs et vous laisser apprécier les charmes des réalités économiques qui se profilent à grand pas malgré tout vers la Suisse.

Car il ne faut pas être trop benêt pour se rendre compte que si UBS (et tant d'autres entreprises suisses et étrangères) valait en 2007, CHF 70.-- et qu'en ce début 2009, elle frise avec peine CHF 14.--, il ne faut pas s'attendre à ce que la Suisse demeure éternellement un petite île d'emplois et de sécurité fiscale.

Et je veux surtout ne pas être, à nouveau, la petite dinde qui va continuer à payer pour de telles décisions au titre de la solidarité nationale.

Écrit par : Edelweiss | 13/02/2009

Dites-moi, vous tous: Il semble que nous soyons sur le blog que Mme C. Amstein. Mais... après tant de mises au point et de contre-arguments, on est dans un silence hyper-profond de la part de l'initiatrice!

Allo! votre téléphone ne fonctionne que dans un sens? Pas étonnant que, chère Claudine, vous ne teniez pas compte de ceux qui réellement sont à la peine à cause des impôts.

Pour ma part, je veux bien qu'on accueille les super riches mais à condition que mes impôts soient plus justes, en particulier au niveau des déductions possibles...

Écrit par : Vastkestion | 13/02/2009

@ Ptitsuisse,

"Le grand problème des libéraux, c'est qu'il ne peuvent pas comprendre que les services de l'Etat crée de la richesse. L'Etat ne brûle pas les billets qu'ils vous demande. L'Etat paie des salaires, investit et offre de précieux service. Le jeu n'est pas à somme nulle."

Ce raisonnement n'est pas exacte.La philosophie libéral selon Hayek ou Guy Sorman,c'est l'état garant plutôt que l'état gérant.L'état ne crée pas de richesses comme le fait le marché,mais il crée la sécurité,mais il devient fiscalement trop lourd a partir des dépenses supérieurs 55% (sauf erreure de ma part)du PIB qui peut plomber l'économie par des hauses fiscales pour justement financer ses dépenses. Le risque de dépense trop lourde de l'état,peut venir du citoyen qui ne veut pas payer plus d'impôts ou moins d'impôts ,mais qui ne veut pas que l'on touche à l'état providance.Les Genevois sont assez fort à ce petit jeu,tout comme les vaudois avec leurs refus d'autnomiser les services des autos.

D.J

Écrit par : D.J | 13/02/2009

".L'état ne crée pas de richesses comme le fait le marché"

Affirmation totalement gratuite, et du reste contradictoire avec la suite de votre propos: si vous utilisez le PIB pour mesurer la production de richesse et que vous en attribuez une part à l'Etat, c'est bien que vous considérez qu'il produit de la richesse !

Ce qui énerve les néolibéraux, c'est que le travail effectué pour le compte de l'état ne crèe pas de plus value pour le capital, et que cette main d'oeuvre échappe donc à la logique capitaliste. La source du profit capitaliste c'est le travail du salarié: plus il y aura de travailleur inféodé au capital, plus le profit des entreprises sera grand. Bien sûr, pour faire passer la pilule, on adopte des théories économiques "douteuses" pour convaincre le plus grand nombre que tout le monde serait plus riche si on payait moins d'impôt. Ceux qui seraient encore plus riche, se serait uniquement ceux qui dirige le processus de production et qui détiennent le capital.

Écrit par : PtitSuisse | 14/02/2009

@ Ptitsuisse,

J'ai parlé de dépense de l'état par à port au PIB.C'est le secteur privé qui non seulement finance l'état,mais c'est celui qui crée de la richesse (le PIB)Ce qui n'est pas vraiment le cas des fonctionnaires,puisque ces derniers en payant leurs impôts,redonnent en partie ce que l'état leurs à versé.

