03/10/2018

Les entreprises face au défi de la cybersécurité

hamecon_blog_AdobeStock.jpg

La sécurité informatique dans le cadre professionnel est sans doute l'un des thèmes les plus vitaux du moment pour l'économie. Et pourtant, les entreprises ne semblent pas toutes prendre la mesure des dangers que font peser sur elles les criminels de la Toile. C'est l'un des enseignements majeurs que la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) a tiré de son étude sur le thème de la cybersécurité, menée cet été auprès de ses membres.  

Selon le sondage réalisé par l'institut M.I.S Trend, 37% des entreprises disent avoir été victimes d'au moins une attaque informatique. En réalité, le danger est bien plus élevé, car toutes les sociétés, quelle que soit leur taille, sont susceptibles de voir leur système informatique infecté par un malware. Elles gèrent de l'argent et sont, à ce titre, toutes intéressantes pour des hackers. Les actes de piratage peuvent avoir des conséquences très graves, comme des pertes de données, des perturbations de services, des interruptions d'activité, voire une faillite.

L'étude, à laquelle 490 de nos membres ont répondu, révèle une sous-estimation générale des cyber-risques. Cela illustre l'importance de la sensibilisation et de la formation du personnel, parce que l'humain reste le principal vecteur potentiel d'intrusions dans les systèmes informatiques au travail, que ce soit par négligence ou par méconnaissance. Les entreprises doivent donc impérativement concentrer leurs efforts dans ces domaines car, selon notre enquête, la moitié d'entre elles n'ont prévu aucune formation à l'intention de leur personnel.

Se prémunir est possible

Des solutions somme toute assez simples, et pas forcément très onéreuses, existent pour se prémunir au mieux des cyberattaques: procéder à un audit de sécurité, désigner un responsable cybersécurité, s'équiper de matériel fiable et mis à jour, former le personnel, et effectuer des tests de phishing réguliers. Cela devrait même constituer un investissement de base pour toute firme, car réparer les dommages causés par une intrusion malicieuse peut coûter des dizaines de milliers de francs, sans parler des dégâts d’image.

La CVCI, de son côté, s'engage pour informer ses membres sur les risques liés à la criminalité informatique, en mettant régulièrement sur pied des événements sur cette thématique. Ces deux dernières semaines, elle a d'ailleurs lancé une campagne de sensibilisation aux cyber-risques sur les réseaux sociaux, avant la publication de son étude. Et elle va poursuivre ses efforts dans ce domaine.

D'autres enjeux de taille se profilent à court terme: il s'agira ainsi de former davantage d'experts et d'encourager des entreprises spécialisées dans le secteur à émerger en Suisse, afin de répondre à une demande grandissante que le marché actuel peine à satisfaire.

Les petites et moyennes entreprises constituent la colonne vertébrale de l'économie vaudoise. Garantes de la prospérité du canton, elles doivent se préserver au mieux des dangers provenant du cyberespace.

Photo: AdobeStock

Les commentaires sont fermés.