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14/01/2011

Les PC familles? Une histoire forte de café!

 

Selon Pierre-Yves Maillard, chef du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS), l’application de la loi sur les prestations complémentaires ne coûterait qu’un café par mois par Vaudois. Un sacrifice si dérisoire, à première vue, que le citoyen lambda pourrait se laisser attendrir.

Cependant, ni le coût réel, ni une estimation sérieuse de la demande de ces prestations ne sont clairement établis. Et pourtant c'est un renversement fondamental de la manière de financer l'aide sociale. Jusqu'à aujourd'hui, l'impôt a servi justement à couvrir le soutien aux personnes en difficulté. Le projet transfère purement et simplement ces coûts sur le monde du travail qui continuera pourtant à payer autant d'impôts. Ce précédent pourrait bien transformer le coût du café en coût de la machine à café!

A cette imprécision originelle s’ajoute un facteur aggravant : une augmentation des prix en 2011 dans de nombreux domaines pesant sur le budget des familles. Quelques chiffres dont la presse s'est fait largement l'écho en ce début d'année : TVA +5%, transports publics +5.9%, santé +6.5%, cotisations sociales +10%. Et même le « cher caoua » du chef du DSAS a augmenté de 10 à 20 centimes! Or, ce qui est vrai pour le particulier l’est aussi pour son employeur. Même la caisse cantonale de compensation AVS reconnaît le problème! Dans le courrier daté du 20 décembre 2010 qu’elle a envoyé à ses membres, la caisse annonce une augmentation des cotisations des employeurs de 2.31% pour le régime général et se dit consciente que cette hausse tardivement annoncée qui s’ajoute « à celles entrant en vigueur dans le domaine des cotisations AVS/AI/APG pourrait être mal perçue ».

C'est cher payé pour un projet qui n'aide pas vraiment les pauvres, mais qui, surtout, encourage à travailler moins pour être certain de toucher les aides. Ces nouvelles prestations sont loin d'être anodines. Elles sont une brique de plus, la brique de trop, que l’on met sur le dos du travailleur qui produit la richesse de notre canton. Si vous ne voulez pas payer un repas complet, en sus de votre café, signez le référendum contre un nouvel impôt sur le travail!

Commentaires

Votre conclusion est affligeante et dégradante pour toutes les personnes qui se trouvent bien malgré elles dans une situation d'extrême difficulté et de précarité. Cela démontre bien que vous n'avez jamais expérimenté un licenciement dans la cinquantaine ou tout autre accident de parcours professionnel. Je ne vous le souhaite vraiment pas croyez-moi, mais avant d'avancer de tels propos, essayez de vous mettre en situation !

Écrit par : Michel Farine | 14/01/2011

Dites moi, elle s'élève à combien la participation obligatoire des entreprises sur leur masse salariale quand elles sont affiliée aux groupements patronaux? C'est cela qui permet de payer ce genre d'intervention et votre salaire?
Feriez mieux de baisser un peu cette contribution, elle permettra de faire mieux vivre quelques 650 familles.
Vous êtes mesquines affligeante madame.

Écrit par : Lefredo | 14/01/2011

Le transfert sur le monde du travail...
ça me laisse sans voix et ça me fait bien rire (très jaune, quand même)...
Parce qu'il en est des domaines où les couts ont été "externalisés" comme on dit maintenant dans le jargon MBA (pouark, pouark et repouark!)...Vous voulez un exemple?
Oh, oui, je sais, c'est hors sujet mais pas tant que cela quand même...

Les déchets! Oui les déchets qui, il n'y a pas si longtemps et ce je pense uniquement pour des questions d'image ,le vert c'est tendance, étaient recyclés par l'entreprise qui les avait produit...On commandait quelque chose et on retournait l'emballage vide qui était réutilisé. Dans le domaine ou je travaille (recherche scientifique), ces pratiques ont toutes cessés, sans exception...Laissant au bon soin de la collectivité, la charge de d'éliminer et d'assumer les coûts engendrés par ces Hymalayas de déchets...Un transfert de coûts, imposés et sans référendum possible...La liste des transferts sur le domaine public est longue, si longue que votre cri d'indignation en devient ridicule...
Vos conclusions sont ignobles. Et bien moi je vous le souhaite, de savoir ce que c'est de compter dès le 10 du mois, voir avant, et de ne pas savoir comment on va faire pour remplir le frigo...Ce sont des expériences de vie très formatrices et vous semblez en avoir besoin.
J'ai vos genres de propos en horreur, vous et vos semblables avez dévissés des portes d'entreprise les plaquettes de "Bureau du Personnel" pour y accrocher les infâmes "ressources humaines"...Vous avez saisi le glissement? Les personnes sont devenues des ressources...C'est ça la tendance ultralibérale qui est le standard d'aujourd'hui, abondament relayé par le quotidien Le Temps, qui titrait il n'y a pas si longtemps un article sur l'érosion du pouvoir d'achat de la classe moyenne...La-dite classe moyenne y était décrite comme celle affichant un revenu de 130'000 à ...250'000 francs annuel!!!

