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25/06/2014

La fuite en avant de Christoph Blocher est inquiétante

«Dictature des élites politiques suisses», «machinations» du Conseil fédéral, appel à la «résistance» du peuple. Non, nous ne sommes pas dans une fiction politique; cette vision du monde est celle de Chistoph Blocher. Ces termes tout droit sortis de l’Europe des années 30 sont ceux qu’il a utilisés vendredi pour lancer son mouvement «Non à l’adhésion insidieuse à l’Union européenne». Sa croisade anti-européenne prend un tour presque paranoïaque!

Cette vision du monde basée sur le repli sur soi ne va pas sans dégâts pour notre pays. Nous avons déjà commencé à le constater. Après l’acceptation de l’initiative populaire anti-immigration le 9 février, Bruxelles a suspendu les négociations avec la Suisse sur l’électricité, gelé Erasmus+ (échange d’étudiants), Horizon 2020 (programmes de recherche) et le programme Media (promotion du cinéma). Le Conseil fédéral a dû bricoler dans l’urgence pour sauver l’essentiel.

«C’est l’UE qui est demandeuse», promettait Christoph Blocher en janvier dernier à l’Albisgüetli. Ah oui? On voit bien que ce n’est pas si simple. 

Le Conseil fédéral doit maintenant mettre en œuvre l’initiative populaire acceptée le 9 février. Et ce texte, que les Européens estiment incompatible avec l’accord bilatéral sur la libre circulation des personnes, ne lui laisse qu’une faible marge de manœuvre. Les contours de la mise en œuvre ont été présentés vendredi. Et qu’a-t-on vu? L’UDC critique désormais le gouvernement… en raison de sa volonté d’appliquer des règles trop strictes en matière de contingentement. Des règles qu’elle a écrites et qui stipulent:

Article 121 a, Constitution fédérale:

Alinéa 2 Le nombre des autorisations délivrées pour le séjour des étrangers en Suisse est limité par des plafonds et des contingents annuels. Les plafonds valent pour toutes les autorisations délivrées en vertu du droit des étrangers, domaine de l’asile inclus. Le droit au séjour durable, au regroupement familial et aux prestations sociales peut être limité.

Les entreprises sont inquiètes. Elles ne savent pas si elles pourront toujours recruter, dans deux ans, la main-d’œuvre dont elles auront besoin. Elles se rendent surtout compte avec désarroi que le retour des contingents sera un monstre administratif. Quelle que soit la manière dont on interprète les dispositions constitutionnelles, on va vers un délire administratif d’autorisations, qui se chiffreront en milliers de démarches. Nous en sommes là… et Christoph Blocher en rajoute une couche en appelant à un isolement total entre la Suisse et l’Union européenne!

Cette fuite en avant doit prendre fin. Notre pays gagne un franc sur trois grâce à nos échanges avec l’Union européenne. Nos relations avec ce qui est notre principal partenaire commercial, et qui le restera encore longtemps, sont régies par une bonne centaine d’accords bilatéraux. Nous nous devons de trouver avec ce partenaire une solution qui préserve à la fois les bilatérales et l‘indépendance de notre pays. Le discours jusqu’au-boutiste de Christoph Blocher est tout simplement irresponsable!

Commentaires

Sans doute que Monsieur Blocher laisse parler son cœur plutôt que la raison mais sans doute comme beaucoup d'autres se rend -ils compte de l'emprise du Socialisme de plus en plus totalitaire
Et comme d'autres il pousse une ronflée magistrale pour secouer l'arbre des rêveurs et utopistes qui croient que seule l'informatique arrivera à tout résoudre.
La décadence de l'informatique a débuté avec les Usines Renaud et le reste suivra et tout sera à recommencer mais les plus ardents au travail eux ne seront plus là et c'est peut-être ce qui fait ruer dans les brancards comme on dit, Monsieur Blocher et tous ceux de sa génération
Et pourquoi notre pays devrait-il se plier à ce qui de plus en plus ressemble à du harcèlement et mobbing de la part de l'UE? ces deux pratiques étant punissables ?
Et quand on sait la malhonnêteté ,les chantages utilisés à l'égard de nombreux petits producteurs tous de pays membres de l'UE et qui après un parcours du combattant pour satisfaire aux exigences de Bruxelles pour se voir contraint ensuite d'avouer on s'est fait avoir,c'est faire preuve d'un manque total de raisonnement intelligent ce qui prouve le bien fondé d'un agriculteur Hongrois se résignant a la vente de proximité et afin d' éviter l'intrusion commerciale d'Etats qui se prennent sans doute pour les Elus de Dieu et qui ont tendance à oublier que notre pays fait partie de l'Europe et ce depuis des siécles et que n'ayant pas été endoctriné par le communisme il n'est pas non plus nécessaire de se laisser embobiner par des doctrines Socialistes
Qui pour certaines n'auront bientôt plus rien à envier à la mode Coréenne basée elle sur le chantage ,la surveillances et les délations même entre voisins ce qui s'est déjà passé pour les tris sélectifs .Le système Stasi a eut son temps et c'est peut-être ce qui fait rugir notre Tribun National

Écrit par : lovsmeralda | 26/06/2014

"Tout droits sortis de l’Europe des années 30 "

Tout ce qui est excessif est insignifiant.

Écrit par : Jean Ronin | 26/06/2014

Ah, et au fait, on vous la livre où votre caisse de points Godwin?

Écrit par : Jean Ronin | 26/06/2014

A quand votre plébiscite sur le traité transatlantique si bienfaisant pour les européens?
Un grand merci à Monsieur Blocher qui ne prend pas le peuple pour un con et qui ose encore se mettre en avant pour le protéger d'élus vendus au sacro saint dieu-fric, avant l'indépendance la souveraineté et la liberté des peuples.

Écrit par : Corélande | 26/06/2014

Madame Corèlande,

J'en ai assez d'entendre cette accusation (déjà dans la bouche de M. Nidegger à la veille du 9 février) Les pro-européens ne sont pas vendus au saint dieu fric.
et l'Union européenne n'a pas que le fric comme valeur, même si la prospérité des Européens est un objectif fondamental. L'UE porte aussi nos valeurs fondamentales, et elle la seule a pouvoir les défendre, avec le poids de 400 millions de personnes face aux blocs intiétants que sont, notamment, la Chine et la Russie, et aux enjeux politiques du futur, qui sont économiques, environnementaux, alimentaires et probablement guerriers.

