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13/06/2007

Lausanne et ses commerces : un couple difficile

La lecture de 24 Heures ces derniers jours montre, une fois de plus, que les relations entre la commune et les commerces ne ressemblent pas au parcours d'un fleuve tranquille. Il y a quelques années encore, le dialogue était pratiquement rompu. Depuis, les choses se sont calmées et les projets en commun sont devenus le signe de l'apaisement.

Mais la levée de boucliers d'un certain nombre de commerçants contre une taxe destinée à l'animation du centre, ainsi que la polémique relative aux commerces dans la gare du M2 montrent que la relation reste à fleur de peau et que du travail reste à faire pour apaiser les esprits.

Dans son projet Métamorphose, la ville a oublié que la Place de la Riponne méritait un nouveau traitement. Un projet bien réfléchi, animé, pourrait devenir un vrai acte fort de la commune, montrant ainsi une volonté de favoriser le commerce du centre-ville, de créer les liens entre les différentes parties commerçantes de la ville. La "grenette" de l'époque pourrait donner les bases de cette réflexion. Par la même occasion, ce projet permettrait de définir une vraie affectation à ce lieu et éviterait que chacun s'en empare, drogués comme défenseurs d'un nouveau musée au centre.

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31/05/2007

Pas de polarisation en matière d'environnement

Ce matin au Forum des 100 de l'Hebdo, un appel à moins de polarisation sur le développement durable a été lancé. Enfin ! La stigmatisation systématique des entreprises est ridicule. Elle est vraiment la démonstration du manque de connaissance de leur activité, de leur implication sociale, environnementale et surtout de leur volonté constante de recherche et développement en la matière. 

Ainsi, quelques chiffres sont pour le moins démonstratifs : l'industrie des machines a diminué ses émissions de CO2 de 43% et sa consommation d'énergie de 28% depuis 1990; d'autre part, la Suisse est l'un des pays qui émet le moins de CO2 et qui consomme le moins d'énergie pour produire un franc de richesse.

Plus concrètement, il est plus parlant de montrer un exemple d'un tel engagement responsable. Les hasards du calendrier veulent qu'hier je visitais l'entreprise McDonald's Suisse. Cette entreprise établit depuis 1998 un rapport environnemental, qui décrit ses objectifs et performances en la matière (on peut le consulter sur internet). Ainsi, en 2004 et 2005, McDonald's a, tout d'abord, baissé sa consommation moyenne de courant de 5% par commande, puis réduit ses émissions de CO2 de 8% par commande, en comparaison à 2003. Ensuite, 70% des besoins en chauffage sont couverts par la récupération de la chaleur produite par la cuisine et les compresseurs des chambres frigorifiques. La liste des mesures prises est encore longue. Je ne la citerai pas, mais elle comprend notamment la question des transports et du recyclage des emballages.

Dans cette lutte en faveur de l'environnement, il leur reste un problème difficile à résoudre : le comportement des clients, qui jettent les emballages partout et ne participent pas à l'effort de recyclage. Cette attitude s'inscrit exactement dans la même tendance qui veut que la population souhaite des mesures fiscales pour pénaliser la voiture, mais qui n'est ensuite pas prête à les payer !

Il est donc trop simple de réduire ce débat aux bons d'un côté et aux méchants de l'autre. Chacun doit se regarder dans le miroir et faire les efforts qui s'imposent et qui sont supportables pour garantir une bonne qualité de vie et la croissance économique.

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16/05/2007

Les Suisses se déplacent surtout pour les loisirs !

En 2005, chaque personne domiciliée en Suisse a parcouru en moyenne 19'000 km, à l'intérieur et à l'extérieur du pays, soit environ un demi tour du monde. C'est le micro-recensement de l'Office fédéral de la statistique sur les transports qui nous l'apprend. L'excellente nouvelle est que la croissance observée depuis des décennies semble s'être stoppée : la distance parcourue est semblable à celle de 2000. Autre bonne nouvelle : la distance effectuée en train s'est accrue d'environ 19% entre 2000 et 2005.

Il est à espérer que cette dernière information parvienne jusque sur le bureau de M. Leuenberger, afin que ce dernier prenne conscience des enjeux liés au développement du réseau ferroviaire et de la nécessité de pouvoir bénéficier d'une offre performante. Si ce n'est pas le cas, on constatera au prochain micro-recensement que les Suisses n'ont pas été très "sages" et ont encore plus consommé de km en voiture !

Dans la réflexion sur cette fameuse offre, il est indispensable d'intégrer le fait que les Suisses se déplacent surtout pour les loisirs, le travail et la formation représentant à peine 27% des kilomètres parcourus. Evidemment, cette donnée ne simplifie pas les choses pour permettre de basculer le transport individuel sur les transports publics : par essence, les loisirs ont un côté individuel et irrégulier qui ne permet pas de définir aussi facilement les besoins. Ce n'est toutefois pas une raison suffisante pour ne pas équiper la Suisse romande des trains de demain !

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