Les gens qui comtent apprécieront...


Madame, allez vous lavez la bouche avec du savon avant de cracher sur les gens qui rament et qui s'en passeraient bien...

Au moins vous ne serez jamais prête à partager, les loups s'affichent et n'en n'ont même plus honte..

Vous me faites pitié Madame...

Écrit par : Krikridesign | 15/01/2011

En même temps, il faudrait que Maillard joue un peu moins le gourou et un peu plus le conseiller d'état. Cela devient lourd, cette manière de jouer à "vous êtes avec moi ou vous êtes contre moi?". Des trucs de chef de secte.

Écrit par : Toctoc | 16/01/2011

@ Lefredo: Il n'y a pas de participation obligatoire des entreprises aux groupements patronaux. Ces groupements sont des associations de droit privé et les entrepreneurs y adhèrent volontairement et paient une cotisation comme à un club de foot par exemple (voir PME Magazine, janvier 2011, pp 50-52).

Et arrêtez avec vos laïus larmoyants! Le projet Maillard correspond à verser une rente COMPLÈTE à un couple qui ne travaille qu'à 25% CHACUN dans un établissement de restauration rapide. Ce n'est pas une solution pour lutter contre la pauvreté mais une incitation à surtout ne pas s'en sortir. Si on vous propose de gagner le même salaire en travaillant 75% de moins que répondriez-vous, en toute franchise?

Ce projet est typiquement de ce que l'on appelle pudiquement une incitation négative!

Écrit par : Karl | 18/01/2011

@Karl
Vous faites dans la mauvaise foi crasse.
Mais c'est habituel, on l'a bien vu avec l'histoire des impôts équitables.
Avec votre réflexion réductrice qui ne veut rien dire, sur la précarité, vous ne faites que vous retirez de toutes discussions constructives.
Une rente...non mais vous feriez mieux d'y réfléchir à deux fois. Comme si on pouvait vivre décemment avec les "rentes" que l'on recevrait en tant qu'assisté.
Vous êtes soit à coté des réalités, soit complétement hypocrite.

Écrit par : Lefredo | 18/01/2011

Je ne fais aucune réflexion sur la précarité. Je souligne juste que payer une rente complète à deux personnes qui ne travaillent que 25% chacune à quelque chose d'obscène pour le travailleur qui règle la facture au final et qui voit son propre salaire se réduire comme peau de chagrin sous le poids des impôts, des assurances et de nos "chères" charges "sociales". Or, c'est ça le projet Maillard: prendre encore une fois dans la poche de ceux qui travaillent pour le donner aux "pauvres" qui travaillent 12 heures par semaine et sont payés pour 42!

Êtes-vous sûr d'être du côté de la justice et de la réalité? Notez que je pourrais aussi essayer de vous décrédibiliser en vous traitant de noms d'oiseaux mais c'est un procédé stalinien et je me refuse de me mettre au même niveau que ce boucher.

Écrit par : Karl | 20/01/2011

Une frange de plus en plus importante de la population, se contentant d'une condition médiocre mais peinarde, est en train de perdre toute motivation à travailler.
Ne tombons pas dans la situation de nos voisins français, dans ce beau pays où il fait désormais meilleur d'être rmiste que de se lever tôt pour aller travailler et - accessoirement - entreprendre et créer.
Trop d'impôt tue l'impôt, trop de social tue le social.

Écrit par : Jenni Jean-Pierre | 21/01/2011

Et notre contribution au renflouement des banques et des systèmes financiers, ça nous a couté combien de café ?

Écrit par : jeff | 02/02/2011

article intéressant

Écrit par : hypoallergenic dog food | 09/10/2011

Les commentaires sont fermés.