Les anti-européens se trompent de cible en affaiblissant l'Europe, voire trompent leur partisans comme le fait M.Blocher (qui lui ne manque pas de fric). Ce n'est pas l'Europe qui est la cause de leurs problèmes, c'est sa faiblesse, à laquelle ils ont patiemment et largement contribué, face aux dirigeants et aux égoïsmes des états. A force d'empêcher tout renforcement des liens Européens, on a cantonné l'UE à ne jourer qu'un rôle économique.

Un jour on pourrait payer cher ces comportements aberrants de chacun pour soi. C'est tout le contraire qu'il faudrait: serrer le coudes avec nos voisins et tous le pays d'Europe qui ont les mêmes valeurs que nous, afin de faire autre chose de l'Europe qu'une zone de libre échange. Il faut la renforcer, et construire une union financière et politique.

Écrit par : Olivier Dubugnon | 26/06/2014

Mon cher Dubugnon, je pense qu'un jour ce sont d'autres, ceux qui ont collaboré, qui le paieront cher. Généralement cela se règle à la tondeuse et à la corde. L'histoire est ainsi faite.

La plupart de nos voisins, le peuple, nous soutiens. De toute leurs forces.

Bien à vous.

Écrit par : Jean Ronin | 26/06/2014

@Olivier Dubugnon qui vous dit que nous sommes anti-Européens ? avec du sang mélangé ,beaucoup de Suisses sont sans doute beaucoup plus ouverts aux mentalités étrangères que certains qui blablatent beaucoup mais qui attendent les bras croisés que d'autres se mouillent pour eux
Ce que beaucoup redoutent c'est ce système de pensée unique qui fait croire à n'importe quoi pour faire pire et s'enrichir dans le dos des autres
Ce système Socialiste qui dénigre le capitalisme mais qui veut l'imiter sans service militaire alors qu'un Etat qui se dit Socialiste a sa propre Armée ce qui prouve bien qu'une certain jeunesse déjà bien endoctrinée a tendance à dérailler!
Au niveau finances de toutes manières les transactions se font déjà avec l'Euro et depuis les accords jamais ratifiés de Maastricht
Juste une question si on veut adhérer à l'UE pourquoi alors ne pas déjà intégrer l'idée que les gitans qui font partie de l'UE ne puissent pas trouver place chez nous ? Y'aurait- il deux poids deux mesures, que l'accueil ne soit réservé qu'à une certaine élite?
Vous oubliez sans doute ou l'ignorez qu'une union européenne existait déjà dés la fin de la guerre,car nous vivions avec des Polonais,Tchèques,Grecs et bien d'autres ce qui prouve que nous avions l'esprit ouvert à tout même a l'impensable et jamais encore aujourd'hui divulgué et qui ne le sera jamais ,foi se Scout!

Écrit par : lovsmeralda | 26/06/2014

Malheureusement sur ce coup-là Blocher a raison,les élites suisses, de droite comme de gauche, sont en train de suivre le modus operandi des élites des pays européens, dans lesquels l'immense majorité des citoyens est contre l’ultralibéralisme imposé par une caste de nantis. La Suisse a déjà montré l'exemple en exprimant le souhait de reprendre le contrôle de ses frontières. Beaucoup d'européens aimeraient en faire de même.

Écrit par : Gabriel Maillard | 26/06/2014

Claudine Amstein, directrice de la Chambre Vaudoise du Commerce et de l'Industrie (CVCI).

Mais quel but vous anime donc ?


Ne vous donnez pas la peine de me répondre, j'si trouvé seul la réponse ...

"Les entreprises sont inquiètes. Elles ne savent pas si elles pourront toujours recruter, dans deux ans, la main-d’œuvre dont elles auront besoin."

Mais que faire donc des chômeurs présents en Suisse ?

Mais qui donc est irresponsable ?

"Le discours jusqu’au-boutiste de Christoph Blocher est tout simplement irresponsable!"

Permettez-moi, Madame, d'en douter de vos accusations.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 27/06/2014

"L'UE porte aussi nos valeurs fondamentales, et elle la seule a pouvoir les défendre, avec le poids de 400 millions de personnes face aux blocs intiétants que sont, notamment, la Chine et la Russie, et aux enjeux politiques du futur, qui sont économiques, environnementaux, alimentaires et probablement guerriers."

Valeurs fondamentales ?
Le référendum de 2005, refusé par les français, mais adopté quand même en douce, par le gouvernement ?

Est-ce de cela dont vous parlez, Monsieur Dubugnon ?

Sécurité
La Suisse n'a pas voulu des Grippen, en votation, donc le peuple ne considère pas qu'il y ait un danger quelconque.
Des irresponsables considèrent que la Suisse devrait à terme renoncer à son Armée.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 27/06/2014

une chose est plus que certaine si vous aimez les conflits juridiques avec l'UE vous serez servi car on a jamais assisté à autant de batailles juridiques depuis la signature des accords de Schengen
L'Union Européenne source de nombreuses désunions même au sein de nombreuses familles , refusant même l'installation sur ses sols de gens venus de pays dont la Roumanie et pourtant membre de l'UE
Qui fait pression surtout sur les petites entreprises, qui fait miroiter on ne sait quel paradis excepté fiscaux à Strasbourg et le tout assorti de scandales de la part de ministres signant des accords dans le dos des autres
Un peu comme certains conseillers communaux qui agissent ainsi dans le dos des conseillers généraux si,si cela peut se faire!
Et qui ose faire la morale assortie de menaces pour des déchets mal triés? on est obligé malgré tout d'éclater de rire devant tant de mauvaise foi sans doute Luthérienne!
Vive le foutoir Européen dirait De Gaules

Écrit par : lovsmeralda | 27/06/2014

L'Union européenne est un échec complet et absolu. Pour rappel dans las années 90 on nous promettait la création d'un nouvel espace économique-politique-militaire qui allait contrebalancer l'hégémonie américaine et le dollar après l'écroulement de l'Union Soviétique et de ses alliés, et qui allait amener la prospérité et la paix en Europe. 20 ans après nous pouvons constater que l'Union européenne a échoué sur tous les aspects. Elle est devenu une colonie des États-Unis (on a pu le constater avec l’affaire Snowden). L'Union européenne en 20 ans a plongé des millions d'Européen dans la pauvreté et la précarité grâce à un système économique ultralibéral qui fait fi des réalités et asymétries économiques des pays au sein de l'Union. Si on parle de l'Euro, le projet de rendre l'euro une monnaie internationale et déplacer le dollar est un échec complet, de nombreux économistes prônent actuellement la sortie de l'euro pour plusieurs pays, notamment la France. Quant à la promotion de la paix on a bien vu comment l'Union européenne, en complicité avec les États-Unis, a déstabilisé l'Ukraine et a organisé un coup d'état avec des organisations d'extrême-droite (la vraie, celle qui arbore des croix gammées). L'Union européenne est une grande escroquerie, les peuples européens l'ont maintenant bien compris, c'est pourquoi on assiste à la montée des nationalistes et souverainistes dans presque tous les pays.

