13/08/2010

Soyons ambitieux, visons la première place!

La Suisse est dans le peloton de tête des dépenses de R&D, selon l’OFS. La Confédération les hautes écoles, et surtout les entreprises dépensent un montant total de 16.3 milliards de francs. Cela correspond à 3% du PIB. Nous pointons au sixième rang en comparaison internationale. Seuls Israël, la Suède, la Finlande, le Japon et la Corée du Sud nous devancent.

 

Cela paraît réjouissant. Mais ce que l’OFS ne dit que du bout des lèvres, en fin de communiqué , c’est que notre pays était 7ème lors du classement  2000, puis 5ème en 2004, pour être rétrogradé à la 6ème place en 2008. D’où vient ce léger recul? Les entreprises ont augmenté les montants alloués à la R&D de 24% par rapport à 2004. Les hautes écoles ont fait encore mieux avec 31% de plus.

 

Les chiffres montrent surtout, qu'en Suisse, les montants investis dans la R&D sont principalement le fait des privés (pour les trois quarts des montants investis), contrairement aux autres pays de l'OCDE où le Trésor public assure ces dépenses. Toutefois, au-delà des chiffres et des classements, la taille de l'enveloppe budgétaire ne fait pas tout. Il faut que les recherches soient bien ciblées et que nous puissions bénéficier de chercheurs à même de pouvoir conduire des projets ambitieux. Et l'État doit jouer pleinement son rôle en assurant le financement de hautes écoles de pointe et en permettant l'obtention de permis de travail pour les chercheurs et le personnel qualifié nécessaire. Ces conditions sont hautement stratégiques. Elles ont une influence directe sur la productivité et la compétitivité de nos entreprises qui sont chaque jour soumises à une concurrence internationale plus dure. Nous n'avons pas le choix: au lieu d’être seulement dans le peloton de tête, nous devons prendre la tête du peloton!

08/02/2010

Le vrai poids des sociétés cotées dans l’économie

L’initiative Minder veut imposer un certain nombre de règles organisationnelles aux entreprises suisses côtés en bourse. Sans s’engager dans le débat pour ou contre l’initiative, examinons ensemble le poids de ces entreprises dans l’économie suisse.

 

Les entreprises suisses cotées en bourse sont moins de 300. Selon economiesuisse, elles représentent 0.15% des sociétés anonymes du pays mais 20% de l’emploi total. Elles sont, en général, plus productives que la moyenne de l’économie et fournissent 18% du PIB national. Elles favorisent la recherche en finançant 51% de la R&D privée en Suisse. Elles paient 42% des impôts sur les entreprises. Un cinquième des diplômés de nos hautes écoles décrochent leur premier emploi dans une entreprise cotée en bourse. En outre, 250'000 emplois supplémentaires dépendent indirectement de ces sociétés,. Les grandes entreprises et le dense tissu des PME sont étroitement imbriqués. Les sociétés cotées sont indiscutablement un des piliers de notre prospérité.

 

C’est en raison de ce poids considérable que toute révision du droit des sociétés doit se faire avec soin et pas à la va vite suite à certaines affaires. Une erreur dans la loi ou un manque de flexibilité auraient des conséquences très graves sur l’ensemble de l'économie suisse.