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11/01/2017

La RIE III, pour l'innovation et l'emploi

Une fiscalité favorable à l'innovation constitue le meilleur garant de la prospérité du canton de Vaud. Bonne nouvelle: la promotion de la recherche et de la propriété intellectuelle sont justement deux des principaux piliers de la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III), au menu des votations du 12 février prochain. Deux excellentes raisons de voter oui!

On l'apprenait en tout début d'année: le nombre de nouvelles entreprises a bondi l'an dernier de 11,6% par rapport à 2015 dans le canton de Vaud, et de 5,3% à Genève, selon les données du Registre du commerce compilées par Startup.ch. Bon nombre de ces nouvelles sociétés, dans la région lémanique, sont des start-up, des sociétés qui s'appuient sur la technologie et dont certaines disposent d'un énorme potentiel de développement.

Que ce soit dans les biotechnologies, les techniques médicales, l'énergie ou les services digitaux, il y a certainement dans notre région des futurs Logitech, Google et Novartis. Encore faut-il se doter des moyens de leur permettre de se développer ici, sans devoir s'exiler ou se faire racheter! Et cela passe notamment par la fiscalité.

Avec des déductions accrues pour les activités de recherche et développement (R&D), la RIE III contribuera à ce que ces start-up puissent planifier un avenir en Suisse une fois le seuil de rentabilité atteint. La patent box, autre outil indispensable de la réforme, permettra de privilégier les revenus tirés de brevets. Les critiques des opposants à ces instruments fiscaux sont tout simplement incompréhensibles: ces mesures privilégient l'emploi et le dynamisme.

L'économie doit sans cesse se renouveler, d'autant plus dans une période comme celle que nous traversons, marquée par un franc durablement fort. Pénalisant pour l'industrie, le tourisme et le commerce. Nous aurions tort de penser que tout va toujours aller bien par inertie: l'économie romande va connaître une baisse de régime ces prochains mois, selon l'institut conjoncturel Créa de l'Université de Lausanne. Faire fructifier ses affaires, développer son entreprise sont des défis permanents. La RIE III apporte des solutions modernes au meilleur moment. Oui le 12 février prochain!

Commentaires

On n'a pas besoin de la RIE III pour soutenir l'innovation. D'autre part l'innovation en Suisse est déjà bien trop basée sur la technologie et la propriété intellectuelle qui l'accompagne, au détriment du faire, de la production, de l'emploi véritable, de l'économie pour tous. Le soutien à l'innovation est aussi bien trop concentré sur les startups dont la définition exacte n'est que financière: il ne s'agit pas d'entreprises en démarrage, mais d'entreprises en démarrage ET cherchant une vente mirobolante - donc sujettes du capital risque. Je note enfin que votre intérêt pour l'innovation est rarement mis en avant lorsqu'on parle d'initiatives écologistes ou socialement responsables. Si on comprend l'innovation et le changement de paradigme de l'économie qui y est lié aujourd'hui, on plaide l'innovation dans tous les cas. Sinon, il ne s'agit que d'arguments ad hoc.

Écrit par : Thierry Dagaeff | 12/01/2017

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