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20/02/2013

L'initiative Minder et les leçons de l'affaire Daniel Vasella

"L'affaire Vasella" terminée, deux conclusions peuvent être tirées sur l'initiative Minder. Premièrement, le dénouement par renonciation à cette prime de 72 millions (sur six ans) liée à une clause de non concurrence prouve qu'il n'y a pas besoin de loi pour faire revenir en arrière les managers auxquels les sociétés accordent des rémunérations stratosphériques. Une vraie indignation générale suffit. Deuxièmement, le battage médiatique sur ce cas particulier montre une nouvelle fois qu'une petite poignée de patrons seulement sont visés par cette initiative. Et parmi eux, des managers (de Swissair, d'ABB) qui ne sont plus en fonction depuis plus de dix ans…  

Pour toucher, disons, 10 établissements, le missile Minder frappera de manière aveugle toutes les sociétés cotées en Suisse, soit quelque 250. Parmi elles figurent bon nombre de PME. Des petites et moyennes entreprises au sein desquelles les rémunérations n'ont jamais fait l'objet de la moindre contestation. Si l'initiative passe, elles devront pourtant se soumettre aux même règles drastiques (élection chaque année de chacun de leurs administrateurs, votation annuelle sur l'enveloppe des salaires) que les plus grandes multinationales. Toute flexibilité disparaîtra.

Encore une fois, le contre-projet permet une approche plus pragmatique, en laissant une marge de manoeuvre aux sociétés. Le contre-projet interdit aussi les parachutes dorés et permettra surtout la restitution de sommes indument perçues, un point que l'initiative ne prévoit pas. Il obligera les entreprises à définir de manière transparente quelle est la politique de rémunération de ses dirigeants (par le biais de règlements). Pour qui veut freiner la course à la surenchère des salaires des managers, le contre-projet sera beaucoup plus efficace que l'initiative, dont l'auteur n'a jamais caché que son but n'était pas de faire baisser les salaires mais uniquement de donner davantage de pouvoir aux actionnaires.

Qu'on retrouve systématiquement les pourfendeurs de la valeur actionnariale parmi les plus grands partisans de Minder est incompréhensible!

En politique comme dans la vie quotidienne, la colère, l'émotion, la rancœur ou la jalousie ne conduisent jamais aux meilleures décisions. L'initiative Minder ne fait pas exception. Elle est démesurée. Il est encore temps de choisir la voie de la raison, le contre-projet, qui entrera automatiquement en vigueur si l'initiative Minder est repoussée. 

Commentaires

Minder veut nous faire croire qu'il veut redonner un vrai pouvoir à l'actionnaire alors que son initiative va surtout donner plus de pouvoir à l'état dans la politique salariale de l'entreprise privée. Du reste je ne serait pas étonné que l'entreprise à Minder ne soit pas cotée en bourse pour que Minder ne subit pas ce qu'il fait subir aux autres.

Et arrêtons aussi cette hypocrisie lié à l'indignation concernant la prime que Vasella devait toucher. Bien peu de ceux qui gueulent auraient refusé cette prime. Du reste aucun gagnant refuse les gains de l'Euromillions en prétextant que ce sont des sommes démesurées et indécentes.

D.J

Écrit par : D.J | 20/02/2013

Si le directeur d'une société de construction utilise la main d'oeuvre et les machines de chantier de l'entreprise pour faire gratuitement le terrassement de sa maison de campagne, il sera poursuivi - avec raison - pour abus de biens sociaux.

Mais si ce même directeur se met d'accord avec son conseil d'administration pour s'octroyer une prime d'un million ou deux (on peut imaginer quelques ristournes et renvois d'ascenseurs, nous sommes entre gens de bonne compagnie), là, tout passe comme lettre à la poste!

Il est temps de mettre un terme à cette hypocrisie.

La tragi-comédie de la prime de départ de M. Vasella aura fini de dessiller les yeux des plus aveugles quant aux abus que commettent les membres du club, et éclairé les derniers doutes quant à leur prétendue compétence (je n'ose même pas évoquer leur clairvoyance, par charité chrétienne...)