"La source du profit capitaliste c'est le travail du salarié:"

Pas seulement,c'est aussi aux investissements et à la prise de risque des patrons ainsi qu'à la recherche de clients et de nouvaux marché que le salarié ne fait pas.Sans les patrons pas de salariés et vice verça.(quoique,je connait des patrons qui bossent seul ou qui sous-traîte)

Écrit par : D.J | 14/02/2009

"J'ai parlé de dépense de l'état par à port au PIB.C'est le secteur privé qui non seulement finance l'état,mais c'est celui qui crée de la richesse (le PIB)Ce qui n'est pas vraiment le cas des fonctionnaires,puisque ces derniers en payant leurs impôts,redonnent en partie ce que l'état leurs à versé. "

Ainsi donc, un enseignant dans une école publique ne produirait pas de richesse, parce qu'il fournirait une prestation gratuite pré-financée par l'impôt. Mais comme par "magie" le même enseignant placé dans une école privée en créerait, puisqu'il existe des écoles privées qui sont des entreprises rentables. Un peu de sérieux SVP.

Quand à l'argument que les fonctionnaires paient des impôts, je vous ferai remarquer qu'une caissière à la Migros paie ses courses comme tout le monde, pas plus qu'un employé du Groupe Mutuel paye aussi ses primes d'assurances maladies.

"Pas seulement,c'est aussi aux investissements et à la prise de risque des patrons ainsi qu'à la recherche de clients et de nouvaux marché que le salarié ne fait pas.Sans les patrons pas de salariés et vice verça.(quoique,je connait des patrons qui bossent seul ou qui sous-traîte)"

La prise de risque d'un patron est largement limitée dans les structure comme les SARL ou les SA. Quand à l'indépendant sans employé, il n'est pas "stricto sensu" un patron capitaliste, puisqu'il possède et exploite simultanément son outil de production.

Écrit par : PtitSuisse | 14/02/2009

"Ainsi donc, un enseignant dans une école publique ne produirait pas de richesse, parce qu'il fournirait une prestation gratuite pré-financée par l'impôt. Mais comme par "magie" le même enseignant placé dans une école privée en créerait, puisqu'il existe des écoles privées qui sont des entreprises rentables. Un peu de sérieux SVP."

Le secteur privé ne se limite pas à l'école privée.Mais le fait est,que c'est l'économie privée qui financent le secteur public par la fiscalité et qui dope la croissance par la consommation et l'investissement.Sans celà,il n'y aurait pas de fonctionnaires et ni de prestation social de police ainsi que d'une armée pour la sécurité interieur.Et c'est aussi grâce à l'économie de marché toujours par l'impôt,que les pouvoir public ont pu intervenir financièrement dans le secteur de la finance.

"La prise de risque d'un patron est largement limitée dans les structure comme les SARL ou les SA."

Ce que vous dites,concerne les biens privés du patron.Moi je parlais de prise de risque lié au business de l'entreprise.Une SA ou Sarl n'empêche pas sa disparition par une mauvaise prise de risque.

D.J

Écrit par : D.J | 15/02/2009

Nous... sommes tous trompés!!. C'est aussi simple que cela.
Notre gouvernement fédérale nous trompe et ne respecte pas la constitution. Regardez ce truc , c'est un scandale http://argentpouvoiretblablabla.blog.24heures.ch/archive/2009/02/15/savez-vous-d-ou-vient-votre-fric.html

Écrit par : relativemoney | 15/02/2009

"Peu respectueux également de l'esprit de négociation qui a conduit à l'adoption d'un paquet fiscal composé de baisses d'impôt équilibrées entre les différents types de contribuables". ??? Le moins qu'on puisse dire c'est que Mme Amstein a une vision terriblement courte de la fiscalité: Quel bénéfice auront les bas revenus et la classe moyenne sans enfants, celle qui, justement, est la plus injustement taxée?. Pour le moment, je ne vois rien venir. Alors, ne parlons pas d'un paquet équilibré. On allège les familles et elles seules pour se donner bonne conscience et surtout pour, en jumelant les votes, faire passer des privilèges fiscaux principalement injustifiés.

