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16/10/2013

Un revenu de 2500 francs pour tous sans rien faire? Une insulte!

L'initiative pour un revenu inconditionnel versé à tous les habitants en Suisse, nouveaux nés compris, a donc abouti. 125'000 citoyens suisses estiment qu'il est souhaitable que chacun des plus de 8 millions d'habitants que compte notre pays reçoivent 2500 francs par mois, sans rien avoir à faire. Les initiants proposent-ils un financement pour les quelque 250 milliards de francs que coûterait, annuellement, cette mesure? Aucun. Mais au fond, pourquoi faudrait-il s'embarrasser d'une question aussi terre-à-terre? Il suffit de décréter que la terre est carrée. Dans la loi, elle le sera!

La vérité, c'est que 250 milliards de francs correspondent à presque la moitié du produit intérieur brut (PIB) de la Suisse, pratiquement la moitié de la valeur créée en Suisse chaque année. Ce chiffre est quatre fois supérieur au budget actuel de la Confédération. La somme est tout simplement colossale.

Sachant qu'un couple avec un enfant toucherait de toute manière 7500 francs par mois grâce à ses trois "salaires inconditionnels", qui aurait encore intérêt à se lever le matin pour se faire ponctionner 50%, 60% ou 80% d'impôt sur le salaire additionnel? Probablement personne. Très bien, mais si de moins en moins de gens travaillent, d'où viendront donc les 250 milliards? Devra-t-on prélever un impôt énorme sur ces revenus inconditionnels, poussant l'ensemble des ménages à l'aide sociale? Oups, qui paiera l'aide sociale, que cette initiative avait par aileurs pour but de supprimer?

Est-il utile d'argumenter davantage. L'idée d'un salaire inconditionnel aurait eu toute sa place dans le "Livre des mille et unes nuits": c'est une jolie histoire, digne des tapis volants et des lampes merveilleuses. En tant qu'initiative, cette proposition est en revanche une insulte. Une insulte envers tous les salariés de ce pays. Elle revient à dire que le travail n'a aucune valeur. Puisque l'initiative aurait pour conséquence ultime de détruire le travail, elle signifie même que travailler est indigne.

Les initiants disent vouloir poser une question de société. Bien, posons-la: quelles sont les sociétés qui considèrent le travail comme vulgaire? Les sociétés esclavagistes, les seigneurs du moyen-âge, les aristocraties d'avant la Révolution. Il n'y a pas de miracle, l'oisiveté financée par l'Etat ne peut profiter qu'à une minorité, sur le dos de l'écrasante majorité des asservis. Le loisir éternel pour tous, cela n'a jamais existé. Ce n'est pas possible!

Commentaires

Cette initiative relève du n'importe quoi.Notre pays a déjà son compte de ramiers qui vivent aux crochets des autres tout en restant cachés sous le masque d'une prétendue protection de l'environnement et par là même des emplois .Alors qu'on sait tous pertinemment qu'il n'en est rien
Ou comment entretenir à la petite délinquance !qui dit argent sans effort conduit l'humain à sa propre perte.On ose même pas penser a la réaction des apprentis qui eux se sentiront plus que lésés.
Il faut cesser de donner à la gauche un pouvoir plus grand que celui actuel sinon les enfants de demain et handicapés auront des maitres fauchés à entretenir

Écrit par : lovsmeralda | 16/10/2013

Milton Friedman était un ardent défenseur du revenu universel et bien des libéraux le soutiennent. Je crois que Friendman est celui qui en a théorisé l'idée. Il s'agit d'une allocation qui remplacerait toute les autres aides sociales sans exception. Selon Friedman cela coûterait nettement moins cher à l'état que le système actuel très bureaucratisé. Bien que je suis un adepte de Freidman dans les grandes lignes; son idée de RMU me laisse très perplexe notamment sur ce risque d'appel à la paresse. Et je sais pas vraiment si Friedman comptait les enfants dans les bénéficière du RMU

Pour l'initiative abouti; je ne sais pas si elle est vraiment dans le respect de l'idée de Friedman tel celui qui veut que ce revenu universel remplacerait de toutes les autres aides sociales étatiques. Moi personnellement je vais la refuser. Si des vrais libéraux Comme Freidman n'arrivent pas à me convaincre, je ne voit pas qui d'autre pourrait arriver à le faire.

