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21/12/2011

Visibilité zéro pour les électriciens suisses

 Combien investir dans l'éolien? Le solaire? Les centrales à gaz? L'hydraulique? Avec quelle attente de retour sur investissement? Les groupes électriques suisses naviguent dans le brouillard le plus complet depuis la décision du Conseil fédéral, au printemps dernier, de sortir du nucléaire dans les 20 ans. "Précisez-nous les règles!", s'impatiente le directeur général d'Alpiq (Le Matin Dimanche du 18 décembre).

 

Les élections sont passées, le nouveau Conseil fédéral est en place. On espère que les effets de manche sont terminés: le dossier doit être prioritaire. La Confédération ne peut pas faire poireauter un secteur aussi essentiel de l'économie pendant des années. Au-delà des seuls électriciens (responsable tout de même d'assurer la sécurité de l'approvisionnement de notre pays), ce sont tous les gros consommateurs de courant qui sont dans le flou le plus complet. Combien paieront-ils le kilowattheure dans deux ans, cinq ans, sept ans? Plus cher, nous a promis Doris Leuthard. Oui, mais de combien? Aujourd'hui, cette incertitude s'ajoute au franc fort et à la dégradation de la conjoncture mondiale.

 

La Suisse ne peut pas, comme l'Allemagne, compter sur la réhabilitation au pas de charge, et sans grandes considérations environnementales, de vieilles centrales à charbon pour remplacer l'électricité nucléaire à laquelle nous commencerons à renoncer d'ici à huit ans. D'ici là, il faudra économiser, et produire différemment. Et surtout produire davantage, car tous les efforts d'économies (indispensables) ne suffiront pas à compenser le boom annoncé des pompes à chaleur, des voitures électriques, des nouveaux équipements informatiques et… la poursuite de la croissance démographique.

 

Modèle ultime pour ce qui est de mettre la charrue avant les bœufs, le Conseil fédéral nous promet un catalogue de solutions pour l'été prochain, plus d'un an après avoir opté pour l'abandon de l'énergie atomique! On décide, puis on réfléchit… Il faudra ensuite concrétiser ces propositions dans des lois, des ordonnances. Procédures de consultation, commissions parlementaires, débats au Chambres, éventuels référendums contre certains objets… les électriciens risquent fort de rester dans le brouillard jusqu'en 2014 et même au-delà. D'autant plus que Berne a parallèlement ouvert un autre chantier titanesque: une réforme complète de la fiscalité, qui vise à imposer l'énergie à la place des revenus du travail.

 

Le Conseil fédéral a placé la barre très haut. En tous cas bien plus haut que chez tous nos voisins. Déjà perturbés par les soubresauts des crises à répétition, entreprises et producteurs d'électricité attendent que soient tracés les contours - économiquement viables - du futur énergétique suisse. Au plus vite.      

Commentaires

" On décide, puis on réfléchit… "

On ne saurait mieux dire !

La décision précipitée du Conseil fédéral de sortir du nucléaire était aussi, et peut-être surtout (?), une décision électoraliste, autant dire une opportunité avant les élections fédérales du 23 octobre.

Que l'émotion frappe l'opinion publique après la catastrophe de Fukushima, c'est parfaitement normal, que cette même émotion gagne le Conseil fédérale au point de le priver de toute vision rationnelle sur la question n'est pas admissible. La mission d'un gouvernement est de conduire la politique d'un pays sur le long terme, d'avoir une vision proactive, pas de naviguer à vue, ni à l'audimat.

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 21/12/2011

Pourquoi le Conseil fédéral ne donne-t-il pas l'origine des renseignements lui ayant imposé de prendre si rapidement une décision si importante pour l'avenir énergétique de notre pays ? Dans un pays où la moindre des ordonnances demande des mois et des mois d'études, de séances de commissions, de consultations des milieux intéressés et d'arbitrage, la sortie du nucléaire a été décidée dans des conditions incompréhensibles et vraiment peu transparentes. L'ancien chef du DETEC était accusé de lenteur dans la conduite de son département; sa remplaçante pourrait avoir péché par précipitation !