Les actionnaires sont les plus à même d'accomplir le nécessaire contrôle de ces rémunérations en roue libre qui ressemble franchement à un pillage en règle ; encore faut-il qu'ils en aient les moyens légaux, que leur donne enfin l'initiative Minder.

A ceux qui clament que le salaire annuel de 24 millions de M. Vasella était "mérité", je pose la question: si M. Vasella n'avait été embauché qu'au dixième de cette somme, soit un "modeste" 2,4 millions annuels, n'aurait-il alors travaillé qu'au dixième de ses capacités?

Vraiment?

Écrit par : Stéphane Montabert | 20/02/2013

" Les actionnaires sont les plus à même d'accomplir le nécessaire contrôle de ces rémunérations en roue libre qui ressemble franchement à un pillage en règle ; encore faut-il qu'ils en aient les moyens légaux, que leur donne enfin l'initiative Minder. "

Les actionnaires avec Minder n'auront plus rien à dire puisque les primes et les bonus seront interdit par la loi. Et pour les salaires des dirigeants qu'est-ce que cela peut foutre à Minder si les actionnaires laisse faire les conseils d'administration? Si ils se sentent lésés les actionnaires sont assez mature pour régler le problème eux-mêmes. C'est eux les proprios qu'ils se démerdent. C'est pas à l'état de décider de ce que doivent faire les actionnaires dans la politique salariale d'une entreprise privée.

Les entreprises comme Novartis ont toujours été performante dans l'innovation et la recherche. Elles n'ont jamais eu besoins de Minder pour ça. A force de les emmerder avec des réglements bureaucratiques et de leur cracher dessus par jalousie et par mépris pour des histoires de primes ou de bonus un jour ou l'autre ils plieront bagage pour de bon où ils pourront s'assoire sur la lex Minder en nous faisant un joli bras d'honneur.

Ce jour-là faudra pas venir pleurnicher.

D.J

Écrit par : D.J | 20/02/2013

L'initiative Minder a une immense vertu: elle va liquider une poche de laisser-aller démocratique, à savoir que l'argent des retraités est utilisé sans les consulter. C'est en fait un argent qui servait à ce que les conseils d'administration jusqu'ici pouvaient faire ce qu'ils voulaient - y compris un pillage en règle - sans réellement devoir rendre des comptes. Entre les caisses de retraite et les fonds de placement, on a affaire à des sortes de sociétés-écrans, permettant de dépouiller les investisseurs réels de leurs droits de vote: à l'aide d'internet, ce ne sera nullement difficile ou compliqué de les rétablir.

Écrit par : André Bovay-Rohr | 21/02/2013

Pillage en règle ! Que ne faut-il pas entendre. Quel est le bénéfice de Novartis ? Quelle proportion le salaire de Vasella représente-t-il ? Ce salaire est honteux et inacceptable, mais franchement, vous osez parlez de pillage ?

M. Montabert, vous posez la question de ce qu'aurait fait M. Vasella si on ne lui avait proposé "que" 2,4 mios. Je vais vous le dire : il aurait trouvé une autre entreprise, hors de Suisse, qui lui aurait donné ses 24 mios. Et son savoir (parce qu'il en a, certainement bcp plus que moi) aurait été perdu pour Novartis.

Alors oui, ces salaires et primes sont indécentes. Mais fallait-il vraiment utiliser la Grosse Bertha pour s'occuper d'une infime minorité de managers cupides et sans scrupules ? J'en doute.

Écrit par : Pascal D | 21/02/2013

Peut-être bien que Vasella n'aurait pas accepté de travailler pour moins, étant donnée la rapacité et la cupidité du spécimen. Cela ne veut pas dire que Novartis n'aurait pas pu trouver un directeur compétent pour 2.4 mios ou moins.

Car la compétence d'une personne n'est pas du tout corrélée à sa prétention de salaire, au dessus d'un certain montant, disons 200'000 à 300'000.- par an.

