21/09/2016

NON à la décroissance!

Ecologie et croissance sont compatibles, la Suisse en est la preuve. L'air, l'eau et le sol sont plus propres aujourd'hui qu'il y a 50 ou 60 ans. Grâce à des mesures volontaristes et innovantes, menées en tenant compte de la rentabilité des entreprises, nous sommes à la pointe des pays qui agissent en faveur de l'environnement. L'initiative "économie verte", sur laquelle nous votons dimanche, casserait cette dynamique.

En voulant programmer et organiser la décroissance, par plans quadriennaux, d'ici à 2050, le texte des Verts ne propose rien de mieux qu'un retour en arrière. A marche forcée, donc à coups de taxes sur la mobilité – citant un scientifique de l'EPFZ, un article de la NZZ parlait récemment d'un prix de l'essence à 10 francs le litre -, les métaux… en fait, sur la plupart des produits importés. Pour le consommateur, c'est l'assurance de subir une hausse des prix massives sur les produits alimentaires, car la Suisse n'est pas et ne peut pas être autarcique dans ce domaine: l'agriculture ne couvre aujourd'hui que 50 à 60% de nos besoins.

Déplacements plus chers, nourriture plus chère… en visant une baisse de la consommation de deux tiers dans un horizon strictement défini, sans tenir compte de la capacité financière des entreprises et des habitants, l'initiative ne ferait qu'appauvrir notre pays. Sans apporter d'amélioration perceptible pour le climat, car la Suisse reste un nain sur le globe.

Faire moins plutôt que mieux n'est pas ambitieux

Toute entière basée sur la décroissance, un phénomène décrit comme inéluctable par les Verts, l'initiative n'a aucune ambition ni aucun projet d'amélioration de notre qualité de vie. On ne vise pas mieux, mais moins. L'industrialisation a effectivement apporté des problèmes, et nous nous devons de les résoudre, mais elle a aussi complètement changé nos modes de vie. En bien. Un enfant né en Suisse en 1900 pouvait espérer vivre 46 ans… contre plus de 80 aujourd'hui. Ses possibilités de développement personnel n'ont plus rien de commun avec ce qui existait il y a un siècle.

Notre défi, aujourd'hui, consiste à faire encore mieux tout en étant plus efficace en matière de gestion de l'environnement. C'est possible, comme nous l'avons démontré en assainissant nos lacs et rivières en quelques années seulement!

Nous devons mieux utiliser et réutiliser les ressources naturelles, moins consommer d'énergie, produire davantage d'énergie renouvelable. Oui. Mais pour mieux continuer à prospérer. Décroître n'est pas un projet d'avenir. C'est pourtant exactement ce que propose d'inscrire dans la Constitution l'initiative bien mal nommée "pour une économie verte". NON ce dimanche!

Commentaires

@Madame Amstein en effet cessons cette course aux absurdités qui a débuté dès que tous les foyers Suisses ont été connectés à Internet
Il faut cesser de peindre le diable sur la muraille l'austérité est un leurre pour mieux faire acheter ce qui ne dure plus et qui est à jeter
C'est le monde à l'envers on préfére donner tous les avantages aux technologies avec de nombreux chômeurs sans compter les nombreux bipolaires et suicides à la clé
Je n'ose même pas envisager le nombreux maux qui affecteront tous ceux travaillant au centre de tri à Daillens,la technologie n'a pas été inventée pour faire perdre tous leurs repères aux ouvriers
Qu'on cesse de fantasmer sur un monde qui n'a jamais existé ! quand au CO2 il est nécessaire aussi bien pour les plantes que pour les humains sans compter que ceux qui en émettent le plus ce sont les volcans
Très bonne soirée pour Vous Madame

Écrit par : lovejoie | 21/09/2016

Hélas, lovejoie, une doctrine millénariste apparue bien avant internet, à la parution en 1972 du rapport intitulé "The Limits to Growth". La secte en question se nommait "Club de Rome" et, partant de Rome, elle a crû et s'est multipliée pour devenir une religion universelle.
Cette définition de la théologie par Anselme de Cantorbéry: «Fides quat ernes intellectum» (c'est la foi qui cherche l'intelligence) est toujours d'actualité en ce qui concerne le dogme qui perturbe Madame Amstein (mais que l'excommunication n'effraie pas).

