UA-64206590-2 UA-101278801-1

12/04/2011

« L’après-nucléaire en réalité »

C’est sous ce titre que Jacqueline de Quattro explique dans 24heures d’hier le potentiel et surtout le coût du passage à un mix énergétique sans nucléaire dans le canton. On peut remercier 24heures pour cet article de fonds qui permet de se rendre compte des enjeux réels de la politique énergétique. Le quotidien vaudois présente cette situation comme « l’ère du courant vert ». Pour qu’elle commence, un grand nombre de décisions devront être prises, notamment en ce qui concerne les économies d’énergie et la production d’électricité « verte ».

Ces décisions sont amplement décrites dans l’article. Par conséquent, nous ne reprendrons pas tous les chiffres cités mais seulement le coût total des politiques proposées. En les additionnant, nous arrivons à une fourchette de 22’980’000'000 à 33’290’000'000 de francs d’investissement sur 24 ans (2011-2035). Avec une population vaudoise de 708'000 personnes, cela représente entre 32’457.65 et 47’019.75 à investir par Vaudois. Par conséquent, ce serait un investissement annuel de 1’352.40 à 1’959.15 par citoyen qui devrait être consenti, soit entre 5’409.60 et 7’836.60 par an pour une famille de quatre personnes. Une question tombe sous le sens : où allons-nous trouver cet argent? Par la dette, des hausses d’impôts, des baisses de prestations? Un tel changement de politique énergétique impliquera de repenser le rôle de l’État et de revoir ses priorités. Par exemple, il sera peut-être plus opportun d’inciter les entreprises à renouveler rapidement leurs parcs de machines que de les faire « casquer » pour les PC familles…

Commentaires

La somme indiquée avait un zéro de moins quand je lai lue. Je fais peut être une erreur

Écrit par : cali | 12/04/2011

Je ne suis ni patron, ni comptable, pourtant il me semble que "investissement" signifie qu'on est aussi en droit d'espérer des "recettes" en contre-partie.

Si j'investis dans l'achat d'une maison pour mon domicile, en échange je vais économiser sur le prix du loyer. Au lieu de payer un loyer, je paierai un intérêt et un amortissement sur une somme que je n'ai pas déboursée, mais que la banque m'a prêtée.

Si le canton investit dans les énergies renouvelables, il obtiendra en échange des installations qui produiront de l'énergie et cette énergie sera vendue aux consommateurs. Ce seront les recettes qui compenseront les dépenses (emprunts bancaires). Ces dépenses sont nommées "investissements" puisque qu'elles ne sont pas à fond perdu.

Le canton n'aura plus à payer à d'autres, le courant qu'il importe aujourd'hui, puisqu'il sera en mesure de le produire lui-même.

Le consommateur ne dépensera pas un centime de plus. Il paiera son électricité à son fournisseur comme d'habitude. Mais son électricité sera produite localement au lieu d'être nucléaire et française.

Voilà. Pas de quoi s'affoler. Il s'agit juste de comprendre le vocabulaire comptable comme tout patron devrait être en mesure de le comprendre.

En complément et selon un commentaire du rapport:
"... les auteurs du rapport et le Service cantonal de l’énergie ont également évalué le «coût de l’inaction»: quelque 730 millions par an, sur une durée de vingt-cinq ans..."

Donc si le canton renonce, au lieu d'investir, il lui en coûtera (fonds perdus, cette fois!) 18'250'000'000.--, sans doute en raison de l'augmentation prévisible du courant électrique de provenance étrangère, qui se raréfiera à la suite du renoncement au nucléaire.

C'est cette dernière option, celle de l'inaction, qui devrait vous préoccuper.
Où le canton trouvera-t-il autant d'argent pour importer du courant étranger devenu très cher ? Une augmentation du prix de l'électricité sera-t-elle acceptable pour le consommateur ?

Les milieux conservateurs de l'économie ne comprennent plus grand chose à l'économie. Ils feraient mieux de se retirer pour faire la place aux milieux "cleantech" qui sont plus clairvoyants.

Écrit par : Crazy Koala | 12/04/2011

Vous avez raisons Crazy Koala.

De plus le canton de Vaud, à terme, comptera 850'000 habitants, peut-être même 1 million habitants. Donc le calcul avec 708'000 habitants de Madame Amstein n'est certainement pas idéal.

Autre perspective, le budget vaudois 2011 est d'environ 8 milliards. Sur 25 ans cela fait environ 200 milliards. 22 ou 33 milliards font entre 11,8 et 17,7% du budget 2011 de canton.

Je ne sait pas ce qu'à voulu illustrer avec ces milliards Mme de Quattro. Est-ce la somme que devra investir le canton via son budget ou la somme que devra investir l'état et les privés? Dans la 2ème hypothèse, cela change beaucoup la donne.

Exemple le projet de FMHL à 330 millions. Il ne grève pas de 330 millions le budget du canton.

Écrit par : cali | 12/04/2011

Je rectifie, de 11 à 16% du budget 2011 du canton de Vaud

Écrit par : cali | 12/04/2011

Je trouve votre article sur la réalité de l'après nucléaire, très réaliste et il sera intéressant de voir comment le canton va procéder pour trouver les fonds nécessaires pour être à la hauteur de ses ambitions dans le domaine énergétique !
L'avenir nous le dira peut-être...

Écrit par : Chappuis Jean-François | 12/04/2011

Madame Amstein ne répond de toute manière pas aux arguments contraires.
Faute de temps, de politesse ou tout simplement d'arguments non dogmatiques, je ne saurais le dire...

Elle fait son travail, à savoir SA propagande. C'est de bonne guerre, je ne lui en veut pas, mais lui opposer des arguments documentés ne sert à rien.

Il faut lui reconnaitre un sourire affiché avenant, et le fait qu'elle laisse les commentateurs s'opposer à sa propagande, tout de même !

Écrit par : Greg | 12/04/2011

Merci, Greg, de m'avertir des pratiques de Mme Amstein et de l'absence de débat auquel on pourrait espérer avec elle.

Après tout, l'utilisation d'un blog comme d'un forum aux questions et réponses, avec Mme Amstein qui pose les questions et les lecteurs qui y répondent me va très bien aussi :)

Je la remercie pour cela au passage.

Écrit par : Crazy Koala | 13/04/2011

@ Crazy Koala et Greg: Les dépenses dans la production de courant vert et les économies d'énergie sont certes des investissements. Mais ils sont considérables. Et un investissement, ça doit se financer, comme tout bon patron le sait. Madame Amstein ne fait que souligner le fait que pour atteindre ces nouveaux objectifs, l'État devra repenser sa manière d'allouer son argent.
De plus, le coût de l'électricité n'est pas le même suivant son mode de production. Pour donner les exemples "extrêmes", le coût d'un kWh de la Grande Dixence est de moins de dix centimes (comme celui du nucléaire d'ailleurs), alors que celui d'un kWh produit avec des panneaux solaires photovoltaïques se situe entre 65 et 75 centimes. Ne croyez pas que si on ne produit qu'avec du photovoltaïque, le consommateur continuera à payer la même chose. Les entreprises électriques augmenteront leur prix pour amortir leurs nouveaux investissements et garantir leurs profits. C’est à ça qu’il faut réfléchir avant d’aller batifoler avec les Bisounours…

Écrit par : Karl | 13/04/2011

@Karl,

Les investissements en question correspondent aux coûts de construction de 2 ou 3 centrales nucléaires sur 24 ans. Le montant est raisonnable. D'autant qu'il doit être comparé à un coût (dépense à fonds perdus) presque aussi élevé et composé d'augmentations du prix du courant importé, si le canton n'investit pas.

