UA-64206590-2 UA-101278801-1

20/10/2009

Apprentissage : un rôle à jouer pour les profs

 Une enseignante de ma connaissance se fait un point d’honneur de trouver avant fin novembre une place d’apprentissage pour tous les élèves de sa classe qui vont terminer leur VSG au mois d’août suivant. Avec le temps, elle a constitué un réseau d’entreprises et instauré avec les maîtres d’apprentissage un véritable rapport de confiance. Ainsi, elle décrit en toute honnêteté les défauts et les qualités de ses candidats à l’apprentissage. Cette manière de procéder évite d’ailleurs tout recours à des « mulitchecks » ou autres batteries de tests. On ne peut espérer meilleur lien entre le monde de l’école et celui du travail. Franc, rapide et peu couteux.

 

Lorsque dimanche soir, j’ai entendu à la Télé le Conseiller d’Etat  Pierre-Yves Maillard déplorer que certains jeunes souffrent de discrimination au moment de la recherche de leur place d’apprentissage en raison de leur nom ou de l’absence de réseau de leurs parents, j’ai repensé à l’engagement de cette enseignante. Elle contribue largement à lever ces obstacles et à éviter à ces jeunes de prendre le chemin du chômage ou d’une 10ème année. Et si l’école s’en inspirait avant que le département de l’action sociale n’invente un système complexe d’aide ?

16/07/2008

R&D - Pour rester leader : y a du boulot

La Suisse est le leader dans l'innovation et la recherche. Voilà une bonne nouvelle qui est relayée par un article de 24 heures. Mais au-delà du titre, il y a une réalité : la Suisse, pour rester à la pointe de la concurrence internationale, n'a pas d'autre choix que d'atteindre l'excellence. Elle ne peut y parvenir qu'en se concentrant sur les innovations fondamentales. L'amélioration de l'acquis, par la baisse des coûts et des processus toujours plus efficients, ne suffit plus.

Même si en comparaison internationale, la Suisse ressort pour son innovation devant les Etats-Unis, elle n'est pas numéro 1, seule et unique place qu'elle doit pourtant atteindre. En 2000 à Lisbonne, le Conseil européen s'est fixé comme objectif, je cite, de "devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde". Pour y parvenir, elle souhaite consacrer 3% de son produit intérieur brut d'ici 2010 à la recherche et le développement (R&D).

La Suisse y consacre déjà ces fameux 3% du PIB, soit plus de 13 milliards en 2004 ! Avec une particularité tout de même, les trois-quarts de cet investissement sont assumés par le secteur privé, sans compter les investissements R&D toujours plus importants que les entreprises suisses font à l'étranger, soit près de 12 milliards toujours en 2004. C'est donc grâce au financement privé que nous avons cette place. Tant mieux !

Le propre des classements est qu'ils peuvent être toujours remis en cause ou contrecarrés par un autre classement, mais surtout ils représentent une image du passé. Reste un paradoxe : La Suisse figure dans les premiers de classe dans la R&D, mais on ne peut pas en dire autant dans le classement PISA (qui je le rappelle est un indicateur sur les compétences des élèves). Et il n'y a pas de miracle : les R&D ne pourront être à la pointe que si nous avons une formation de base et supérieure de haut niveau !

Le Parlement a voté des crédits supplémentaires pour l'encouragement de la formation, de la recherche et de l'innovation pour les années 2008 à 2011.

Toutefois, il ne faut pas se leurrer, l'argent ne va pas à lui seul résoudre notre capacité à innover. Actuellement, la Suisse fait déjà partie des pays qui dépensent beaucoup pour la formation. Et l'étude PISA montre que cet investissement ne se reflète pas dans les résultats de nos élèves. D'autres études montrent qu'il n'existe d'ailleurs pas de corrélation directe entre les montants consacrés à la formation et à la recherche et les résultats de cette dernière !

15:00 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (1)