D.J

Écrit par : D.J | 16/10/2013

J'ai de la peine à comprendre comment une initiative aussi absurde a pu être acceptée.

À supposer que ça passe... Ben, Mesdames Messieurs, on va s'offrir une inflation pas piquée des hannetons: 200%... 300%... 500%...

Parce que vous croyez que ceux qui font vraiment les boulots de merde, ces corvées indispensables à la bonne marche de la société, ils vont se lever le matin pour 14 francs de l'heure?

Ah, ah, vous n'allez plus trouver un déboucheur de chiottes à moins de 200 balles de l'heure (net d'impôt)... et tous les autres métiers peu gratifiants mais nécessaires...

Les patrons pourront être contents, ils auront enfin leur MARCHÉ à 25 millions d'habitants... avec autant d'immeubles à construire... avec des ouvriers à 25000 francs par mois.

Cette initiative est inqualifiable, tellement elle est débile et tout ce qu'on veut.
Les FOUS ce sont ceux qui ont accepté de la valider !

Écrit par : petard | 16/10/2013

Comment va-t-on expliquer aux jeunes qu'il est indispensable de travailler et que rien n'est facile dans la vie ?

Il faut aussi savoir que la même initiative circule actuellement dans l'UE par internet.

Quelle société veut-on ? des citoyens qui travailleront pour assurer entre autre ce revenu de base et les autres ?

Écrit par : Lise | 16/10/2013

"Les FOUS ce sont ceux qui ont accepté de la valider !" Un des promoteurs, c'est Oswald Sigg, ex-porte-parole du Conseil Fédéral. Ils ont l'air de savoir choisir leur personnel, ceux-là...

Écrit par : Géo | 17/10/2013

Le fond de la question posée est pertinent. Le rendement des fonds "sociaux" est péjoré par les coûts de la bureaucratie qui les gère.

Voulant réguler l'arrosoir, cette bureaucratie a pour mission de régler ses débits comme un goutte à goutte sans y parvenir, question de dédit à gérer chaque seconde...

Le minimum vital dans le canton de Vaud est fixé à CHF 1'400.- par mois pour les adultes uniquement si mes renseignements sont exacts.

Pourquoi donc faudrait-il accorder CHF 2'500.- par mois à tous?

Bref, le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions, n'y allons pas.

Mais remettons une fois pour toutes sur la table pour examen l'ensemble de notre système du mutualisation des risques de la vie.

Profitons de cette occasion avec courage et lucidité. On arrivera vite à constater que des acquis calculés "valeurs année 50" ne sont plus pertinents. (Allongement de la vie, multiplication des actes médicaux exécutés à titre de précaution, retraites anticipées, formation continue, corporatismes, pédagogie soixante huitarde, moralité économique défaillante)

Vaste programme...



Vaste programme.

Écrit par : Ph. Suter | 17/10/2013

Je trouve votre manipulation des chiffres extrêmement malhonnête (si la citation inexacte était involontaire, pardonnez mon procès d'intention, mais cela voudrait dire que vous n'avez pas pris la peine de lire la proposition, ce qui est encore moins excusable).

-Vous avancez qu'un couple avec un enfant toucherait 7500.- FAUX -> le revenu serait de 5625.- selon le modèle proposé.

-Votre manière de présenter le financement du projet est fallacieuse ; sur les 200 milliards (et non pas 250, comme vous le dites) que coûtent le projet, la quasi totalité est déjà présente entre les salaires (vous l'aurez compris j'espère que ce n'est pas un bonus distribué à tous les citoyens) et les différentes caisses sociales dont le fonctionnement simplifié entrainerait une économie considérable.

Quand à votre amalgame entre le contenu du projet et l'idée que ses initiants considèrent le travail comme vulgaire, c'est un commentaire démagogique (si ce n'est pas calomnieux) dont on se passe volontiers dans le cadre d'expression d'idées raisonnées.

A présent que ces corrections ont été apportées, si j'examine votre article, je me rends compte qu'aucun argument de fond est articulé. Un différend d'opinion est parfaitement légitime, mais la malhonnêteté intellectuelle (si ce n'est pas une réaction épidermique basée sur le manque de documentation) est hors de propos, veuillez garder ces commentaires pour le "café du commerce" comme on dit chez nous.

