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14/05/2014

Les premiers dégâts des initiatives Minder et anti-immigration sont déjà visibles

Quarante pour cent des entreprises de plus de 100 collaborateurs membres de la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) disent actuellement être préoccupées par leur difficulté à recruter. Elles n'étaient que 20% il y a un an. Précisons que l'enquête  de la CVCI a été menée après la votation du 9 février, qui a scellé le retour des contingents de main-d'œuvre européenne.

Pleurnicheries de multinationales, mauvais perdants qui n'acceptent pas la démocratie helvétique… J'entends déjà les objections outrées de ceux qui ont soutenu l'initiative. Mon propos n'est pas d'entrer dans une polémique: ce qui est voté est voté, il s'agit de le mettre en vigueur avec le moins de conséquences négatives possibles. Je constate simplement que nos choix politiques ont une influence directe sur la santé et les perspectives des entreprises. 

Le résultat de l'enquête conjoncturelle de printemps de la CVCI n'est pas un élément isolé. Selon une autre étude, menée par l'institut universitaire zurichois KOF à la fin février auprès de 8000 entreprises, près de 6% d'entre elles envisageaient déjà de réduire leurs investissements en Suisse suite à l'acceptation de l'initiative. Petit pourcentage? Cela fait tout de même 480 entreprises qui donneront moins de travail à des sous-traitants. Plus inquiétant encore, seules 2% des sociétés envisagent d'accroître leurs investissements en Suisse l'an prochain. 

Les perspectives de croissance du PIB pour cette année et l'an prochain sont pourtant de 2% et plus! Alors où est le hic? Il tient dans la détérioration des conditions générales à moyen terme. Le retour des contingents interviendra en 2017. La réforme de l'imposition des bénéfices demeure pour l'heure en chantier, avec un nouveau régime moins favorable aux entreprises internationales annoncé pour 2020. 

Mais ce ne sont pas les seuls facteurs qui déstabilisent les entreprises. L'initiative Minder commence en effet à déployer ses effets concrets. Le groupe américain d'équipements pétroliers Weatherford a déjà décidé de transférer son siège social européen de Suisse en Irlande. Le groupe industriel Tyco va faire de même (les actionnaires doivent encore voter). Peur des initiatives et référendums en série, limitation dans la politique salariale des dirigeants… ce sont les premiers à tirer le rideau sur leur aventure helvétique. Le groupe Pentair, actif dans l'énergie, basé à Schaffhouse mais aussi présent à Lausanne, va faire de même. 

Ce ne sont que quelques sociétés, diront les optimistes. Je ne peux que souhaiter qu'ils aient raison. Mais l'alignement des faits montre que la Suisse a perdu en attractivité. Pour préserver nos emplois et notre prospérité, nous devons réagir et restaurer au plus vite l'excellente image que nous avions jusqu'ici!

Commentaires

Donc, si je suis bien votre raisonnement......, il y aura plein d'entreprises qui seront sur la paille si le salaire minimum de 4000 francs est accepté... Tout comme il y a plein d'entreprises qui sont condamnées au dépôt de bilan ou qui fuient la Suisse parce parce qu'elles ne peuvent plus verser des salaires mirobolants à leurs cadres supérieurs. Tout comme il y a plein d'entreprises qui ne trouvent plus de main d'oeuvre qualifiée à cause du frein à l'immigration de masse...

... Faut vraiment que je prenne un "cachet"... ou..., St-Emilion, s'il vous plait, aidez-moi à comprendre !!!
bouhouhououhouou... :-(

Écrit par : petard | 15/05/2014

Madame Amstein,

Ca serait bien plus simple si vous disiez:

Il faut donner des salaires de pauvres aux pauvres et des salaires de riches aux riches. Point barre !

Écrit par : petard | 15/05/2014

Assis sur son immense trésor, Monsieur Blocher doit se régaler de ces excellentes nouvelles ! Au fait, quelles sont ses motivations profondes ??!!

Écrit par : C. Jaccard | 15/05/2014

@C.Jaccard; "on imagine des Autres que ce que l'on est capable de faire soi-même!" Alors posez-vous la question de savoir pourquoi vous n'arrivez pas à comprendre le but final de M. Blocher!

Mme Amstein, si c'est 40% cela veut dire que l'autre partie, soit 60% n'a pas de problème de recrutement, c'est peut-être parce que ceux-là vont chercher du personnel suisse, bien formés et crédibles professionnellement!

Écrit par : Corélande | 15/05/2014

Rien que l'amende que devra payer le CS aux Américains permettrait de payer 1000 salariés à 4000 francs durant 52 ans... ou un concierge pendant 52083 ans !

ou un super Dougan pendant 250 ans !!!

Écrit par : petard | 16/05/2014

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