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07/09/2011

Impliquer l'économie dans l'école vaudoise? Enfin!

Au diable les divisions, le oui des Vaudois à la réforme de l'école obligatoire doit être concrétisé au plus vite. Débats et querelles d'experts n'ont que trop duré: on ne va qu'une fois à l'école et chaque écolier mérite le meilleur enseignement possible. Une année de "perdue" l'est pour la vie.

Dans son éditorial au lendemain de la votation, le rédacteur en chef de "24 Heures" invitait les milieux économiques à s'impliquer. Ce n'est pas une nouveauté. La Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) est déjà très active dans la formation professionnelle. Sur l'enseignement obligatoire, elle avait appelé à combattre le statu quo (en acceptant tant LEO qu'Ecole 2010). Elle est aujourd'hui prête à apporter son appui et sa contribution aux adaptations à venir.

Il est grand temps de faire tomber la muraille de Chine qui sépare la citadelle des pédagogues de l'économie. Le dialogue a trop longtemps été inexistant. Qu'on soit clair, l'économie n'entend pas s'occuper de pédagogie, ce n'est pas sa vocation. Mais l'école, le monde enseignant dans son ensemble (dès le niveau primaire, pas seulement le secondaire), a tout à gagner à multiplier les échanges avec le reste de la société.

L'objectif de base reste bien entendu de renforcer les compétences des jeunes dans les branches fondamentales, surtout en français et en maths. Parce que les entreprises ont besoin d'apprentis capables de suivre une formation professionnelle de plus en plus exigeante. Mais aussi parce que les jeunes seront les premiers à profiter d'une réforme rapide et réussie de l'école vaudoise. Ils auront davantage de choix. L'enjeu est loin d'être uniquement économique!

Commentaires

Bravo Claudine Amstein pour votre vision d'ouverture en démontrant que l'économie est sensible à une école en marche et qu'il est temps de faire tomber le mur, comme vous le dites si bien, entre la citadelle des pédagogues et l'économie !
Il faut espérer que l'école Vaudoise va réussir sa mutation en multipliant les échanges et que les compétences des jeunes s'en trouvent accrues dans le domaine des branches fondamentales.
Car actuellement, une majorité de jeunes ont de graves lacunes. Surtout en orthographe et en mathématiques...

Écrit par : Jean-François Chappuis | 07/09/2011

C'est une idée.

Écrit par : bol chantant | 10/09/2011

Bonjour Madame Amstein,

Je vous rejoins totalement!

Pourquoi est-ce que le programme d'enseignement n'intégrerait pas un lien direct vers l'entreprise, en expliquant comment elle fonctionne au quotidien, comment elle est dirigée, et quels sont les services et départements qui la font fonctionner au quotidien? Et d'intégrer cela aux branches telles que la comptabilité, le français, les maths?

Exemple :
- la société Fictive SA a une caisse pour ses dépenses journalières > le journal de caisse serait donc intégré au cours de comptabilité (en allant bien sûr ensuite plus loin, comptes en T, actifs, passifs, etc.)
- (toujours) la société Fictive SA doit envoyer une lettre de réclamation à son fournisseur > la lettre serait un devoir du cours de français
- (et encore) la société Fictive SA doit calculer son coût de production de son dernier produit > ce calcul pourrait être l'objet de l'un des cours de mathématique
- etc (on peut intégrer la chimie, la physique, les travaux manuels, le dessin, la géométrie, etc).

Que l'on soit d'accord, toutes les branches ne devraient pas s'accorder à ce modèle, et de loin pas tout l'enseignement donné dans chacune de ces branches. Mais d'en faire mention tout au long du programme et dans les diverses branches, permettrait certainement de sensibiliser l'élève à "qu'est-ce qu'une entreprise", et à "qu'est-ce qui pourrait bien m'intéresser là-dedans". Cette idée m'est venue en discutant avec l'un de mes ancien profs, auquel j'ai demandé "est-ce vrai qu'il y a de plus en plus de violence à l'école", et que ce dernier m'a répondu "non, par contre les élèves ne savent plus vraiment ce qu'ils veulent faire".

Peut-être une idée?

Massimo Lecci

Écrit par : Massimo Lecci | 20/09/2011

En effet, il faut plus impliquer les milieux économiques à l'école. C'est quand même là que se sont la plupart des métiers. Il faut donc reconnaitre cet état de fait et agir en conséquence.

Écrit par : placement court terme | 31/01/2012

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