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23/03/2016

Les Bilatérales ont rendu la Suisse plus forte

Les Suisses bénéficient beaucoup plus que ce que l'on pensait jusqu'ici des accords bilatéraux passés entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Une récente étude montre que le produit intérieur brut (PIB) de notre pays serait de 5,7% inférieur à ce qu'il est actuellement si ces traités, qui ont notamment levé les obstacles techniques au commerce et introduit la libre circulation des personnes, n'avaient pas existé.

5,7% du PIB, cela peut sembler abstrait. Mais ce taux représente 36 milliards de francs, soit 4400 francs pour chacun des plus 8,2 millions d'habitants du pays, a calculé economiesuisse dans son étude publiée la semaine dernière. 36 milliards de francs, c'est grosso modo le tiers du PIB de la Hongrie et de ses quelque 10 millions d'habitants, le PIB mesurant toute la production de richesse d''un pays. L'apport des Bilatérales a donc été énorme.

L'analyse menée par economiesuisse a été supervisée par des professeurs de renom. Elle tient compte des facteurs qui pourraient avoir faussé les résultats, comme l'évolution économique très favorable partout dans le monde entre 2000 et 2008 ou l'évolution des cours du pétrole et du franc. Les auteurs de la recherche ont même volontairement opté pour un scénario parmi les plus pessimistes avant de conclure à cet effet positif de 5,7% sur le PIB suisse.

Impact encore plus favorable pour le canton de Vaud

L'étude ne traite pas de l'impact des Bilatérales sur les différentes régions du pays. Mais le canton de Vaud a sans aucun doute encore plus profité de la dynamique engendrée par la levée des entraves administratives à l'embauche et au commerce. Les statistiques montrent en effet que la croissance du PIB vaudois a été de 10 points supérieure à la moyenne nationale entre 1997 et 2015.

Ces chiffres (qui confirment par ailleurs totalement une étude présentée il y a quelques mois par le Secrétariat d'Etat à l'économie) plaident sans appel pour le maintien de la voie bilatérale. Plus que le franc fort ou l'évolution de la conjoncture mondiale, nos relations avec notre principal partenaire commercial sont primordiales. Un sondage publié il y a quelques mois par la société d'audit KPMG montrait que près des trois quarts des entreprises craignaient un impact négatif, "voire une menace existentielle", en cas de dénonciation des accords bilatéraux. Combien d'emplois sont en jeu? Probablement des dizaines de milliers, dans un premier temps.

Les faits sont là: il est dans l'intérêt de la Suisse et de tous ses habitants de trouver une solution avec Bruxelles pour la mise en œuvre de l'initiative contre l'immigration de masse. La remise en cause des Bilatérales ne doit pas être envisageable!

Commentaires

Bonjour,
Cette étude est très intéressante et je vous remercie de nous y sensibiliser.
A titre de curiosité, existe-t-il une étude similaire pour les accords bilatéraux particuliers que la Suisse a avec certains pays comme par exemple avec le Japon ?
Vous remerciant encore pour vos éditoriaux toujours aussi pertinents.
Cordialement.
Gilles de Chezelles.

Écrit par : Gilles de Chezelles | 25/03/2016

Ce genre d'étude ne tient aucun compte du fait que toutes nos infrastructures sont submergées par l'afflux de gens de l'Europe attirés par la zone de non-droit européen que représente la Suisse. Il n'y a pratiquement plus aucune entreprise en Suisse romande qui soit dirigée par un Suisse. Maintenant, il n'y a plus de places sur les routes, dans les hôpitaux, les écoles, les crèches etc, etc...
Cela ne me dérange aucunement que notre pays attire l'élite des pays voisins et la main d'oeuvre d'autres pays. Mais cela va avoir des conséquences. En Suisse, les enfants étaient éduqués à ne pas jeter leurs déchets par terre : regardez vos rues, bande d'aveugles. Et dites-vous bien que ça, ce n'est qu'un épiphénomène sans grande importance (à part pour le moral et la santé des vaches...). Le destin des Suisses ? Indiens dans une réserve. Retour à la case prof de ski et lécheurs de bottes...

Écrit par : Géo | 25/03/2016

quant au canton de Genève, qui n'est pas une exception: les bilatérales ont précipité le tissus socio-démographique genevois dans une dé-suissitude hors contrôle, sans retour

ont ancré le marché de l'emploi dans l'exclusif du mode de fonctionnement
aux réseaux de copinage ou communautaristes

Population & tissus social: trop tard aujourd'hui pour toutes mesures de ré-équilibrage

Economie: déficitaire avec 34% d'actifs non payeurs d'impôts, une population croissante de précaires peu/ou sans formation dépendante du social et un effectif de clandestins vivant du marché noir,

l'heure est à la chasse aux postes d'emploi côté résidents (on ne dit pas "suisses")
et aux postures politiques "à la françaises", côté mesures d'encadrement

Écrit par : divergente | 25/03/2016

«Les faits sont là: il est dans l'intérêt de la Suisse…»

Il n’y a pas de faits. Que des chiffres piqués par-ci par-là et des statitistiques arrangées pour corroborer les idées des opposants à l’initiative contre l'immigration de masse. On appelle cela de la propagande politique.

Le faits, les vrais, sur les conséquences de la libre circulation des marchandises et des travailleurs dans l’UE, c’est par exemple ici: «Cash Investigation» www.youtube.com/watch?v=_VsumzgKu7E

Edifiant !

Écrit par : petard | 25/03/2016

@Gilles de Chezelles

Merci pour votre message. Concernant votre demande, le Seco dresse un bilan très complet des accords de libre échange (https://goo.gl/e4tpfB)

Il dit en particulier ceci:

"Si le commerce extérieur global (somme des exportations et des importations) de la Suisse a augmenté en moyenne de 5,7 % par an entre 1988 et 2008, les échanges de la Suisse avec les partenaires de libre-échange ont enregistré une hausse annuelle supérieure à 10 % en moyenne au cours des quatre années qui ont suivi l'entrée en vigueur des accords de libre-échange."

A noter que les Bilatérales Suisse-UE vont bien au-delà de l'Accord de libre-échange passé entre la Suisse et l'Europe en 1972 puisqu'elles concernent également le marché du travail, l'espace aérien, les marchés publics, les obstacles techniques au échange (etc).

Écrit par : Claudine Amstein | 30/03/2016

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