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10/06/2010

Le salaire minimum : un réel progrès social ?

C’est annoncé. L’Union Syndicale Suisse (USS) va lancer une initiative fédérale pour instaurer un salaire minimum. Après la publication de certaines rémunérations excessives, cette idée a de quoi séduire une partie de la population. Mais passé la première réaction, la solution proposée engendre de nouveaux problèmes sociaux, plutôt qu'il n'en résout.

 

Le salaire minimum demandé par l'USS - de l’ordre de 3800 francs par mois, soit 22 francs de l’heure - sur tout le territoire national, est inégalitaire. Des salariés à Genève ou à Appenzell, sans parler de Nyon et La Vallée, n’ont pas les mêmes charges, ni les mêmes aides. Par conséquent, il serait injuste de leur verser le même salaire, car leur revenu disponible - ce qui leur reste dans la poche à la fin du mois - serait tout sauf égal.

 

En outre, ce montant ne tient aucunement compte des différences par branche économique, ni par qualification des collaborateurs. C'est un fait, certains secteurs économiques ont des salaires bas. Ce n'est pas par plaisir, mais tout simplement une question de survie des emplois.

 

L'observation des pays qui ont instauré un salaire minimum confirme cette analyse. En France par exemple, que constate-t-on ? De plus en plus de salariés qualifiés ne sont payés qu'au salaire minimum et ne sont plus augmentés. Il s'ensuit ainsi une baisse des salaires et finalement une absence de reconnaissance des qualifications et de l'engagement du collaborateur, soit exactement l'inverse de ce que semble promettre le syndicat suisse.

 

A fin 2007, l'Institut de recherches économiques de Munich a même conclu que l'instauration d'un salaire minimum généralisé en Allemagne, de seulement 7,50 € de l’heure, se traduirait par la suppression de 1,9 millions d'emplois ! Les premiers touchés seraient, à n'en pas douter, les travailleurs non qualifiés et les jeunes. C’est précisément les catégories que les syndicats veulent protéger. N’est-ce pas un magnifique autogoal ?

 

La Suisse, en comparaison avec les pays qui ont instauré le salaire minimum, a le taux de chômage le plus bas et le niveau de vie le plus élevé. Cette réussite est le résultat du partenariat social, de l'engagement des collaborateurs, de leur motivation à se former, de la reconnaissance par des salaires adaptés et de la création d'emplois par les entreprises. Pourquoi vouloir tout casser ?

Commentaires

In theory, minimum wage seems to be a good idea and equitable, but it also has far reaching implications. Once imposed the minimum wage is prone to be raised as the cost of living increases and this can become an administrative challenge, not to mention a political debacle. The other implication is the impact on small businesses that have to enforce the minimum wage, and in some cases, may cause them to close up shop due to their inability to make their payroll and sustain their business. What is necessitating the need to impose a rather high minimum wage?

Écrit par : Manzo | 10/06/2010

C'est bien là le problème du salaire minimum légal par la loi. Qui va décider les futurs augmentations. Si c'est l'état cela devient arbitraire, sans tenir compte de la situation économique branches par branches ou entreprises par entreprises. C'est bien là le risque d'un frein à l'embauche des employeurs.

il bien claire que seul un salaire minimum ne va pas faire exploser le chômage en Suisse; mais c'est ce genre de conneries accumulées qui a rendu le code du travail rigide en France avec en plus d'un smic. Et sans parler des lois anti-licenciements et des baisses des volumes de travail avec plus de vacances, diminution des heures travaillées etc... qui rend l'embauche quasi impossible pour les employés non qualifiés. Ce que nos syndicats rêvent d'instaurer en Suisse avec leurs initiatives à la pelle.

D.J

Écrit par : D.J | 10/06/2010

Il est amusant de constater Madame Amstein se soucier de la justice (a Genève il n’y pas les mêmes charges qu’au Jura). Il eu été plus intelligent de sa part, n’ont seulement de relever ce fait, mais aussi de faire des propositions. Non, elle se contente de getter le bébé avec l’eau du bain. Les arguments auquel elle fait référence, elle les sort de leur conteste pour mettre en exergue que les point négatifs. Cela ce nomme, de la déontologie vu par une libérale.

En attendant, à Lausanne, des salaires de 16.80 francs brut sont payé à des personnes pour faire un travail. Parfois ce travail ce termine au milieu de la nuit. Ce salaire est payé à des personnes pour un travail dans un EMS de haut standing à Lutry par exemple. Est-ce normal ?

