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12/10/2011

L'interventionnisme ne résoudra pas la crise du logement

Multiplier les démarches administratives ne résoudra en rien le problème de la pénurie de logements. Une évidence? Visiblement pas pour tout le monde, puisque c'est exactement ce que prévoit de faire le canton de Vaud dans son projet de révision de la loi sur l'aménagement du territoire et les constructions (LATC), dont la consultation s'est achevée récemment.

Petite visite dans l'arsenal encore virtuel des nouvelles dispositions:

 

A ma droite, suppression des plans partiels d'affectation, qui permettaient aux communes de modifier facilement les plans généraux d'affection. Il faudra désormais agir par voie législative pour tout changement, même le plus petit.

 

A ma gauche, fixation "de quotas de logements d'utilité publique dont la fixation est garantie à terme"… Fini l'adaptation de l'offre en fonction de la demande.

 

Devant moi, obligation de procéder à des "évaluations environnementales stratégiques". Qui doublonneront avec des études d'impact déjà obligatoires en vertu du droit fédéral.

 

Pour couronner le tout, on ajoutera à ces mesures la volonté de rendre les plans directeurs communaux et régionaux contraignants. Ce qui ne manquera pas de rigidifier la situation.

 

Le problème du logement mérite qu'on s'y attaque efficacement. En évitant un interventionnisme à coup sûr contre-productif. Il ne faut pas se leurrer: l'Etat ne peut pas se transformer du jour au lendemain en planificateur omniscient. Le secteur de la construction (et du logement en général) est déjà aujourd'hui l'un des plus denses en lois, normes, règlements et directives. Inutile d'en rajouter!  A moins de vouloir ajouter une briquette à la cherté des prix de l'immobilier…

 

Qu'on s'entende: la LATC nouvelle formule contient de véritables innovations dignes d'être soutenues. Comme la densification des centres urbains. Mais évitons de nouvelles contraintes douteuses!

Commentaires

Faut bien commencer quelque part,
et si rien de concret n'a été entrepris,
si aucune vision à long terme n'a existé, si aucune solution n'a été efficace,

alors s'applique l'adage: "mieux vaut faire quelque chose, même si ce n'est pas la perfection, que rien du tout!".

Car en l'occurrence, le passivisme ne va ni expandre les frontières du canton, ni réhausser les immeubles IXXe genevois, ni construire des habitats à loyers modérés sur le lac.

Écrit par : entre autres | 15/10/2011

Très bonne réflexion. En France, c'est l'interventionnisme qui a provoqué cette crise. Pourtant, certains osent demander plus de régulations pour résoudre le problème.

Écrit par : assu mag | 12/01/2012

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