Écrit par : Gabriel Maillard | 27/06/2014

Monsieur Dubugnon, vous avez totalement raison. Mais vous, vous érigez en priorité le fric....tout votre propos en transpire, et moi je vous parle des droits et libertés des peuples européens.
Sans les gens actifs vous n'avez pas de commerce et ses conséquences friquées. Ayez d'abord le respect des peuples, en tant que pro-européen, et après ceux-ci seront d'accord, si respectés, de commercer pour vivre, pas pour enrichir encore plus les nantis et dictateurs imbus du goût du pouvoir et de l'argent spoliés aux vrais Travailleurs.
(la bataille hargneuse de junker et sa complice redding en ce moment en est la démonstration type par excellence)

Écrit par : Corélande | 27/06/2014

Mettre le Dieu Fric et le Gourou UDC (ou l'inverse?) dans des équipes adverses est vraiment croquignolet!
EMS-chimie et ses plus de 1,2 milliards de CA permet à M'sieur Blocher de ne pas trop penser à ses fins de mois. Pense-t-il à celles des gens qu'il nomme peuple?

Écrit par : Père Siffleur | 28/06/2014

«Mettre le Dieu Fric et le Gourou UDC (ou l'inverse?) dans des équipes adverses est vraiment croquignolet!»


Ça peut «avoir l'air» croquignolet et ça prouve que d'aucuns n'on encore rien compris des stratégies et du fonctionnement mental de M. Blocher...

D'abord, si M. Blocher était dans l'équipe du fric, les potes de Mme Amstein seraient cul et chemise avec lui et ses idées. Ce qui n'est pas le cas.
La virulence des propos de Mme Amstein souligne bien que C. Blocher est l'empêcheur de tourner en rond numéro 1, de la mouvance ultra-libéraliste la plus hard.

M. Blocher, en ayant réussi à se constituer un bas de laine conséquent, s'est simplement acheté la liberté d'action la plus efficace qui soit. Dans la mesure, où ne pas avoir besoin de banquiers, ou d'amitiés compromettantes c'est un bouclier stratégique à la hauteur d'une bombe H.

Enfin, un type qui continue à se donner pour son pays avec autant de désintéressement personnel, c'est loin d'une crapule.

Et puis... C. Blocher ne joue pas dans le registre des "m'as-tu vu" type Confrérie du Guillon... et n'est pas davantage le pote des P. Keller, Biver et autres P. Aebischer...

Écrit par : petard | 28/06/2014

@Pétard, excellente analyse démonstrative de la justesse et ses vérités.
(Tellement loin des propos journalistiques).
PS en prend plein la bouille: C. Blocher n'a plus d'intérêts dans EMS si jamais!
La fausse information à la vie dure et tant que tout ce monde de "l'info" se permettra de la diffuser sans obligation de rectification, il nous faudra remettre "les pendules à l'heure".

M. Bouille combien de "friqués" connaissez-vous qui s'investissent et s'engagent pour le respect des Droits et Libertés de leurs Concitoyens?

Écrit par : Corélande | 29/06/2014

À Corée Land,(... du Nord! Les extrêmes se touchent et se ressemblent)

J'en prends plein la bouille et Blocher s'en met plein la fouille!
Si jamais, lisez le compte-rendu de l'AG d'EMS-CHEMIE 2013. Vous y lirez ceci:
"… und den Ehrenpatron des EMS-CHEMIE, Altbundesrat und Nationalrat Dr. Christoph Blocher"
Il s'agit certainement d'un homonyme, sinon il ce sera à vous de remettre les pendules à l'heure.

Pour les "friqués" qui s'engagent pour le respect des Droits et Liberté des Citoyens, il y a franchement mieux. Sinon, expliquez-nous pourquoi votre si formidable Gourou s'investissait pour l'ASA (Arbeitsgruppe Südliches Afrika), groupe qui soutenait l'apartheid... Ce n'était pas forcément par pure racisme, mais certainement par pure question de fric?
Allons! Votre dieu, n'est pas aussi éloigné de la crapule ainsi que ne le laisse entendre Pétard. Blocher n'est qu'un affairiste comme TOUS les autres. Il n'y a que sa soif de pouvoir démesurée qui le différencie de ses congénères, c'est tout!... Mais bien sûr vous restez libre de croire ce que bon vous semble... Il en est bien qui croient que le PSS est socialiste et PS, lui, crois qu'ils nous mènent TOUS en bateau!

Écrit par : Père Siffleur | 29/06/2014

Mon cher Bouille, de ma lointaine contrée aux allants militaristes....ahahah! je vous informe juste que la traduction de l'Ehrenpatron, veut dire Patron d'honneur, pas beau en français, mais que cela veut bien dire que M. Blocher n'est plus aux commandes d'EMS-CHEMIE depuis 2003 d'ailleurs.
Au passage en son temps, j'avais admiré la manière dont il avait transmis le témoin-directorial à sa fille. A la barbichette des financiers qui n'ont rien vu venir et n'ont pas pu s'interférer dans la manœuvre afin d'en tirer profit!
Je vous l'accorde, seul un homme intelligent et stratège peut avoir ce savoir-faire!

Pour le reste pensez ce que vous voulez, si vous voulez ressortir des
"cadavres" des placards vous avez du boulot. Mais surtout, soyez très intègre dans votre décryptage, faites-en la liste non-exhaustive....et n'oubliez personne, surtout pas ceux de votre camp!

Moi je vis ici et maintenant, sans essayer de fausser les données des évènements actuels par des histoires malfamées et fumantes des temps passés.

Écrit par : Corélande | 29/06/2014

À Corée Land,

C'est une vraie maladie par ici!... Qu'avez-vous à ne lire ce que vos fantasmes imaginent et non pas ce qui est écrit! Où avez-vous lu que j'affirmais que Blocher était aux commandes de EMS-Chemie? Il n'est point nécessaire d'être aux commandes pour ne pas avoir de problèmes de fin de mois.

Vous vivez là où vous vivez, vous ne tenez pas compte des données des temps passés. C'est votre droit le plus strict. ne pas tenir compte de l'Histoire, ne pas tenir compte du passé, ne peut être qu'un ratage complet du présent et du futur.
... Et relisez mes commentaires, ce n'est pas moi qui prétend que faits et gestes de Blocher sont des histoires malfamées.

Une dernière chose: vous parlez de mon camps, mais quel est-il?
Si c'est le camps pas nul' vous me faites une fleur!

