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02/11/2011

Méfiez-vous des idées tueuses d'emplois!

A écouter les débats à la radio sur la restructuration de Novartis à Nyon, rien ne serait aussi simple que de sauver les 330 emplois que le groupe pharmaceutique entend supprimer. "Il suffit d'interdire aux entreprises bénéficiaires de licencier", répètent, sur tous les tons, plusieurs élus socialistes. La solution serait là, profitable à tous, facile à mettre en œuvre…

 

Quel miroir aux alouettes! Il suffit d'observer la France pour comprendre qu'il s'agit là d'un remède qui tue le patient à petit feu. Chez nos voisins, les employeurs doivent compter entre deux et quatre ans au bas mot pour procéder à la moindre réorientation stratégique, en raison d'un véritable bouclier contre les licenciements collectifs. Résultat? Les entreprises renoncent à engager. Le chômage dépasse actuellement les 9% et est resté presque constamment supérieur à 8% depuis le milieu des années 1980. Les sociétés qui embauchent privilégient les statuts précaires, le personnel intérimaire, les contrats de travail à durée déterminée. Sur la touche, les jeunes sont les grands perdants de ces errements. Voulons-nous ça aussi?

 

Le drame humain que vivront les 330 employés de Nyon, ou celui des 270 de Kudelski touchés eux aussi par une restructuration, ne doivent pas servir de champ de bataille pour des idéologies passéistes. Il faut chercher des solutions pour les personnes concernées. Pour ce qui concerne Novartis, des discussions avec les autorités politiques sont en cours, et espérons qu'elles permettent de limiter la casse.

 

Reste que la meilleure manière de défendre l'emploi consiste non à interdire les restructurations, mais à les prévenir. En assurant le meilleur cadre possible aux entreprises. Pourquoi ne pas entrer en matière par exemple sur la proposition d'André Kudelski de considérer les frais de recherche et développement comme une forme de paiement des impôts des entreprises (24 Heures du 1.11.2011)? Cela donnerait un puissant coup de fouet à l'innovation.

 

L'économie n'est pas figée et brandir immédiatement l'idée d'une "lex Novartis" en agitant l'épouvantail des actionnaires-profiteurs est malsain. Les entreprises doivent gagner de l'argent, sinon elles meurent. Pour ce faire, elles doivent pouvoir s'adapter à leurs marchés (qui changent eux aussi constamment), à la concurrence internationale, à la force du franc, aux nouvelles réglementations… Rien ne serait pire que de rigidifier une économie qui a au contraire besoin de toujours davantage de flexibilité.

 

Commentaires

Une entreprise bénéficiaire comme Novartis qui licencient est aussi une chance pour pouvoir négocier un bon plan social en faveur du personnel. L'état doit surtout investir dans le formation professionnel pour faire face aux futur emplois liées aux nouvelles technologies de l'innovation. L'état doit et ( Novartis doit aussi le financer pour ses ex employés )c'est à la reconversion professionnel de ceux qui ont perdu un emploi qui ne reviendra probablement pas.

Les politiciens vaudois font actuellement de la gesticulation électoraliste et pour aider seulement des pertes d'emploi médiatiques. C'est du reste pas son rôle de faire pression sur une décision commerciale d'une entreprise privée. C'est bien le genre d'attitude si cela devenait la norme à chaque licenciement impopulaire qui va freiner l'envie d'investir dans l'arc lémanique. C'est bien aussi l'arrivée de nouvelles entreprises qui absorberont les personnes sans emploi.

Écrit par : D.J | 02/11/2011

Défendre la délocalisation alors qu'on paie trop cher les médicaments n'est pas crédible.
Le problème avec vous est que vous êtes coincé dans une idéologie, vous n'êtes pas capable de voir ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.

A l'inverse, il y a des entreprises responsables envers la société comme Bobst, qui dans les temps de crise fait tout pour ne pas licencier en attendant les jours meilleurs.

Concernant le R&D, le R(recherche) n'existe quasiment plus dans les entreprises, il n'y a que le D (développpement). On se contente d'améliorer, moderniser, et ça s'arrête là. La recherche n'est pas rentable pour des gens à courte vue.
Alléger l'impôt pour la recherche, bonne idée mais trop dur à mettre en oeuvre. Créer un software, une carte électronique n'est pas de la recherche, aucune raison de baisser l'impot. Ce genre d'innovation n'a rien d'innovant...

Par contre, je serai pour une recherche sans impot si les entreprises font appels aux universités.

Écrit par : roket | 02/11/2011

@ Roket,

" A l'inverse, il y a des entreprises responsables envers la société comme Bobst, qui dans les temps de crise fait tout pour ne pas licencier en attendant les jours meilleurs ".



