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14/09/2011

L'innovation comme antidote à la crise: Vaud regorge d'atouts

Force du franc, bourses affolées, menace de récession, zone euro chancelante… Le flot de mauvaises nouvelles défile, toujours plus vite. Comment lutter? Comment s'adapter à la nouvelle donne? Au-delà des polémiques, sur le rôle de la BNS ou le plan d'aide fédérale, un point fait heureusement l'unanimité: la nécessité de miser sur l'innovation. Berne entend y consacrer 100 millions des 870 millions de francs de son premier paquet de soutien. Vaud posera de son côté quelque 70 millions sur la table pour ce seul domaine.

 

Le canton a toutes les raisons d'emboîter le pas à la Confédération. Car les secteurs à composante technologique (chimie, pharma, électronique, microtechnique, informatique, etc.) sont ceux qui ont généré le plus d'emplois ces dernières années. Des chiffres? 1900 nouveaux postes créés en moyenne par an entre 2005 et 2008 sur Vaud, soit une croissance annuelle de 6%. C'est mieux que dans l'industrie (+4%) et mieux encore que dans l'immobilier et la construction (+4%), pourtant à la limite de la surchauffe. Les entreprises "techno" regroupent 3300 entreprises, soit 9% du total cantonal, et près de 28'800 collaborateurs (10% du total). Elles sont sans conteste l'un des principaux moteurs de la croissance.

 

Vaud figure par ailleurs au 2e rang suisse, derrière Zurich, pour les projets de création de start-up. C'est bien sûr l'effet EPFL. OK, les quelque 200 entreprises high-tech en phase démarrage ne contribuent que marginalement à la croissance, avec leur millier d'emplois. Mais quel apport en termes de dynamisme, d'image, de promesses!

 

En comparaison avec les autres cantons, Vaud dispose déjà d'un maillage serré d'aides aux jeunes pousses. Mais des améliorations sont nécessaires, en particulier dans le financement lors de la phase de démarrage, lorsque ces sociétés cherchent leurs premiers investisseurs. Il faut également développer l'activité de capital-risque dans les premières années de vie des start-up (par exemple en accordant des avantages fiscaux à ce type de placements), mieux exploiter la présence de l'EPFL et favoriser le transfert de technologies des hautes écoles au privé.

 

Et surtout, surtout, simplifier les démarches. Rendre le monde de l'aide à l'innovation accessible. Permettre aux créateurs de start-up de s'orienter dans le labyrinthe des incubateurs, parcs scientifiques, fondations, "seed/business angels", coaches, capital-risqueurs et autres promoteurs. En un mot, assurer les conditions pour qu'ils puissent se concentrer sur le développement de produits, en réduisant au strict nécessaire les démarches administratives. L'occasion est trop belle de ne pas gaspiller la crise actuelle!

Commentaires

L'ÊPFL n'est qu'une goutte d'eau comparé aux personnes qui ne pas autant diplomé mais qui avec leur "petite entreprise" rapporte bien plus à l'ETAT.

L'EPFL est important certe, mais il ne faut pas oublier non plus que l'EPFL ne sera rien, sans les personnes de l'OMBRE qui finance l'EPFL à travers leur impôts, qui sont peut-être moins fascinant mais qui sont autant important.

Quand la confédération dispose de 175 milliard de franc en budget, ce n'est véritablement pas un problème d'argent. Mais une question des priorités et de gestion du portefeuille.

Écrit par : DdD | 15/09/2011

Madame,
Permettez-moi de ne pas être d'accord avec l'unanimité que vous mentionnez: la recherche est une activité portant ses fruits à long terme, ou, au mieux à moyen terme. La crise du franc est une tempête exigeant des mesures immédiates et à court terme. C'est peut-être bien d'investir de l'argent de l'Etat dans la recherche, mais ne va en rien aider à résoudre la crise actuelle. L'argent de l'Etat ira principalement aux hautes écoles, et les entreprises devront financer leur part de ces projets.
C'est également très bien de générer de nouveaux emplois dans le future, mais ce n'est pas ce dont les entreprises ont besoin aujourd'hui.
Les mesures à prendre doivent viser à préserver la compétitivité des entreprises qui sont par ailleurs prospères et viables à long terme. En effet il ne s'agit pas de soutenir des industries non rentables.
On fait souvent l'erreur de confondre les phénomènes inéluctables comme la délocalisation d'activités non rentables qu'il n'est pas approprié de soutenir par des fonds publics, et la perte de marchés et de savoir-faire qui menacent surtout les PME rentables et indispensables au tissu économique de la Suisse.
Les pertes que sont en trains de subir les industries exportatrices vont s'étendre au reste de l'économie, à commencer par la sous-traitance.
D'autres mesures envisagées comme le chômage technique sont totalement contraire au bon sens en ce qui concerne la crise du franc, car les marchés existent, il faut les maintenir et surtout ne pas mettre les gens au chômage en les empêchant de travailler.
Les mesures prises par la BNS (de garantir un taux plancher pour l'Euro) étaient indispensables, et il est malheureux que tous les milieux économiques ne les soutiennent pas unanimement. Après les tergiversations d'Economie Suisse et de M. Schneider Amman, c'est le patron d'UBS qui se permet de mettre en doute les mesures de la BNS. Non seulement c'est choquant vu tout ce que le peuple suisse a versé à l'UBS pour la soutenir, mais c'est stupide car la réussite de ces mesures passe par l'effet psychologique et la certitude que la BNS va les défendre. Les mettre en doute ne peut que les affaiblir, par de là mettre en danger tout un pan de l'économie et surtout les PME de Suisse
Cordialement
Olivier Dubugnon
Patron de PME

Écrit par : Olivier Dubugnon | 15/09/2011

L'innovation soit mais qu'on lui laisse alors le temps de faire ses preuve c'est comme pour la médecine on lance un produit avant de vérifier sa teneur et ses effets scondaires sur le long terme,innover oui mais attendez au moins 12 ans avant de vouloir innover ou réformer ce qui vient d'être fait l'années passé,les humains en ont assez de tous ces changements qui au fil du temps on le sait sont beaucoup moins rentables qu'il n'y parait

Écrit par : lovsmeralda | 19/09/2011

L'innovation est ce qui permet au monde d'avancer. Elle est donc nécessaire pour améliorer le niveau de vie tout le monde. Je suis donc en accord avec cet article.

Écrit par : magasin | 26/01/2012

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