Écrit par : Vastkestion | 15/02/2009

Lorsque l'on s'exprime sous un pseudo, cela permet de s'en donner à coeur joie dans tous les sens et même parfois à constresens.Est-ce que cela donne plus de corps au débat? Je vous laisse le soin d'y répondre.

De toute manière, le débat fiscal reste permanent et il doit le rester pour tendre constemment à l'amélioration de la fiscalité qui doit d'ailleurs se corréler à l'évolution de la société. Les compraisons que j'ai fournies viennent de l'Office fédéral de la statistique. Elles montrent que le canton de Vaud est celui qui a la fiscalité la plus favorable aux bas revenus. Evidemment chacun peut continuer à avoir l'impression de payer trop d'impôt. Toutefois les allégements votés le 8 février apporteront des améliorations pour couples avec ou sans enfant, les familles monoparentales aux revenus inférieurs à 120'000.-. Reste et je vous le concède à améliorer aussi la fiscalité des personnes seules. Une prochaine étape?

Écrit par : amstein | 15/02/2009

@DJ.

Vous ne répondez pas à ma question: pourquoi un enseignant du privé créerait de la richesse et pas un enseignant du public ?

"Mais le fait est,que c'est l'économie privée qui financent le secteur public par la fiscalité et qui dope la croissance par la consommation et l'investissement.Sans celà,il n'y aurait pas de fonctionnaires et ni de prestation social de police ainsi que d'une armée pour la sécurité interieur.Et c'est aussi grâce à l'économie de marché toujours par l'impôt,que les pouvoir public ont pu intervenir financièrement dans le secteur de la finance"

Oui, c'est VOTRE affirmation, j'avais compris, pas la peine de répéter. Mais où en est la démonstration ? Si le travail crée de la richesse, cette richesse qui permet à l'économie privée de tourner, où passe la richesse créée par les fonctionnaires ? Pourquoi un policier ne serait pas "rentable", alors qu'un agent de sécurité d'une entreprise du privé le serait ? Pourquoi vouloir privatiser la poste, si il n'y à aucune chance qu'elle ne crée de la richesse, car ce service était auparavant fourni par des fonctionnaires ?

http://harribey.u-bordeaux4.fr/achete-soleil.pdf

Écrit par : PtitSuisse | 15/02/2009

@Ptitsuisse,

Parceque dans l'économie privé,il y aune valeur marchande et c'est le cas des administrations publics comme la poste et swisscom ou qui fonctionnent sur modèle du privé,recherche de nouveaux marché,fidéliser la clientèle,investissement dans les nouvelles technologie et l'abolition du statut de fonctionnaire qui permet à liberaliser le marché du travail de ces entreprises.

Si vous avez compris ce principe de "valeur marchande" vous devriez comprendre pourquoi la police ou l'enseignement du public sont des coûts parce que seulement financés par nos impôts et non par une clentèle concurentiel.En Bref,on est pas créateur de richesses quand on dépend seul du contribuable.