A d'autres!!! En 2009 bobst était sur le point de licencier 300 personnes ( même chiffre que Novartis à Prengins ) sans les négociations par les syndicats c'était 300 licenciements. Ils en ont sauvés " que " 21.

http://www.facebook.com/group.php?gid=343387840703

D.J

Écrit par : D.J | 02/11/2011

@D.J,

Cette fois je soutien Rocket conernant Bobst. Cette compagnie a attendu le dernier moment pour licencier et a tenter de trouver d0autre solution (de plus des solution pour certain département ont été trouvé). De plus à titre de comparaison, au vu de ses mauvais résultat d'autre chef entreprises auraient licencié beaucoup plus de personne.

Pour ma part, je travaille pour une compagnie qui a une forte culture pour les valeur humaines (même si cela change, étant donné que dans d'autre région du monde ceci ne fait pas aprti de leur préocupation). Il a fallu qu'un financier arrive pour licencier un bon pourcentage du personel après seulement 6 mois à la tête de la compagnie.

Il faut aussi un moment que ces entreprises fassent la part des choses. Si ca leur coute trop cher de fabriquer leur produit, alors il faut arrêter.

Concernant la formation, ce n'est pas seulement à l'Etat de devoir assumer la formation. Ce n'est pas à l'Etat (nous) de subir le manque de vision à long terme des entreprises. Les entreprises peuvent très former le personnel qui travail dans des tâches bientot obsolete dans d'autre tâches innovante.

A force de prendre que des emploi temporaire, les entreprises tuent complètement la cynergie des employés sur leur volonter de faire quelque chose POUR l'entreprise. Alors là, c'est comme le dit Mme Amstein, on fait comme en France où les employé ne viennent que pour payer leur facture à la fin du mois, sans amener AUCUNE valeur ajoutée à l'entreprise.

@Rocket
"Par contre, je serai pour une recherche sans impot si les entreprises font appels aux universités"

Je ne suis pas d'accord là dessus, les diplômé n'ont pas à être privilégier aux autres qui sont tout autant compétent.
Sur ce point vous allez rendre la tâche encore plus difficile aux autres personne qualifiée mais pas dans les universités.
-
Surtout qu'il y'a des gens qui n'ont pas forcément fait l'UNI mais son pas moins compétant.

Écrit par : DdD | 03/11/2011

Pourquoi tant d'énergies perdues pour 330 postes de travail, alors qu'il s'en crée quelques (?) milliers (?) dans le secteur pharma et médical sur l'arc lémanique ? le temps n'est-il pas venu de se mettre au travail en s'adaptant aux conditions d'ajourd'hui et d'arrêter l'assistance étatique (en déplaise aux voisins de l'Hexagone !)
... et pourquoi les humains de l'Orient n'auraient pas le droit de produire leur propres médicaments ????

Écrit par : olivier bovay | 03/11/2011

Chère Madame,
La seule chose qui présente quelque intérêt dans votre diatribe en faveur de l'ultra-libéralisme (aussi passéiste que celui que vous dénoncez chez les socialistes) est l'exemple français d'un basculement dans l'autre extrême.
Ce que vous oubliez - ou qui a simplement passé à côté de votre compréhension - c'est le rôle et la responsabilité des entreprises vis à vis de la collectivité qui a permis leur essor. C'est cette responsabilité morale d'inspiration "protestante" qui a tissé notre prospérité et notre cohésion sociale.
Ce que vous oubliez en effet ou feignez d'ignorer c'est l'aspect éthique du problème que soulève le désengagement projeté de Novartis à Nyon. Je rejoins les analyses de ceux qui voient-là tout le cynisme de certains capitaines d'industrie dont la seule perspective consiste à maximiser les profits sans le moindre état d'âme pour ceux qui ont assuré leur succès par leur travail.
Facile de jouer aux échecs lorsque les pièces sont en bois ! Les drames humains induits par cette façon indécente de jouer au Monopoly ne semblent guère vous préoccuper et pour cause. Votre approche des problèmes économiques semble faite de slogans tout aussi passéistes et détachés de la réalité d'aujourd'hui que ceux que vous dénoncez, sans conscience apparente de l'aspect simpliste et caricatural de votre discours. Le capitalisme cynique doit rester libre de faire ce qu'il veut, circulez, il n'y a rien à voir !
Craignez chère Madame qu'à force d'aller toujours plus loin dans l'égoïsme outrancier, le système que vous défendez ne s'effondre de lui-même et nous précipite dans une crise sans précédent. Les signes avant-coureurs sont déjà bien visibles ...
Dormez donc en paix sur vos certitudes égoïstes et que vogue le navire !