Madame Amstein a des sources,

« A fin 2007, l'Institut de recherches économiques de Munich a même conclu que l'instauration d'un salaire minimum généralisé en Allemagne, de seulement 7,50 € de l’heure, se traduirait par la suppression de 1,9 millions d'emplois ! ».

Il se trouve que nous somme en 2010, l’Allemagne enregistre pour le 11ème mois consécutif une baisse du chômage. Est-ce le salaire minimum de 7,50 € de l’heure a été supprimé chez notre voisin du Nord ?

Un salaire minimal par respect pour la personne qui l’effectue ce travail. Si l’employeur n’a pas le mayen de le payer, qu’il fasse le travail lui-même. Est-ce plus logique de sous payer une personne pour subventionner des employeurs.

Que les patrons surpayés subventionnent les patrons sans le sous.

Écrit par : pensif | 11/06/2010

Pensif. Je le suis aussi. La justice, les sources et le respect.

La justice n'a rien mais alors juste rien à voir avec le niveau des charges. La justice c'est être jugé de la même manière pour le même crime et c'est tout. Point barre.

Au niveau des sources, il n’y a pas de salaire minimum en Allemagne. Il y a un "si" sous-entendu dans la phrase de Madame Amstein. Vous semblez ne pas l'avoir remarqué.

Et le respect, enfin. Ce n'est pas en faisant en sorte d'installer un plafond de verre en forme de salaire minimal qui empêchera la classe moyenne de se développer et de s'enrichir que l'on fera en sorte d'arriver à plus d'égalité. Le socialisme, c'est l'art de repousser l'échelle sociale que l'on vient de monter pour se préserver de la concurrence!

Écrit par : Friedrich von Hayek | 11/06/2010

« Se traduirait », je fais mon mea culpa.


Friedrich von Hayek

« La justice n'a rien mais alors juste rien à voir avec le niveau des charges. La justice c'est être jugé de la même manière pour le même crime et c'est tout. Point barre »

Apparemment je ne suis pas le seul à ne pas bien lire, il me semble que ne parlons pas du sujet auquel vous faites référence, le crime. Point Barre.

« Et le respect, enfin. Ce n'est pas en faisant en sorte d'installer un plafond de verre en forme de salaire minimal qui empêchera la classe moyenne de se développer et de s'enrichir que l'on fera en sorte d'arriver à plus d'égalité. Le socialisme, c'est l'art de repousser l'échelle sociale que l'on vient de monter pour se préserver de la concurrence! »

J’en ai rien à faire que certain gagnent des millions Je ne parle d’égalité non plus. Simplement d’un salaire adapté aux charges Suisse, rien d’autre.

Ne pas admettre que des personnes ont un salaire inadapté au cout de la vie en Suisse est pour le moins inapproprié. Finalement il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Quand aux études, je vous renvoie à celle de 1992 concernant le non à l’espace économique.

Écrit par : pensif | 11/06/2010

Quelqu'un dans la misère ou sans travail aura tendance à accepter n'importe quel travail, à n'importe quelles conditions.

L'employeur aura tendance à profiter de cette situation pour maximiser sa rentabilité. Cela s'appelle la sous-enchère salariale. Si un salaire minimum peut éviter cela, c'est une bonne chose.

Par contre le risque existe aussi que les employeurs considèrent un salaire minimum comme étant un salaire normal légal et l'appliquent peu à peu à tous les nouveaux employés.

Quid de l'idée qu'un salaire maximun ne doit pas dépasser X fois (10x par ex ) le salaire minimum dans la même entreprise ?

Ce serait un garde-fou pour les deux bouts de l'échelle salariale, tout en laissant une bonne latitude aux patrons...

Écrit par : roro | 17/06/2010

Bonjour chère Madame,

Le salaire doit constituer la juste rémunération du travail, lequel s'inscrit dans un marché sur lequel un patron a peu d'influence.

Dès lors, un salaire minimal serait irréel.

Meilleures salutations,

Philppe Furer

Écrit par : FURER Philippe | 20/06/2010

Ich merke jetzt in diesem Moment, dass ich diese Seite wesentlich mehr aufrufen sollte - da komme ich echt auf geniale Einfälle

Écrit par : Cheats | 15/02/2011

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