Pour le canton, il sera plus facile d'obtenir un prêt bancaire pour investir dans une solution qui lui offrira des recettes pour rembourser le prêt, que d'obtenir un prêt pour payer des dépenses sans espoir de recettes.
(Je ne sais pas si les Bisounours seraient capables de comprendre cela. Vous les connaissez mieux que moi).

Le coût du kWh de la Grande Dixence ne devrait pas augmenter beaucoup ces prochaines années.
Celui du kWh nucléaire, en revanche, s'il est importé, dépendra toujours du moment de la journée pendant lequel il est acheté et sera de plus en plus fonction de l'abondance, ou du manque, d'électricité d'origine éolien et solaire, ou autre, au même moment, puisque ces moyens de production vont se diversifier, ainsi que du niveau de la demande.
Tandis que le coût du kWh solaire ou éolien, devrait baisser en raison de l'amélioration des volumes de production et des économies d'échelle sur les installations.

Mais vous avez raison. Le prix du kWh sera revu à la hausse dans tous les cas. Nos voisins français en savent quelque chose, puisque EDF leur promet des augmentations régulières d'environ 3% par an pendant les 15 prochaines années. Pourtant le 80% de l'électricité en France est d'origine nucléaire.

Ces augmentations devraient être facturées aux consommateurs, ce qui garantira le remboursement du prêt que le canton devrait demander pour produire localement notre électricité.

Écrit par : Crazy Koala | 13/04/2011

@ Crazy Koala: Donc nous sommes d'accord, le prix de l'électricité va augmenter en général et le consommateur va payer. Par conséquent, pour mener une politique responsable, il faut anticiper cet état de fait et peut-être revoir des politiques étatiques non essentielles ou plutôt qui ne sont en aucun cas des investissements comme les aides sociales pléthoriques pour se concentrer sur les investissements.

Vous avez raison. Les investissements requis pour le canton de Vaud correspondent peu ou prou au prix de deux à trois centrales nucléaires mais, parce qu'il y a un gros mais, deux trois-centrales permettraient de couvrir la consommation suisse dans son ensemble, soit environ 7 millions de personnes. Ce qui signifie que pour remplacer ces deux-trois centrales avec le plan de Quattro pour toute la Suisse, il faudrait allouer dix fois plus de moyens aux énergies vertes et aux économies d'énergie, soit entre 220 et 332 milliards de francs. Par conséquent, on peut appliquer la même conclusion à cet élément: "pour mener une politique responsable, il faut anticiper cet état de fait et peut-être revoir des politiques étatiques non essentielles ou plutôt qui ne sont en aucun cas des investissements comme les aides sociales pléthoriques pour se concentrer sur les investissements."

Écrit par : Karl | 13/04/2011

@Karl,

Comparons ce qui est comparable. Si le montant permettrait de CONSTRUIRE 2 ou 3 centrales nucléaires, il faudrait beaucoup plus pour les exploiter, pour traiter les déchets, pour décontaminer les centrales en fin de vie et pour indemniser 7 millions de Suisses évacués en cas de catastrophe. Le canton n'en a pas les moyens.

Par contre, l'investissement dans les énergies renouvelables permettra de maitriser les coûts et d'offrir des nouveaux emplois locaux.

Quant aux dépenses sociales justifiées, elles peuvent aussi être vues comme des investissements. Une personne disposant d'assez de moyens pour vivre n'a pas besoin de mendier ou de voler. La paix sociale a un prix et tous en bénéficient.
Les abus doivent être évités, mais il ne faudrait pas que les coûts des contrôleurs dépasse le coût des abus.

On pourrait aussi faire des économies en allégeant les lois pour qu'il ne soit pas nécessaire de passer par un notaire très onéreux pour une transaction immobilière. L'état ne doit pas intervenir pour fournir du travail à des personnes de professions soi-disant libérales.

Écrit par : Crazy Koala | 13/04/2011

@Crazy Koala: "Celui du kWh nucléaire ... sera de plus en plus fonction de l'abondance, ou du manque, d'électricité d'origine éolien et solaire." Donc :
- Quand il y a beaucoup de solaire / d'éolien, le cours du courant est très bas.
- Quant ils manquent, le cours du courant est élevé, mais ils n'en profitent pas...
Même un bisounours peut comprendre que ça augure mal pour la rentabilité de ce genre d'investissement ! En plus :
- Plan d'implantation éolien (VD : récemment publié) : meilleurs endroits exclus, recours.
- Stockage nécessaire / réhaussement des barrages : recours, encore et toujours.
- Sans parler de l'enthousiasme modéré pour les nécessaires nouvelles lignes électriques...
Bref, il est temps de laisser les bisounours et de décider en adultes :
- Eoliennes : impact sur le paysage et faible rentabilité
- Photovoltaïque : faible impact, mais rentabilité catastrophique
- Nucléaire : faible impact, risques faibles... mais jamais nuls !
- Importation d'électricité ou centrales au gaz : CO2, mauvaise sécurité d'approvisionnement
- Economies : rentables jusqu'à un certain point, lente rénovation du parc immobilier
Là-dessus, on doit ajouter le passage progressif des véhicules à l'électrique dans les 2-3 prochaines décennies, ce qui va partiellement nous libérer du pétrole, mais ne va pas faire baisser la consommation d'électricité. Bref, on n'est pas sorti de l'auberge !

Écrit par : zamm | 13/04/2011

@zamm,

"on n'est pas sorti de l'auberge"
C'est pas faux :(

Concernant les véhicules électriques, s'ils se développent au point de remplacer les véhicules à moteurs thermiques, cela fera un sérieux manque à gagner pour l'état qui encaisse d'importantes taxes actuellement sur l'essence pour entretenir les routes.

Pour continuer d'entretenir le réseau routier, l'état devra sans doute introduire une forte taxe sur le kWh, ou sur les véhicules électriques.

Mais de toute manière nos voisins rencontreront les mêmes problèmes. Par conséquent on serait les plus mal barrés si on devait continuer à importer notre électricité. Mieux vaut la produire localement à partir d'énergies renouvelables disponibles sur notre sol. Notre avantage sur nos voisins est notre importante capacité de stockage dans nos barrages.