Écrit par : Père Siffleur | 29/06/2014

PS la meilleure défense c'est l'attaque! Vous patinez dans le kirsch mon cher ami!
Est-vous sûr de ne pas avoir quelques amis en Corée du nord, ou au fond d'un goulot, qui ont sur vous une influence inconscience.....peut être des amitiés d'une autre vie!

Vous me donnez l'image de quelqu'un qui se noie dans une piscine et qui se débat pour reprendre son souffle.....par tous les moyens.

Vous reprendrez bien un petit rayon de soleil, cela ne peut que vous faire du bien!
Que votre journée soit belle et qu'elle vous éclaire d'une belle luminosité!

Écrit par : Corélande | 30/06/2014

À Corée Land,

C'est encore pire que ce que vous êtes en mesure d'imaginer!

Je ne patine pas dans le kirsch!... Je me noie dans dans ce liquide. Une pleine piscine olympique de kirsch. Le fond d'un goulot, très peu pour moi. Je viens de jeter un oeil dans le goulot... Je suis tellement saoul que je n'en ai pas vu le fond. Pourtant, au travers de celui-ci, il m'a semblé voir le fond de la bouteille.
Si vous pouviez me décrire le fond du goulot, ce serait bien gentil de votre part. Je vous remercie à l'avance pour le boulot que, je sais, vous exécuterez à fond et avec tout le culot nécessaire.
Et sachez que, contrairement à vous, pour moi l'attaque c'est la meilleure défonce.

Tous mes amis, ceux du fond de la Corée du nord, ceux du fond du goulot et ceux d'une autre vie, ainsi que moi-même, tous au bout du rouleau, la tête sous l'eau et soulo...graphes... Hic!..., on vous dit... Euh!... Attendez!... Oui, c'est ça!... "Santé!"

Écrit par : Père Siffleur | 30/06/2014

A la bonne vôtre mister Bouille, le soleil vous chauffe la carafe....aussi?

Le débat d'idée c'est soulant, mais comme le bon vin ça fait du bien!

Tiens, Blocher a 33% de la BaslerZeitung, vous allez donc voir rouge!

Qui aime bien, châtie bien! Si avoir du culot c'est de ne pas tourner autour du pot, alors oui qu'importe que cela tourne au vinaigre, ce dernier nettoie, fait briller et voir les étoiles sous le soleil.

Si vous voulez allez dans les profondeurs, méditez!

Que demandez de mieux! A la vôtre cher ami!

Écrit par : Corélande | 30/06/2014

Madame Amstein,

Comme responsable de ce blog (?), je vous demande de réagir et de nous dire quelle serait la mesure adaptée pour enfin faire comprendre au patronat qu'il est temps qu'ils embauchent des travailleurs locaux et mettre un terme définitif à ces trajets pendulaires qui engendrent une pollution d'autant plus grave qu'elle nous oblige nous, Suisses, à prendre des mesures, alors que l'on ne peut pas obliger les travailleurs notamment frontaliers français à diminuer leurs pollutions à eux, étant donné que nous contre l'ingérence.

Combien de temps allez vous continuer d'esquiver la moindre tentative allant dans le sens de la résolution du chômage ?

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 30/06/2014

@Victor-Liviu Dumitrescu

La Suisse connaît l'un des taux de chômage parmi les plus bas au monde. Les entreprises ne recrutent pas des travailleurs à l'étranger par plaisir, mais parce qu'elles ne trouvent pas ici-même la main-d'oeuvre dont elles ont besoin. Croyez-moi, les secteurs de la santé et de la restauration, pour prendre deux exemples, seraient tout heureux de ne pouvoir embaucher que des résidents. Ce serait beaucoup plus facile. Mais les candidatures ne sont pas assez nombreuses. Vous noterez que les auteurs de l'initiative acceptée le 9 février dernier n'ont d'ailleurs jamais contesté ce que je viens d'écrire.

Claudine Amstein

Écrit par : claudine amstein | 30/06/2014

Madame Amstein,

Permettez moi d'en douter du bien fondé d'un patronat se proclamant victime d'un manque de personnel.
Mon histoire personnelle en est une preuve.
Celles de mes compagnons d'infortune de l'époque également.

Formé à Genève dans l'informatique de gestion, avec des études accomplies en Roumanie avec un baccalauréat industriel, j'écoutais avec enthousiasme qu'en Suisse, il manquait du personnel qualifié dans l'informatique.

Mais ô surprise ... le patronat a décidé de sous-traiter des commandes ... en Inde.

Voyez-vous ... il s'installe dès lors une certaine méfiance légitime quant aux annonces de manque de personnel qualifié.

Devenu patron à mon tour ( et c'est un exemple à suivre ), j'ai décidé de m'entourer de gens que je connaissais, de locaux, que j'ai pris la peine de former plus ou moins sur certain projets.

Je ne suis évidemment pas le seul à tenter une réhabilitation des chômeurs, mais il me semble que la facilité offerte par les embauches provenant d'un "ailleurs" certainement "profitable", mais uniquement pour soi et à court terme est nuisible pour la "paix sociale" tant désirée par le patronat, certes à une certaine époque bien lointaine.

Je vous prie de croire que des exemples de personnes licenciées pour embaucher d'autres à la place, moins coûteuses, sont réels.

Ce que les patrons gagnent à l'instant X, ils le perdent à l'instant Y, lorsqu'il faut passer à la caisse et renflouer les caisses sociales, ( A.V.S, A.I, chômage ).

Ce sujet étant clos, j'attendrais vos réponses sur la responsabilité collective de la pollution engendrée par le trafic pendulaire, auquel il faudra dans un avenir proche trouver une solution acceptable pour tous.

Dans l'attente de vous lire, Madame Amstein, veuillez recevoir mes meilleures salutations.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 30/06/2014

"sous-traiter des commandes ... en Inde." Tout comme la comptabilité de Swissair d'ailleurs et on sait ce qui est arrivé à notre compagnie. Un grounding et la honte, alors qu'elle avait encore de l'argent dans ses caisses.

Comme tout ceux de son bord Mme Amstein ne répond pas à la question si importante sur la pollution engendrée par toutes ces bagnoles qui engorgent nos routes du matin au soir. Sachant que l'essence, diesel pris à la pompe entre dans 40% du calcul d'émission de CO2, ce qui fait que la Suisse n'est plus en mesure de respecter ses engagements sur l'accord de Kyoto!
Bien sûr, je me trompe les frontaliers ne prennent pas leur essence en Suisse; n'est-ce pas Mme Amstein!

Et tout ça sur le dos de la Suisse et des Suisses!

