13/06/2012

Epargne-logement: l'initiative tombe à pic

L'initiative sur "l'épargne-logement", sur laquelle nous votons dimanche, ne pourrait être soumise au peuple à un meilleur moment. Le Conseil fédéral vient de limiter la possibilité d'utiliser l'argent épargné dans le 2e pilier pour l'achat de son propre logement: dès le 1er juillet, les retraits destinés à la constitution de fonds propres ne pourront plus dépasser 10% de la valeur du bien immobilier acheté, contre 20% jusqu'ici. En un mot, l'aide à l'accession à la propriété en vigueur depuis près d'une génération est amputée de moitié.

Une autre mesure s'impose au plus vite! Grâce à l'initiative qui nous est proposée, chaque contribuable pourra déduire de ses revenus imposables jusqu'à 10'000 francs par an (20'000 francs pour les couples). Et cela pendant 10 ans. Il s'agit là d'une saine promotion de l'épargne, qui plus est parfaitement ciblée.

Contrairement à ce qu'affirment les opposants, ce ne sont pas que les riches contribuables qui en bénéficieront, mais bien la classe moyenne, qui peine aujourd'hui à épargner en raison du poids des impôts. Des centaines de milliers de ménages sont concernés au niveau national, des dizaines de milliers dans le seul canton de Vaud, dont la population progresse de 13'000 à 15'000 personnes par an. Plutôt que de chercher des solutions étatistes où le logement accaparerait les ressources de l'Etat, l'initiative privilégie les solutions individuelles et privées.

Mieux encore: l'initiative ne déploiera ses effets sur le secteur de la construction que dans quelques années, lorsque les candidats propriétaires auront constitué un pécule. Il n'y a donc pas à craindre que leurs investissements dans le bâtiment alimentent la surchauffe que l'on constate actuellement. Il y a bien au contraire de bonnes chances que leurs achats d'appartements et de maisons surviennent lorsque le soufflé sera retombé. Ils contribueront alors à soutenir l'emploi dans la branche au meilleur moment. En plus de favoriser l'accès à la propriété, l'initiative aura alors un effet anti-cyclique… que demander de mieux? OUI sans réserves à cette initiative.

22/02/2012

Epargne-logement: oui à une initiative efficace et ciblée

Enfin un bon moyen de promouvoir l'accession à la propriété! L'initiative pour l'épargne-logement sur laquelle nous voterons le 11 mars prochain est un moyen efficace, ciblé, favorable aux jeunes ménages et à la classe moyenne. Mieux encore, elle permettra de soulager le 2e pilier.

Le problème des aspirants propriétaires est connu: les banques exigent l'apport de 20% de fonds propres pour l'achat d'un appartement ou d'une villa (comme résidence principale). La somme est rondelette – elle dépasse largement les 100'000 francs - et nécessite donc des années d'épargne pour l'énorme majorité des ménages. Actuellement, bon nombre de candidats propriétaires contournent cette difficulté en puisant dans leur 2e pilier, ce que la loi leur permet depuis 1995. Ce faisant, ils prennent le risque de ne plus disposer d'une rente suffisante à leur retraite s'ils ne reconstituent pas leur prévoyance professionnelle.

L'instrument de l'épargne-logement éviterait cette dérive. Si elle était acceptée, l'initiative donnerait la possibilité aux cantons de permettre à chaque ménage de déduire du revenu imposable, pendant 10 ans, jusqu'à 15'000 francs par an afin de constituer l'indispensable pécule nécessaire à l'acquisition d'un bien immobilier pour son usage personnel. La capacité d'épargne de la classe moyenne serait donc fortement accrue!

L'initiative a prévu des garde-fous (si l'argent n'est pas utilisé pour acheter un logement, les impôts seront réclamés passé un certain délai) ainsi qu'une promotion de l'épargne (jusqu'à 5000 francs par an déductibles) pour des investissements écologiques. Cette dernière mesure s'inscrit au passage parfaitement dans le cadre de la politique que la Confédération devra mettre en œuvre pour sortir du nucléaire.

En disant OUI à cette initiative, nous préciserons enfin concrètement dans la Constitution une exigence d'encouragement à l'accès à la propriété qui figure déjà, mais de manière plus vague, dans la loi fondamentale (art. 108). Nous soulagerons le 2e pilier, qui  fait  face, bon an mal an, à 35'000 retraits pour l'accession à la propriété chaque année, pour un montant global d’environ 2,6 milliards de francs (retrait anticipé moyen est de 70'000 à 75'000 francs).

L'épargne-logement ne présente que des avantages. Pour une fois, l'impôt favorise l'épargne plutôt que la dépense!