Écrit par : Daetwyler | 21/12/2011

L'enthousiasme de notre basse-cour politicienne pour la transparence - quand il s'agit de nucléaire - semble se refroidir très rapidement quand on parle de la fiabilité et sécurité des alternatives.
Au sujet de la sécurité, il serait temps d'y remédier. Tout comme l'industrie nucléaire à son "INES" (International Nuclear Events Scale - échelle internationale d'accidents nucléaires), on devrait introduire une "IRES" - l'analogue pour les renouvelables. Qui osera introduire une motion à ce sujet au Parlement et exiger le scrutin nominatif?
A mon avis, cette échelle ne verra jamais le jour - on peut se faire une idée de pourquoi ici:
- Solaire sur les toits: http://www.cnbc.com/id/24131764?photo=3
- Extension du réseau: http://www.cnbc.com/id/24131764?photo=4
- Biomasse, dans les champs: http://www.cnbc.com/id/24131764?photo=5
- Biomasse, dans les forêts: http://www.cnbc.com/id/24131764?photo=9
- Travaux sur éoliennes : http://www.cnbc.com/id/24131764?photo=8
Placer 5 entrées dans le top 10 des jobs les plus mortels, c'est une belle performance! La gauche nous promet une abondance d'emplois dans le renouvelable - il y en aura surtout... pour les croque-morts!

Écrit par : zamm | 21/12/2011

@zamm

Vous êtes d'une incroyable mauvaise foi, ou alors d'une ignorance inqualifiable.

feriez mieux allez voir et lire les ordonnances et les règles des travaux en hauteur et sur les toits par exemple.
Il ne faut tout de même pas comparer les risques inhérents au processus de production et ceux liés à la mise en place et au montage.
Vous avez appris à utiliser les statistiques à l'UDC?

C'est juste complètement absurde.

Je suis encore halluciné d'avoir lu pareille bêtise.

J'espère que vous tiendrez une bonne liste des morts et blessés suite à l'accident de Fukushima et à la durée des travaux d'assainissement.
Mais comme cela va prendre 40ans, je suis prêt à parier que vous ne vous intéresserez plus à tout cela depuis longtemps.

Écrit par : lefredo | 22/12/2011

@lefredo:
Avant de polémiquer, il faudrait peut-être vous informer sérieusement...

Les liens que j'ai donnés sont du "Bureau of Labor Statistics" des USA (2006)... Avez-vous des données valables pour les contredire? Comment expliquez-vous alors cette mortalité, malgré les "ordonnances et règles"? D'ailleurs, les voici pour chez nous:
http://www.admin.ch/ch/f/rs/8/832.311.141.fr.pdf
Notamment, vous constaterez une limite de 3 m pour l'assurage... Pensez-vous vraiment qu'on ne peut pas faire de mauvaise chute en tombant de 2m50?

Rassurez-vous, je ne tire pas mes statistiques de l'UDC - la littérature scientifique est plus appropriée que la propagande (de quel bord que ce soit) pour faire des choix rationnels, par exemple (l'article est accessible gratuitement):
Markandya & Wilkinson, Electricity generation and health, The Lancet 370, 979-990, 2007.
http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(07)61253-7
On constate que nos électriciens ont finalement fait assez juste en misant sur l'hydraulique et le nucléaire! Globalement, l'éolien et le PV ne sont pas si mauvais, mais ne produisent pas quand on veut et impliquent un gros transfert de risque sur une seule population (les ouvriers, justement) assez discutable...