Écrit par : rabbit | 21/09/2016

@Rabbit en effet la secte des millénaristes doit remonter à des temps antédiluviens cependant il y a une secte qui me fait rire et qui attire de nombreux jeunes
La secte des Survivalistes ,de doux illuminés
Pas dangereux pour 4 sous mais à qui on peut faire avaler n'importe quoi et qui paradoxalement refusent de voir la vérité quand un de leurs parents est malade !
Cette seule certitude que nous sommes tous mortels en effraye plus d'un !
Sans doute parmi eux en existent 'ils qui ont peur des montagnes de déchets mais oublient que tous leurs aliments conservés sous vide devront à leur tour alimenter la chaine des déchets
Ces aliments devront être vidés de leur emballage car tous emballés dans de l'alu
Mais bon sur l'air de la galéjade de nouveaux vieux pourront à leur tour manger des aliments périmés ,à chacun son tour/rire
C'est la preuve que le serpent de la bétise humaine ne cessant jamais de se mordre la queue a encore de longues années de régénérescence devant lui pour ne jamais finir en déchet
belle journée pour Vous

Écrit par : lovejoie | 22/09/2016

Je suis atterré par les insanités que je lis ci-dessus.

Tout d'abord, NON la suisse n'était pas plus propre il y a 55 ans, en 1960 donc. Les voitures polluaient certes beaucoup plus, mais il y en avait 500'000 contre 4'500'000 aujourd'hui et elles parcouraient certainement moins de kilomètres (les premiers kilomètres d'autoroute étaient en construction). Quant'à l'air et l'eau, d'où tirez-vous ces chiffre Mme Amstein ? On fabrique des milliers de composés aujourd'hui. Les plus problématiques ont été retirés entre temps (ex. le DDT) mais aujourd'hui on a des cocktails dont on ne connaît pas les effets. Les résidus de médicaments et autres produits persistants dans les eaux sont infiniment plus élevés aujourd'hui. Le nombre de cancers a fortement augmenté depuis cette époque, il y a très certainement un lien...
Pour le CO2, la concentration dans l'air n'était que de 315 ppm, soit env. 12% de plus que la valeur stable historique (280 ppm) alors que l'on dépasse les 400 ppm depuis 2014 (+40%).
Si l'on compare les chiffres internationaux, la différence est encore bien plus gigantesque, parce que la population mondiale n'était que de 3 milliards, contre 7.5 actuellement et la grande majorité vivait encore très chichement.

Le Club de Rome a simplement réfléchi aux limites de la croissance, et la grande majorité de leurs analyses et conclusions sont tout à fait en ligne avec ce que nous constatons aujourd'hui. Il était formé d'experts dans leurs domaines, scientifique, économistes, industriels, fonctionnaires. Ils ont jeté les base du développement durable et des efforts tant vantés par économie suisse et de nombreuses industries. En 2012, le MIT a confirmé les lignes tracées à l'époque.

N'est-ce pas raisonnable de renoncer à une croissance illimitée dans un monde fini ? (j'ai écrit raisonnable, mais certes pas agréable !!!)
Les anciens grecs déjà encourageaient la modération et fustigeaient la démesure, qui était sévèrement punie par les Dieux.
Viser de n'utiliser qu'une seule planète, dont tous les hommes partagent les ressources à égalité est certes frustrant pour un pays riche comme la Suisse, mais en utiliser plus, c'est priver d'autres : nos enfants et les moins défavorisés. Comment leur éviter de vouloir migrer chez nous si nous accaparons tant de ressources et refusons de partager avec une certaine égalité ?

Pour finir, n'oublions pas que si nous devons voter aujourd'hui cette initiative, c'est que les lobbys économiques et de l'UDC ont rejeté le contre projet indirect mesuré du Conseil Fédéral. 2050, c'est assez loin, nous avons le temps de mettre en oeuvre les mesures d'optimisation et TOUT devra encore être validé par les lois et le parlement. Soyons forts et ayons fois en l'avenir, le nôtre et surtout celui de nos enfants.

Écrit par : Vladimir Mange | 22/09/2016

Assurément, Monsieur Mange est animé par une foi profonde; mais s'il compte sur les rapports scientifiques pour la conforter, Bjorn Lomborg a expliqué dès 2004 (avec "L'écologiste sceptique") que la confiance à leur accorder relève plus de notions probabilistes que d'évidences. C'est là où la métaphysique nous rattrape, puisque selon la formule acrobatique de Bartolomé de Medina: «Si une opinion est probable, il est permis de la suivre, quand bien même est plus probable l’opinion opposée».