Les pompes peuvent emmagasiner de l'énergie à tout moment de la journée, en particulier lorsque les éoliennes et les panneaux solaires tournent à plein rendement et que la demande d'électricité est faible. C'est un excellent moyen de valoriser le prix du kWh lorsque la production est forte et les prix bas.
Le coût de production du kWh hydroélectrique est faible, par contre le prix auquel il peut être revendu peut être très élevé.

Pour les recours, on en a toujours eu. Ils font partie des règles du jeu. Il suffit que le prix du kWh augmente fortement pour que les règles de recours s'assouplissent. La population saura choisir en faveur de ses intérêts.

Donc tout espoir n'est pas perdu.

Écrit par : Crazy Koala | 14/04/2011

Merci pour tous ces messages. Les énergies renouvelables et les économies d’énergie sont des enjeux majeurs. Le peuple doit pouvoir choisir en toute connaissance de cause. Il doit être informé très clairement de la fiabilité, des coûts, de la sécurité de l’approvisionnement et des conséquences des économies d’énergie sur sa vie de tous les jours. C’est ce que j’ai tenté de faire dans mon texte : mettre les choses en perspectives.
La Chambre vaudoise du Commerce et de l’Industrie a toujours été pour la recherche fondamentale et privée dans ses domaines. Nous avons toujours soutenu la R&D dans ce secteur car il est riche en opportunité de création d’entreprise.

Écrit par : amstein | 14/04/2011

@Mme Amstein

On vous remercie de votre participation au débat. C'est très constructif. Vous n'avez pas quelques chiffres pour étayer vos propos? Non parce que là, c'est dogmatique, mais pas très démontré.

@autres

Il faudrait, dans le calcul de rentabilité, ne pas oublier que l'énergie importée n'est pas une source sûre et fiable. Le jour où nos voisins auront plus besoin de leur énergie et qu'ils limiteront leur ventes, je vous garantis qu'on aura du mal à tourner correctement. Et il sera trop tard pour prendre les mesures, car on ne construit pas une installation productrice, quelle qu'elle soit, en urgence.
Et le nucléaire, tout comme le pétrole, dépend de ressources, ici l'uranium, qui n'est pas produit localement. Une coupure de la "chaîne alimentaire" est toujours possible aussi.
Une chose me dérange également dans les arguments des pros nucléaires. On ne parle jamais des coûts de stockage des déchets. Ni de leur durée de dangerosité.
Je trouve absolument absurde d'accepter sans broncher de laisser des zones contaminées par des produits hautement dangereux pour les 100'000 prochaines années. Qu'espère-t-on? Que nos descendants trouve la solution à notre incapacité de gestion?

Mme amstein n'est pas une industrielle, ce n'est que la représentante d'un lobby d'industriels conservateurs qui ne s'intéressent qu'aux intérêts à court terme de leurs entreprises. Sinon, cela fait longtemps qu'ils auraient compris que la raréfaction de l'énergie est inévitable et que s'accrocher à une source comme le nucléaire tient du dogme et non de la réflexion ni du réalisme.

D'ailleurs, il y a bien longtemps que Mme amstein et sa chambre du commerce et de l'industrie ne représente plus que les grosses et très grosses entreprises. Celles qui n'ont pas tellement besoin de représentants pour les défendre, mais seulement de lobbyistes pour augmenter leurs bénéfices.

Écrit par : lefredo | 15/04/2011

Bonjour,

Permettez moi cette intrusion concernant votre article et les commentaires.

Savez-vous qu'un choc pétrolier très important se profil à l'horizon 2012.

Savez vous que d'ici 2015 l' investissement pour obtenir sera exhorbitant.

Il y a 60 ans en énergie un baril de pétrole investit, rapportait 60 barils de pétrole.

Aujoud'hui un baril de pétrole investit donne entre 4 et 6 barils de pétrole!

Dans une quinzaine d'années donc demain, un baril de pétrole investit donnera UN seul et unique baril....!

Concernant L' investissement, je n'ai qu'une solution, car je ne connaîs pas votre système économique, et c'est une discussion complexe.

Une seule chose investissez sur l'OR en pièces neuves comme le "Krugerrand" ou lingos pour ceux qui ont des moyens, car l'or de qualité va atteindre des proportions inimaginables! Cet investissement en "or" paiera ou contribuera à payer une partie de la note dans les années à venir.

Les réserves énergétiques quelqu'elles soient ont été surestimées au moins de trente % et ce n'est pas sous les glaciers que la compensation se fera, les mensonges par contre vont se faire jour...

Bien à vous.

Écrit par : NOËL Pierre | 15/04/2011

Joyeux NOËL,

Pourriez-vous être plus précis sur la date du choc pétrolier qui doit survenir en 2012 ? Je voudrais savoir si je dois avancer mes vacances d'août, en juillet.

Merci.

Écrit par : Crazy Koala | 15/04/2011

Bravo vous avez -RAISON.....C'est étonnant cette attitude!

Mais comme je suis sympathique, allez sur "MONEYWEEK" ce sont des économistes, des financiers, ils connaissent tout des entreprises et des marchers...

Depuis des années que je suis leurs conseils, ils ne ce sont jamais trompés de même que les revues scientifiques: "science et vie ou science et avenir"

Mais vous êtes peut-être -scientifique et économiste- ?

Écrit par : NOËL Pierre | 15/04/2011

" l'éditot des matières premières"

" chronique Agora "

" le billet des traders "

" la quotidienne de Moneyweek"

J'ai eut l'occasion d'échanger des points de vues avec eux, c'est autre chose que certains qui se disent économistes...Pour les politiciens, élus ou non, n'en parlons pas ou si; ils ont la science infuse -pour le bien paraître...." Mais c'est vous qui voyez Madame."

Écrit par : NOËL Pierre | 15/04/2011

Un dernier mot chère Madame, au cas ou vous seriez convaincue que je ne suis qu'un "zozo" de l'économie gardez bien mon commentaire, et rendez-vous en fin 2012.

Je vous indiquerai ce que j'ai gagné en %.

Écrit par : NOËL Pierre | 17/04/2011

en tous cas les étudiants partis visiter Tchernobyl en seront revenus avec plein de photo souvenirs,de rires et de moments agréables plein le coeur ayant pu s'approcher de la centrale endormie soit,mais san protection aucune ayant regretté même de pouvoir y rester plus longtemps comme quoi le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres,sans peur et sans complexe aucun les Scouts seraient-ils les seuls à n'avoir jamais froid aux yeux,même le responsable des -Verts interrogé lors de l'émission Mise au Point en est resté bouche bée,allons les Verts un peu de courage,et croyez le bien aucune salade on vous rassure n'aura été offerte à ces étudiants,vous dites Bip pour un appareil sensé détecter de la radioactivité?Spielberg aussi en utilise dans ses films de science fiction,ou s'arrête celle-ci et ou commence le réel,Orson Well's apprécierait

Écrit par : lovsmeralda | 18/04/2011

@lovsmeralda,

Que cherchez-vous à démontrer ? Que la radioactivité est sans danger ?