Finalement, la liste des morts de Fukushima n'est actuellement pas bien longue... Pour les effets à long terme, on peut s'informer facilement:
http://nuclearsafety.gc.ca/fr/readingroom/radiation/radiation_health_effects.cfm
En comptant très large (200'000 personnes exposées à 10 mSv en moyenne), on arrive à une centaine de morts "escomptés" par radiation (comme le modèle linéaire sans seuil est très conservateur, le nombre sera vraisemblablement plus faible). Certainement une tragédie, mais infiniment moindre que les victimes de la pollution par le charbon, le gaz, le fioul, le bois, etc. (charbon: de l'ordre de 1'000'000 victimes dans le monde par an, principalement par la pollution)...

Écrit par : zamm | 22/12/2011

@zamm

Je crois que vous ne savez pas bien comment se passe la sécurité sur les chantiers.
D'ailleurs, combien pensez vous qu'il y aurait de mort lors de la construction de centrale? Car voyez vous, ce sont également des ouvriers qui y travaillent. Comme sur tout chantier.
Il est bien clair, que la limite obligatoire d'assurage est de 2,5m.
Pour la simple et bonne raison qu'en deca de cette hauteur, les systèmes nécessaires à l'arrêt de la chute sont inefficaces ou empechent la bonne réalisation des travaux.
Mais d'autres mesures peuvent et doivent être prisent pour éviter que des ouvriers ne chutent, tel que montage d'échauffaudages, de barrières de protection autour des ouvertures et trous, etc...

Mettre en parallèle les risques dû au nucléaire, avec les accidents sur les chantiers, et n'a absolument aucun sens, ni aucune pertinence.

Écrit par : lefredo | 22/12/2011

@ Claudine Amstein

Le Conseil fédéral a pris une décision stratégique. C'est ce qu'on est en droit d'attendre de notre gouvernement.

Vous semblez oublier comme beaucoup, mais pas comme Fulvio Pelli qui l'a très vite compris, qu'il n'y avait plus aucune chance pour que le peuple accepte la construction de nouvelles centrales nucléaires au vu du résultat à Berne sur Mülleberg (très faible majorité pour le prolongement de la date d'exploitation) et cela dans les jours qui ont précédé Fukushima.

Notre système démocratique est relativement lent, certes, mais cela est constitutif, comme vous le savez bien, de notre principe de recherche du consensus qui a fait ses preuves et que nos voisins nous envient. Il fallait donc un électro-choc pour provoquer une réflexion salutaire vers un nouveau paradigme énergétique.

Attendons le printemps et jugeons sur pièce.

P.S.: Je vous invite à lire la revue Reflex de ce mois à ce sujet.

http://reflexmagazine.ch/

Écrit par : Richard Golay | 22/12/2011

@Richard Golay

Cher Monsieur,

C'est justement la lecture de la revue Reflex qui a suscité cette note de mon blog. J'en ai notamment retenu les éléments suivants (tirés de l'interview de l'expert Hans Björn Püttgen, de l'EPFL):

- "La plupart des prévisions pour 2030 indiquent que la Suisse va diminuer sa consommation d'énergie. Mais cette baisse passe par des mesures d'économie qui engendrent souvent une augmentation de la demande électrique." (p.42)

- "La Suisse pourrait être en mesure d'atteindre un approvisionnement électrique à 100% renouvelable durant le dernier quart de ce siècle." (p.40)

La note de ce blog ne vise pas à revenir sur la sortie du nucléaire. Cette décision est prise. Mes propos consistent justement à réclamer les détails de cette stratégie qui revient, comme vous le dites, au Conseil fédéral.

Les décisions doivent se prendre sur la base de faits et de scénarios. Nous avons la décision, nous attendons les seconds au plus vite.