On nous prend pour des crétins du matin au soir. Et pour cela il faudra VOTEZ OUI à ECOPOP afin d'en mettre plein la pomme à levrat et consorts qui encore ce matin se foutait royalement du contenu de l'initiative du 9.2.14

Écrit par : Corélande | 30/06/2014

Madame Amstein,

Pour rester dans la thématique informatique, je me permets de vous signaler que le Département de la Défense, actuellement conduit par Ueli Maurer, souffre d'un manque de compétence.

Matériel inadapté, logiciels dépassés, aucune vision à long terme.
Ce n'est pas la peine de faire le procès de l'UDC Ueli Maurer, mais bien celui des chefs dans les diverses administrations fédérales, le même problème étant présent partout.

A mon sens, l'incompétence crasse de l'administration est à mettre sur le compte du copinage et de la corruption, plutôt que sur un "manque" de personnel qualifié.
Je l'admets, je suis en train de vous parler du domaine public et non pas du privé, soit.

Pour répondre à votre commentaire au sujet du domaine large de la santé, permettez-moi de vous signaler la présence du "numerus clausus" et du TARMED.

Beaucoup d'étudiants en médecine, détenteurs du passeport à croix blanche, rêvent de pratiquer leur métier, une fois leur diplôme en poche, aux États Unis d'Amérique, pour pratiquer des tarifs libres de toute emprise étatique.

Je ne sous-estime pas le désir certain d'adhésion à l'Empire (UE) du patronat, pour mieux faire éclater le système suisse.
Pourquoi dès lors, s'en cacher ?
Dites le simplement, au nom de la Chambre, que le patronat désire autre chose et nous le comprendrions.

Personne ne se donne la peine de dialoguer sur le sujet.
Chacun tire la couverture à soi, les syndicats, tant ceux des travailleurs que ceux des patrons (oui, il en existe).

Vous affirmez que les candidatures ne sont pas nombreuses, soit.
Dans ce cas précis, permettez-moi de faire appel à l'Histoire.
Avant 1989, il y avait des "chasseurs de têtes" qui sonnait à la porte, le soir, pour venir vous proposer des conditions meilleures dans la société qui les mandataient.

Le taux de chômage d'alors était quasi nul, au point que les "conseillers" en placement était à compter sur les doigts d'une seule main.

Les frontaliers ont, bien entendu, leur place sur un marché du travail en plein essor, ce qui inquiète, c'est le manque de vision à long terme du patronat qui ne se donne plus les moyens de l'apprentissage.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 01/07/2014

Madame Amstein,

Le chômage des personnes de + de 50 ans, est inacceptable.
Ces travailleurs qui ont une très longue expérience sont "sanctionnées" par leur coût.

Permettez-moi d'insister sur cette notion, "ce qui est bon marché, coûte cher".

Si en effet, comme vous le déclarez, le taux (%) de chômage est bas dans notre pays, en revanche, celui des demandeurs d'emplois est plus qu'inquiétant.

Pour financer l'aide sociale, il faut bien trouver des moyens, ce qui forcément augmente les impôts, pas seulement ceux des individus, mais aussi ceux des sociétés.

C'est en cela que le "bon marché" d'aujourd'hui, "coûtera" cher demain.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 01/07/2014

qui es réèlement Christophe Blocher ?????
Le saviez vous?? après cette lecture vous serez certainement perplexe et dubitatifs.

Incroyable pourtant c' est vrai ca c' est passé de 1941 à 1983
Incroyable pourtant c' est vrai ca c' est passé de 1941 à 1983

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lettre ouverte aux parlementaires européens
La Suisse un pays honorable bien sous toute les coutures vous vous trompez!!!!!!

Messieurs les dirigeants Européens jusqu'à quand continuerez vous à fermer les yeux, votre aveuglement sur la Suisse un pays si propre si honnête si riche, vous fait complice de la réalité nauséabonde de ce pays.



lisez cet article- et sachez que de citoyens de ce pays ont été détruits parce qu'ils ne pouvaient pas se défendre parce qu'ils etaient considérés comme des Zéros nous réclamons justice ce qui est le droit le plus élémentaire des hommes et des femmes ceux qui n'ont pas subis cela ne peuvent imaginer les souffrances qui nous ont été faites



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Suisse : les héritiers du génocide sont en bonne santé. Le chapitre le plus sombre de l’entreprise "Ems-Chemie"

Lukas Straumann, Florian Schmaltz*

dimanche 12 septembre 2010, par chemarx

Le 26 septembre, une majorité des électeurs suisses suivait les consignes de l’UDC et rejetait deux projets de loi concernant la simplification de la naturalisation d’étrangers de deuxième et troisième génération. Plutôt que d’analyser ce comportement, nous préférons revenir sur l’origine de la fortune de l’entreprise Ems-Chemie de Christophe Blocher, leader de l’UDC. L’article ci-après est paru en 2002 sur OnlineReports, un magazine internet, peu avant l’élection du député Blocher au gouvernement fédéral.



Depuis 5 ans, le député UDC Christoph Blocher se bat contre toute excuse ou compensation de la Suisse pour son rôle durant le nazisme. Mais on apprend aujourd’hui, grâce aux recherches de OnlineReports, que c’est précisément l’entreprise Ems-Chemie de Blocher – ex Holzverzuckerungs AG (HOVAG) – qui a largement profité après la seconde guerre mondiale du savoir-faire d’un homme, Johann Giesen, qui était directeur à Auschwitz à l’époque nazie. Selon un ancien employé d’Ems-Chimie, Johann Giesen se comportait "comme un général" dans l’entreprise. Un autre employé le décrit comme un homme "très éduqué, cultivé et très comme il faut". En tous cas, tous les interlocuteurs sont unanimes : baroudeur ou capitaine d’industrie respectable, le chimiste allemand a joué, après la guerre, un rôle central à Ems-Chemie en tant que directeur de recherche.

Giesen, directeur à Auschwitz Johann Giesen était venu en Suisse avec Werner Oswald, fondateur d’Ems-Chimie et père spirituel de Blocher, et l’avait aidé à transformer l’usine de carburants à usage militaire d’Ems en une entreprise chimique moderne. Son expérience auprès d’IG Farben l’avait beaucoup aidé dans cette tâche. Pendant la guerre, sa fonction la plus importante était la planification et le contrôle des nouvelles chaînes de production d’Auschwitz où IG Farben construisait une nouvelle et gigantesque entreprise de chimie. Dans ce lieu d’extermination, le plus grand de ceux construits par les Nazis, l’entreprise marchait sur les cadavres durant les travaux : plus de 30.000 prisonniers du camp de concentration trouvèrent la mort sur ce chantier. Directeur de l’usine IG Farben Leuna, en Allemagne de l’Est, Giesen visita souvent Auschwitz dans les années 1941-1944 et assista à de nombreuses réunions de chantier sur place. Il était expert de la production du méthanol qui était utilisé par l’armée allemande pour la fabrication de carburant pour les avions et comme produit de base des explosifs. Les chimistes et ingénieurs de Leuna étaient responsables de cette unité dans la nouvelle usine.