Demandez-vous plutôt pourquoi ces visiteurs ne peuvent pas rester plus de quelques minutes exposés à ces niveaux de radiations résiduels.

Pourquoi, 25 ans après, les 50'000 habitants de la ville de Pripyat, proche de la centrale, n'ont toujours pas pu regagner leurs logements qu'ils ont dû abandonner en un après-midi ?

Pourquoi parmi les 500'000 liquidateurs, seuls 2'000 liquidateurs survivants, mais malades, ont dû manifester hier pour réclamer que leurs soins soient pris en charge par la collectivité ?

La radioactivité tue lentement. Les doses auxquelles un être humain est exposé sont cumulées dans le corps au cours de la vie, et les effets ne sont jamais éliminés. En une seule visite, les touristes de Tchernobyl absorbent l'équivalent d'un examen au scanner. C'est insuffisant pour en mourir, mais les médecins recommandent de ne pas multiplier le nombre d'examens au scanner au cours d'une vie au risque de développer un cancer.

Donc ces étudiants visiteurs de Tchernobyl ont été exposés à des doses de radiations qui ne sont pas anodines, même s'ils ne développeront pas un cancer immédiatement après leur retour.

Écrit par : Crazy Koala | 18/04/2011

@Crazi Koala,je ne cherche rien à démontrer plus à mon âge voyons surtout après avoir été soignée aux fameux rayons que l'on sait en 1950 sur des reins en mauvais état ce qui n'aurait jamais dû se faire ,première petite patiente qui a eu la patience d'attendre passé 60 ans pour oser enfin parler car par respect ayant attendu le décès de tous les protagonistes de l'époque et si quelqu'un est à montrer du doigt,c'est la TV et non moi n'étant pas journaliste!les émules de Balzac peuvent et ce grâce aussi à Freddy Buache parler sans complaisance!
bien à vous et toute bonne journée

Écrit par : lovsmeralda | 18/04/2011

Commentaire en sus,du temps des Romains les centrales nucléaires n'existaient pas et pourtant la femme d'un dénommé et très cèlèbre Darius est morte d'une tumeur cancérigène,ceci n'excusant pas les catastrophe qui pour beaucoup sont d'origines humaines car d'après le reportage d'hier au soir,la parole prononcée par un employé travaillant dans la centrale et certifiant n'être au courant que le lendemain matin,cela parait un peu gros surtout au pays des lanceurs d'hommes sur la lune!

Écrit par : lovsmeralda | 18/04/2011

Crazy Koala@ "Mais son électricité sera produite localement au lieu d'être nucléaire et française."
On vous imaginait plus critique. Le coeur du projet De Quattro, c'est d'améliorer le rendement de la centrale de l'Hongrin. Mais de quoi s'agit-il ? De turbiner les eaux du petit ruisseau qui alimente ce barrage ? C'est ça qui serait bien, renouvelable (enfin, dans la mesure où il pleut, et ces temps...) et tout et tout.
Non, il s'agit purement et simplement de l'utilisation rationnelle de l'énergie nucléaire produite en "ruban" pour re-pomper l'eau du lac de nuit quand l'énergie est bon marché pour la revendre de jour très cher aux heures de pointe, ce qui sera très rentable. En tout cas, si le nucléaire français existe encore...
Parce qu'utiliser l'énergie produite par du solaire pour remonter 800 m de dénivellation, bref. Vous avez un zéro pointé, Crazy Paresseux.

C'est fou les bêtises qu'on entend, soit dit en passant. Vous avez entendu Jacques Grinberg hier sur la première nous dire que 1 : le Japon représente le top du top en matière technologique. C'est probablement pour cela que ces brillants ingénieurs n'ont pas pensé qu'un tremblement de terre pouvait provoquer un tsunami, un nom pourtant d'origine japonaise.
2. Grinberg nous dit adopter cette notion de "anthropocène" puisque les hommes sont devenus le facteur principal de transformation de la Terre. Ha, ha, ha. Imaginez une colonie de 7 milliards de bactéries vivant sur le massif du Mont-blanc et se croyant capables de détruire ce massif...
"Sauvons la planète !" devient un signe évident d'oligophrénie...
Les forces libérées lors du dernier tremblement de terre du Japon doivent bien être des millions ou des milliards de fois supérieures à la bombe d'Hiroshima.
Jacques Grinberg est prof d'uni à Genève.
Sans plus de commentaires...

Écrit par : Géo | 18/04/2011

Si, encore un petit peu de commentaire : chassez l'anthropomorphisme, il revient au galop. Avec le retour en force de la pensée pré-logique...

Écrit par : Géo | 18/04/2011

la meilleure entendue dans le reportage de Tchernobyl proposé par la TV Romande ,le gouvernement de Kiev va construire un Tchernobyland comme quoi l'ex-union soviétique ne recule devant rien pour offrir des vacances et loisirs à des européens en manque d'idées pour passer des vacances agréables!quel manque d'imagination de la part de ces jeunes en mal d'occupation,notre génération qui a testé tous les jeux qui ont permi à ces gamins de s'instruire âgés seulement de 17 ans de parcourir des sites nucléaires,on croit rêver,quel manque de respect aussi pour les victimes irradiées seul commentaire du garde militaire de ces lieux ,en effet ces jeunes sont sans scrupule montrant bien leur peu d'égard actuel envers et pour les personnes âgées,triste monde que celui de demain

Écrit par : lovsmeralda | 18/04/2011

@Geo,

A l'origine de la planification du projet de la centrale de Veytraux, il s'agissait effectivement, et avant tout, de faire des bénéfices grâce à l'électricité nucléaire bon marché, produite par les Français, avec leurs centrales nucléaires, la nuit, lorsque la demande en électricité est faible, et qu'il n'est pas possible de stopper les centrales pour quelques heures seulement.

Mais après Fukushima, la centrale de Veytraux trouve toute sa justification dans la valorisation de l'électricité produite par les énergies renouvelables (éoliennes et panneaux solaires, voire aussi la biomasse et la géothermie).

Si une tempête fait tourner les aérogénérateurs pendant la nuit, ou si le soleil frappe sur les panneaux quand tous les ménages mangent frais et n'ont pas besoin des cuisinières, il sera possible d'emmagasiner l'énergie dans le lac de l'Hongrin et de revendre de l'électricité au prix fort, quand les consommateurs créent une demande d'électricité que les autres moyens de production n'arrivent pas à satisfaire complètement.

Le remplacement du nucléaire ne sera possible que par une complémentarité des multiples exploitations des énergies renouvelables et les barrages, avec leurs installations de pompage-turbinage, seront plus que jamais nécessaires.