Écrit par : CJ | 03/11/2011

@ DdD

" Cette fois je soutien Rocket conernant Bobst. Cette compagnie a attendu le dernier moment pour licencier et a tenter de trouver d0autre solution "

Je disait simplement à Rocket que c'est faux que Bobst évite de licencier en attendant des jours meilleurs. A chacun sa stratégie commerciale. Mais c'est aussi risqué d'attendre le dernier moment. Si Novartis doit attendre les grosses pertes pour licencier la pilule risque d'être encore plus amer. Et tintin pour que les syndicats puissent négocier par la suite de très bons plan sociaux.

" Concernant la formation, ce n'est pas seulement à l'Etat de devoir assumer la formation. Ce n'est pas à l'Etat (nous) de subir le manque de vision à long terme des entreprises. Les entreprises peuvent très former le personnel qui travail dans des tâches bientot obsolete dans d'autre tâches innovante ".

Tel justement sont mes propos sur la formation professionnel financer par le privé pour réorienter le personnel licencié. Mais cela divient plus difficile si l'entreprise attend d'être dans le rouge pour dégraisser. Mais c'est toujours pareil. C'est scandaleux quand les multinationales et les banques licencient en faisant des bénéfice et quand ils licencient aprés avoir subit des pertes on se scandalise que l'employé est victime de l'incompétance des dirigeants.

D.J

Écrit par : D.J | 03/11/2011

@CJ,

" Ce que vous oubliez - ou qui a simplement passé à côté de votre compréhension - c'est le rôle et la responsabilité des entreprises vis à vis de la collectivité qui a permis leur essor "

Je vous rappellerais que ces entreprises paient des impôts. Il y a retour sur investissement. La collectivité qui permet l'essor de ces entreprises ne doit pas non plus être une prise d'otage qui empêche aux entreprises de prendre des décisions impopulaires nécessaire pour faire face à une concurrence mondial acharnée.

" Je rejoins les analyses de ceux qui voient-là tout le cynisme de certains capitaines d'industrie dont la seule perspective consiste à maximiser les profits sans le moindre état d'âme pour ceux qui ont assuré leur succès par leur travail ".


Je ne connais aucune entreprise qui licencie pour maximiser des pertes. Même la petite PME familiale ne va pas garder un employé non rentable même si l'entreprise fait des bénéfices. Sa survie dépend aussi d'une rentabilité immédiate. Il faut arrêter cette hypocrisie. Les petit patrons comme les grands PDG ne font pas de social.

N'oublions pas non plus que l'on profite tous de la mondialisation en payant des produits moins chère comme nos ordinateurs car fabriqués en Chine ou en Corée du sud. Personne proteste de payer moins chère ses produits et pourtant nombre d'emploi furent détruit par ces délocalisations en Chine ou ailleur.

D.J

Écrit par : D.J | 03/11/2011

Les "déçus de la croissance", les "idées tueuses d'emploi" : quelle prétention !

Les solutions pour les personnes concernées, quelles sont-elles ?
En plus des problèmes humains subis, combien la collectivité paie-t-elle en moyenne pour un chômeur, et sur quelle durée actuellement ?

Faut-il que nous attendions les nombreux licenciements qui se profilent dans les jours à venir pour réagir ? (car il est déjà beaucoup trop tard pour agir)
Les patrons comme les employés n'ont absolument rien à gagner de cette situation qu'ils subissent suite aux fautes (et/ou tricheries)de nos grands financiers qui recommencent, continuent à recommencer, ....

La fin de l'année va être difficile, mais peut-être pas pour Madame Amstein .... qui
- parle de "limiter la casse" et de "miroir aux alouettes"
- critique les autres pays parce que cela fait du bien
- propose gratuitement de "prévenir les restructurations" ....

Écrit par : JRE | 03/11/2011

s'il y a une idée "tueuse d'emploi",

c'est celle que vous renvoie votre sélectionneur, employé salarié d'agence de recrutement, vous faisant comprendre tout et n'importe quoi (selon l'air du temps).

Liste d'exemples d'idées tueuses d'emploi:

- vous êtes trop gros: nos employeurs n'ont pas la place!
- vous êtes trop moche: les salariés de nos employeurs sont déjà trop déprimés!
- vous êtes trop beau: mégalo, passez votre chemin!
- vous êtes qualifiés: désolés, vous êtes sur-qualifiés pour nos clients!
- vous êtes suisse sans autre nationalité: désolés, nos clients exigent une culture internationale!
- vous êtes suisse sans autre nationalité avec expérience internationale: désolés, nos clients exigent une expérience locale récente!
- vous êtes trop intéressés: nos clients en ont vu d'autres!

etc

Écrit par : globalisé | 03/11/2011

correction à la liste:
- vous êtes trop beau: mégalo, combien voulez-vous?

