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25/07/2012

Garderies: et si l'Etat incitait au lieu de décourager!

L'on voudrait décourager les entreprises de créer des crèches que l'on ne s'y prendrait pas autrement! Savez-vous que depuis cette année, les entreprises vaudoises qui avaient investi dans ce domaine avant l'entrée en vigueur en 2006 de la loi sur l'accueil de jour des enfants (LAJE) paient à double? D'un côté, elles paient pour leurs propres structures d'accueil (ou les places qu'elles financent chez des tiers). De l'autre, l'Etat leur prélève désormais une cotisation de 0,08% sur la masse salariale, comme pour toutes les autres entreprises, alors que durant les cinq dernières années, ces ponctions leur étaient (très justement) rétrocédées. Curieuse manière de récompenser ceux qui avaient pris le taureau par les cornes…

Le tout nouvel Office de l'accueil de jour des enfants (OAJE), dont le Conseil d'Etat a récemment annoncé la création pour la rentrée, serait bien inspiré de réexaminer la question au plus vite. Le manque de structures d'accueil (collectives ou familiales) reste en effet endémique, malgré la création de près de 5000 places depuis l'entrée en vigueur de la LAJE.

Bon nombre d'entreprises seraient prêtes à se lancer à l'eau. Mais elles sont rapidement découragées par ce qu'il convient d'appeler un véritable parcours du combattant. L'on ne s'attardera pas ici sur la stricte réglementation régissant l'encadrement professionnel, ni sur celle, encore plus détaillée, portant sur l'aménagement des locaux des garderies: la barre a été placée très haut. Beaucoup trop haut pour l'énorme majorité des entreprises.

Côté financement, les aides au démarrage prévues par la loi ne sont accordées qu'au compte-goutte. A ce jour, seule une poignée d'entreprises en bénéficient. C'est insuffisant, il faut revoir le système et s'orienter vers une aide à l'unité: une place créée = une aide au démarrage.

Ces propositions n'ont rien de révolutionnaire, elles relèvent du bon sens. Il y a un peu plus de 15'000 places d'accueil pour les enfants dans le canton, un chiffre à mettre en relation avec environ 340'000 emplois (et 85% de personnes actives occupées – 78% pour les  femmes - pour la classe d'âge 25-54 ans). Pas besoin d'être statisticien pour comprendre que l'offre ne répond pas à la demande.

Les entreprises sont prêtes à mettre la main à la pâte. Elles ne demandent même que cela, car c'est aussi dans leur intérêt de permettre aux employés qu'elles ont formés de pouvoir concilier vie professionnelle et privée. Elles ont toutefois besoin de coups de pouce et non de cotisations punitives pour celles qui donnent l'exemple!

Commentaires

Je crois tout simplement que les médias prennent plaisir à saboter le moral de tout un chacun ce qui fait penser à la parole du Général Guisan ,parole pleine de bons sens:Suisse cessez d'écouter les médias .On ne peut que lui donner raison
On sait aussi les réponses fausses faites par certains élus pour couper courts aux questions journalistiques .Beaucoup étant des paparazzis ou cherchant à les imiter
Le scolaire devrait ré-introduire l'apprentissage de l'analyse des journaux,ce fut dans les années 50 en tous cas dans notre canton et ce dès la troisième primaire

Écrit par : lovsmeralda | 26/07/2012

Un coupe de pouce ? Ah ! je croyais qu'il fallait en finir avec l'assistanat !
Que les entreprises proposent ce service, cela les rendra plus attractives auprès des candidats par rapport à leurs concurrents

Écrit par : Vu de France | 31/07/2012

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