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20/10/2009

Apprentissage : un rôle à jouer pour les profs

 Une enseignante de ma connaissance se fait un point d’honneur de trouver avant fin novembre une place d’apprentissage pour tous les élèves de sa classe qui vont terminer leur VSG au mois d’août suivant. Avec le temps, elle a constitué un réseau d’entreprises et instauré avec les maîtres d’apprentissage un véritable rapport de confiance. Ainsi, elle décrit en toute honnêteté les défauts et les qualités de ses candidats à l’apprentissage. Cette manière de procéder évite d’ailleurs tout recours à des « mulitchecks » ou autres batteries de tests. On ne peut espérer meilleur lien entre le monde de l’école et celui du travail. Franc, rapide et peu couteux.

 

Lorsque dimanche soir, j’ai entendu à la Télé le Conseiller d’Etat  Pierre-Yves Maillard déplorer que certains jeunes souffrent de discrimination au moment de la recherche de leur place d’apprentissage en raison de leur nom ou de l’absence de réseau de leurs parents, j’ai repensé à l’engagement de cette enseignante. Elle contribue largement à lever ces obstacles et à éviter à ces jeunes de prendre le chemin du chômage ou d’une 10ème année. Et si l’école s’en inspirait avant que le département de l’action sociale n’invente un système complexe d’aide ?

Commentaires

Madame Amstein,

J’ai lu avec effarement les propos que vous tenez dans votre blog sous le titre: “Apprentissage un rôle à jouer pour les profs”.

Je ne passerai pas par quatre chemins, je ne vous crois pas ! Cette enseignante n’existe pas ! Je vous mets au défi de la présenter et de prouver vos propos. Quelle utopie !

J’ai 20 ans d’expérience dans l’enseignement vaudois dans les degrés 7 à 9. Je connais à fond la difficulté de trouver des places d’apprentissage. Vos propos sont une insulte à mes collègues et à moi-même qui déployons une énergie folle à cette mission (mission qui aurait dû rester celle des parents).

Quel est votre but ? Casser de l’instit, du fonctionnaire ?
Ah non, c’est juste de la provoc et je me suis fait avoir...

Néanmoins, je reste à votre disposition pour parler de la vraie réalité de la recherche d’une place d’apprentissage.

Écrit par : Monod | 20/10/2009

Si UNE enseignante de VSG a réussi à tisser (en combien d'années?) un réseau au service de ses élèves, c'est tant mieux pour eux mais rêver que tous n'ont à faire comme elle me laisse pantoise... d'autant plus que vous ne dites pas un mot de ces enseignants de VSO qui rament pour soutenir leurs élèves et ne trouvent en face d'eux que préjugés et mépris.
C'est aussi le système qu'il faut revoir et non pas uniquement dire qu'il suffit de personnes bien intentionnées pour affirmer qu'il est adéquat.
Votre angélisme, Madame, me laisse bien sceptique quant à la qualité de votre analyse de la situation,.

Écrit par : Jacqueline Pellet | 20/10/2009

Madame Amstein,

Je ne peux qu'abonder dans le sens des deux commentaires précédents! Mais il est toujours facile de critiquer sans lendemanin. Il n'y a que la critique constructive quis soit valable.
Je vous propose donc d'utiliser votre propre réseau qui, vu votre poste, doit être encore bien plus important que celui de votre connaissance enseignante afin de trouver les places d'apprentissage d'une où plusieurs classes du canton!
Si ma proposition est constructive, elle reste facile à première vue, puisque je n'y suis impliqué d'aucune sorte! Alors pour remédier à cette lacune, je vous propose de vous aider dans cet "apostolat"!

La balle est dans votre camp! Mais le temps presse! Il est nécessaire de le faire avant que le département de l’action sociale n’invente un système complexe d’aide.

Écrit par : Père Siffleur | 20/10/2009

pourtant l'action reste louable comment les sceptiques precedent concluent-ils leurs commentaires eux aussi n'apporte pas de preuves!

Mme. Amstein certaiment voudra eclaicir ce probleme ???

Écrit par : 100blagues | 20/10/2009

@100 blagues,

BIEN SÛR que ce rêve est louable, mais 20 ans d'expérience m'ont appris qu'en novembre, il y a exceptionnellement 1-2 élèves avec un contrat d'apprentissage signé; sur une classe de 24 cela représente moins de 10%...

S'il y avait une recette miracle ça se saurait depuis le temps.