Bien à vous,

LWS

Écrit par : LWS | 17/10/2013

Nous savions déjà qu'aux yeux des socialistes le travail était une valeur indigne. Mais, à ce stade, on marche définitivement sur la tête.
Question: en cas d'acceptation, ces initiants, abonnés à l'arrosoir social, paieront-ils autant d'impôts que moi, obligé que je suis de me lever chaque matin à plus de 72 ans pour essayer de gagner 5'000 francs de plus par mois dans le but de compléter mon AVS? Cette dernière ne couvrant que les prétentions du fisc.

Écrit par : Jean-Pierre Jenni | 17/10/2013

@ LWS, avec 2 enfants, je toucherai 6'250.00 net par mois, soit plus de 75 % de mes revenus nets actuels. Croyez bien que si cela passait, je ne me lèverais plus le matin pour aller bosser. Et je pense que je ne serais de loin pas le seul.

Vous pensez que des infirmières désireraient encore travailler de nuit, les week-end et jours fériés alors qu'elles pourraient rester à la maison ? Que vous trouveriez encore des personnes pour aller courir après des criminels sans scrupules ? Ou des gens risquant leur vie dans des incendies ? Ou même des personnes venant déboucher vos toilettes ?

Je vous donne un conseil : réveillez-vous, ouvrez les yeux et cessez de rêver.

Écrit par : Pascal | 17/10/2013

Juste une remarque Pour LWS:
toujours facile de dépenser l'argent des autres:

) Vous dépensez votre propre argent pour vous-même. Vous faites alors attention et essayez d’obtenir le plus possible de votre argent.

2) Vous dépensez votre propre argent pour quelqu’un d’autre. Par exemple, vous achetez un cadeau pour quelqu’un que vous connaissez. Vous ferez sans doute plus attention au coût du présent qu’au plaisir qu’il pourra procurer.

3) Vous dépensez l’argent de quelqu’un d’autre pour vous-même. Par exemple, vous êtes à un déjeuner d’affaires que vous allez régler avec la carte de crédit de votre entreprise. Vous ferez certainement moins attention au coût et plus au fait de bien manger.

4) Enfin, vous dépensez l’argent de quelqu’un d’autre pour quelqu’un d’autre. Dans ce cas-là, vous ne serez pas inquiets au sujet de la dépense, ni préoccupés par ce que vous allez dispenser.

On voit très bien que cet initiative est totalement à côté de la plaque et je peux vous assurer que de toute manière si elle passe, elle engendrera des loyers et des prix tellement élevé (puisque tout le monde aura des moyens financiers) que cela ne changera rien. Comment pouvez-vous croire à ce leurre ?

Écrit par : Olivier | 17/10/2013

Je soupçonne le patronat de soutenir "occultement" cette initiative. Parce que même avec tous les défauts qu'elle présente, c'est la porte ouverte au marché exponentiel de la dépense débile. Et l'inflation vertigineuse que déclenchera la rémunération du travail effectif permettra de réduire à néant les dettes courantes. Et comme ces nantis ne courent pas après des revenus à 3 zéros mais plutôt à 5 ou à 6, peu importe qu'ils paient 50 balles leur kilo de pain.
Une inconnue subiste: qu'en sera-t-il du contrôle des changes ? Si c'est la fuite des capitaux, c'est la faillite assurée… Et dans les faillites, c'est toujours les mêmes gangsters qui raflent la mise.

Écrit par : petard | 17/10/2013

@ Pascal
C'est quand même drôle que vous me donniez des conseils alors que je n'ai pas même exprimé mon opinion sur la question. Je vais tout de même rebondir sur vos propos ;

je pense que ce n'est pas à moi de me réveiller ou de cesser de rêver, ma position est simple: je trouve l'objet de l'initiative intéressant parce qu'il suppose de repenser le paradigme selon lequel la rétribution se fait en rapport au temps "sacrifié" à l'entreprise. Votre formulation elle-même trahit la vision que vous avez du travail, que je ne partage pas le moins du monde, qui veut que ce soit considéré, comme je le cite plus haut, comme un sacrifice de son temps et non pas comme une valeur (si une infirmière restait à la maison, c'est qu'elle ne considérerait pas avoir besoin d'exercer d'activité professionnelle pour son propre équilibre). Je pense que c'est à vous de vous réveiller et de cesser de prendre des raccourcis faciles. Le but principal de l'initiative, contrairement à ce que vous avancez est de revaloriser le travail en tant qu'activité saine et nécessaire à tout le monde.

