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20/07/2011

Une réforme de l'école vaudoise s'impose

Discutez avec des chefs d'entreprises vaudois du bagage scolaire de leurs apprentis de première année! La plupart du temps, les critiques fusent: les compétences dans les branches de base, comme le français ou les mathématiques, sont en chute libre depuis des années. Une enquête réalisée l'an dernier par les Chambres de commerce et economiesuisse auprès de plus de 700 dirigeants de sociétés en Suisse montrait que 70% de apprentis n'avaient pas un niveau satisfaisant dans les disciplines élémentaires. Vaud ne fait pas exception, loin de là. Quel gâchis!

 

Une réforme s'impose, cela tombe sous le sens. L'initiative "Ecole 2010", sur laquelle nous votons le 4 septembre prochain, a eu le mérite de lancer le débat. Un contre-projet, LEO, lui est opposé. Le premier tient à conserver la forte sélectivité – et donc les trois filières - qui constitue en quelque sorte l'ADN de l'école vaudoise, tout en voulant redonner du lustre à la voie secondaire à options (VSO). Cette dernière devrait devenir une vraie filière professionnelle. Le contre-projet préconise quant à lui un réaménagement partiel du système actuel via la suppression de la VSO et l'introduction de différents niveaux dans la voie secondaire générale (VSG). Le passage d'un niveau inférieur à un autre, y compris à la voie secondaire baccalauréat (VSB), serait facilité. Subsidiairement, les notes refont leur apparition. Dès la 1ère primaire (3e selon HarmoS) avec Ecole 2010, dès la 3e (5e HarmoS) avec LEO.

 

Que choisir entre ces deux propositions? La Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) a renoncé à trancher, estimant que l'école obligatoire ne doit devenir un terrain de jeu idéologique. Elle s'engage en revanche totalement et sans aucune réserve en faveur du changement.

 

L'un et l'autre projets sont porteurs d'évolutions pédagogiques qui vont dans la bonne direction. La réintroduction des notes comme critère de sélection à l'issue des six premières années primaires ne peut qu'être bénéfique, gage de transparence. L'allongement global de 18 semaines de la durée totale de la scolarité constitue également un atout, pour la bonne et simple raison que passer plus de temps à potasser ses bouquins ou suivre des leçons est en soi de nature à accroître le niveau de connaissances.

 

La place économique vaudoise a besoin d'une école performante, mais également garante d'une certaine mobilité des élèves entre les filières. Tant Ecole 2010 que LEO y contribuent: à chacun de décider selon sa préférence, il ne s'agit plus là d'un choix économique!

 

Commentaires

Comme quoi transformer,réformer au vu des résultats peu probants pourquoi ne pas avoir gardé l'ancien système dont la Norvège un des rare pays nordique se fait même un honneur en avouant avoir gardé le même nombre d'heures d'enseignement et de devoirs comme ce fut de notre temps!Parcontre la Norvége elle ne cherche pas à mettre des bâtons dans les roues du patronat ,car toutes ces réformes finalement en lisant les plaintes émises depuis plus de 10 ans par presque tous les chefs d'entreprise,montrent bien qu'en lieu et place la scolarité à régressé un comble quand on pense à l'avancées sociale déjà enseignée dans les classes ,là je pense à mon canton ne pouvant juger ce qui est ailleurs hormi peut-être Vaud qui a toujours eu un retard considérable au niveau mathématique,et dire ce n'est pas pour contrer le patronat mon cousin Charles vivant donnerait en réponse,mon oeil !

Écrit par : line.bielmann | 20/07/2011

Est-ce que l'on ose encore parler de bagage scolaire pour certains apprentis? J'en doute de plus en plus et il est temps de réagir, si ce n'est pas déjà trop tard, tant le fruit est déjà pourri par un lassisme à outrance.
Nos autorités doivent vraiment reprendre les choses en main...Cette fois sans détour!

Écrit par : Jean-François Chappuis | 21/07/2011

Au lieu de réinventer la roues les vaudois et genevois feraient mieux de prendre exemple sur leur cantons voisins où ils n'ont pas besoin de faire des reformes tous les deux ans!

Pour un canton relativement bien à gauche je suis encore surpris après des décennie que les jeune vaudois soient encadré dans des préjugés!

Sur Vaud soit vous êtes un gros nul à l'école (peu importe les branche) soit vous êtes un "bons".

En Valait par exemple vous pouvez être "chez les manches" en francais mais chez les doués en math. Ou à l'inverse être un manche en math mais chez les doué en francais.
Sur vaud soit tês mauvais partout, soit t'es un manche partout...

Écrit par : DdD | 25/07/2011

Le retour aux notes me semble une bonne idée pour autant que l'échelle soit fixée à l'avance, sans possibilité de l'adapter par la suite à la moyenne de la classe.

Écrit par : Daniel | 07/08/2011

Bonjour, je suis déçue des propos face aux apprentissages scolaire de nos enfants, je comprends pas comment on peux dire on s'adapte a l'enfant mais on veux un résultats identiques pour tous. Je comprends que les matières comme les math et le français sont important, mais comment peux-tu toujours demander d'être excellent au deux, il y a toujours une branche ou l'enfant ou nous même sommes plus fort ou plus à l'aise. Moi je lis des propos comme nos enfants ne savent plus écrire...sachez que c'est pas forcement l'école qui fait mal le travail , mais aussi une tolérance!!! il y en a qui même avec toute leur volonté feront toujours des fautes, et qui sont excellent en math!!!et par leur handicap du français, ne pourront pas apprendre plus car ils sont dans des classes sous-développée à leurs vrais capacitées, et à l'inverse du français. Moi je suis dyslexique, et c'est héréditaire , j'en connais plein ou d'autres qui ont ce tabous...ses réformes cherche a mettre tout le monde de même niveau, alors qu'on est tous différents...les questions sont toujours comment lui apprendre tout ca!!! plutôt que dire ses enfants là, ils sont doué en maths continuons cet apprentissage. Moi maintenant en tant que formatrice, je remarque aussi le manque de connaissance, car il savent tout sur tout mais pas une branche bien à fond!!! à force de tout apprendre, on si perd de se qui est vraiment important . on demande toujours à la fin de l'école à l'enfant ce qu'il veux faire, pourquoi on lui demande pas déjà plutôt quelle branche il veux le plus apprendre plutôt que de voir toujours les notes. Alors dire on veux un minimum, mais vous l'avez!!! et c'est ça le pire dans tout vos discussions.

Écrit par : Denise | 26/08/2011

Votre article est plein de bon sens. Il nous en faudrait un peu plus de ce côté-ci des Alpes!
Cordialement

Écrit par : illustrarice | 15/12/2011

Avant toute chose merci pour ces explications, à la fois précises et franches. Sans critiquer, 1 ou 2 points auraient pu comporter plus de formes, par exemple avant le 1er paragraphe.

Écrit par : cliquez ici | 10/05/2012

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