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13/05/2015

L’économie interconnectée se heurte aux lois du passé

A quelques exceptions près, toutes nos lois ont été édictées avant l'économie 2.0. Avant même l’apparition d'Internet. La révolution numérique n’a de loin pas déployé tous ses effets, mais le cadre juridique reste figé sur les modèles du passé. Le monde reste organisé par régions, par branches, par corporations. Les taxis Uber ou la plateforme de location Airbnb montrent pourtant que tout est désormais en mouvement.

Tout change très vite et c’est déstabilisant. Pour beaucoup de professions, pour beaucoup d’entreprises. Faut-il pour autant céder à la tentation de freiner des quatre fers, de nous réfugier derrière un corporatisme désuet?

Nous aurions tort de nous arc-bouter sur les lois du passé. L'industrie du voyage a été parmi les premières à faire face au défi d'Internet. Le métier de voyagiste a changé, il a fallu se spécialiser, miser sur une plus-value humaine qu'Internet ne permet pas d'offrir, développer l’offre en ligne. Mais au final, le tourisme lui-même, dans son ensemble, en est ressorti gagnant. Le commerce vit la même transition. Comme la banque, l’assurance, La Poste.

L'administration aussi

Pourquoi pas les taxis, aujourd’hui? Et pourquoi pas l’administration publique, demain? Pour cette dernière, Internet devrait permettre de simplifier les procédures, trop souvent encore ancestrales à l’heure actuelle. Par exemple en matière de permis de construire ou de Registre du commerce.

Vouloir interdire, défendre des positions purement corporatistes, est tentant. Ce réflexe est aussi vieux que le progrès technologique. Au début du 18e siècle, les artisans du textile britanniques ne détruisaient-ils pas les machines parce qu’ils craignaient la disparition de leurs professions et des pertes d’emploi massives?

Avec trois Suisses sur quatre dotés de smartphones, prétendre vouloir faire comme si le monde interconnecté n'existait pas – même pour certaines branches uniquement - relève de l’impossible. Les entreprises doivent s’adapter aux consommateurs, qui ont - comme elles la plupart du temps - adopté les nouvelles technologies.

Ce n’est pas facile, je le répète. Mais il y a des chances à saisir. Et profitons-en pour adapter nos lois à la nouvelle réalité, de manière à ce que les mêmes conditions-cadres doivent être appliqués à tous.

Commentaires

Désolé d'intervenir, certains seront fâchés, mais j'aimerais juste dire qu'à Genève, nous connaissons déjà la "e-administration".

http://ge.ch/impots/e-administration

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 13/05/2015

Chaque génération a pour devoir de se plier aux lois de l'Etat
.Chacune a sa propre manière de se connecter ou se relier aux vraies réalités de la vie et non dépendante de modes qui toutes un jour ou l'autres finissent en poussière pour renaitre de leurs cendres en général 25-30 ans plus tard
Mais devenues inadaptables pour les jeunes générations qui ayant pris leurs repères comme les plus âgés d'aujourd'hui mettront elles aussi les pieds contre le mur pour ne pas perdre leur propre raisonnement signe particulier qui permet de différencier l'humain de l'animal
Vouloir obliger les gens a se connecter jusqu'à la démesure est un non sens qui ne profitera qu'aux hôpitaux psychiatriques voire aux chaises roulantes pour troubles psychomoteurs liés à l'abus du repli chez soi afin de rester connecter à ce qui ne pourra jamais être durable
On en a la preuve depuis 2000 ,jamais les réformes sans cesse réformées n'ont été aussi importantes et l'informatique qui devait soi disant réduire le chômage n'y a rien changé
On a critiqué les Francs Maçons mais cette confrérie n' jamais imposé ses diktats à des gens qui n'étaient pas membres et il n'appartient en tous cas pas aux plus âgés de se plier aux lubies des plus jeunes
Sauf si la ou le citoyen y trouve son propre compte ce qui ne doit jamais être une obligation pour tous, sinon bonjour la dictature au propre comme au figuré
Car si la génération des années 40-50 obligeait les plus jeunes à les imiter ,le monde du travail serait gagnant , dès l'aube ils sont tous réveillés et plein d'allant et d'une joie sans égale en voyant le jour se lever
Vivre c'est rire,chanter,donner la mains aux gens mais ne pas rester confiner devant un ordi comme une Duchesse de Montespan dans son boudoir attendant qu'un Peter pan vienne l'enlever

Écrit par : lovejoie | 15/05/2015

Madame Amstein, se plier aux règles de l'Etat à condition qu'elles ne mettent pas en danger votre santé physique ou mentale
On vit dans un monde épatant qui veut la biodiversité oubliant celle-ci quand elle concerne les humains entre eux et ces mêmes protagonistes qui reprochent à notre pays de n'avoir jamais sut la cultiver figurent parmi les premiers pour tout uniformiser!
Il y'a tout de même quelque chose de dérangeant dans le mode de pensées d'aujourd'hui
Serait-ce que l'ordinateur vrai maitre chanteur à lui tout seul ait réussi à perturber de nombreux raisonnements humains?
On est de plus en plus nombreux à en être persuadés
Très belle journée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 15/05/2015

Peut-être est-ce aussi une bonne chose que les lois soient des gardes fous et nous imposent le temps d'une petite réflexion dans un monde ou tout va si vite maintenant. Cette soi-disant "Sharing economy" qui semble faire des miracles est aussi en train de créer un certains nombres d'emplois très précaires...
Qu'on se le dise...

Écrit par : Chevillat Jérôme | 19/05/2015

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