Et, soyons sérieux, la bonne santé actuelle de Novartis n'est attribuable à son chef-directeur que pour une infime part. Sinon, à quoi servirait-il à Novartis d'avoir en son sein des milliers de salariés, cadres ou non, triés sur le volet et très compétents dans leurs domaines respectifs ? Si c'était le cas, la boite n'avait qu'à virer tout le monde et garder juste Super-Dany. Et bien elle ne l'a pas fait. Ça doit bien être que les autres servent à quelque chose, au fond.


Comme le souligne André, le grand mérite de cette initiative est de redonner le pouvoir de décision à tous ceux qui sont actionnaires de sociétés suisses au travers de leur fond de pension ou de fonds de placement. Pouvoir qui leur a été sournoisement volé par les caisses de pension et les banques au profit d'un très petit nombre. Toujours les mêmes: le 0.1% des plus riches et insatiables.

Je n'ai personnellement rien contre l'actionnariat. Mais j'ai une dent contre la bourse: le fait de pouvoir posséder une part d'entreprise à travers le monde, sans rien en connaître peut mener à tous les abus envers les employés mais aussi envers les actionnaires. Cette initiative rétabli partiellement et localement un des problèmes que posent les entreprises cotées en bourse. C'est toujours ça de pris.

Écrit par : Fufus | 21/02/2013

Fufus@ Vous avez tout faux, mais c'est une habitude chez vous. Ouvrez les yeux autour de vous et demandez-vous si tout ce gâchis n'est pas dû à de la mauvaise gestion par des individus qui n'ont pas le millième des compétences pour gérer ces problèmes que vous pouvez constater tous les jours. Plus personne ne veut faire de la politique locale, à part les demi-cuits totalement irresponsables. Et c'est eux qui négocient avec les Libyens propriétaires des Raffineries du Rhône, qui rejettent 30 kg d'Arsenic par an dans le lac, dont vous buvez l'eau...
Si vous pensez à la complexité d'une boîte telle que Novartis, vous n'avez pas intérêt à mettre une conseillère d'état vaudoise à sa tête, elle vous coulera ce géant de la pharma en deux semaines. N'est pas Federer qui veut. Nous ne sommes pas tous égaux, malgré la doxa socialiste qui domine les sociétés européennes...
Vasella a mis fin à ce contrat de non-utilisation de ses compétences. On va voir ce que cela va donner si il commence un nouveau job pour Merck Sharp international...

Écrit par : Géo | 21/02/2013

@ Fufus,

" Peut-être bien que Vasella n'aurait pas accepté de travailler pour moins, étant donnée la rapacité et la cupidité du spécimen. "

Dites moi qui aimerait quand il a le choix de travailler pareil pour moins? Vous peut-être? Pourquoi les Messi ou les Ronaldo ne viendront jamais jouer au Servette FC ou au FC Sion? Par cupidité et rapacité? Tout le monde s'en fout se sont des dieux qu'on adule. Ces fouteux gagneraient 3 milliards par mois pour courir derrière un ballon qu'on arriverais encore à trouver cela génial.

D.J

Écrit par : D.J | 21/02/2013

@DJ

Dans une entreprise, c'est la direction qui fixe le salaire et pas l'employé. Il peut bien-sûr y avoir une négociation, mais le dernier mot revient clairement à la direction. Le problème se pose lorsqu'il s'agit du salaire du directeur. Est-il normal que ce soit lui et ses copains du conseil d'administration qui fixent son salaire ? Alors que l'entreprise ne lui appartient pas. Il y a clairement un conflit d'intérêt.

La comparaison avec les sportifs, acteurs, etc. ne tient pas la route: ces gens sont des indépendants.

@Géo

Vous n'êtes pas d'accord, j'ai bien compris, mais je ne suis pas d'accord avec l'importance que vous accordez au grand directeur d'une très grande boite. Vous croyez qu'il est tout seul à prendre les décisions importantes, alors que je suis sûr qu'il dispose d'une pléthore de conseillers spécialisés et qu'au final, il n'a qu'à valider des décisions déjà prises par ses subalternes. Bref..

