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18/11/2015

Intégrer par la formation, quelle meilleure méthode?

La formation des jeunes doit être une priorité. En matière d'insertion professionnelle, nous avons tous la responsabilité, école et entreprises confondues, de nous fixer un objectif aussi élevé que possible: ne laisser personne en marge à la sortie de l'école obligatoire. A l'heure où la France est sous le choc de terribles attaques terroristes, on voit que l'intégration constitue plus que jamais l'un des axes à privilégier pour éviter les dérives. Cela ne résout bien sûr pas tout, loin de là, mais c'est fondamental.

Il n'est pas évident de faire un choix professionnel vers 15 ou 16 ans. Continuer les études? Choisir une profession parmi les 180 proposées par les entreprises et le secteur public vaudois? Un certain nombre de jeunes, un sur quatre environ dans le canton, optent d'ailleurs pour une année de transition (organisée par l'Organisme pour le perfectionnement scolaire, la transition et l'insertion professionnelle - OPTI ).

Quelques centaines de jeunes restent malheureusement chaque année sans solution immédiate. Au niveau national, on estime que sur les 80'000 jeunes qui terminent leur scolarité, 10% ont des difficultés à trouver une place d'apprentissage. Et ce alors que toutes les places proposées ne sont pas pourvues depuis maintenant plusieurs années. Le profil des jeunes recherchés par les employeurs ne correspond pas aux candidats apprentis qui envoient leur dossier et/ou les candidats ne postulent pas en nombre suffisant pour certaines places (vente, construction, restauration…). L'économie s'engage en permanence pour suggérer des solutions et appuyer celles qui sont proposées.

Parmi les structures existantes, on peut mettre en avant LIFT, le programme de préparation des jeunes à la transition. Association neutre qui rassemble des entreprises privées, LIFT permet aux jeunes qui sont les moins à l'aise à l'école de se familiariser avec le monde professionnel, de se préparer à un métier et de pouvoir le choisir en connaissance de cause, dans le courant de leur dernière année obligatoire. Cela réduit ensuite aussi les abandons en cours d'apprentissage… Il y a ensuite des structures qui permettent de venir en aide aux apprentis en difficultés, comme le Groupement pour l'apprentissage (GPA). La Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) s'implique dans les deux projets.

Le désœuvrement des jeunes est l'un des pires fléaux de nos sociétés. En France, près d'un quart des moins de 25 ans sont sans emplois. Ce taux grimpe à 50% en Grèce ou en Espagne. Quels que soient les filets sociaux en place, l'absence de perspectives ne peut que déboucher sur des problèmes, dont la radicalisation de certains jeunes. Rien ne remplace un emploi ainsi que l’autonomie, personnelle et financière. La Suisse a la chance d'avoir une très bonne expérience dans le domaine de la formation, mais les statistiques montrent que nous pouvons encore nous améliorer. Par exemple en revalorisant encore plus l’apprentissage.

Commentaires

Dans votre texte, vous avez oublié de mentionner que "faire un apprentissage" est trop souvent dévalorisé et je pense que c'est là où un travail de fond doit être effectué en collaboration avec les enseignants, les parents et surtout expliquer que "non un apprentissage n'est pas dévalorisant" au regard de ceux et celles qui effectuent des études !

Revaloriser l'apprentissage oui mais de quelle façon ? La question est posée.

Écrit par : Marie | 18/11/2015

Une des réponse serait, par exemple, d'accompagner et d'encourager les entreprises
formatrices.

Pour que l'apprentissage soit un succès, il est nécessaire que le partenariat formateur, apprenti(e)
parents et écoles professionnelles fonctionne. A tout moment il devrait être possible de discerner
des difficultés naissantes et de les traiter de manière pragmatique et constructive.

L'une des pistes elle est en relation avec celles et ceux qui offrent les places d'apprentissage.

En s'assurant d'une vraie collaboration en le commissaire d'apprentissage et le conseiller aux
apprentis.

Une des autres piste serait de "comprendre" les ruptures ainsi que le lien entre les arrêts prématurés
et les questionnements d'ordre identitaire des apprenti(e)s.

Pour que le partenariat entreprise/apprenti fonctionne, il est primordial que l'apprentissage dual
soit valorisé en rappelant qu'une bonne partie d'entre-nous et de chefs d'entreprise sont eux
aussi passé par cette formation.

Écrit par : Yvan | 21/11/2015

Le DIP a mis en place un système de formation pour les adultes qui ont besoin de "certification". Il se distingue par son aspect purement intellectuel et a nécessité l'engagement d'un nombre très impressionnant de formateurs (qui s'occupent évidemment de ce qu'en bon jargon pédagogique on appelle désormais des "apprenants") qui dispensent des savoirs tirés de l'école canadienne de psychologie. Lourdeur, prétention et prix fort distingue tout ce que met en place notre DIP dans l'ordre de l'enseignement et de la formation.

Écrit par : Mère-Grand | 22/11/2015

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