Écrit par : rabbit | 22/09/2016

Merci Rabbit d'évoquer l'inoubliable école de Salamanque. A l'évidence, le catastrophisme écologiste tient par moitié du dogme et par moitié de motivations plus obscures, mais c'est toujours la même chose : "no skin in the game"... Les auteurs de prédictions bidonnées n'ont jamais subi la moindre conséquence négative dans leurs précieuses carrières alors que leurs dystopies ne se sont jamais réalisées. C'est presque un encouragement à recommencer.

Écrit par : Inma Abbet | 22/09/2016

Eh oui, qui l'eût cru ? Salamanque, Schumpeter, l'Ecole de Vienne: une lignée dynastique digne de figurer dans un roman ésotérique de Dan Brown. L'Apocalypse n'est pas pour demain et les Flagellants sont loin d'expier leurs péchés; comme le dit Vladimir Ilitch Mange: «Soyons forts, on n'est pas prêt de voir la fin du pilonnage de rapports d'experts».

Écrit par : rabbit | 23/09/2016

Effectivement, la fin de l'Humanité n'est pas pour demain. Alors après nous le déluge...
En attendant, je m'aperçois que les prévisions catastrophiques de la démographie humaine dans le 2ème rapport du Club de Rome étaient plutôt en dessous de la réalité actuelle...

Écrit par : Géo | 23/09/2016

@Vladimir Mange

Pour la qualité de l'air, je ne fais que me reposer sur ce que dit l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), qui est aussi composé de scientifiques:

"La qualité de l’air en Suisse est en constante amélioration depuis le milieu des années 1980" (http://www.bafu.admin.ch/luft/15216/index.html?lang=fr)

"Cela fait plusieurs années que les émissions de la plupart des polluants atmosphériques sont en recul : depuis 1980, elles ont baissé
•de 90% pour le dioxyde de soufre (SO2), passant ainsi en dessous de la valeur limite;
•de 50% pour les poussières fines (PM10);
•de 60% pour les oxydes d'azote (NOx).

Les entreprises ne disent pas qu'ils ne faut pas en faire davantage, mais elles demandent que l'on tiennent compte de leur capacité financière, ce que l'initiative ne fait absolument pas. Cette initiative casserait cette dynamique tout en étant dangereuse pour l'emploi.

Pour les eaux, vous pouvez toujours vous référer à l'OFEV:
"Depuis les années 1980, la qualité de l’eau des lacs suisses s’est considérablement améliorée" (http://www.bafu.admin.ch/wasser/13465/13483/14095/index.html?lang=fr)

Si la Suisse a pu améliorer la qualité de l'air et de l'eau, malgré la croissance démographique et la très forte croissance connue depuis les années les années 1980, c'est justement parce que l'innovation et la prospérité nous permettent de produire de manière toujours plus propre. Cette initiative ne demande que la décroissance.

Écrit par : Claudine Amstein | 23/09/2016

Au niveau de la Suisse, Mme Amstein a parfaitement raison. Les dangers pour ce pays, c'est le grand remplacement. Il y a une quarantaine d'années, on s'est aperçu qu'un médecin iranien du CHUV ou de ce qui en tenait lieu n'avait pour seul diplôme qu'un permis de pêche...iranien, donc illisible pour les andouilles vaudoises, grassement naïves et xénophiles comme vous le savez. Il y a deux ou trois ans, une amie infirmière m'a raconté qu'un médecin camerounais avait été viré du CHUV pour avoir commis deux erreurs mortelles, erreurs parfaitement incompréhensibles du point de vue médical. Il continue sa carrière de médecin, soyez rassurés pour lui...
Il n'échappe à personne qui a dépassé la cinquantaine que la Suisse n'est plus ce qu'elle était sur le plan de la qualité du travail. On oublie trop vite que Tchernobyl, c'est d'abord une erreur humaine. Des ingénieurs alcoolodépendants qui font un exercice de routine en étant complétement bourrés...
Les mêmes s'occupent de nos centrales aujourd'hui, font de l'armée et ont un Fass 90 à la maison...
Regardez les bords de route, jonchés de déchets. Allez visiter le Kosovo : dans les rivières, un réfrigérateur ou une cuisinière tous les 10 m, une voiture tous les 100m. Dans les routes des cols de montagnes, les camions à ordures ont déversé leurs déchets à chaque virage. Quand ces gens viennent en Suisse, ils ne fréquentent que les leurs et donc, il n'y a personne pour leur expliquer que les déchets ne se jettent pas dans la rue. Mais leur présence aide les patrons à faire pression sur les salaires, donc motus et bouche cousue...
C'est l'écologie humaine qui ne va pas du tout, en d'autres termes...