Nous sommes tous égaux en droits et en besoins, mais tous inégaux en compétences. Et vous confondez encore, certainement à dessein, socialisme et communisme. Quant à ce qui domine aujourd'hui les sociétés européennes, je ne pense pas que ce soit le socialisme, mais plutôt une oligarchie bigarrée en apparence.

Écrit par : Fufus | 21/02/2013

Nous vivons une drôle d'époque... Un footballeur est adulé pour gagner des millions, un tennisman aussi...

Dans les années 90, alors que les salaires mondiaux étaient plus bas, les CEO (cf Fortune 500) américains (Fluor, Disney etc) avaient un package annuel > USD 100 mios (et le dollar était haut)... aujourd'hui un salaire de CHF 20 mios est exagéré, tout comme un package de CHF 70 mios... le public veut gérer ces 70 mios (en empêchant M. Vasella de l'utiliser à sa guise, p.ex. pour des oeuvres de bienfaisance comme le font tous les "riches" respectables), mais ne se mêle pas de gérer le même montant gagné à la loterie...

Minder souhaite faire décider des actionnaires (qui souvent ne comprennent ni les activités de la société dont ils sont actionnaires, ni les capacités qu'il faut pour la diriger)...

Minder a raison... en faisant cela non seulement les sociétés étrangères vont hériter de managers "ex-Suisse", mais les sociétés suisses à caractère international (ex Nestlé) pourront alors délocaliser leur siège social pour échapper à cette nouvelle loi suisse si elle passe... Finalement, ce ne seront que les SA locales qui seront prétéritées. Bravo pour ce coup de boomerang, il fallait y penser... longuement... Même les USA n'auront pas réussi un aussi bon coup pour déstabiliser encore davantage l'économie / la finance suisse. Gosh do we really have to be ruled by such Swiss politicians? Please...use your brains, please... before proposing another such initiative...

Certains humains, soutenant Minder, me font penser à ceux, n'utilisant pas pleinement le potentiel de la masse, errant en vain dans leur cavité cranienne, soutenant la décision de tuer un ours qui a faim (et qui pense que l'homme est amical), mais se battant contre la fourrure (car étant contre l'idée d'un certain luxe mais se foutant totalement des animaux puisque mangeant de la viande, riant quand leurs enfants jettent des pierres aux oiseaux aquatiques etc) et qui portent du synthétique (polyester, basket en simili-cuir, micro-fibres etc), achètent des sacs à mains de luxe en synthétique, dont les émanations (lors de la fabrcation des tissus) font disparaître chaque années des espèces d'oiseaux, et qui préfèrent protéger des visons (carnassiers voraces) en se fichant totalement des autres mammifères/oiseaux/poissons gênés/tués par la pollution de l'air et des eaux.

Nous vivons décidément une drôle d'époque.

A quand une initiative pour limiter le territoire suisse aux personnes "intelligentes" ? Je la signerai aussitôt sans hésiter une seconde!

Écrit par : Pupa | 22/02/2013

@ Fufus,

C'est aux actionnaires eux-mêmes de déterminer ce qu'ils leur convient ou non dans la politique salariale des dirigeants; c'est pas à l'état de les obliger à le faire comme le veut l'initiative. De plus Minder veut interdire bonus et prime peut importe que les actionnaires soient d'accord ou non. Pour un type qui veut donner plus de pouvoir aux actionnaires, il fait finalement le contraire en voulant donner surtout plus de pouvoir à l'état dans la politique des revenus d'une entreprise privée. Et ce type arrive encore à se prétendre membre d'un parti libéral.

" Est-il normal que ce soit lui et ses copains du conseil d'administration qui fixent son salaire ? "

Si les actionnaires acceptent ce type de pratiques; ce n'est pas à des gens comme Minder qui lui contrairement aux conseiller administratif n'a rien à voir avec les entreprises en question.

Quand au sportif vous dites vraiment n'importe quoi. Ils ne sont pas du tout indépendants, ils sont tous sous contrat avec un employeur. Les footballeur appartiennent à leur clubs aux même titre qu'un employé d'une entreprise. Et les tennismans sont également sous contrat avec les organisateurs de tournois et même avec les sponsor publicitaire. Les acteurs quand à eux sont directement sous contrat avec les producteurs.