Claudine Amstein

Écrit par : Claudine Amstein | 23/12/2011

@R. Golay & C. Amstein. Une présentation beaucoup plus détaillée et chiffrée des tenants et aboutissants de l'article dans Reflex est accessible librement ici:
http://www.ehc-vd.ch/jahia/webdav/shared/Events/EPFL_CEN_Morges_27Oct11.pdf

Avec des hypothèses très (pour ne pas dire trop) optimistes sur les économies et le renouvelable, on arrive à un besoin, pour le gaz à l'horizon 2035 (arrêt des dernières centrales nucléaires), de 15 TWh/an, correspondant à 5’150’000 t CO2/an. C'est grosso modo ce que feront TOUTES les voitures de Suisse!

Pour une fois, je suis d'accord avec R. Golay: wait and see...

Écrit par : zamm | 23/12/2011

Seule certitude,plus on parle gaspillage plus on reçoit de paperasses à jeter,publicités,catalogues 3 voire 4 fois par années ,banques et assurance ajoutant une feuille quasi blanche pour presque seulement vous remercier peut-être d'avoir joué le jeu de la franchise ou celui de l'avion
.Quand aux ampoules dites économiques depuis on n'a jamais vu autant grimper les ventes d'appareils qui eux que je sache ne se rechargent pas au CO2 mais qui ont une faculté anti gaspillage car jetables après une année.Ensuite on ose parler économie?que je sache nous on a su économiser ,on laissé des terres vierges de batiments qui construits maintenant ménent à la déprime et on oserait nous faire ma morale?décidément on est en Suisse la première chose apprise c'était le recyclage alors marre des moralisateurs espérant voire dépenser des sommes pour des projets qui s'ils sont rentables dans les pays du Nord ne peuvent l'être chez nous.Ou alors dans des régions non habitées comme en Islande qui a déja procès sur les bras suite à la constrution d'une centrale géothermique .Dommage on est plus au temps ou des Messieurs Chevallaz et autres regrettés d'ailleurs qui savaient imposer leur niet et c'est fort regrettable
Quand au bois aussi à économiser si l'on sait le nombre de parutions littéraires dont les Islandais qui sont champions en la matière ,alors que leur pays ne possède pas de foret,que je sache la papier ne sort pas des pisciultures ,quand à culpabiliser les habitants francophones dans le temps seule la Suisse était concernée,les églises savaient le faire avantageusement ,il faut se souvenir que ce sont les travailleurs qui font tourner l'économie et non les indignées aux mains de meneurs de la pire espéce

Écrit par : lovsmeralda | 25/12/2011

Merci à Madame Amstein pour sa réponse et à zamm pour le lien vers le pdf de M. Püttgen.

Détail amusant : je viens de me séparer de ma vieille machine à Café Jura de 1350 W pour une petite cafetière Mocca avec chauffage électrique intégré à 170 W.

N'attendons pas le printemps pour consommer intelligent et réduire notre consommation !

Écrit par : Richard Golay | 25/12/2011

@Richard Golay,en 50 la consommation intelligente ,y' a rien de neuf sous le soleil

Écrit par : lovsmeralda | 25/12/2011

@Richard Golay,désolé je voulais dire les habitants de ce pays connaissait la consommation intelligente et ont continué à la cultiver.grâce à nous beaucoup on pu faire des études universitaires cela ne l'oubliez jamais

Écrit par : lovsmeralda | 25/12/2011

Bien vu Claudine, la visibilité zéro de nos électriciens en matière d'énergie est une dure réalité qui ne faut pas prendre à la légère ¨
Ceux-ci n'ont pas apprécié la décision historique prise par le Conseil Fédéral.
Qui dans la hâte pour des raisons électoralistes, a pris la décision de sortir du nucléaire dans les vingt prochaines années.
Mais il est encore temps de réagir, avant le naufrage complet de notre système d'approvisionnement énergétique !
Certe, les écolos bornés vont essayer de mettre le bâton dans les roues, mais vont vite se lasser tant leur incompétance en la matière est grande...

