UA-64206590-2 UA-101278801-1

25/03/2010

La politique énergétique en questions

Une étude mandatée par le Conseil d'Etat conclut que, pour atteindre les objectifs théoriques fixés par la Confédération en termes d’économie d’énergie et de production de renouvelables, l’ensemble du canton devrait investir un peu moins de 40 milliards de francs !

Surfant sur la tendance réchauffement climatique - renouvelable, tous les pouvoirs publics cherchent à se profiler dans ce domaine porteur en termes de voix et de visibilité. L’Etat de Vaud ne fait pas exception. Mandaté par le Conseil d’Etat, le bureau Weinmann Energie a présenté, fin février, une étude sur les «Perspectives énergétiques du canton de Vaud à l’horizon 2035». Une étude qui conclut que pour atteindre les objectifs théoriques fixés par la Confédération, en termes d’économie d’énergie et de production de renouvelables, l’ensemble du canton devrait investir un peu moins de 40 milliards de francs!

Remettons ces chiffres en perspective. Pour réaliser les économies demandées, il faudrait dépenser, 1 milliard 477 millions par année durant 26 ans. Cette somme représente environ 20 % du budget annuel de l’Etat de Vaud ou la moitié de sa dette.

A ce stade, une question se pose : sommes-nous prêts à nous lancer dans de tels investissements ? La Conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro, en charge du dossier, est d’ailleurs consciente du problème. Elle s’est demandé, lors de la conférence de presse, si le domaine énergétique devait être favorisé au détriment d’autres, comme le social, la formation ou les infrastructures de transport. La question est, bien entendu, restée en suspens.

Qu’est-ce qui est le plus stratégique pour l’avenir du canton et en particulier pour son avenir économique ? Investir massivement et étatiquement dans le renouvelable ou utiliser ces moyens colossaux pour désendetter définitivement l’Etat de Vaud, baisser les impôts et laisser l’économie et les particuliers régler les problèmes énergétiques par eux-mêmes, avec les moyens dégagés par ces mesures ?

Avec la Fondation pour le centime climatique, l’économie a démontré certaines capacités à atteindre des résultats rapides, sans péjorer les finances publiques, ni accroître la réglementation. Il faut, à nouveau, lui laisser l’occasion de s’exprimer.

Article paru dans le journal de mars 2010 de la CVCI, écrit par Clovis Chollet, assistant politique.

Commentaires

Ne serait-ce pas une faute de frappe ? l'horizon 2350 plutôt ? ;-)

Ecoutez svp Le prof Suren Erkman, directeur de l’Institut de politiques territoriales et d'environnement humain de l’Université de Lausanne :

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=info#program=15;vid=11861364 .

Écrit par : Richard | 25/03/2010

Les commentaires sont fermés.