Mais votre remarque sur les sportifs démontre bien que ce n'est pas le montant astronomique d'un revenu pour une personne qui vous horripile mais bien le statut de celui qui le touche. Les sportifs c'est normal, les PDG c'est anormal.

D.J

Écrit par : D.J | 22/02/2013

@DJ

Quelque soient leurs statuts dans la forme, les sportifs sont chacun une entreprise en soi. Leurs performances sont intrinsèquement quantifiables: un footballeur marque un but, fait une passe ou empêche l'adversaire de marquer, sa contribution au résultat est immédiatement visible. S'il n'est pas bon, on lui préférera très vite un autre footballeur et il perdra son poste et ses éventuels contrats de pub. Bref, sa performance n'appartient qu'à lui.

La performance d'un CEO d'une entreprise cotée en bourse est nettement plus difficile à évaluer, convenez-en: les centaines ou milliers de salariés de la boite travaillent tous ensemble pour faire des ventes, de la recherche, de la prospection, de la production, etc. Là au milieu, le big boss valide les décisions de ses collègues, veille au grain, etc. Il est impossible de dire concrètement quelle est sa performance intrinsèque car les indicateurs ne concerne que l'ensemble de la boite. Comme je le disais plus haut, attribuer tous les lauriers d'une année faste au seul big boss me paraît absolument dénué de sens. C'est comme si vous attribuiez le bon fonctionnement de votre montre au seul bouton de réglage, alors que chaque rouage a son importance.

Écrit par : Fufus | 23/02/2013

Actuellement on est dans le cas où un salarié peut s'octroyé une fortune avec la bienveillance de ses amis. Les propriétaires sont les actionnaires pour le bien ou le pire, et devrait donc avoir un pouvoir réel sur les salaires des dirigeants.
Il ne me faut pas me dire que plus personnes ne voudra venir en Suisse. D'abord, si une entreprise ne trouve personne, libre aux actionnaires d'accorder plus de salaires et surtout, dans les top chefs, peu sont capable d'imprimer une réelle orientation qui serait déterminant pour une entreprise.

Bientôt il ne restera plus grand chose de produits phares chez Novartis, et Vasella quitte le navire, un hasard ?
Je constate qui si Novartis avait mis plus de moyen dans la recherches, ils serait pas au-devant de certaines difficulté. Je ne crois pas que Vasella à été vraiment bon, il a bénéficié d'une période ou un certain nombre de produits phares étaient encore sous brevets

Écrit par : roket | 23/02/2013

Bonjour,
Je n'ai pas du tout aimé les deux conclusions de Claudine Amstein.
Si la pression populaire suffit pour régler les problèmes:
adieu les conventions collectives et la paix du travail et vive la grève!
adieu la démocratie et vivent les manifs dans la rue!
Et si seules quelques grandes entreprises sont aujourd'hui concernées, on connait des petits poissons qui sont devenus grands, et c'est tant mieux. Autant qu'ils prennent tout de suite de bonnes habitudes.
Même si c'est par conviction pour une cause, il faut faire un peu attention à ce qu'on écrit!
Marc

Écrit par : Marc | 23/02/2013

"C'est comme si vous attribuiez le bon fonctionnement de votre montre au seul bouton de réglage, alors que chaque rouage a son importance."
Encore tout faux. Un bateau, un avion ou entreprise comme Novartis n'ont qu'un seul commandant à bord. A un moment, il faut décider, choisir et le faire très vite. Ce n'est pas le rôle des rouages.
Votre vision est une vue de beau temps. Dans le crash Air France Rio - Paris, il n'y a qu'un seul responsable, celui qui a dit : "ce ne sont pas quelques strato-cumulus qui vont nous faire peur..." Les avions des autres compagnies ont fait le détour, Air France s'est crashé...
Après cela, on parle des sondes Pitot, mais c'est du pipeau pour les assurances...