D.J

Écrit par : D.J | 15/02/2009

QUAND VOUS COMPRENDEREZ QUE LE DÉBAT FISCAL EST UN DÉBAT STÉRILE, VOUS COMMENCEREZ À REGARDEZ LE MONDE D'UNE MANIÈRE DIFFÉRENTE. EN FAIT NOUS POURRIONS VIVRE DANS UNE SOCIÉTÉ SANS IMPÔTS DU MOMENT QUE LES RÈGLES DU SYSTÈME MONÉTAIRES SOIENT CHANGÉES. LA CROISSANCE ÉCONOMIQUES NE SE FAIT QUE PARCE QUE QUELQU'UN S'ENDETTE CAR L'ARGENT = DETTE. LE GOUVERNEMENT QUI EST LE GARDIEN THÉORIQUE DE NOTRE ARGENT... EMPRUNTE CET ARGENT ET NOS IMPÔTS SERVENT À PAYER CHAQUE FOIS PLUS LES INTÉRÊTS DES DETTES. EN FAIT .. NOUS TRAVAILLONS TOUS POUR UN SYSTÈME INSTABLE COMME PAUL GRIGNON LE MONTRE SI BIEN DANS SON DOCUMENTAIRE http://www.bankster.tv/ (REGARDEZ ENSUITE LES ECONOMISTES AUX SUEURS FROIDES DANS UN INTERVIEW). JE PENSE QUE VOTRE VISION DU MONDE CHANGERA ET ON A LE DROIT DE SE DEMANDER POURQUOI NOS ÉLUS, NOTRE BNS, NOS CONSEILLERS FÉDÉRAUX , ENFIN.. NOS TÊTES PENSANTES N'ONT JAMAIS RÉAGIS ET PROTÉGER NOS DROITS.

Écrit par : relativemoney | 15/02/2009

"Si vous avez compris ce principe de "valeur marchande" vous devriez comprendre pourquoi la police ou l'enseignement du public sont des coûts parce que seulement financés par nos impôts et non par une clentèle concurentiel.En Bref,on est pas créateur de richesses quand on dépend seul du contribuable"

Une clientèle concurrentielle ?? C'est quoi ? Quand à la valeur marchande, si elle existe, elle n'est précisément pas la seule forme de valeur. Par exemple le travail domestique a une valeur d'usage, mais pas de valeur marchande.

Ce qui est amusant dans votre discours, c'est qu'il est 100% marxiste ! Comme quoi ;-).

Les impôts sont un prélèvement ? Beau truisme, parce que toute dépense est un prélèvement sur un revenu ;-). J'affirme que la décision de dépense supplémentaire fait naitre l'activité qui engendrera un produit et un revenu supplémentaire. Pour l'instant vous n'avez pas démontré le contraire.

Pour vous, l'activité financière engendre-t-elle de la valeur ? Quelle forme de valeur créent les banques ? Comme Marx, vous pensez vous que c'est un prélèvement sur la richesse produite par les activités productives de marchandises qui finance les banques ? Si c'est le cas, pourquoi vous insurgez-vous contre l'Etat et pas contre les banques ?

Écrit par : PtitSuisse | 15/02/2009

JE M'INSURGE CONTRE L'ÉTAT ET LES BANQUES. L'ÉTAT A OFFERT AUX BANQUES SUR UN PLATEAU "D'ARGENT" LE POUVOIR DE CRÉER L'ARGENT BASÉ SUR DES PROMESSES.RIEN D'AUTRES. LE PROBLÈME EST QUE L'ÉTAT CÀD NOUS... DEVIENT LE SERVANT DU SYSTÈME ET DONC TOUTE LA VALEUR CRÉE SE MONÉTISE EN FAVEUR DU SYSTÈME. REGARDEZ POUR VOUS MÊME ET VOUS COMPRENDREZ!!

Écrit par : relativemoney | 15/02/2009

"Ce qui est amusant dans votre discours, c'est qu'il est 100% marxiste ! Comme quoi ;-)."

vous commencez sérieusement à vous égarer dans vos questions et vos conclusions.

D.J

Écrit par : D.J | 16/02/2009

je vois que vous faites parties des individus qui ne comprennent pas la fonction exponentiel de votre calculatrice.. C'est drôle... le monde réel dit productif essaie toujours de faire plus avec moins comme ... des moteurs de voiture qui brûlent moins par kilomètre. Le système monétaire est tout le contraire... il a besoin de toujours plus d'argent ou de dettes pour faire la même chose ou moins. Haa mon ticket de bus il y a 30 ans qui coûtait 50 centimes...et mon croissant 40 cts

Écrit par : relativemoney | 17/02/2009

"vous commencez sérieusement à vous égarer dans vos questions et vos conclusions"

Et vous de continuer à ne pas argumenter du tout... Et ne pas répondre à mes questions, pourtant simple...