Écrit par : Jean-François Chappuis | 25/12/2011

le 21me siècle en Suisse ou comment les obsédés de la la perfecionnite aigüe ont su maintenir les enfants dans l'illétrisme préférant leur apprendre à trier des déchets avant d'apprendre à lire .On a connu le siècle des lumières le 21me sera celui de l'obscurantisme complet quoi de mieux pour conduire par le bout de nez des foules ne sachant ni lire et écrire on croyait ne plus jamais revivre une pareille décadence ,hélas!
Et le plus catastrophique est de pouvoir constater les enfants riant et jouant gagnant de petits sous grâce aux montagnes de déchets leur servant de liens avec le monde extérieur et qui sous la pression de potentats dignes descendants du 3me Reich ont décidé de détruire leur environnement afin de placer leur argent en construisant des gratte-ciels n'ayant plus rien à voir avec l'identité Hindoue.
Quand aux écolos ils oublient carrément les personnes du troisième âge et les handicapés pensent-ils être à même d'échapper aux viscicitudes de la vie,leur futur risque de leur rendre en pleine figure leur arrogance à vouloir nier la vérité, sans doute inculquées par des parents ayant peur eux-mêmes d'être défigurés par la vieillesse ,et pourtant les rides ne sont elles pas gages d'une vie remplie d'expériences mais vécues elles, et non faites de théories farfelues?

Écrit par : lovsmeralda | 28/12/2011

Ce genre de situation entraîne une confusion qui empêche les personnes d'investir et de se projet dans le futur. Il faut que la loi soit prévisible sinon l'économie ne peut avancer.

Écrit par : comparer assurance auto | 31/12/2011

@ C.Amstein .Il fut un temps/entre 1950 et 1960 si mes souvenirs sont exacts / ou régnait en maitre une phrase que je me permets de vous citer:ne donnez jamais trop de pouvoirs aux scientifiques et encore moins à d'autres castes se croyant en possession de théories toutes plus fumeuses les unes que les autres .Car le temps mis à essayer de les comprendre et de les appliquer , d'autres théories plus loufoques les unes que les autres surgiront pour vous noyer dans le panier à crabes. N'est-ce pas l'image de la situation actuelle dans laquelle tout le monde ou presque semble nager à contre-courant sans jeu de mot il va de soi?
Les anciens avaient la sagesse ,la patience et savaient adapter les prorités en fonction des saisons et des caprices de dame nature qui elle on le sait, ne se laisse jamais dompter ou fait semblant ,puis soudain qu'on soit riche ou pauvre elle revient mais encore plus rebelle on l'a vu avec les tsunamis comme pour narguer ceux qui étaient poussière et qui retourneront poussière comme sait si bien le relever l'astrophysicien H. Reeves
avec pour Vous Madame tous mes meilleurs voeux pour 2012

Écrit par : lovsmeralda | 02/01/2012

Au seuil de cette nouvelle année, ma réaction sous forme de pamphlet :
Le ver(t) est dans le fruit !
A quoi bon se disputer sur les conséquences d’une décision prise à la hâte et à chaud, dans des circonstances où les intérêts électoraux coïncidaient avec l’émotion populaire. Le ver(t) est maintenant dans le fruit et la seule solution pour éviter que celui-ci pourrisse, c’est d’extirper l’un au plus vite ou alors d’accepter que l’autre soit condamné à pourrir et qu’il faille en changer.
On nous a bassinés avec la mort des forêts - elles se portent bien, merci - on nous bassine avec le réchauffement de la planète - pour ceux qui y regardent de plus près, il se serait arrêté depuis quelques années sans nous demander notre avis - et on s’amuse à condamner une technologie qui ne demande rien d’autre que d’être améliorée et mieux surveillée - et qui, de toute façon, va poursuivre son développement, avec ou sans nous, comme la consommation des énergies fossiles.
Tout ça pourquoi ? Parce que le bon vieux sentiment de culpabilité a été une fois de plus titillé dans nos têtes. Nous sommes coupables de notre bien-être, coupables de notre prospérité, coupables d’avoir « ravi le feu du ciel » et de nous être « trop approchés du soleil ». Les mythes de Prométhée et d’Icare ont décidément la vie dure, avec leur cortège de prophètes et de profiteurs : du pain bénit pour nombre de chercheurs et d’affairistes qui courent après les subsides et qui ne vont pas cracher dans la soupe, même si elle ne répond pas vraiment à la rigueur scientifique ; l’occasion de lever de nouvelles taxes pour financer tout ce qu’on n’arrive pas à se payer; et de donner aux prophètes les moyens de réaliser leurs utopies.
Et qui va payer tout ça? Nous sommes de plus en plus nombreux, en tant que simples citoyens, à nous révolter - ou à nous indigner, pour utiliser un terme à la mode - contre cette exploitation systématique de la crédulité publique et du vieux complexe de culpabilité de l’homme devant ce qui lui arrive. Peut-être est-il temps d’extirper le ver(t) ou de jeter le fruit avant que ça finisse mal. On ne peut pas bâtir l’avenir sur des peurs et des décisions qui ressemblent à des actes de contrition!