Höss, commandant d’Auschwitz, invité à la fête Pendant l’été 1942, Johann Giesen s’engagea fortement pour la mise en route accélérée de la production de méthanol à Auschwitz en demandant aux autorités nazies une augmentation en matériel de construction et en main-d’œuvre. Voici un extrait du compte-rendu de la réunion de chantier du 24 août 1942 : "Selon le vœu du Dr Giesen, il faut voir s’il est possible qu’Auschwitz puisse produire du méthanol dès le milieu de l’an prochain avec une unité, et deux mois plus tard avec une seconde unité. Si ceci est possible, une très fort soutien des plus hautes instances serait assuré". Mi-octobre 1943, le premier wagon de méthanol quittait Auschwitz. C’était pour IG Farben une occasion pour organiser une fête à laquelle fut convié le commandant du camp de concentration d’Auschwitz Rudolf Höss. Au même moment, à quelques kilomètres de là, dans le camp de concentration de Auschwitz-Birkenau, la machine à exterminer des Nazis fonctionnait à plein régime. Jusqu’à l’évacuation du camp en janvier 1945, au moins 1,1 million de personnes – juives, pour la plupart – y ont été exécutées. Lors de ses visites à Auschwitz, Johann Giesen ne pouvait pas ne pas sentir lui aussi l’odeur sucrée de la fumée des crématoires qui couvrait toute la région de Birkenau. Il le déclara même après la guerre au procès de Nuremberg, lorsqu’il fut interrogé par un tribunal militaire américain, lors du procès d’IG Farben. Mais Giesen certifia qu’il n’avait jamais rien su des activités criminelles des Nazis : "Je n’ai jamais entendu parler d’extermination ou de tels forfaits commis sur des prisonniers du camp de concentration d’Auschwitz, que ce soit directement ou par les témoignages d’autres personnes". Giesen avait toutes les raisons de jouer les ignorants : depuis 1944, il était responsable du chantier et du fonctionnement de l’ensemble de la production de carburants à Auschwitz. Il était entre autre responsable de l’embauche des prisonniers du camp de concentration pour le chantier d’IG Farben. L’entreprise de méthanol construite par Giesen était très importante pour l’économie de guerre : pendant sa retraite après le tournant de la guerre, l’armée allemande avait un besoin urgent de carburant et de munitions. En 1944, IG Farben produisit à Auschwitz environ 29.000 tonnes de méthanol, environ 15% de la production totale allemande. Le succès de Giesen fut récompensé : en septembre 1944, il reçut la proposition de diriger toute la production de méthanol dans l’organisation nazie d’économie de guerre. Il déclara qu’il était "évidemment prêt" à assumer cette charge. Il continua sa carrière sous le Troisième Reich, même lorsque la fin d’Hitler n’était plus qu’une question de temps.

La "Leuna-Connection" Giesen réussit sans problème sa reconversion après la capitulation allemande en mai 1945. Les Alliés le considéraient comme politiquement non coupable et lui confièrent la direction de l’ex-IG Farben à Uerdingen près de Düsseldorf qui était alors sous contrôle britannique. C’est à ce titre que Giesen rencontra pour la première fois en février 1947 le Suisse Werner Oswald, fondateur en 1936 de la Holzverzucherungs AG (HOVAG) qui deviendra plus tard Ems-Chemie. Oswald était à la recherche du savoir-faire technique nécessaire pour moderniser son entreprise de production aux Grisons. Giesen procura non seulement les connaissances en chimie pour la production de plastiques mais aussi une série de grands spécialistes d’IG Farben Leuna. Il n’informa pas de ces transactions les autorités d’occupation britanniques. Fin 1949, les Britanniques eurent vent des contacts de Giesen avec la HOVAG. L’affaire fut découverte car Giesen avait envoyé à Ems deux techniciens qui y mirent en route une unité de production "sans aucune contrepartie". Giesen fut licencié immédiatement pour faux en bilan et divulgation de secrets de fabrication. Mais tout était prêt pour l’industriel de 53 ans : il s’installa bientôt en Suisse et fut accueilli comme un prince par Oswald au château Haldenstein, propriété de l’entreprise près de Coire. En 1952, Giesen était élu au conseil d’administration de l’entreprise qui devint Emser Werke en 1960 puis plus tard Ems-Chemie Holding. Ce n’est qu’en 1967 que Giesen se retira du conseil d’administration, deux ans avant que le jeune juriste Christoph Blocher ne rejoigne l’entreprise.

Le savoir-faire nazi sauve Ems-Chemie La coopération avec Giesen fut fructueuse pour l’entreprise d’Oswald. La production de carburants était devenue superflue et non rentable après la guerre. En se reconvertissant dans la fabrication de nouveaux produits, l’entreprise d’Ems réussit à survivre. Un élément très important fut la mise en route de la production de fibres synthétiques Perlon, produit concurrent du nylon, avec l’aide des anciens chimistes de Leuna. En référence à son lieu de création, les Grisons, cette fibre polyamide "pur produit Suisse" fut appelée "Grilon". A ce jour, Ems-Chemie vend encore différentes matières plastiques à base de polyamide sous la marque Grilon. Grâce au soutien de Giesen et des autres spécialistes formés par l’économie de guerre nazie, l’entreprise d’Ems réussit sa mutation, d’une entreprise de carburants étatique subventionnée en une entreprise moderne de chimie. En 1983, l’entreprise fut acquise par Christoph Blocher, depuis longtemps homme de confiance d’Oswald. Une des rares publications sur l’histoire de l’entreprise mentionne également la "fructueuse contribution" de Johann Giesen à la reconversion de l’entreprise et ses qualités de "praticien né et d’homme qui mène à bien tous ses projets". Sur ses activités au sein d’IG Farben, l’entreprise de Blocher n’a à ce jour pas soufflé mot.

Lukas Straumann, Florian Schmaltz*

* Lukas Straumann est historien et journaliste free-lance à Berne. Il est co-auteur du rapport Bergier "Les entreprises suisses de la chimie dans le Troisième Reich". Florian Schmaltz est historien à Berlin et auteur de diverses publications sur IG Farben. Il travaille aujourd’hui à l’institut Max Planck à un projet de recherches sur la "Kaiser-Wilhelm Gesellschaft" sous le nazisme.