La base de la théorie de Marx, c'est que le capital (et ceux qui le contrôle) prélève une plus value sur le travail des salarié pour former leur profit. Si vous soutenez que l'Etat prélève une partie des fruits du travail des salariés du privé, vous êtes en accord avec cette conception.

De l'économie, vous n'avez l'air de connaître que la propagande distillée par les Think Tank libéraux. Pourtant le problème de la productivité du travail est aussi vieux que Smith, qui se demendait déjà si les domestiques au service des patron capitaliste effectuait un travail productif.

http://www.pise.info/eco/productif.htm

Écrit par : PtitSuisse | 17/02/2009

c'est amusant mais autant les communistes et les capitalistes ont utilisé et utilisent le système de banque centrale et la création monétaire fractionnaire.
Ce que je soutiens est que l'état est au service du système car il n'a pas d'autres alternative que d'être le grand créateur de la masse monétaire. Cette dernière doit être servie... càd que la charge fiscale devient de plus en plus déficiente car une bonne partie sert à payer les intérêts de la dette. La charge fiscale n'est qu'un transfert interne dans une économie tout comme les intérêts de la dette interne. L´'état est le vecteur de ce transfert. En changeant le mécanisme de la création monétaire, nous pourrions nous débarasser de la partie exponentielle des intérêts et avoir un système plus stable et plus juste. Avez-vous regardé ce documentaire? www.bankster.tv lisez-vous l'anglais? car des solutions sont disponibles http://www.webofdebt.com/ et http://relativemoney.wordpress.com/

Écrit par : relativemoney | 18/02/2009

Plan de relance et fiscalité : encourageons les entrepreneurs et les investisseurs privés !
Il faut favoriser les personnes qui prennent des risques pour développer les entreprises innovantes et orientées vers des marchés à fort potentiel (PMEs et startups); ce sont elles qui vont générer les emplois de demain et finalement des impôts.
Dans ce cadre je propose qu'un ancien projet de la CVCI soit ressorti rapidement des tiroirs et adapté au goûts du jour: Il faut défiscaliser pour les personnes privées, temporairement comme pour le 3ème pilier, les investissements au capital d'entreprises présentant les caractéristiques exposées ci-dessus; ceci soit pour les investissements directs dans des entreprises qualifiées, soit au travers de fonds d'investissement garants l'utilisation conforme de l'argent (voir par exemple le modèle des FCPI (Fonds communs de placement pour l'innovation) qui ont un succès très important en France).
Ce mécanisme, sans nécessiter de subventionnement direct de l'Etat, permet à toute personne désireuse de participer à la relance de l'économie de diriger des fonds vers des sociétés locales à fort potentiel plutôt que de laisser aux banques ou à l'Etat le choix de l'utilisation de leur épargne ou de leurs impôts. Pour plus de détails, je vous laisse vous référer à l'article paru dans PME Magazine de février 2008.

Vos critiques, à la radio ce matin et dans votre blog précédent, contre l'encouragement des énergies vertes comme outil de relance m'ont interpelé; il s'agit en effet d'encourager les entreprises existantes à réorienter leurs activités vers des marchés porteurs et d'avenir et encourager de nouvelles entreprises à se créer dans ce domaine. Il ne faut pas sous-estimer la capacité d'innovation et la réactivité des entrepreneurs de ce pays...

Écrit par : Jacques Laurent | 25/02/2009

Défiscaliser, aider les entreprises, participer à la relance: Moi je veux bien.

Il faut, favoriser tout ce qui peut permettre le développement harmonieux des PME. Mais... encore faut-il que ces entreprises puissent vendre, donc il est indispensable aussi de diminuer la charge fiscale des revenus moyens et bas afin de permettre l'écoulement de la production!

