02/08/2011

L'initiative anti-immigration de l'UDC est nuisible

Et si l'on parlait des effets positifs de la main-d'œuvre étrangère en Suisse? A l'heure où l'UDC entend stopper "l'immigration massive" en lançant une énième initiative populaire, il est urgent de rappeler que les étrangers sont des contributeurs nets pour toutes les assurances sociales en Suisse. Il ne s'agit pas là de propagande, les immigrés paient davantage qu'ils ne touchent, que ce soit pour l'AVS, le chômage, les allocations pour perte de gain (APG) ou même l'assurance-invalidité (AI). L'AI? Oui, même pour l'AI, les Européens sont proportionnellement moins nombreux à en bénéficier que les Suisses, selon les données de l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS).

 

Mieux: l'afflux de cotisants supplémentaires qu'a connu la Suisse au cours des cinq dernières années (environ 300'000 personnes) n'a pas que dopé la croissance et amorti la récession en 2009: il a donné un puissant coup de fouet aux finances de l'AVS. Berne craignait qu'elles virent au rouge dès 2015, cet horizon est désormais reporté à 2020-25. Et permet d'élaborer en toute sérénité un plan d'assainissement plutôt que d'agir le couteau sous la gorge.

 

Le "retour à l'économie planifiée" – la formule est de la NZZ - voulu par l'UDC en exigeant des contingents de travailleurs est tout simplement nuisible. Il priverait entreprises et administrations publiques d'un accès facilité à la main-d'œuvre dont elles ont besoin, qu'on songe à la santé ou à l'hôtellerie-restauration. Pire encore, il remettrait aussi en cause l'ensemble des bilatérales, dont le bilan est plus que profitable à l'ensemble du pays.

 

La Suisse a certes des défis à relever, en particulier dans les transports et le logement. Attaquons-nous activement et positivement à ces problèmes. Loin d'être une solution, une politique migratoire restrictive ne nous garantirait qu'un gigantesque autogoal!

14/02/2011

Votation bernoise sur Mühleberg, une victoire du bon sens !

Les Bernois ont accepté hier le renouvellement de la centrale nucléaire de Mühleberg. On peut se réjouir que la population bernoise montre l’exemple avec ce vote positif et responsable.

 

En effet, la sécurité de l’approvisionnement de notre pays serait menacée sans renouvellement des grandes centrales, , car elles fournissent 40% de l’électricité consommée en Suisse. Si on les arrête, ces 40% disparaitront et ne pourront pas être complètement compensés par les énergies renouvelables, qui n'assurent aujourd'hui que 5% de la production d'électricité en Suisse. On peut facilement envisager les conséquences : prix de l’énergie qui explose, coupures de courant, black out, voire même suppression d’emplois et chômage. En effet, les entreprises ont besoin d’un approvisionnement sûr, continu et à prix correct. Si ce n’est plus le cas, une partie des emplois qu’elles représentent disparaîtront probablement. Et que dirons-nous quand la pompe (électrique) de notre chauffage à mazout s’arrêtera un samedi d’hiver parce qu’il n’y a plus de courant ? Par conséquent, menacer la sûreté de l’approvisionnement électrique est dangereux pour la société dans son ensemble.

 

Pour éviter ce scénario catastrophe, je pense qu’il faut cumuler toutes les sources de production pour assurer notre approvisionnement en électricité. Le Conseil fédéral a adopté une politique raisonnable qui repose sur quatre piliers: efficacité énergétique, énergies renouvelables, grandes centrales électriques et politique énergétique extérieure. Cette approche fédérale est la seule à même de nous garantir un approvisionnement en électricité fiable, respectueux du climat et à des coûts acceptables en l’état actuel de la technologie.

 

Dès lors, espérons que le Grand Conseil vaudois fera preuve de la même responsabilité que le souverain bernois lorsqu'il votera demain sur le même dossier du renouvellement de nos grandes centrales de production nationales…

31/01/2011

Référendum contre les PC Familles : un franc succès

Communiqué de presse du Comité référendaire « Non à un impôt sur le travail »

Le Comité référendaire se félicite des bons résultats obtenus lors de la récolte de signatures à l’encontre de la loi vaudoise sur les prestations complémentaires pour familles.

Malgré les obstacles sciemment mis sur sa route – publication de la loi le 21 décembre 2010, délai référendaire courant en grande partie pendant les Fêtes de fin d’année et les vacances scolaires -, le Comité « NON à un impôt sur le travail » annonce qu’il a récolté et transmis ce jour aux communes, pour validation, plus de 17'000 signatures.

Cet excellent résultat montre à l’évidence que de très nombreux citoyens vaudois ne sont pas prêts à voir leurs revenus ponctionnés davantage pour une nouvelle prestation sociale onéreuse, mal ciblée et superflue.