IG Farben à Auschwitz La construction d’une usine chimique, dont le coût est estimé à 776 millions de marks de l’époque, en plein cœur d’Auchwitz symbolise jusqu’à nos jours la participation active de l’économie allemande aux crimes nazis. Pour construire sa gigantesque usine destinée à produire du combustible, le caoutchouc synthétique "Buna" et des gaz toxiques, l’entreprise IG Farben a collaboré étroitement avec les SS. IG Farben a été la première entreprise allemande à employer des détenus comme force de travail. Pour loger ses "employés", le trust avait financé la construction d’un camp de concentration sur son terrain : le camp de Monowitz (Auschwitz III). La famine chronique, les conditions de travail extrêmement dures et le manque total de soins médicaux faisaient de la vie à Monowitz un véritable enfer. Plus de 30.000 détenus ont payé de leur vie leur exploitation par IG Farben. Leur durée de survie moyenne n’excédait pas quelques mois, voire quelques semaines. Sur ordre d’IG Farben, les SS triaient régulièrement les prisonniers pour écarter ceux dont le rendement n’était pas suffisant, ce qui était synonyme d’une mort certaine. Ils étaient alors amenés à Auschwitz Birkenau et éliminés dans les chambres à gaz. Lorsque l’armée rouge libère Auschwitz en janvier 1945, la construction de l’usine d’IG Farben n’est toujours pas terminée. En effet, seul le méthanol connut une production importante dans cette usine ; le chimiste Johann Giesen, qui devait devenir directeur de recherche à Ems, était le responsable de ce département. A la fin de la guerre, le tribunal de Nuremberg demanda des comptes à la direction générale d’IG Farben concernant les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. L’un des chefs d’accusation principaux concernait la responsabilité de l’entreprise dans la mort des détenus du camp de concentration, lors de la construction de l’usine d’Auschwitz. Le 30 juillet 1948, plusieurs directeurs d’IG Farben, dont Heinrich Bütefisch, supérieur direct de Giesen, furent condamnés à plusieurs années de réclusion. LS et FS

"C’était avant mon temps" Christophe Blocher, le propriétaire de Ems-Chemie, est rarement si avare de paroles. Interrogé sur la carrière à Auschwitz de l’ex-directeur de recherche à Ems, le Dr Johann Giesen, Blocher ne se laisse arracher que cette réponse lapidaire : "Le Dr Giesen a travaillé à Ems avant mon temps, dans le secteur chimie des polymères qui fabriquait la matière première pour des fils de synthèse et les fils eux-mêmes. Je suis entré à l’Usine d’Ems en 1969 en tant qu’employé à mi-temps. C’est pourquoi je ne suis pas en mesure de vous répondre". Par ailleurs, Blocher rétorque que tous les faits reprochés à Giesen lui sont inconnus. Blocher a manifesté substantiellement plus de penchant pour l’histoire lors du débat en mars 1997 sur les biens juifs en déshérence et sur les relations commerciales entre la Suisse et l’Allemagne Nazie. A cette époque, il avait déclaré devant le Parlement : "Je me réjouis que les politiques trouvent enfin nécessaire de discuter sur le passé". Il s’agirait "d’une époque si exceptionnelle" qu’il serait difficile "de ne pas s’en préoccuper en permanence". Blocher a également laissé entendre qu’en tant qu’industriel, il s’intéresserait à l’histoire de l’économie. On cherche pourtant en vain chez Blocher le moindre début de commencement de préoccupation auto-critique concernant l’histoire de sa propre entreprise. Dans son discours "La Suisse pendant la deuxième guerre mondiale – une clarification", Blocher vitupérait contre "le soi-disant travail sur l’histoire", contre ces "prétentieux, hypocrites et autres moralistes", il entendait par là les intellectuels critiques et "les organisations juives qui nous réclament de l’argent". Il s’est opposé au "Fonds Holocauste" en faveur des victimes des persécutions nazies. Pendant la campagne électorale pour le Conseil National de 1999, la publication d’une lettre de remerciement de Blocher pour l’envoi de la publication révisionniste "Du déclin de la liberté Suisse" avait créé des remous. Blocher commentait ainsi l’ouvrage du négationniste Jürgen Graf : "Mais, comme il a raison !". Il s’est par la suite défendu en prétendant ne pas avoir lu le livre en question et s’est ultérieurement distancé publiquement du révisionnisme. Le représentant de l’UDC en a rajouté dans son brûlot : "La liberté plutôt que le socialisme", en reprochant à la social-démocratie d’avoir des affinités idéologiques avec le nazisme. Christoph Blocher refuse de reconnaître toute dette de la Suisse pour son rôle durant le nazisme, et donc toute indemnisation financière, ce qui explique son opposition à la Fondation de Solidarité créée en 1997 par l’ex-président de la Suisse, Arnold Koller.

Lukas Strauman





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Écrit par : philippe frioud | 01/07/2014

@Victor-Liviu Dumitrescu

"ce qui inquiète, c'est le manque de vision à long terme du patronat qui ne se donne plus les moyens de l'apprentissage"

La CVCI est activement engagée en faveur de l'apprentissage. Nous sommes au conseil de fondation de la Fonpro (Fondation cantonale pour la formation professionnelle) et présidons le Groupement pour la promotion de l'apprentissage (GPA), qui assure des appuis personnalisés aux apprentis qui ont des difficultés.

Contrairement à ce que vous dites, les chefs d'entreprises ont une vision à long terme de la formation professionnelle. Ils la considère comme une priorité. Ce système - toujours perfectible il est vrai, mais qui fonctionne actuellement très bien (au point qu'il y a davantage de place d'apprentissage que de candidats) - nous est envié partout en Europe.