Et pour ce qui est de la théorie apocalyptique d'une Suisse faite d'assistés, je tiens à vous rappeler le résultat des votations "6 semaines de vacances pour tous" (refusé à 66.5%), prenant en compte ce refus massif, pensez-vous vraiment que du jour au lendemain, tous les Suisses cesseraient leur activité pour "rester à la maison" alors qu'ils ne veulent pas de vacances supplémentaires?

Je pense que c'est à vous d'ouvrir les yeux et de penser aux répercussions que le projet aurait à plus grande échelle et à moyen-long terme et de cesser de penser que la nature humaine est de "glander" un maximum en regardant la télévision, si tel est la seule ambition que vous envisagez possible pour vos concitoyens je trouve cela bien triste...

Si je prends votre cas particulier, dans l'éventualité peu probable que l'initiative soit exceptée, vous auriez la possibilité, entre autres, de considérer une autre activité professionnelle sans risquer de mettre votre famille dans le besoin, puisque manifestement votre activité n'est pas suffisamment légitime à vos yeux.

S'il vous plaît, ne confondez pas des questions posées sans appuis rationnels ni documentation et arguments. Et non, je n'ai pas l'impression de rêver, surtout dans la mesure ou l'objet est l'un des premier à soulever autant de questions et de prise de positions tous partis confondus.

Bien à vous,

LWS

Écrit par : LWS | 17/10/2013

@Olivier

Je n'ai rarement eu l'occasion de lire un commentaire aussi improductif (cela va jusqu'à son intitulé).
1. 2. 3. et 4. sont des comportements de consommation individuels établis de manière arbitraires, soit vous prenez au moins la peine d'élaborer une thèse sinon vos propos n'ont pas leur place dans un débat d'idée.

Écrit par : LWS | 17/10/2013

@LWS

Votre commentaire est erroné. Le texte déposé par les initiants ne donne aucun chiffre, pas plus pour les adultes (d'ailleurs) que pour les enfants:

La Constitution est modifiée comme suit:

Art. 110a (nouveau) Revenu de base inconditionnel

1 La Confédération veille à l'instauration d'un revenu de base inconditionnel.

2 Le revenu de base doit permettre à l'ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique.

3 La loi règle notamment le financement et le montant du revenu de base.

Le montant de 2500 francs a été évoqué par les initiants par la suite, tout comme les 625 francs pour les enfants. Ces propos n'ont aucune portée juridique: seul l'article voté en une. L'al. 3 prévoit que la loi fixera le montant. Même en prenant les 625 francs par enfants, vous donnez le chiffre de 200 milliards de francs. Sachant que l'ensemble de la masse salariale suisse est d'un peu plus de 300 milliards de francs actuellement, on voit bien l'impôt qu'il faudra prélever pour dégager ces 200 milliards. C'est de la parfaite honnêteté intellectuelle que de la signaler. Tout comme le fait qu'offrir plus de 6000 francs par mois à des ménages avec 2 enfants (hypothèse des 625 francs)pour ne rien faire revient à mépriser tous les ménages qui travaillent - et ils sont nombreux - pour dégager le même montant. C'est un constat, pas de l'idéologie.

Claudine Amstein

Écrit par : claudine amstein | 17/10/2013

@Claudine Amstein

Si mon commentaire (basé sur le modèle proposé par les initiants) est erroné, que dire du contenu de votre l'article (7500.- par ménage à 1 enfant)?

Sinon concernant l'imposition prétendument excessive que cela nécessiterait, je tiens à insister sur le fait que l'initiative concerne un salaire -universel- par conséquent versé également aux salariés actuels, lequel serait soustrait du salaire versé par l'employeur. Il suffit d'un peu d'arythmétique pour s'en rendre compte: divisez 200 milliards par 7millions d'habitants puis par 12 mois, vous obtenez 2300... Par conséquent l'augmentation de l'imposition nécessaire pour arriver au montant n'est pas à calculer sur la somme totale, mais la somme à laquelle on soustraira le fruit des salaires et les fonds des caisses actuellement en question.