Écrit par : Géo | 23/09/2016

@Claudine Austin
Merci pour votre réponse circonstanciée. Vous confirmez donc votre erreur, puisque vous mélangez les années 50- 60 et les années 80 !
Le problème est que vous avez écrit " il y a 50-60 ans". Ce ne pourrait être qu'un détail, mais justement, autant vous critiquez les excès de cette initiative (selon Economie Suisse en précisant que les visées générales sont bonnes, mais que cela va trop vite et top loin) autant vous exagérez de manière crasse les points de comparaison.
Si on a réussi a faire autant d'efforts et de progrès depuis les années 1980, soit depuis 36 ans, alors que la Suisse a vécue une période très faste, avec un renforcement de sa position et de sa compétitivité, je ne comprends pas la peur de continuer à faire un progrès pendant les 34 prochaines. Et même si on devait attendre 2052, je crois que l'esprit de l'initiative serai largement conservé !!!
Vous évoquer le spectre effrayent de la décroissance, mais l'initiative ne le mentionne pas, elle demande simplement un impact raisonnable de la Suisse.
On peut prendre la question à l'envers. Si on continue à faire peu, quelle sont les alternatives : Je vous en propose deux envisageables :
- soit la demande des autres pays va continuer à augmenter (les BRICS en premier) et donc l'accès aux ressources sera fatalement plus difficile, plus compétitif, donc plus cher (ahh l'argument qui fait peur à tout le monde et dont vous avez abusé dans les publicités)
- soit les ressources continueront de toute façon à s'épuiser de manière non commerciale, donc les risques de conflit armés vont augmenter, ce qui est déjà le cas dans de nombreuses régions du monde, pour le pétrole en priorité. l'eau, la pêche et les autres minerais. Je ne suis pas sûr que cette seconde alternative soit bien plus réjouissante.
Je serai très intéressé de voir une autre proposition où l'augmentation de notre pression sur la planète et l'environnement nous propose une autre alternative plus joyeuse !

Écrit par : Vladimir Mange | 23/09/2016

Mme Amstein, excusez d'avoir écorché votre nom, je mets la faute sur mon correcteur d'orthographe ;-()

Écrit par : Vladimir Mange | 23/09/2016

@Vladimir Mange

Je me réfère encore fois à l'Office fédéral de l'environnement:

"Depuis la fin des années 1960, la qualité de l’air est soumise à une surveillance continue en Suisse" http://www.bafu.admin.ch/luft/13769/15547/16254/index.html?lang=fr

Plus loin:

"C’est aux mesures systématiques effectuées dans différentes situations de pollution que nous devons nos connaissances des évolutions journalière, annuelle et à long terme de la pollution de l’air. Ces mesures montrent que la concentration de PM10 (Note: les particules en suspension) a augmenté constamment jusqu’au milieu des années 1980 environ, et qu’elle a reculé significativement à partir de 1985"

Ce que j'ai écrit, consistant à dire que l'air et l'eau sont plus propres aujourd'hui qu'il y a 50 ou 60 ans reste donc vrai.

Encore une fois: la croissance et l'innovation ont permis d'assainir l'air et l'eau en quelques décennies. Cela ne signifie pas que tout a été fait, personne ne le conteste. Mais la décroissance inscrite dans l'initiative des Verts mettrait un terme à cette tendance positive et favorable à l'environnement.

Écrit par : Claudine Amstein | 23/09/2016

Madame Amstein,

Je me fiche complètement du contenu de cette initiative, ainsi que des conséquences si elle est acceptée ou non.

Car depuis hier, ON SAIT que de toute façon vos amis parlementaires feront ce que bon leur semble quelque soit le résultat du scrutin.

Il me semble que désormais, vous pourriez vous épargner d'écrire des billets qui ne servent qu'à amuser la galerie ou a de jeter les gens les uns contre les autres.

Écrit par : petard | 23/09/2016

Comment, Monsieur petard, vous n'avez plus foi en la démocratie représentative ? C'est du joli...
Je vous rassure, vous n'êtes pas le seul: Etienne de la Boétie et Benjamin Constant formaient de sérieux doutes sur l'efficacité du système, tout en étant de bons libéraux.

Écrit par : rabbit | 23/09/2016

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