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12/10/2010

Réforme des retraites: nécessité d'agir

Le quatrième jour de contestation de la réforme des retraites en France m'a fait penser à un graphique d'une étude de l'OCDE. Ce dernier présente une comparaison de la participation à la vie active des 55 à 64 ans dans divers pays. Il prend en considération les personnes occupées ou au chômSans titrebis.JPGage et qui, par conséquent, ne bénéficient pas d'un régime de retraite. Les différences sont impressionnantes. En Italie, seul un tiers de cette population travaille encore, en France on s'approche des 45%, alors qu'en Suède, ce sont les trois quarts qui travaillent. Il est facile de comprendre que, face à l'évolution démographique – un allongement certain de la durée de vie – la France n'a pas d'autre choix que de réformer son régime de retraite si elle ne veut pas foncer dans le mur.

Et la Suisse? Selon l'OCDE, les deux tiers de cette tranche d'âge de la population sont sur le marché du travail, soit un peu moins qu'en Suède. Il n'y a cependant pas de quoi pavoiser. En effet, le capital actuel de l'AVS, soit 42 milliards, devrait fondre comme neige au soleil dans les  vingt ans à venir. En raison de l’allongement de la durée de vie – nous avons la chance de vivre plus longtemps –de notre faible natalité et de l’arrivée à la retraite de l’ensemble des baby boomers.

Le Parlement fédéral le sait, mais l'approche des élections l'a conduit à refuser une réforme qui aurait permis de stopper la fuite en avant. En 2012, il faudra bien qu'il empoigne le problème si l'on veut garantir les retraites sans devoir casser le système des trois piliers.