Écrit par : Géo | 23/02/2013

A croire que certains n'ont pour seuls réflexes que d'imiter par leurs écrits les mêmes utilisés par l'Allemagne nazie.On sait les pro-nazis aimer les mouvements de masses pour s'y infiltrer et ce genre d'article sert à induire en erreur comme au bon temps du tonton Adolphe!
On sait les pro nazis entrain de ressuciter grâce à leurs ingérances dans bien les pays de l'Est on est pas obligé de les suivre.Guisan vivant dirait ,attention Suisses vous êtes en danger sous le couvert de belles paroles on essaye de fausser votre vision d'avenir

Écrit par : lovsmeralda | 24/02/2013

@ Fufus,

Les gros salaires des sportifs ne dépendent pas de la performance du sportif mais des moyens de ceux qui peuvent les payer. ( dans le cas contraire tout les triathlètes seraient millionnaires ce qui est loin d'être le cas ) De plus; plus les sportifs sont millionnaires plus ils ont le culot de se mettre en grève pour des histoires de revenus qui se comptent en dizaines de milliers de francs qui leur serait privé quand les clubs décident d'assainir leur finances. La plupart des sportifs millionnaires sont des enfants gâtés rien de plus qui n'ont aucune notion de l'argent. Pour eux c'est rien que du fric qui tombe du ciel. Et n'oubliez l'apport des revenus des sportifs de la part des sponsors privés comme les multinationales tel Novartis qui se compte aussi en million. Mais pour ça on trouve rien à dire. Comme c'est des Dieux sportifs Personne s'offusque en disant que cette argent serait mieux dépensé pour les employés de l'entreprise.

" La performance d'un CEO d'une entreprise cotée en bourse est nettement plus difficile à évaluer "

Non!!! les gens comme vous ne veulent surtout pas comprendre nuance et ne veulent pas admettre qu'un PDG ou qu'un CEO puissent être performent en faisant vivres des milliers d'employés. Pour les anticapitalistes comme vous ce sont automatiquement des gangsters, des profiteurs qui se sucrent sur le dos des petits peut-importe le résultat qu'ils ont amené à l'entreprise.

La preuve c'est que pour vous courire derrière un ballon ou taper une balle avec une raquette cela mérite amplement qu'ils touchent des dizaines de millions par année contrairement à celui qui bosse trois plus que n'importe qu'elle employés et qui doit gérer des contrats qui permettent d'engendrer des milliards de revenu pour la société qu'il dirige.

Pour vous gagner des millions ne dépend pas de la performance mais uniquement du statut de celui que les touche. Bref comme tout ceux qui vont voter oui à l'initiative Minder.

D.J

Écrit par : D.J | 25/02/2013

@ DJ

Les sportifs sont à comparer aux chanteurs, acteurs, etc.: s'ils génèrent des millions, c'est qu'il y a un public pour payer l'entrée de leurs spectacles. Même si je trouve le revenu de certains énorme, je ne vois pas au nom de quoi j'aurais quelque chose à redire, tant qu'ils paient leurs impôts. C'est du business. Je m'étonne qu'un libertarien comme vous s'en émeuve. (Si ce n'est pour faire une comparaison fallacieuse avec les CEO.)

Concernant la performance d'un CEO, c'est vous qui n'avez pas le sens de la nuance. Vous pensez qu'il "fait vivre des milliers d'employés" ?? Soyons sérieux. Il faut bien quelqu'un en haut de la pyramide pour avoir une vue d'ensemble, c'est un poste important. Mais il est remplaçable, comme n'importe quel employé. Dès lors, pourquoi faudrait-il surpayer ce poste ?

Ce n'est pas comme un Johnny: si vous allez à un de ses concerts et que c'est un autre qui vienne chanter, vous pourrez à juste titre crier au scandale.

Écrit par : Fufus | 25/02/2013

@ Fufus,

" Les sportifs sont à comparer aux chanteurs, acteurs, etc.: s'ils génèrent des millions, c'est qu'il y a un public pour payer l'entrée de leurs spectacles "

Et les vasella c'est une clientèle sur la vente de leurs produits, services etc... qui leur permettent de toucher de gros revenus.