Par ailleurs, cela fait plus de 3 semaines que j'ai demandé un devis à une petite entreprise du bâtiment: Pas de réponse... Faut-il favoriser une telle maison?
Je sais, c'est dit d'une manière simpliste. C'est à la mode actuellement!

Écrit par : Vastkestion | 25/02/2009

@Laurent et Vastekestion.

Bien sûr, l'aide au PME et aux entrepreneurs innovants est une bonne solution.

Sauf qu'en Suisse (et ailleurs aussi du reste), ça ne se passe jamais comme ça.

Les lobbys des grosses entreprises et des banques ont tôt fait de faire pression pour faire passer des lois ou mesures qui soit disant aident les PME, mais qui IN FINE sont un cadeau aux "plus gros".

La dernière révision de la loi sur les PME en est le parfait exemple. La suppression de la double imposition, seul une infime proportion de gros propriétaires empoche la grosse majorité du cadeau...

Écrit par : PtitSuisse | 25/02/2009

Je vois que le débat a repris. Merci à M. Laurent de rappeler cette intéressante proposition pour encourager les investissements dans les nouvelles technologies.

Concernant les énergies renouvelables, mon discours n'est peut-être pas politiquement correct, mais il se veut surtout pragmatique et je peux le résumer de la manière suivante:

1. La Suisse doit être performante et innovante en matière d'énergie verte. Pour y parvenir, elle doit se donner les moyens de favoriser cette recherche et surtout d'offrir une formation toujours plus pointue.

2. Les investissements doivent être faits pour améliorer la consommation énergétique des bâtiments. Toutefois, cela prend du temps, de la planification et le nombre d'entreprises qui peuvent aujourd'hui assumer ces travaux est limité.

Ce matin, M. Leuenberger, Conseiller fédéral, a dit exactement la même chose à la radio. C'est peut-être plus politiquement correct venant de sa part. Ces investissements doivent être faits, mais ils n'auront des effets qu'à moyen terme sur l'emploi et ne concernent pas les chômeurs des secteurs exportation et finance, les plus touchés par la crise aujourd'hui.

Je ne veux pas non plus tomber dans le piège qui consiste, comme les américains, à parler de green new deal, alors que concrètement personne ne sait où va l'argent destiné à ce grand projet. Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'ils continuent à injecter des milliards dans le secteur automobile classique !

Écrit par : amstein | 26/02/2009

Madame Amstein,
Vous dites "Les investissements doivent être faits pour améliorer la consommation énergétique des bâtiments."
Je suis bien sûr d'accord avec vous mais, une fois de plus, vous occultez l'autre volet de cette question: Un cadre moyen ayant un revenu de classe moyenne achète une villa: Les impôts (sur Vaud en tout cas) tapent très fort sur lui, il paie un maximum, il n'a donc pas forcément les moyens financiers pour investir dans sa maison. Une relance ne se résume pas à investir dans un secteur et un seul. Votre discours défend les PME, c'est bien mais élargissez donc votre vision vers ceux qui souffrent le plus de la crise, et qui pourraient faire sortir de l'impasse les usine qui produisent des biens.

Écrit par : Vastkestion | 26/02/2009

Madame,
Au fond, pourquoi la classe moyenne devrait supporter le plus gros de la crise en payant un maximum aux impôts? Ne devrait-on pas revoir l'imposition vers la baisse et augmenter de 1 ou 2 pour mille l'impôt sur la fortune, fortune qui est très souvent de l'argent "dormant". ainsi on permettrait une relance des achats.

Mais bon, toucher à la fortune des gens ça ne se fait pas mon bon Monsieur, même si ce serait un excellent moyen de contribuer à un équilibrage de la fiscalité.

Fortune?, circulez, il n'y a rien à voir!

Écrit par : Vastkestion | 09/03/2009

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