Écrit par : Marc | 02/01/2012

@Marc,comme il fait bon lire ce que beaucoup pensent mais n'osent dire à haute voix de peur d'avoir l'air ridicule.Les USA ont une université avec un département anti rumeurs ,perso je serais assez pour car la rumeur étant l'esclave préférée des écolos et de pseudo économistes tout comme il existe de faux médecins et d'autres faux en tous genre,la rumeur pour finir nous empoisonne carrément l'existence .Tout le monde ou presque connait la plus célèbre,celle de Jésus qui se montrait à tout le monde après son décès et qui encore maintenant conduit les millénaristes persuadés de son retour à lancer des rumeurs à qui mieux mieux pour faire peur à tous
Et si l'on sait le risque qu'il y a simplement à y croire votre cerveau va tout faire pour vous entrainer là ou vous n'auriez pas voulu aller .Tout sera joué malgré vous,ceux jouant à ce jeu là savent d'avance qu'il suffit d'une image d'un son ,et la peur s'ensuivant leur but est réussi,ceux lançant la rumeur sont des machiavels des temps modernes ayant un troupeau de victimes potentielles dans un monde ou augmente chaque jour le nombre de personnes âgées ,seules ,isolées ou handicapées.
C'est qu'à force de trop de rumeurs,la vérité elle risque de ne plus être perçue,on croit réver c'est exactement là dessus que comptèrent ceux qui séparèrent un mombre incroyable d'enfants de leur famille et ce jusqu'en 60-70,ils eurent beau parler,ils furent traités de menteurs ,hélas l'histoire prouva que tous avaient eu raison.Et vous pouvez compter sur eux pour débusquer la rumeur,leur flair est infaillible seule consolation!
toute bonne soirée pour vous

Écrit par : lovsmeralda | 02/01/2012

Une vraie bonne discussion. Ca m'a beaucoup apporté, ainsi que l'article, bien sûr.

Écrit par : prix thermostat | 17/01/2012

Et bah voilà un excellent article.
Ce n'est pas la première fois que je viens parcourir ton blog: alors là, aujourd'hui, je suis juste obligée de laisser un mot.


Encore bravo !
A très bientôt !

Écrit par : Blog colonie | 09/02/2013

Alors un superbe billet!
C'est la première fois que je découvre ce bon blog, et je suis d'ors et déjà sous le charme !!
Vas-tu à nouveau laisser ta plume filer au sujet de ça ??
En tout cas encore bravo !

Écrit par : Blog colonie | 18/03/2013

Et bah c'est un très bon article!!
C'est pas la première fois que je viens parcourir ton site là, mais cette fois, je me sens juste obligée de laisser un commentaire.
Tu aurais d'autres trucs à préconiser sur ce sujet ?

En tout cas encore félicitations !

Écrit par : Fauteuils | 18/03/2013

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