" Je m'étonne qu'un libertarien comme vous s'en émeuve. (Si ce n'est pour faire une comparaison fallacieuse avec les CEO.) "

Pas du tout; ( et je suis pas libertarien ) je ne fait que de dénoncer les gens comme vous qui ont une indignation à géométrie variable concernant le statut de ceux qui touchent d'énormes revenus. Et vous venez de le faire concernant les impôts Comme si les riches comme Vasella en payaient jamais et que les sportifs, chanteurs et acteurs ne cherchaient jamais à en payer le moins possible.

Moi perso je m'en fiche de savoir qui touche quoi. A leur place je ne me générais pas non plus.

D.J

Écrit par : D.J | 25/02/2013

Je me demande si vous le faîtes exprès..
(Vous essayez de m'avoir à l'usure ?)

"Et les vasella c'est une clientèle sur la vente de leurs produits, services etc..."

Le client qui achète un médicament Novartis n'en a rien à faire (pour rester poli) que ce soit un certain Daniel V. qui dirige la boite. Ce qu'il veut, c'est un médicament efficace et sûr. Et quand Vasella ne sera plus à la tête de la boite, les médicaments Novartis seront exactement les mêmes. Pour les clients, il n'y a donc aucune différence que ce soit Vasella ou Tartempion à la tête de cette boite.

Alors que, pour un concert de Johnny, un match du Real, un film avec Di Caprio, ça changerait tout que le chanteur, l'acteur ou les footballeurs ne soient pas ceux que les gens aiment (à tort ou à raison) voir. Vous comprenez là où je veux en venir ? (Faites "oui" de la tête, ça me suffira)

Écrit par : Fufus | 25/02/2013

@ Fufus,

Économiquement c'est pareil. L'un vit avec un publique qui paie pour une prestation et l'autre vit parce qu'il y a une clientèle qui paient soit pour accéder un produit ou soit pour un service. J'ai parlé des médicaments parce que le sujet et Vasella et Novartis. Mais le principe est le même pour celui qui vend des voitures, du parquet ou des jouets. Mais pour vous l'un sont des stars et l'autre sont des salauds de PDG. Votre choix est fait d'entrée.

Mais celui qui fait semblant de pas comprendre c'est bien vous.

Simplement depuis le début vous justifiez les gros salaires uniquement en vous basant sur le statut de celui qui touche tout ces millions. La preuve est que vous justifiez sans cesse les millions touchés par les sportifs et les acteurs en me sortant une tonne de ( fausses ) bonnes raisons comme échappatoire.

Vous seriez honnête en admettant d'entrée que les revenus de Vasella vous offusque uniquement parce que vous détestez par principe les patrons du privé surtout les gros.

" Alors que, pour un concert de Johnny, un match du Real, un film avec Di Caprio, ça changerait tout que le chanteur, l'acteur ou les footballeurs ne soient pas ceux que les gens aiment (à tort ou à raison) voir. Vous comprenez là où je veux en venir ? "

C'est tout le résumé que j'essaie de vous faire comprendre depuis le début. " LE STATUT " Ils sont chanteurs ou sportifs se sont des idoles ( voir des demi-dieux pour certains ) donc pour vous c'est le truc qui justifie qu'ils puissent gagner des millions.

Dites mois ce qui justifie une telle différence entre le salaire des joueurs du Réal et ceux du FC Bâles? La réponse est simplement sur les moyens financiers des clubs et rien d'autre. Si les salaires des joueurs de foot étaient proportionnellement liés aux performances de ces derniers; le FC Bâles perdraient chaque fois contre les gros clubs européens avec des 15 ou des 20 à zéro.

D.J

D.J

Écrit par : D.J | 25/02/2013

@DJ

De toute façon, l'initiative en question rendre toujours possible le fait qu'un PDG d'une entreprise suisse cotée puisse toucher des millions. Elle renforce juste - un peu - le pouvoir de contrôle des actionnaires. Cela n'a rien - du tout - de révolutionnaire en soi.

Je ne suis pas particulièrement favorable au fait que des stars puissent gagner autant de millions. J'essayais juste d'expliquer la différence de statut entre un PDG et une star. Si je n'y suis pas parvenu, ce n'est pas grave.