Reste à faire admettre aux habitants de Sainte-Croix, qu'il n'est pas possible d'enterrer les éoliennes comme on enterre les pylônes :)

Écrit par : Crazy Koala | 19/04/2011

Crazy Koala@ Avez-vous entendu parler du plateau de Mueda ? C'est un très gros projet financé par la Suisse depuis presque 30 ans, tout au N du Mozambique . Les Macondés qui habitent ce plateau sont les chouchous du gouvernement parce qu'ils ont beaucoup contribué à la lutte contre les colons portugais et il est très important de les favoriser de toutes les manières possible. La Suisse, qui est un pays extrêmement favorable aux dictatures communistes, en tout cas sa coopération technique, au point de ne pas demander d'accord de siège au Mozambique pour lui payer en douce toutes les taxes douanières possible et imaginables sans que les députés s'en aperçoivent, a donc pris en charge l'approvisionnement en eau du plateau. Cela se fait par plusieurs stations de pompage sur une dénivellation de 300 m, grâce à de gros groupes électrogènes thermiques que seuls de gros riches comme nous pouvons payer avec nos impots à ces malheureux habitants de la planète qui ne sauraient gagner leur vie normalement puisque la couleur de leur peau est noire. Tout le monde m'a toujours dit qu'il était rigoureusement impossible de faire monter cette eau (juste pour la consommation des ménages, on est bien d'accord ?) avec de l'énergie produite par le solaire. Avec le soleil africain...
Et vous, vous prétendez qu'on peut faire monter sur 800 m de l'eau capable de faire fonctionner une turbine produisant une quantité significative d'énergie grâce au solaire et à l'éolien en Suisse ?

Écrit par : Géo | 19/04/2011

@géo
Il ne s'agit que de puissance fournie au moteur de la pompe.
Si il n'est pas possible de faire monter en une étape, cela peut se faire en 2, 3, 4 ou plus, en fonction de la puissance que l'on peut fournir aux moteurs.
Il n'y a rien de bien compliqué la dedans.
Après, la question est de savoir si c'est quelque chose de viable économiquement.
Ca c'est un autre problème.

Écrit par : Lefredo | 19/04/2011

@Geo,

Comme le dit Lefredo, ce n'est qu'une question de quantité d'énergie. Peu importe si cette énergie électrique est fournie par du solaire, du nucléaire, des éoliennes, ou un groupe électrogène.
Il faut donc assez de panneaux solaires pour fournir assez d'électricité. C'est une question de quantité de panneaux et de dimensionnement de ces panneaux.

Sur le plan technique encore, une "turbine" est un engin qui produit de l'électricité grâce à l'eau sous pression qui fait tourner les pâles. Une turbine ne peut pas remonter de l'eau dans une canalisation.

Il faut une "pompe" pour remonter de l'eau sur plusieurs mètres grâce à l'électricité.

C'est pour cette raison qu'on nomme pompage-turbinage, une installation qui peut fonctionner dans les deux sens (pompage d'une quantité d'eau, ou création d'électricité) en faisant fonctionner alternativement soit la pompe, soit la turbine.

Écrit par : Crazy Koala | 19/04/2011

Bon, après faut être honnête, si le but c'est de remplir un lac, la ou les pompes doivent être grosses, donc nécessitent une très grande quantité d'énergie.
Donc techniquement, je pense que cela serait possible avec des panneaux solaires, pratiquement cela demanderait certainement une très grosse surface qui n'est peut être pas à disposition dans la région.

Écrit par : lefredo | 20/04/2011

Peu importe comment l'énergie est produite. Les panneaux solaires, comme les éoliennes sont interconnectés en réseau. Donc si ces moyens de production et tous les autres fournissent trop d'électricité par rapport à la demande, le régulateur du réseau utilise le surplus d'électricité pour actionner les pompes.

L'idée c'est qu'en diversifiant les moyens de production, les pompes seront toujours très utiles pour emmagasiner l'électricité produite au "mauvais" moment, et les turbines sauront exploiter l'eau des barrages lorsque la demande en électricité est forte.

Il faut savoir que lorsque trop d'électricité est produite et injectée sur le réseau, c'est un gros problème pour empêcher les surtensions. C'est pourquoi il est arrivé dans le passé que le Canada, qui produisait l'essentiel de son électricité avec des centrales nucléaires, qu'on ne peut pas interrompre pour quelques heures seulement, est allé jusqu'à rétribuer les consommateurs pour les inciter à demander de l'électricité pendant certaines heures de la nuit, en période de faible demande.

Écrit par : Crazy Koala | 20/04/2011

Lefredo& CK @ Vous n'avez pas vraiment répondu à ma question et lefredo le souligne : est-ce simplement réaliste ? On ne ne peut couvrir le Léman avec des panneaux solaires pour arriver juste à la moitié du chemin (400 m) (aucune idée des chiffres réels mais toute la question est là, dans le débat nucléaire - renouvelables).
De plus, on décèle une contradiction :
"Peu importe comment l'énergie est produite. Les panneaux solaires, comme les éoliennes sont interconnectés en réseau. Donc si ces moyens de production et tous les autres fournissent trop d'électricité par rapport à la demande, le régulateur du réseau utilise le surplus d'électricité pour actionner les pompes."
Il y a peu de chances qu'il reste trop d'énergie produite par le solaire la nuit pour remonter l'eau...et c'est lors de la journée qu'on a des pics de consommation.

Écrit par : Géo | 20/04/2011

Geo,

Pourquoi recouvrir le Léman avec des panneaux solaires ?
Nous avons assez de surfaces construites qui pourraient être recouvertes de panneaux avant de songer à recouvrir nos lacs.
Avec Google maps, en vue satellite, et en vous baladant au-dessus de Lausanne ou des quartiers industriels de Plans-les-Ouates vous apercevrez plusieurs toits d'entreprises ou de grands immeubles qui sont recouverts.

Mais n'importe quel propriétaires de villa peut aussi mettre des cellules photovoltaïques et les connecter sur le réseau via un onduleur. La plupart des compagnies d'électricité proposent aux propriétaires de fermes avec des grands toits de s'occuper de l'installation de panneaux et de racheter l'électricité produite.
Mises bout à bout, toutes ces petites surfaces peuvent constituer une source significative d'électricité.

D'autre part, les creux de la demande en électricité se produisent aussi à certaines périodes de la journée et notamment le matin, ou en fin d'après-midi, en été, quand le soleil brille et qu'il est inutile d'allumer les lumières. Les weekends, lorsque les machines dans les entreprises sont déclenchées, sont aussi moins gourmands en électricité.

La nuit, c'est plutôt les éoliennes qui peuvent produire un excès d'électricité, comme expliqué plus haut.

Écrit par : Crazy Koala | 20/04/2011

@Géo et Crazy Koala
Bon, j'ai pas trouvé le type exacte des pompes utilisées à Veytaux pour remonter l'eau au barrage, mais il est facile de trouver la consommation nécessaire pour le faire.
On va donc pouvoir un calcul simple, peut être pas réaliste, mais certainement assez approchant pour être considéré comme réaliste.

