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04/03/2014

Miser sur l'apprentissage permettra d'accompagner le retour des contingents

La réintroduction des contingents de main-d'œuvre étrangère en Suisse nous obligera à nous montrer inventifs pour ne pas étouffer les entreprises. Certains ont évoqué l'idée de faire (re)travailler les retraités. D'autres insistent sur la nécessité de mieux intégrer les femmes sur le marché de l'emploi, en créant les structures indispensables pour concilier vie professionnelle et familiale. Oui, ce sera inévitable. Mais en amont, il s'agira aussi de valoriser encore plus l'apprentissage.

En moyenne, les jeunes commencent un apprentissage vers l'âge de 18 ans en Suisse romande et vers 16 ans outre-Sarine. Côté romand, on constate que les jeunes passent souvent une année ou deux dans une phase transitoire. Chaque personne a son propre parcours et ce temps n'est pas forcément perdu. Mais l'expérience alémanique montre que l'on peut sans doute mieux orienter les adolescents, de manière à ce qu'ils mettent pleinement à profit ces années où l'on apprend beaucoup plus facilement qu'à l'âge adulte.

C'est bien connu, les Romands considèrent la voie académique comme le nec plus ultra. On est à 25% de détenteurs d'une maturité gymnasiale dans le canton de Vaud et à 30% à Genève. Dans les cantons alémaniques, ce taux est presque partout inférieur à 20%. Il n'est pas question de dire ici qu'une manière de faire est meilleure ou moins bonne: l'Arc lémanique s'est hissé au rang des régions les plus compétitives de Suisse, et le chômage des jeunes n'y est pas un problème. Les universitaires ne forment pas des cohortes de chômeurs, loin de là.

Mais si l'on veut "gagner" de la main-d'œuvre locale, intégrer plus tôt les jeunes sur le marché de l'emploi peut constituer une solution. L'apprentissage peut en effet très bien s'intégrer dans une période de transition, car il n'est plus du tout la voie définitive qu'il était il y a encore 20 ans. Des passerelles multiples existent. A l'issue de sa formation, un apprenti peut poursuivre des études supérieures dans une haute école spécialisée (HES), à l'université ou à l'EPFL.

Le champ des possibles, à 20 ans, est presque plus large pour un apprenti qui achève sa formation que pour un jeune qui sort du gymnase! L'apprentissage est l'une des recettes du succès de la Suisse. Tout le monde ne peut qu'y gagner à ce que l'on s'y intéresse d'encore plus près.

Commentaires

"Mais si l'on veut "gagner" de la main-d'œuvre locale, intégrer plus tôt les jeunes sur le marché de l'emploi peut constituer une solution."

Mais en voilà une bonne idée! On repense à nos jeunes en priorité car ils ont besoin de se former pour avoir un accès à l'emploi afin d'accumuler de l'expérience. (ce qui passait trop souvent à la trappe avec cette invasion de frontaliers qui prenaient bien trop d'emplois -jeunes-!)

Un bénéfice lié au résultat de la votation du 9 février!

Comme quoi avec de la bonne volonté on trouve des solutions pour du "durable" plutôt que du -court terme- qui n'apportait que des nuisances à tout le monde!

Vous êtes sur la bonne voie, merci de persévérer dans ce sens!

Écrit par : Corélande | 04/03/2014

Il faut encourager l'apprentissage et ce dès 16 ans ! Ma belle fille fini sa scolarité obligatoire cette année et cherche désespérément une place d'employée de commerce ! On lui dit qu'elle est un peu jeune et on prend des ex-gymnasiens qui ont échoué leur première année de gymnase à la place. Bien entendu ces ex-gymnasiens ont aussi le droit de trouver un travail...mais entretemps on fait quoi avec elle ??

Écrit par : Bertrand Mingard | 06/03/2014

Je comprends votre souci. Je viens de regarder sur jobup. Il y a 72 places d'apprentissage pour 2014. Et si vous voulez avoir d'autres pistes, n'hésitez pas à contacter la CVCI et son responsable du dossier formation.

Écrit par : claudine amstein | 07/03/2014

Pour ce qui concerne Furer SA, Régisseurs & Courtiers, nous nous adaptons lors de chacune des maternités de nos employées en leur permettant de revenir travailler selon le pourcentage de leur choix et leur offrons l'intégralité des frais de crèche, tout en les aidant à trouver les places nécessaires. Tout le monde est gagnant.

Philippe Furer
Président

Écrit par : Philippe Furer | 09/03/2014

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