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24/11/2009

Un scénario catastrophe pour votre emploi

La production d’électricité a été réduite. Les centrales nucléaires ont été arrêtées. Une tempête ravage l’Europe occidentale, provoque une panne d’électricité monumentale et des problèmes à la chaîne. Un autre film catastrophe de Roland Emmerich dans la veine de « 2012 »?

 

Non. C’est le scénario de l’Exercice de conduite stratégique 2009 mené par le Conseil fédéral les 19 et 20 novembre derniers. Nos autorités se sont confrontées aux effets d’une pénurie d’électricité de plusieurs mois. Leurs répercussions sur la Confédération, les cantons, l’économie, la société et les relations internationales ont été simulées. Face à la pénurie, les autorités ont dû planifier des mesures de restriction de la consommation électrique. Le Conseil Fédéral les a approuvées, à titre fictif. Les leçons tirées de cet exercice permettront de prendre des décisions pour accroître notre sécurité énergétique.

 

En marge de la campagne pour ou contre Mühleberg, il est symptomatique que le thème d’un exercice mené tous les quatre ans seulement, soit une pénurie électrique. Nos autorités se préparent activement à faire face à une crise énergétique majeure. Partant, est-ce vraiment le moment de diminuer notre indépendance énergétique déjà mal en point en arrêtant une centrale qui marche comme Mühleberg ? Dois-je le rappeler ? Une entreprise qui ne peut pas produire pour cause de coupures de courant, est une entreprise qui ne livre plus ses clients, fait des pertes, puis licencie, et fini par faire faillite. Multiplier ça par le nombre d’entreprises suisses et vous obtiendrez un chômage de masse historique.

 

Pour éviter ce scénario catastrophe, votez oui à la prolongation de l’exploitation de Mühleberg ce 29 novembre! C’est de la combinaison de toutes les énergies disponibles dont l’économie a besoin, dont vous avez besoin. Les technologies renouvelables ne sont pas encore mûres pour prendre le relais du cheval de trait nucléaire. Votez oui à l’électricité de nos emplois !

17/11/2009

L’économie réclame une mesure concrète pour la relance !

L’enquête conjoncturelle d’automne de la CVCI a montré qu’il y a une différence manifeste de délais de paiement entre les clients privés et les clients publics (soit les communes, le canton et la Confédération).  Dans le canton de Vaud, les clients qui paient leurs factures au-delà de 50 jours représentent 35% des clients privés mais 43% des publics, soit une différence de 8 points en la défaveur du secteur étatique. En comparaison intercantonale, il n’y a que Genève qui fasse pire. Cependant, cette situation n’est pas forcément le résultat d’un retard de paiement. Il s’agit parfois de délais négociés entre les partenaires. Mais le fait est là : les clients publics paient plus tard.

 

Dans cette période de crise, la mode est aux plans de relance, marotte des politiques. Chaque fois que la CVCI est sollicitée pour des idées de mesures de relance, elle propose d’accélérer les paiements du secteur public. Car ce n’est pas un problème financier. L’argent est souvent disponible mais reste bloqué sur des comptes. L’enquête conjoncturelle démontre que l’on peut augmenter le rythme des paiements de l’Etat. Au Tessin, les pouvoirs publics paient plus vite leurs factures que les privés, à la fois à court et à long terme (42% des factures acquittées à 30 jours  contre 26% pour le secteur non-étatique et  39% contre 45% au-delà de 50 jours).  Il s’agit, donc, uniquement d’un problème de procédure ou de processus de décision que l’on peut accélérer. Il faut juste avoir la volonté politique pour le faire.

 

La réduction des délais de paiements publics est un moyen de relance tout simple qui améliore la situation financière des entreprises et les rend moins dépendantes de leurs lignes de crédit. Avant toute autre chose, l’économie réclame cette mesure élémentaire, concrète, rapide à mettre en œuvre et qui ne coûte quasiment rien.

 

 

05/11/2009

La bonne idée de Moritz

 "Quand le travail coûte plus cher qu'il ne rapporte" est le titre d'un rapport édité par les bureaux de l'égalité. Ce rapport montre que la progressivité de l'impôt et le coût de la garde des enfants décourage l'obtention d'un deuxième revenu.

Monsieur le Conseiller fédéral Moritz Leuenberger vient d'ajouter une pierre à cet édifice de découragement financier lors de la présentation de  son rapport sur les infrastructures.

 

Pour assurer l'entretien de ces dernières, il souhaite instaurer une taxe sur la mobilité, joliment nommée « mobility pricing ». Concrètement, il s’agit de taxer les automobilistes et les usagers des transports publics qui empruntent les tronçons les plus fréquentés et/ou aux heures de pointe. Cette taxe sur la mobilité part de l’idée que l’on peut changer ses horaires de travail pour éviter de payer des taxes et finalement désengorger nos agglomérations. Mais le ministre semble oublier que, même s'ils ont l'horaire libre, les travailleurs ont aussi des obligations  privées: aller chercher les enfants à l’école, à la crèche, faire les courses dans des horaires que les socialistes ne veulent pas modifier ou encore assumer des engagements associatifs.

 

Pour accomplir toutes ces activités, il ne reste pas d'autre alternative que de se déplacer aux heures de pointe. On ne s’engage pas dans le bouchon de Morges ou on ne reste pas debout dans le train de gaieté de cœur ! Taxer les pendulaires, c'est aussi et surtout taxer les familles dont les deux parents travaillent. C'est une vraie mesure antisociale.