Le pompage d'un m3 du lac vers le barrage consomme 2,7kWh
Les pompes ont une capacité de 24m3/s, soit 86'400 m3/h
Donc, pour remonter cette quantité d'eau, il faut 233'000 kW électrique (j'ai légèrement arrondi).
Sachant qu'un panneau solaire de 1m2 produit, au meilleur de son utilisation, 0.1 kW d'électricité, il faudrait, 2.33 millions de m2 de panneaux solaires pour turbiner comme actuellement.
Sachant que dans notre région, on peut considérer qu'il n'est possible d'obtenir que le 75% de la production sur l'année pour les panneaux, il faut rajouter un quart de la surface pour s'assurer une complète autonomie.
On arrive donc à environ 2,9 millions de m2, ou 2,9 km2.
Ce qui veut dire, 290 hectares...290 terrains de foot.
Par comparaison, la réserve des grangettes fait 75 hectares.
l'idée est donc bonne, sur le papier, mais très peu réaliste en pratique.
Désolé Crazy Koala, même si je penche pour votre attrait des énergies renouvelables, il y a des applications où des développements techniques doivent encore être réalisés pour que cela soit applicable.

Écrit par : lefredo | 21/04/2011

@Lefredo,

Merci pour les calculs. Il faut toutefois apporter quelques corrections:

Les pompes ont une capacité de 24m3/s, soit. Mais cette capacité maxi n'est utilisée qu'en période creuse. Pour l'essentiel, le barrage de l'Hongrin est utile en mode turbinage pour produire de l'électricité.

Cela n'aurait pas d'intérêt de pomper et turbiner simultanément. Cela ferait circuler de l'eau en boucle avec des pertes d'énergie.

D'autre part, ce n'est pas parce que la capacité est de 24m3/s que les pompes doivent ou peuvent fonctionner à plein régime 24h/24h.

Donc il n'est pas nécessaire de disposer de 290 hectares de panneaux pour remonter quelques m3 d'eau dans le lac de l'Hongrin. Il suffit d'exploiter l'électricité en surplus fournie par les panneaux lorsqu'elle est produite, et un seul hectare de panneaux bien exposés et en plein rendement sont déjà très utiles.

D'autre part, encore une fois, il n'est pas question de recouvrir la réserve des Grangettes ou une quelconque zone naturelle de panneaux solaires.
Les bâtiments existants, et notamment les toits des industries, entreprises, bâtiments agricoles ou administratifs, disposent de surfaces qui se prêtent parfaitement à l'installation de panneaux solaires et leur total peut bien représenter plusieurs dizaines ou centaines de terrains de football.

Par conséquent il est réaliste, si l'on exploite davantage les surfaces de toits disponibles, de disposer à l'avenir d'assez de panneaux photovoltaïques pour faire fonctionner les pompes de Veytraux à plein régime pendant les périodes de fort ensoleillement.

Écrit par : Crazy Koala | 21/04/2011

Lefredo&CK @ Merci pour vos précisions. Il en ressort que les Suisses ont eu raison de ne pas insiter sur le solaire pour le plateau de Mueda, même si les groupes électrogènes thermiques ne sont pas durables, durables...
Combien cela coûte en Suisse le prix du m2 de panneau solaire posé sur les toits / sur une centrale à part ?

Écrit par : Géo | 21/04/2011

Geo,

Techniquement, je ne vois pas de justification au renoncement aux panneaux solaires pour le plateau de Mueda. L'engouement pour les panneaux solaires a été tellement fort récemment, que les promoteurs du solaire ont souffert d'une pénurie mondiale d'onduleurs. L'industrie qui fabrique ces onduleurs n'arrivait pas à suivre la demande.

C'est peut-être cette dernière raison, temporaire, qui a prévalu pour l'abandon du solaire à Mueda. L'avenir dira si cet abandon était un bon choix. En particulier, j'ignore quel est le prix du diesel à Mueda et s'ils disposent localement des techniciens pour entretenir le groupe électrogène.
Les panneaux solaires et leurs équipements électroniques, eux, n'exigent que peu d'entretien, par du personnel peu qualifié et le carburant est gratuit.

Pour le coût du solaire en Suisse, il est très variable en fonction du choix des panneaux (monocristallin, polycristallin, isomorphe), de la surface attribuée, de la qualité de la pose, et du mode de financement.

Certains distributeurs d'électricité sont allés jusqu'à payer des propriétaires de maisons à grands toits (salles communales, par exemple) pour obtenir le droit d'y installer des panneaux et d'en exploiter l'électricité produite. Sinon le privé peut aussi trouver des panneaux solaires dans n'importe quel magasin de bricolage qu'il pourra installer lui-même.

Le coût est fortement dépendant de la demande, des subventions éventuelles, de la politique de développement, des frais cachés ou non. Pour le comparer entre diverses sources d'énergie, il faudrait tenir compte de tous les frais réels et des couvertures des risques inhérents.

Écrit par : Crazy Koala | 21/04/2011

@crazy
Je crois que vous n'avez pas compris grand chose à ce que j'ai marqué dans mon poste.
Je n'ai jamais parlé de faire circuler en turbinant. Ce n'est meme pas que cela crée des pertes, ce n'est juste pas possible, vu que cela utilise la même conduite.
Ensuite je doute que ces pompes aient un débit variable. Elles fonctionnent, ou pas. Donc leur capacité de 24m3/s est utilisée à plein, dès leur mise en route.
Et pour cela, que l'on utilise les pompes durant 24h ou 1 seconde, on a besoin de la même puissance, soit 233'000 kW. Il faut donc, à ce moment là, quelque chose qui nous les fournisse.
Je persiste donc à dire qu'il faut 290 hectares pour faire fonctionner ces pompes. La durée n'a AUCUNE importance.
Ensuite je ne veux pas recouvrir les grangettes, je ne faisais qu'une comparaison de surface nécessaire.
Vous souhaitez utiliser des toits, c'est une chose, mais il en faut beaucoup.

@Géo
Ne vous trompez pas dans mes propos, à mon avis, le solaire est une chose intéressante, mais pas applicable pour tout.
Typiquement, le cas du pompage ne l'est pas.

Écrit par : lefredo | 21/04/2011

"Typiquement, le cas du pompage ne l'est pas."
Je vois qu'on s'est compris.

Écrit par : Géo | 21/04/2011

Crazy koala@ ce n'est jamais agréable de s'attaquer à l'idéalisme de qqn de sincère comme vous, mais en Afrique, dès que vous posez un panneau solaire quelque part, il est volé presque tout de suite. Alors on les pose sur des tours où la maintenance est impossible, ils se couvrent de poussières et n'ont plus aucun rendement.
Pour l'intérêt (réel) des Africains, il est urgent de couper absolument toute aide, immédiatement, y compris humanitaire d'urgence. Tout ce charity business leur a fait un mal considérable, ils sont tous pourris. Quand ils seront seuls, ils s'amélioreront. C'est aussi la raison pour laquelle il faut absolument les empêcher de débarquer chez nous vendre la drogue des Colombiens, mais c'est une autre histoire.