Écrit par : globalisé | 03/11/2011

La caisse de chômage ou le principe du "vase d'expansion" pour les patrons

Le vase d'expansion est un dispositif capable d'absorber les variations de volume de l’eau d'un circuit de chauffage en fonction de la température.
L'eau se dilate en chauffant, créant un accroissement de pression dans le circuit de chauffage.
Le vase d'expansion permet d'absorber ce surplus de pression pour éviter une détérioration du circuit tout en le maintenant étanche, contrairement à une soupape de sécurité qui déleste l'installation en laissant le fluide surcomprimé s'échapper.

Si l'on considère que dans le principe énoncé ci-dessus, le "système de chauffage" représente l'entreprise; il est à noter que le "vase d'expansion" (caisse de chômage), fait partie intégrante du dispositif.
On ne voit donc pas pourquoi ça serait à la collectivité (ou à l'eau du circuit) d'assumer les frais de la dilatation...

Écrit par : petard | 04/11/2011

Bien que je ne sois pas socialiste, les propos tenus par CJ le 3.11.2001 dans votre blog ne m'ont pas laissé indifférents. Son commentaire va dans le sens d'une plus grande responsabilité de la part des patrons au niveau social. L'attitude et la forme utilisées par Novartis à Nyon nous dessert tous en tant qu'entrepreneurs. Si les milieux politiques ont condamné de telles pratiques, je pense que le rôle de la CVCI est de prendre le relai et de rappeler certaines règles au patronnat, tout en développant un code de déontologie, afin que les droits de l'ensemble des acteurs soient mieux respectés.

Écrit par : avz | 06/11/2011

@D.J.

Merci pour ta réponse :-)

" C'est scandaleux quand les multinationales et les banques licencient en faisant des bénéfice et quand ils licencient aprés avoir subit des pertes on se scandalise que l'employé est victime de l'incompétance des dirigeants."

Le problème est que là, c'est justement des gens hautements qualifié qui vont se faire licencier. Alors le double discours des entreprises est aussi d'une hypocrisie totalle sur ce sujet. Elles ne cesse de "pleurnicher" qu'il n'y a pas de gens assez qualifié.

Le problème, ce n'est pas tant que les gens ne sont pas assez qualifié, c'est que certaines entreprises veulent le beurre et l'argent du beurre en demandant à des gens d'être qualifié à des tâches si spécifiques que seule 3 ou 4 entreprises dans le monde demandent ces tâches spécifique.

Ces entreprises là ne font que payer pour le manque de formation donné, qu'elles même le demande. Elles n'ont pas voulu investir dans la formation de leur employé pour économiser sur cette formation afin par là suite, d'utiliser le pretext qu'il faut des gens productif dès les premier jours de leur arrivée.

Alors qu'objectivement parlant, elles mettent plus de temps pour trouver LA personne qualifié que si elles avaient formé une personne un peu moins qualifiée mais interressée par le poste.
-
D'un autre côté les gens ne comprennent plus rien, les entreprises demandent des postes qui ont demandé plus d'années de formation à l'employé que le temps d'utilité pour l'entreprise.

A force de prendre que des gens qualitfié et compétent et en voyant certains résultats, on peut dire qu'à long terme, elles feraient mieux de prendre des gens moins qualifiés et moins compétent mais qui au moins sont attaché à la valeur d'entreprise et se battent pour celle-ci.

Écrit par : DdD | 07/11/2011

Finalement en lisant tous les articles concernant Novartis on a que trop tendance à oublier tous les patients ayant fait progresser la médecine,et si on laissait les entreprises comme ce fut,discuter avec les concernés sans que tout le monde y mette son nez peut-être que des solutions pour tous seraient plus vite trouvées mais ce n'est que mon avis personnel il va de soi.Malgré tout professionnelement parlant on sait aussi avec l'expérience que pour tous problèmes moins on en parle plus vite ils sont résolus.Et il ne s'agit pas de dire c'était une autre époque,le 8 clos a toujours permi de résoudre rapidement tous les conflits

Écrit par : lovsmeralda | 07/11/2011

La proposition est ridicule. Les politiciens devraient cesser de dire aux PDG comment faire fonctionner leur entreprise. On a vu les dégâts que ça a causé quand les politiciens américains ont obligés les banques à accorder des crédits aux pauvres.

Écrit par : assurance auto étudiant | 15/12/2011

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