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26/07/2007

Les valeurs

Respect et responsabilité individuelle sont-elles encore des valeurs aujourd’hui? Compréhension pour les marginaux et interdiction pour les autres sont-elles les lignes d’action de notre société? Une succession de petits événements me laisse avec ces questions ce matin.

Premier épisode, évacuation des squats à Genève.

La presse s’intéresse à la méthode de la police, au mode de vie des squatters, à la manière de prendre des décisions du Conseil d’Etat. A aucun moment, un journaliste n’a évoqué le fait que les occupants du squat habitaient là, depuis parfois plus de 20 ans, sans payer un franc de loyer. Défendre ce mode de vie me paraît une injure à tous ceux qui, mois après mois, s’acquittent de leur loyer consciencieusement. Comment le représentant de l’ASLOCA peut-il se permettre de défendre cette manière d’habiter, alors que les membres de son association paient non seulement leur loyer, mais une cotisation pour être défendus ? Je n’évoquerai même pas le respect du droit de la propriété, qui ne fait même plus partie des sujets que l’on ose évoquer, alors qu’il est un des fondements de notre société.

Deuxième épisode, les interdictions en tout genre.

L’Office fédéral de la santé propose 34 mesures pour lutter contre l’alcoolisme. Son site n’en contient aucune trace, mais la presse nous laisse entendre que l’interdiction et le prélèvement de taxes sont la colonne vertébrale de ces mesures.

 

De l’autre côté, la libéralisation de la consommation du cannabis est prônée par les mêmes personnes qui veulent interdire la fumée.

Deux poids, deux mesures ? La prochaine étape est déjà annoncée avec la lutte contre l’obésité, dans le cadre de laquelle certains pensent déjà à faire une liste d’interdictions.

Le « politiquement correct » a décidément un drôle de visage !

19:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

20/07/2007

Idéal paysager

Comment imaginez-vous « l’idéal de développement paysager de votre région » ? Des immeubles ? Des villas ? Un musée à l’architecture décoiffante ? Ce ne sont certainement pas les premières idées qui vous viendront à l’esprit. Ce dernier vagabondera certainement plutôt vers des étendues de forêts, de champs vides de construction, vides de l’intervention de la main de l’homme.

Et pourtant le paysage vaudois, comme celui d’autres régions du monde, est façonné par la main de l’homme. Lavaux et le château de Chillon en sont les exemples les plus connus. Le village de Romainmôtier n’existerait tout simplement pas si les moines de Cluny n’avaient pas défriché cette partie du Vallon du Nozon. L’idéal n’aura pas le même visage pour rêver et y passer des vacances ou pour y vivre, travailler, avoir des loisirs et se déplacer.

L'office fédéral de l’aménagement du territoire veut connaître cet idéal. Il lance, pendant le mois de juillet, un sondage sur cette question. Il va même très loin, puisqu’à la fin du questionnaire apparaît l’image du paysage tel que vous le souhaiteriez. Et je vous le donne en mille. Si vous croyez que le pays va connaître encore une certaine croissance, pour laquelle logements, infrastructures, entreprises sont nécessaires, l’image finale est laide à vous en donner honte. Manipulation ? A chacun d’en juger ! Toutefois, si c’est sur cette base que le projet de territoire suisse est élaboré, je crains le pire. L’aménagement du territoire est là pour organiser le développement et trouver l’équilibre entre les activités de l’homme et la préservation du territoire. Si c’est pour envisager une « croissance zéro », il n’y a plus qu’à prévoir où se situeront les champs de patates pour nous nourrir !

09:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2)

27/06/2007

L'USS regarde dans le rétro !

L'Union syndicale suisse (USS) campe sur des solutions du passé pour préparer un avenir qui ne ressemble pas au passé. Elle vient de présenter une série de mesures pour intégrer les seniors dans le marché du travail.

Le même jour, le Crédit suisse publiait une étude sur la démographie qui confirmait que le départ des nouveaux retraités ne serait bientôt plus compensé par l'arrivée de jeunes employés. Le marché du travail allait avoir besoin des seniors et même les courtiser. L'USS tombait ainsi à faux.

Les enjeux se situent à un autre niveau que celui de donner des droits à la formation continue, à un bilan de carrière à 45 ans, à une rente complète même en cas de travail à temps partiel à partir de 55 ans. Le financement des caisses sociales n'est possible que dans un équilibre des générations: Même si on ne veut pas l'entendre, le vieillissement de la population va poser un problème fondamental de financement. On ne pourra pas demander à la génération des 30-50 ans de payer à elle seule les charges sociales de l'ensemble de la population, alors qu'elle assume déjà les charges de la famille.

Les pistes de solution se situent plutôt vers une réflexion où les plus de 62 ans pourraient travailler à temps partiel et toucher des rentes partielles, mais en travaillant au-delà de 65 ans. Un taux de prélèvement pour le deuxième pilier semblable, quelque soit l'âge, rendrait également les choses plus simples. Evidemment, il y a des secteurs pour lesquels un prolongement de la durée du travail n'est pas concevable vu la pénibilité du travail. Les conventions collectives doivent régler ces cas. Quant à la formation continue, chacun est responsable et doit y veiller tout au long de sa carrière professionnelle. Un droit à la formation continue, s'il n'y a aucune motivation de l'intéressé, ne servira à rien. Avant tout, il faut une prise de conscience que la société change, qu'il y a lieu de s'adapter et bien sûr de se former. L'USS, avec ses revendications dépassées, n'aide pas à cette prise de conscience !

09:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5)