Écrit par : Géo | 21/04/2011

@Lefredo,

Ok pour la conduite unique. Par contre vous vous trompez en ce qui concerne les pompes. Elles ne fonctionnent pas en tout ou rien. Ce serait d'ailleurs inexploitable. Les turbines réversibles ont pour principal avantage sur les centrales nucléaires, de pouvoir fonctionner selon un régime variable et qui peut être ajusté très rapidement.

Pour pomper 1m3 d'eau sur une hauteur de 800m, il faut 2,7kWh.
Si les panneaux solaires peuvent fournir 1kW pendant quelques heures, il faudra faire tourner les pompes pendant 2,7 heures pour acheminer ce 1m3 dans le lac de l'Hongrin.
Si les panneaux solaires peuvent fournir 2,7kW pendant une heure, il suffira d'une heure pour faire remonter ce 1m3.
En réalité la production d'énergie des panneaux solaires n'est pas constante. La demande d'électricité non plus. Donc les pompes s'adaptent instantanément pour utiliser n'importe quelle quantité d'énergie disponible.

Le but avoué de Romande Energie, qui est le principal actionnaire de la station de Veytaux, c'est d'utiliser les pompes pour exploiter tout surplus d'électricité, qu'il soit produit par le soleil, par le vent, par l'atome ou par toute autre source qui ne peut être contrôlée directement pour fournir de l'électricité uniquement au moment où les consommateurs la demandent.

Cela fonctionne comme cela depuis longtemps. Le chantier qui vient de démarrer à Veytaux vise simplement à doubler la capacité de pompage-turbinage pour mieux valoriser le moindre kWh qui est produit au "mauvais" moment.

Comprenne qui peut, mais le pompage est tout à fait applicable au solaire. C'est même un complément indispensable pour une meilleur valorisation des panneaux photovoltaïques.

@Geo,

J'admets volontiers que des phénomènes sociaux peuvent être des paramètres importants pour le choix d'une technologie ou une autre.
En revanche je suis toujours persuadé qu'une bonne éducation peut permettre d'enregistrer des progrès, même si les efforts ont quelques fois été très maladroits et contre-productifs.
Le printemps arabe me laisse penser que les Africains, du moins ceux du Nord, ne sont pas tous poussés par le désir de devenir trafiquants de drogues en Europe. Encore quelques années et la popularité d'internet stimulera des mouvements de foules dans tout le continent africain pour lutter contre la corruption des gouvernements de la plupart des Etats.
Mais c'est un autre sujet.

Écrit par : Crazy Koala | 21/04/2011

@crazy Koala
Je vais devoir vous contredire encore. Visiblement, votre domaine ce ne sont pas les pompes, je vais donc vous faire un petit cours rapide.

Je vais partir du principe qu'effectivement, les turbines sont réversibles et avec débit variable. Ce qui implique plusieurs choses. D'une part, je ne vois pas trop pourquoi le fait qu'elles fonctionnent en tout ou rien serait inexploitable mais bon...il est certainement possible d'en faire fonctionner une, deux, trois à la fois, selon les besoins, mais c'est encore un autre débat.

Si c'est une turbine dans un sens, et une pompe dans l'autre, on parle donc, pour simplifier, de pompes centrifuges.
Ces pompes ont des "courbes" d'utilisation assez limitée.
Il faut comprendre qu'elles ont un débit minimum de fonctionnement, et un débit maximum. On ne peut pas varier de zéro à 86'000m3/h comme cela.

il faut savoir également qu'un pompe centrifuge a besoin d'une certaine résistance dans les conduites pour fonctionner.
Comme les conduites d'amenée d'eau font entre 2,9 et 4mètres de diamètre, 1m3 dans ces sections ne représente vraiment pas grand chose...on ne pourra certainement pas évoluer à ce niveau.
Ensuite, tout moteur a également une plage de fonctionnement. Trop peu de puissance et il ne tourne pas assez, trop et il va trop vite et grille.
C'est un peu la même chose pour le déplacement de l'eau dans les conduites.
Cela crée une perte de charge qui est indispensable au fonctionnement de la pompe. Si la perte de charge est trop faible, la pompe tourne trop vite et le moteur fini par chauffer et s'arrêter.
Si on part du principe qu'il y a 4 pompes, (je ne sais pas combien il y en a, si vous le savez je pourrai vous faire les calcules) chacune peut fournir jusqu'à 21'600 m3/h de débit. En étant raisonnable, on peut s'imaginer que la courbe de la pompe permet une variation de 2'160m3/h au plus bas et 21'600 au plus haut.
même avec le fonctionnement d'une seule pompe pour son débit le plus bas, il faudra environ 5'832 kW pour la faire fonctionner. Soit (en tenant compte des 75% de capacité moyenne) de 72'900 m2 de panneaux. 7.2 hectares. C'est encore un peu beaucoup je pense.

Vous parlez théoriquement. Je vous réponds pratiquement. Une pompe a des critères de fonctionnement qui rendent l'utilisation de panneaux solaires impossibles.


Si vous savez combien il y a de pompes à disposition, je pourrais vous faire les calcules et vous démontrer que l'utilisation de panneaux solaires pour cette application n'est pas réaliste.

Écrit par : Lefredo | 21/04/2011

@lefredo,

Pour vos calculs, il semble effectivement que la centrale de Veytaux est constituée de quatre groupe ternaire. Le nouveau chantier prévoit de doubler la capacité, et le nombre de pompes sera finalement de huit.

Effectivement, une pompe a un régime de fonctionnement compris entre un débit minimum et un maximum. Je ne voulais pas entrer dans ces détails, mais l'important c'est qu'entre les 290 hectares de panneaux exigés pour pomper de l'eau et les 7,2 hectares que vous admettez maintenant, il y a une belle différence. En France, EDF prévoit dans l'Ariège un projet de ferme solaire de 35 hectares. On parle donc de projet réaliste.

D'autre part, tout dépend du dimensionnement de la pompe. Une plus petite pompe aura un régime permettant un débit plus petit pour une puissance moindre.
Donc pour répondre à la question de fond de Géo, les panneaux solaires sont une solution réaliste pour pomper de l'eau, à condition que les pompes soient dimensionnées en fonction de la puissance à disposition.

Pour la centrale de Veytaux, les pompes sont alimentées par de l'électricité et les électrons du courant électrique ne sont pas différents s'il sont animés par le soleil ou par le vent. Les panneaux solaires qui sont connectés au réseau, sont aussi capables d'actionner les pompes de Veytaux, même s'ils sont aidés, pour le moment, par du courant électrique d'autres provenances.

Écrit par : Crazy Koala | 22/04/2011

@Koala
Oui, j'ai parlé de 7,2 hectares pour faire fonctionner une pompe au débit minimum. Pas de quoi remplir un lac avec un débit de ce niveau.
Je ne sais pas si vous connaissez l'ariège, mais à mon avis, ils ont un peu plus de place que nous pour mettre des panneaux solaires.

