20/01/2016

Franc fort: le peuple suisse a aussi sa carte à jouer

Une année après l'abandon du cours plancher du franc face à l'euro, les effets sont sensibles. L'économie suisse n'a pas autant été ébranlée que ce que l'on pouvait redouter, en tout cas pas au point de plonger en récession, mais une large partie de l'industrie, du commerce et du tourisme fait face à des difficultés quotidiennes. Parfois importantes. Les statistiques le montrent mois après mois.

Dans l'industrie des machines, les commandes ont reculé de plus de 14% au cours des trois premiers trimestres de 2015, sur un an. La branche affichait alors quatre trimestres consécutifs de recul et tout indique que les trois derniers mois de 2015 n'ont pas permis d'inverser la tendance.

Le commerce de détail a évolué à la baisse l'an dernier pour beaucoup de magasins. Et cela malgré une croissance démographique toujours soutenue. Il y a quelques semaines, le président du conseil d'administration de Coop évaluait le tourisme d'achat à 12 milliards de francs pour 2015. Il y a cinq ans à peine, alors que ce phénomène était déjà jugé inquiétant, cette somme était évaluée… entre 4 et 5 milliards de francs. L'hôtellerie souffre elle aussi, tout particulièrement en montagne. Suisse Tourisme estime que les nuitées pourraient reculer de 4% cet hiver dans les stations.

Tout n'est pas négatif

On pourrait continuer à égrener les mauvaises nouvelles, comme Alstom qui licencie, l'horlogerie qui est confrontée à un retournement de situation en Chine, ou le chômage qui augmente. Mais il y a aussi du positif: l'innovation demeure solide, la plupart des branches se réorganisent et se déclarent prêtes à affronter la concurrence. Le commerce de détail estime que 2016 ne devrait pas être moins bon que 2015.

Au final, la conjoncture a néanmoins subi un puissant coup de frein. Et l'incertitude prédomine quant à un redémarrage. Quand interviendra-t-il? A quel rythme? La situation peut-elle au contraire continuer à se dégrader? Personne n'en sait rien.

Une chose est sûre, la Suisse a tout intérêt à tout mettre en place pour favoriser la croissance et éviter d'imposer de nouvelles contraintes aux entreprises. Dans un tel contexte, la troisième réforme de l'imposition des entreprises est une nécessité absolue. Nous votons sur ce sujet le 20 mars dans le canton de Vaud. Le parlement doit également la concrétiser au niveau national. Dans une autre votation, le 28 février, avec leur initiative contre la spéculation alimentaire, les Jeunes socialistes entendent mettre de telles entraves au négoce de matières premières agricoles que l'ensemble du secteur pourrait se sentir malvenu en Suisse. Un refus s'impose si nous voulons préserver 12'000 emplois et des centaines de millions de francs de recettes fiscales.

Des votations cruciales

D'autres votations potentiellement dommageables aux entreprises et aux salariés sont planifiées, comme l'instauration d'un revenu inconditionnel de 2500 francs pour tous les Suisses. Ou comme l'augmentation de 10% des rentes AVS. Cette hausse pèserait, en raison de l’augmentation des cotisations, sur les budgets des ménages et les comptes des sociétés, déjà souvent soumises à des soucis de rentabilité.

A l'heure où les syndicats réclament une "politique industrielle" sans définir ce qu'ils entendent par là, nous avons les cartes en mains pour préserver ce qui a fait le succès de la Suisse jusqu'ici: le maintien d'un Etat social efficace, mais pas surdimensionné, ainsi que la confiance accordée aux acteurs économiques et au partenariat social pour régler les éventuels conflits. Il est indispensable que nous maintenions ce cap cette année!

Commentaires

Pour ma part je voterais oui aux 2 initiatives que vous rejetez. D'une part comme vous le dites, vous n'avez pas su (PLR) jauger de l'impact de l'abandon du taux plancher. Cela était parfaitement maitrisable et bon nombre d'entreprise depuis 3 ans avait fait les bons choix!
D'autre part, perdre des emplois qui sont quasiment occupés par des étrangers c'est une bonne chose, une des conséquences sera une moins forte
pression sur l'immobilier et un accès aux logements convenables pour les Suisses. (sécurité alimentaire)

Il en va de même pour l'AVS + 10%. Nous avons aujourd'hui des retraités en très mauvaise posture financière, notamment parce qu'on les a privé, en plus, de subvention de leur assurance maladie. (parfois c'est carrément le budget mensuel pour l'alimentaire qui passe dans le surplus des primes).
D'autre part, n'oublions pas que le taux de conversion baisse et va continuer à baisser dans le 2ème pilier, dès lors ce sera une maigre compensation.
Par ailleurs, il est assez normal de faire payer en cotisations tous ces nouveaux arrivants qui en plus pourraient assez vite accéder à l'AI par le biais de ces seules cotisations. (et quand on voit tous ces étrangers à l'AI et ce que cela nous coûte en dette vis-à-vis de l'AVS? En surplus je vous conseille de mettre en parallèle un étranger à l'AI avec rentes 1er et 2ème pilier et un retraité après 44 ans de cotisations...., vous m'en direz des nouvelles, car tout le monde, et de loin, n'est pas en rentes maximales!!!!)

Pour remédier à tout cela la conjoncture heureusement fait le boulot inverse à celui des politiques (les majorités gauchistes)qui font tout faux!
Le Souverain par ses initiatives peut aussi rétablir l'équilibre et même si certaines viennent d'un parti que je ne soutiens pas, je vote pour une justice sociale en primauté et en faveur des Suisses qui ont été les Artisans de toutes ces aisances actuelles que vous bradez pour les étrangers au motif qu'ils sont nos "moteurs de croissance". Alors qu'ils sont, également et largement, nos sources de charges supplémentaires par le biais de nos impôts, notamment; renvois et mise en œuvre pour l'expulsion des étrangers criminels.(mon 3ème oui)

Écrit par : Corélande | 21/01/2016

Les propos de Mme corélande sont revoltants et empreints d'une dérive xenophobe.
La Suisse doit traiter tous les étrangers avec dignité! C'est un droit fondamental.
De nombreuses initiatives sont prises chaque jour en Suisse pour humilier, dénigrer, insulter,et instaurer une ségregation au sein de la population étrangère en Suisse. Les suisses ne sont pas eux-mêmes des saints, et la règle morale veut que l'on ne fasse pas aux autres ce qu'on ne voudrait pas soit même subir.
Les étrangers paient les impôts comme tous les Suisses. Cessez de les traiter comme de simples vaches à lait qui ne sont bons que losrqu'ils vous apportent de l'argent et des dévises.
Nous les étrangres, nous voulons le respect!Et nous en avons droit en Suisse!
J'appelle les étrangers à ne pas avoir peur des renvois. Ils doivent s'exprimer, prendre courage pour dire non à cette dérive impérialiste de la suisse.

Écrit par : BELL | 23/01/2016

"cette dérive impérialiste de la suisse." Mort de rire...

Écrit par : Géo | 23/01/2016

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