Écrit par : Monod | 20/10/2009

Alors Mme Claudine! reve ou realite! il est important que nos jeunes se trouvent une place d'apprentissage! pouvez-vous donner plus de precision a votre affirmation?

Écrit par : 100blagues | 20/10/2009

Dès la 8ème année mon fils a bénéficié de l’appui de là part de l’orientation professionnelle. Comme les autres élèves et leurs parents nous avons pu rencontrer la personne qui avait la charge de son dossier. Cette dame nous a mis à disposition son réseau adresses concernant les entreprises qui s’était annoncée disponible à engager un apprenti dans la branche choisie. Le contrat à été signé en janvier de sa neuvième année.

En parlant avec son prof, j’ai appris qu’ils n’étaient que 7 sur ses 21 élèves à l’avoir déjà fait. Ce prof m’a exposé les difficultés à trouver un apprentissage pour tous à la sortie de l’école obligatoire et qu’il se tenait à disposition pour formaliser par écrit les qualités de chacun.

Le dernier élève de la classe fréquenté par mon fils à avoir trouvé une place d’apprentissage avait plus de 19 ans.

Écrit par : cali | 20/10/2009

Madame,
J'ai pris connaissance de votre information concernant la recherche et l'obtention par une enseignante de 9 VSG d'une place d'apprentissage pour tous ses élèves, et ce, avant fin novembre.
A la retraite depuis 2007, j'ai, auparavant, enseigné pendant trente-cinq ans comme maître de classe dans des classes de 8 et 9 sup, puis de division supérieure et enfin de voie secondaire générale, selon les appellations départementales successives.
Actuellement, il me paraît difficile de trouver une classe de 9 VSG dont tous les élèves désirent poursuivre leur formation par voie d'apprentissage, en tout cas pas sur la Côte, région dans laquelle j'étais actif.
Pratiquement la moitié des élèves, et surtout leurs parents, envisageaient une suite de scolarité au Gymnase, dans les classes de raccordement de type II, dans des écoles techniques, voire à l'OPTI.
Quant aux entreprises, il est devenu fort rare qu'elles aient arrêté leur choix d'un(e) futur(e) apprenti(e) au mois de novembre déjà.
Il suffit de consulter le calendrier des tests de capacité instaurés par certaines associations professionnelles.
Enfin, la moyenne d'âge d'entrée en apprentissage dans le canton de Vaud est actuellement supérieure à 18 ans, qui n'est pas celle de sortie de scolarité obligatoire.
Avec mes salutations distinguées.
Gilbert Hämmerli

Écrit par : Hämmerli Gilbert | 21/10/2009

Il est possible qu'une enseignante ait pu créer un réseau, mais il en demeurre ce pendant le seul!
Un autre problème est à relever. Des étudiants ayant terminés leur matu, ne sachant pas encore dans quel voix il vont poursuivre leurs études, font un apprentissage, juste pour ne pas rester sans rien faire. Il est certes honorable que ces jeunes souhaitent être actifs, mais ces apprentis d'aujourd'hui ont tout simplement volé une place d'apprentissage à un écolier, car une fois ces examens effectueés, ils quitteront leur emploi pour reprendre leurs études.
Que ces futurs étudiants laissent donc les places d'apprentissages à ceux qui n'ont pas la chance d'avoir les capacités aux études.
Cela nous permettra par la suite d'avoir dans nos commerces, du personnel qualifé selon ces capacités.

Écrit par : Patrice Rochat | 22/10/2009

Chère Madame,

C'est encore un enseignant qui vous répond!! Un de ceux qui sont confrontés depuis des années à la dure réalité de la situation des élèves de VSO face à une recherche de place d'apprentissage! Certes, votre "connaissance" fait de son mieux. Et croyez-moi, je sais ce que "bricoler dans son coin" veut dire lorsque l'on parle de transition école-monde professionnel au sein de l'école vaudoise! D'ailleurs, je vous invite volontiers dans mon établissement pour vous montrer tout ce qui a été mis en place pour que nos élèves aient les outils nécessaires pour se présenter devant un patron.
Le problème, et c'est ce qui est paradoxal dans votre écrit, c'est que vous représentez, politiquement j'entends, ces patrons qui justement ne se fient plus qu'aux fameux tests d'aptitude PAYANTS, et donc discriminatoires pour des élèves de VSO dont les parents proviennent d'un milieu socio-économique souvent plus défavorisé! De plus, demandez-leur, à ces mêmes patrons, ce qu'il regardent en premier dans un CV?! VSB... VSG ... VSO...
A bon entendeur....

Écrit par : AMP 1880 | 22/10/2009

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