Pour en revenir aux pompes, je vous signale encore juste que 800m de dénivelée, veut dire que la pompe doit pouvoir vaincre 80 bars de pertes de charges, sans compter celles dues à la conduite, qui est longue de quelques km.
Toutes les pompes ne peuvent pas le faire.
Si on fait une corrélation entre le débit nécessaire pour que le pompage soit intéressant, et la puissance de la pompe pour remonter l'eau dans le barrage, je ne suis pas sûr du tout que l'on puisse gagner énormément sur la puissance du moteur.
Bref, je maintiens, les panneaux solaires seraient plus utiles individuellement pour l'alimentation des maisons que pour ce genre d'utilisation.

Écrit par : lefredo | 22/04/2011

Un dicton latin dit: "Errare humanum est, Perseverare diabolicum".

L'erreur est humaine; mais perséverer dans l'erreur est le prpore du démon.

Il y a eu Three Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011. Combien de catastrophes faudra t-il pour que nous nous rendions compte qu'on s'êst trompé?

Payons notre énergie solaire 4 fois cher (nos grands parents payaient bien leur énergie 30 fois plus cher) et évitons une fois pour toutes ces donmmages collatéraux sinistres.

Écrit par : Mike | 22/04/2011

@Lefredo,

Vous persistez à penser que les panneaux solaires sont plus utiles individuellement pour l'alimentation des maisons, pourtant s'il s'agit de panneaux photovoltaïques, les cellules ne produisent pas forcément de l'électricité lorsque l'habitant de cette maison en a besoin.

Par conséquent, il est vivement conseillé et d'ailleurs très souvent pratiqué, d'injecter l'électricité produite par le solaire dans le réseau via un onduleur.
Les pompes de Veytaux exploitent toute électricité disponible du réseau, y compris celle des panneaux solaires. Donc même si vous ne le croyez pas réaliste, l'électricité des panneaux solaires fait déjà fonctionner les pompes de Veytaux. Pour l'instant une important part d'électricité d'autres provenances complète celles des cellules photovoltaïques, mais si les panneaux se développent considérablement, on peut imaginer qu'un jour les panneaux suffiront.

L'Ariège est environ 50% plus étendu que le canton de Vaud et 4 fois moins peuplé, mais si on le veut, on peut trouver facilement 35 hectares dans le canton de Vaud. Cela représente la surface d'environ 5 domaines agricoles et les surfaces non bâties du canton ne sont pas toutes cultivées.
Sans compter, encore une fois, que la totalité des surfaces des toits vaudois disponibles pour des panneaux dépasse plusieurs centaines d'hectares.

Quant aux 4 pompes de Veytaux, elles permettent de remplir plusieurs fois par année le lac de l'Hongrin. Si on se contentait d'un débit plus lent, les pompes pourraient être plus petites. Pour vaincre les problèmes de pression, il serait aussi possible de prévoir une ou plusieurs stations et pompes intermédiaires.
Techniquement c'est possible, mais bien sûr le coût serait plus élevé.

Aux Etats-Unis, un projet de route solaire (ou "solar roadway") prévoit de remplacer le bitume par des panneaux solaires. Si la totalité du réseau routier des USA étaient ainsi transformé, l'énergie produite permettrait de couvrir 3 fois les besoins totaux d'énergie (pas seulement sous forme d'électricité) du pays.

Donc le potentiel est là, même s'il reste du chemin à parcourir.

Écrit par : Crazy Koala | 23/04/2011

Crazy Koala@ Tous les professionnels de l'énergie que j'ai rencontré depuis 35 ans m'ont toujours fait comprendre qu'en Suisse, il valait mieux placer des panneaux thermiques plutôt que photo-voltaïques sur les toits...
Ce qui est réellement important aujourd'hui, ce sont les recherches sur un transport d'énergie moins coûteux, donc la possibilité d'amener sans trop de pertes en Suisse du courant produit dans les champs d'éoliennes de la mer du N, ou des grandes centrales photo-voltaïques du Sahara, quand on aura envoyé des troupes européennes chasser les populations locales qui poseraient problème. Cela vous choque, bien sûr, mais dans 50 ans, cela sera le cas et il ne viendra à l'idée de personne de s'en offusquer. Aujourd'hui, ces populations veulent qu'on les nourrisse (avec le surplus du maïs dont nos cochons n'ont pas voulu, mais bon, on les nourrit), veulent des antibiotiques pour leurs yeux infectés par le vent de poussières etc... et ne voudraient en rien contribuer à l'effort mondial de production ? Allons donc, ce n'est pas très sérieux et les gens des prochaines générations l'auront parfaitement intégré...

Écrit par : Géo | 23/04/2011

" mais si les panneaux se développent considérablement, on peut imaginer qu'un jour les panneaux suffiront.

L'Ariège est environ 50% plus étendu que le canton de Vaud et 4 fois moins peuplé, mais si on le veut, on peut trouver facilement 35 hectares dans le canton de Vaud. Cela représente la surface d'environ 5 domaines agricoles et les surfaces non bâties du canton ne sont pas toutes cultivées. "

Tout comme les éoliennes on se heurtera à d'innombrables oppositions. Un truc bien helvétique. " Ailleurs oui, mais pas de ça près de chez moi ".

On risque bien à l'avenir de dépendre de l'étranger pour notre approvisionnement d'électricité y compris nucléaire. Vu qu'en Suisse ont ne peut rien faire comme projet sans être emmerdé de toute part.

D.J

Écrit par : D.J | 23/04/2011

@DJ
On dépend de toute manière de l'étranger.
Je n'ai encore vu nulle part en suisse de mine d'uranium. Et ou est-il enrichi??

Écrit par : Lefredo | 24/04/2011

@D.J.
En matière d'urbanisme, les oppositions ont toujours existé, pourtant les nouvelles constructions sont nombreuses.

Tout simplement parce qu'un bon nombre d'oppositions ne sont pas fondées et qu'elles sont souvent levées.
En Suisse, on a tout de même réussi à inonder plusieurs vals en construisant les barrages et la surface totale des lacs de retenues fait plusieurs centaines d'hectares. Malgré les oppositions, des centrales nucléaires ont été construites et exploitées.

Alors pour les champs d'éoliennes, on verra bien.

Écrit par : Crazy Koala | 24/04/2011

@ Lefredo,

Ce serait le comble de supprimer le nucléaire en Suisse et d'en dépendre de l'étranger pour notre électricité. Les Italiens en sont là.

@ Crazy Koala,

Mais les levées d'oppositions prend énormement de temps. Et la supression du nucléaire va faire un trou dans la production d'électricité. Surtout si l'on arrive pas à suivre sur les énergies renouvellable à cause des multitudes d'oppositions.

Écrit par : D.J | 27/04/2011

Par conséquent, il est vivement conseillé et d'ailleurs très souvent pratiqué, d'injecter l'électricité produite par le solaire dans le réseau via un onduleur.

Écrit par : chaussures mbt imara | 09/05/2011

Les commentaires sont fermés.