Vous avez raison, ce n'est pas de la malhonnêteté intellectuelle, c'est une analyse fait à la va-vite!

Bien à vous,

LWS

Écrit par : LWS | 17/10/2013

@LWS

Monsieur, je pense en effet que votre façon de penser est fortement éloignée des réalités qui gouvernent ce monde. Je ne le pense pas par dogmatisme ou par refus de considérer des idées originales et contre-intuitives, je le pense par pragmatisme: Le revenu médian d'un ménage en Suisse se situe aux environ de CHF 8000.-/mois. Un ménage moyen regroupe 3.6 individus, ce qui rapporté à votre calcul représente un revenu garanti d'environ CHF 6000 (j'arrondis). En se basant sur la distribution des revenus en Suisse, cela signifie qu'un tiers des ménages recevraient de l'état ce qu'ils gagnent en travaillant. Rapporter un tel état de fait à la votation sur les vacances est naturellement ridicule.

La conscience de l'importance du travail passe par la nécessité de gagner sa vie. Dans le vrai monde peu de gens ont le luxe de travailler pour le plaisir, la majorité travaille par besoin de revenu et par fierté de s'assumer et d'assumer sa famille.

Cette initiative n'enlèverait aucun inégalité, elle créerait deux classes de citoyens: ceux pour qui travailler ou ne pas travailler revient au même et ceux pour qui travailler produit un gain marginal suffisamment motivant. L'état serait donc l'employeur de 2/3 de la population (200mrds sur les 300mrds de salaires) et le rêve de quelques communistes attardés serait réalisé.
Si vous voulez avoir une comparaison historique d'une telle organisation sociales, je vous invite à revisiter la dynamique sociale de l'aire communiste de l'Europe de l'est ou d'aller passer quelques années en Corée du Nord.

Si vous ignorez que l'homme est mut par le besoin et l'envie, vous ignorez tout simplement sa nature profonde, dans un élan de naïveté intellectuelle propre à la facilité dans laquelle nous vivons. Je vous invite à reconsidérer vos fondamentaux: Les nations occidentales ont distribué du pain aux nations pauvres afin de les asservir (votre proposition au peuple suisse), ces dernières se tournent aujourd'hui vers les Chinois qui leur apprennent à s'enrichir et par la même à regagner leur fierté et leur indépendance (ce n'est pas un jugement de valeur, juste un constat).

La redistribution de richesse est l'outil politique de l'équilibre social. C'est une machine d'une grande complexité, très difficile à ajuster de manière optimale et sujette aux enjeux des dogmes économiques (donc au manque de rationalité). En mettant un grand coup de pied dans ce fin mécanisme vous faite de la naïveté (ou de la provocation) un crime impardonnable.

A la vue des initiatives utopistes qui se succèdent ces temps, la seule conclusion qui s'impose est le relèvement du minimum de signatures nécessaires au dépôt d'une initiative.

Bien à vous,

Pierre Kladny

Écrit par : Pierre Kladny | 17/10/2013

@LWS

L'arythmétique est effectivement très simple: l'Etat ne va pas créer de toute pièce les 200 milliards que vous évoquez. Il faudra les lever via l'impôt. Comment pourrait-il autrement distribuer les 2500 francs déclarés "inconditionnels"? C'est cette initiative qui a été faite à la va-vite.

Claudine Amstein

Écrit par : Claudine Amstein | 18/10/2013

On devrait commencer par donner la base AVS sur 44 années de cotisations, 1er pilier, à Fr. 2'500.-- avec des conditions liées aux revenus du 2ème pilier. Cela éviterait pas mal de PC exorbitantes et très chères pour les communes.
Ca serait la moindre pour ceux qui ont toute une vie de travail derrière eux, avant de donner de l'argent gracieusement à ceux qui n'ont même pas commencé à travailler.
On marche sur la tête et avec toute une partie des -jeunes-parlementaires- et on est pas prêt de se retrouver les pieds sur terre!

Écrit par : Corélande | 21/10/2013

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