Claudine Amstein

Écrit par : claudine amstein | 01/07/2014

Madame Amstein,
Je constate et c'est malheureux, que vous ne repondez que sur des sujets qui vous conviennent.
Je pensais debattre avec vous, tant pis pour moi.
Je ne pense pas continuer, je vous laisse donc a vos certitudes.
Recevez Madame, mes salutations.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 01/07/2014

Philippe Frioud
1940-1963 Monsieur -Blocher était encore en culottes courtes
Notre pays a peut-être beaucoup de défauts mais à l'instar de pays comme l'Allemagne et l'Autriche ,il n'a jamais gazé d' enfants hospitalisés
Et comme il a été dit par le Général Guisan. ceux qui ne trouvent pas la Suisse comme pays accueillant n'ont qu'à repartir chez eux !
Quand aux années 40-63 une poule elle même n'aurait jamais retrouvé ses petits tellement l'extrême droite Genevoise a eut à cœur de brouiller toutes les pistes ,mais encore faut -il l'avoir vécu pour savoir le mieux en parler
Et si vraiment Monsieur Blocher encore enfant est tenu pour responsable de nombreux maux on n'ose à peine imaginer le futur des enfants de parents Socialistes/rire

Écrit par : losmeralda | 01/07/2014

il y a une différence entre socialiste et ceux qui ont des accointances pro nazie et qui ont toujours cette idéologie en tête, quand nous nous sommes présentés à Berne avec le dossier des internés administratifs de suisse, je vous rappelle jetés en prison sans avoir commis le moindre délits, Monsieur Blcher a jeté le dossier à la poubelle en disant : ceci n'a jamais existé 20000 suisses et probablement plus ont subit ce sort " CELA NE VOUS RAPPELLE RIEN????????

Écrit par : philippe frioud | 01/07/2014

LE RESPECT DE LA DIGNITE HUMAINE, C'EST UN DROIT ET NON UN PLEONASME

Écrit par : philippe frioud | 01/07/2014

HE BIEN RELISEZ CHER MONSIEUR DUMITRESCU L'ARTICLE DE LICAS STRAUMANN VOUS N'EN AVEZ SUREMENT PAS SAISI TOUTES LES EPLICATIONS

Écrit par : philippe frioud | 01/07/2014

Monsieur Frioud,

J'aimerais savoir en quoi suis-je concerné par l'article de Licas Strausmann.

Merci d'avance pour vos explications.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 01/07/2014

simplement avant de béatifier Blocher il faut savoir qui est réélement ce Monsieur

Écrit par : philippe frioud | 01/07/2014

sachez qu'il a fallu 40a pour que la Suisse reconnaisse ses crimes mais Blocher lui ne reconnait rien, meme pas l'historique de son entreprise

Écrit par : philippe frioud | 01/07/2014

Monsieur Frioud,

Je ne prends pas Blocher ni pour un saint et encore moins pour un ange.
Libre à vous de croire ce que vous voulez.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 01/07/2014

@Philipp Frioud,lui avez vous au moins parlé personnellement?
Car entre nous soit dit entre ce qui se dit par devant caméra ou par blog rares sont les phrases sincères puisque la cohésion semble tout comme le mot honnête en voie de disparition
Et puis qui fait réellement la politique c'est le peuple celui qui se voit visé sitôt un pas de travers ,par les Socialistes
Une chose est certaine que ce soit Monsieur Blocher ou un autre dès les années 60 dieu que leur discrétion était appréciable.On ne voyait pas ces Messieurs,ils faisaient leur boulot et nous le nôtre sans être jugés
Ils n'avaient pas besoin de Facebook ou internet pour vérifier l'état de leur égo!
Nous avons eut de la chance dans notre malheur, nous vivions entourés de Francs Maçons qui nous ont enseigné par leur savoir,leur discrétion et leurs bonnes manières comment appréhender notre futur
Beaucoup reprochent aux hommes leur mutisme mais autant qu'ils se taisent qu'ânonner à longueur de clics ou de sms du genre comment donner davantage de travail mais en supprimant des postes de travail
Et jamais auparavant n'avons nous entendu autant de politiciens montrer leur peur face à n'importe quelle crise,ils savaient dynamiser leur électorat mais en se préservant d'une certaine classe de scientifiques qui eux désormais contrôlent presque chaque pas présidentiel/je pense à la France !
Il suffit de lire le bouquin*ils ont tous perdu la raison *de Jean de Kervasdoué
Quand à béatifier Monsieur Blochet ou un autre les églises nous ont appris très vite qu'il ne fallait jamais mettre un humain sur un piédestal même pas un parent et encore moins des gens paraissant dans les médias mais qui jouent très souvent sur les apparences en ayant compris combien il était facile de jouer avec les sentiments et les émotions de l'électorat ce qui auparavant n'existait pas.
A croire que notre génération devinaient plus rapidement ce qui se cache réellement derrière chaque mot ou photo!
Et croyez le ou pas mais quand Mesdames Brunner et Dreyfuss se sont parées d'une broche représentant un Soleil beaucoup ont compris de suite que le soleil perdrait de ses couleurs vivifiantes vite remplacées par des années de plomb !
allez toute belle soirée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 01/07/2014

Bien sur que je connais Monsieur BLOCHER puisque nous l'avons rencontré, comme LE PEN les internements administratifs sans jugement sans délits c'est un détail de l'histoire suisse et les gamins morts a 16 a probablement une plaisanterie de l'histoire suisse pourtant j'en fus témoin,ou l'on m'a dit tu as rien vu tu te tais ou il va t'arriver des ennuis, ca vous rappelle rien????? et le vote au Conseil National ou tous les UDC ont votés contre notre réhabilitation ceci une bacchanale du Conseil National, heureusement qu'il y avait des socialistes et autres pour nous soutenir.
philippe frioud

Écrit par : philippe frioud | 01/07/2014

Monsieur Frioud,on connait un conseiller aux états Neuchâtelois qui a prié un journaliste de sortir car la presse ne relatant jamais complètement et avec exactitude ce que nombre de politiciens disent
Aussi depuis ces derniers ont tous compris qu'il valait mieux dire n'importe quoi sauf la vérité pour rassasier les paparazzis et leur soif de dénigrement!

Écrit par : lovsmeralda | 02/07/2014

@Monsieur Frioud pour clore ,40 ans pour reconnaitre ses crimes c'est peu en comparaison avec l'Eglise de Scientologie qui depuis toujours n'a jamais reconnu aucun de ses torts et pourtant les victimes sont nombreuses et c'est pire car elles sont muselées et endoctrinées pour détruire leur vraie personnalité!
Bouquins ,journaux,infos c'est bien mais en réalité seuls ceux ayant vraiment connu les faits pour l'avoir vécu seront dignes d'être écoutés car n'espérant aucun argent en retour.
Et c'est ce que faisaient nos grands parents mais à leur manière codée et c'est justement ces codes qui ont fait perdre du temps aux personnes concernées ,mais c'était leur seul moyen de révéler ce qu'elles ne voulaient pas emporter dans leur tombe
Et quand on sait les nombreux réfugiés de la première guerre venus trouver refuge chez nous on se demande bien pourquoi ils sont restés après s'être mariés avec des Suisses,faut croire que les crimes reprochés à notre pays n'étaient pas aussi répugnants que ceux reprochés à de nombreuses sectes se parant des vertus du Christ pour attirer leurs proies- esclaves !

Écrit par : lovsmeralda | 02/07/2014

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