UA-64206590-2 UA-101278801-1

31/08/2011

Salaires: manipulations ou omissions?

Les seules statistiques auxquelles on peut faire confiance sont celles qu’on a personnellement manipulées… l'Union syndicale suisse (USS) peut faire sienne cette devise prononcée de Winston Churchill. La manipulation en question? Le franc fort ne toucherait que moins de 10% des emplois en Suisse, soit 250'000 personnes dans l'industrie des machines, des équipements électriques et des métaux (MEM) et 80'000 dans l'hôtellerie, clamait la centrale syndicale vendredi dernier. Un refrain repris et chanté en chœur par toute la presse le soir même et le lendemain. Vu qu'il y a 4,1 millions d'emplois en Suisse, le nombre exact de collaborateurs concernés par le franc fort et cités par l'USS  ne serait donc que marginal...

On se pince pour y croire, mais personne n'a mis en doute cette énormité! Et les 155'000 personnes occupées dans la restauration? Ne sont-elles pas touchées par la baisse du nombre de touristes étrangers en Suisse, découragés par notre devise trop chère? Une part non négligeable des 332'000 employés dans le commerce de détail ne souffre-t-elle pas du tourisme d'achat en France ou Allemagne voisine? Et que dire des 68`000 personnes actives dans l'industrie alimentaire? La chimie et ses plusieurs milliers d'emplois sont aussi touchés. Tout comme les banques (plus de 100'000 postes), qui voient leur masse sous gestion diversifiée en dollars et euros fondre trimestre après trimestre. Et les milliers de sous-traitants des industries MEM?

Minimiser l'impact du franc fort pour revendiquer des hausses de salaires pour 90% des employés n'est franchement pas très sérieux. Certains secteurs, comme l'horlogerie, sont heureusement encore en plein essor, du moins selon les dernières statistiques (et pour combien de temps?). Mais franchement, le pourcentage avancé par l'USS tient de la propagande.

C'est regrettable. Car la situation est suffisamment grave pour que tous les partenaires sociaux s'activent à chercher des solutions réalistes et concertées, dans le but de sauvegarder le maximum d'emplois. Ce n'est pas en manipulant les statistiques avant les négociations que l'on y parviendra!

Commentaires

je me demande si les solutions que certains trouvent actuellement ne le sont pas qu^à court terme.

Maintenant le franc est fort et blablabla... Ce que je ne remets pas en question.
Cependant est-il vraiment raisonable de faire de trop grand changement "que" pour une periode. Qu'en deviendra t'il quand la franc deviendra moins fort?

Est-ce que ces solutions apportées aujourd'hui ne risque pas de poser problème quand le francs sera moins ?

Écrit par : DdD | 31/08/2011

@Mme Amstein

Est ce que les patrons que vous défendez, les grands donc on s'entend, car il est bien connu que le centre patronal ne défend pas le petit chef d'entreprise, s'engagent à adapter les salaires en fonction du franc, à la hausse également quand le franc monte?
Parce que c'est facile de faire payer le travailleur, mais est ce que vous lui ferez également gagner un peu quand cela sera le moment?

Écrit par : lefredo | 01/09/2011

Pour ce qui est des salaires à Genève:

voici ce que des séniors, qualifiés, licenciés parce que trop vieux, peuvent espérer comme salaire - sans parler des conditions de travail:

- 2300CHF/mois pour 40h/hebdo pour un poste de secrétaire de dir bilingue plus allemand pour le resp, par un responsable de mission diplomatique turque auprès de l'ONU

-33CHF/h pour 40h/hebdo pour un poste de secrétaire juridique bilingue plus allemand (traductions libres de jurisprudence suisse-allemande incl.), pour deux avocats d'affaires plus collaborateurs, de la place,

soit 3.900 CHF brut/mois pour 40h/semaine officiels (vs. plus de 50h/semaine effectués)

etc.

Écrit par : et ensuite? | 03/09/2011

l'et ensuite que je suis ajoute:


- avoir du travailler comme employé de surface pour nettoyage de bureaux
grâce à, à cause de,
ces employées RH, de sélection d'agences de placement, sans formation, sans connaissance ni autre, en majorité nouvelles embaûches frontalières favorisant leurs potes, ou copains d'XY,

imposant leurs critères persos de sélection de recrutement d'embauche...

ma tête leur plaît? Mon physique? Sinon, mon carnet d'adresse leur apporte quelque chose?

Écrit par : et ensuite? | 03/09/2011

Pour conclure:

on en arrive, après peu de mois de chomage,

en fin de droit avec 476 Euros/mois pour survivre
avec un fils étudiant en HESSO sans bourse ni autre,
comme d'hab.

Soit:

qu'accepte tout sénior au chomage tout emploi sous qualifié à 2300CHF/mois

- ce qui est le minimum salarial obligatoire que toute africaine frontalière sans aucune qualif ne parlant pas français mais travaillant comme femme de ménage à Genève peut toucher,

et que vive un étudiant suisse en haute école, étudiant à 100% (pas le droit de travailler à mi-temps), sans droit à rien,

à la charge de son parent de suisse sénior diplômé supérieur, expérimenté et qualifié, n'ayant d'autre choix que d'accepter tout emploi à 2300CHF/mois

Écrit par : et ensuite? | 03/09/2011

Je pense que le plus important est de sauvegarder les emplois. Il faut donc adopter des politiques qui vont dans ce sens. De plus, avec les tourments actuels de la Bourse ce n'est vraiment pas le moment de tergiverser.

Écrit par : compte rémunéré | 14/09/2011

Oui certains parfois mentent pour obtenir des avantages. C'est tout à fait scandaleux. C'est pour cela qu'il faut être très vigilant.

Écrit par : housse de couette | 31/01/2012

L'intérêt de chacun nous pousse à commettre des "impairs" !

Écrit par : femme de ménage | 02/08/2013

Les commentaires sont fermés.