Vous aussi avez l'air de trouver que certaines stars peuvent gagner trop, que préconisez-vous pour y remédier ?

Écrit par : Fufus | 26/02/2013

@ Fufus,

Personnellement comme je vous l'ai dit je m'en fiche que les PDG, les stars ou les sportifs gagnent des millions comme salaire car je sais très bien qu'à leur place je ne me gênerais pas non plus à toucher ces millions. Si toucher des millions c'est de l'indécence, alors cela doit être pour tout le monde ou pour personne. Mais pas réservé seulement à une élite.

Vous devriez si cela n'est pas fait regarder le dernier dessein de Mix et Remix dans l'Hebdo sur le dernier bonus qu'avait touché Vasella. C'est criant de vérité sur la faux-jetonerie des gens.

D.J

Écrit par : D.J | 26/02/2013

J'observe quand même que M. Vasella à renoncé à son "euromillon" en raison de l'enjeu de la prochaine votation. Sur ce point, l'initiative aura au moins eu le mérite de faire économiser 72 millions à Novartis. Qu'en fera l'entreprise? Sûr qu'elle ne les répartira pas en cacahuètes à ses "petits personnels" ni aux actionnaires. Ça risque probablement d'être thésaurisé pour le parachute d'entrée du successeur. On n'en saura rien.

Ce qui est surprenant quand-même, c'est que ce cerveau valant 72 millions en fin de parcours, puisse être remplaçable par un successeur...

À croire certains commentaires ci-dessus, on en serait presque convaincu qu'il est le seul capable à mener une boîte pareille.

C'est évidemment archifaux et grotesque. En plus, ce jackpot est une insulte à tous ceux qui font concrètement avancer ce pays.

Question à deux balles:

Si le cerveau de Vasella vaut 72 millions au moment de partir à la retraite, ça sera combien pour le cerveau de Patrick Aebischer?


PS
Selon PME magazine du 26.11.2011, le salaire du président de l'EPFL s'élèverait à Fr. 337447.- annuellement...

Donc, M. Aebischer devrait diriger L'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne durant 213 ans... pour toucher le montant de la valeur du cerveau de M. Vasella...

Question à 72 millions:

Durant ces 213 ans, combien de cerveaux "Vasella" produits par l'EPFL?

Écrit par : petard | 28/02/2013

@ Fufus, où vous vous plantez en parlant de sportifs, c'est que des Messi, Ibrahimovic ou Ronaldo, sans 10 autres joueurs qui leur donnent le ballon, sont incapables de gagner un match. Est-il donc normal, selon votre vision des choses, qu'Ibrahimovic touche en un mois ce son capitaine, C. Jallet, touche en plus d'1 an ? Sans le travail de Jallet, Ibrahimovic ferait-il gagner le PSG à tous les coups ?

Si Vasella ou Ibra gagnent bcp plus que leurs "partenaires", c'est qu'ils amènent une plus-value certaine à l'équipe. Et si ces salaires prennent l'ascenseur, c'est qu'il y a de la concurrence pour attirer ce genre de personnes. Formez 1 millions de Vasella et les grandes sociétés n'auront plus à se battre et à faire de la surenchêre pour en faire bénéficier sa société.

L'initiative Minder ne fera que donner bonne conscience aux petits jaloux, mais elle ne changera rien du tout, ces entreprises pouvant délocaliser leur siège social quand elles le veulent et où elles le veulent. Et là, pleurera bien qui pleurera le dernier.

Écrit par : Pascal D | 28/02/2013

" Pour toucher, disons, 10 établissements, le missile Minder frappera de manière aveugle toutes les sociétés cotées en Suisse, soit quelque 250. Parmi elles figurent bon nombre de PME. "

Et comme je le soupçonnais, l'entreprise à Minder n'est pas cotée en bourse. Ce qui fait que Minder c'est bien arrangé pour que sa loi ne le concerne pas. Il pourra si il le désir faire tout ce que la loi interdira pour les entreprises cotées en bourse.

D.J

Écrit par : D.J | 28/02/2013

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