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01/06/2017

Mauvais signal du Conseil fédéral envers les start-up

L'idée de stimuler fiscalement les start-up séduit autant à gauche qu'à droite… mais le Conseil fédéral ne veut pas en entendre parler! En tout cas pas concrètement. Il y a une quinzaine de jour, il a rejeté une motion de la commission de l'économie du Conseil national qui demandait d'aménager une imposition allégée sur les parts détenues par les collaborateurs dans les start-up qui les emploient. Le frein à l'innovation reste donc bien tiré.

Le problème est pourtant identifié de longue date. Déficitaires pendant leur phase de démarrage, les start-up paient souvent leurs collaborateurs en actions, du moins pour une partie de leur revenu. Les employés, comme les fondateurs de ces sociétés, se lient à leur entreprise avec l'espoir que cette dernière prenne de la valeur et que leur travail sera (au moins) pleinement rémunéré quelques années plus tard.

Mais le fisc n'attend pas si longtemps… il valorise les titres à la fin de chaque exercice. Les employés doivent ainsi payer des impôts sur de l'argent qu'ils n'ont pas gagné, mais qu'ils pourraient – rien n'est sûr - concrétiser ultérieurement.

Un problème complexe, mais pas insoluble

La motion demandait de corriger ce problème qui, je l'admets, n'est pas si facile à résoudre. Il faut d'abord définir quelles sociétés sont des start-up et lesquelles ne le sont pas ou plus. La question de l'équité nécessite également d'être très précisément traitée. Mais si l'exercice est complexe, renoncer à chercher une solution n'en devient pas plus admissible. La Suisse grouille de start-up… qui doivent trop souvent s'exiler pour croître. Par manque de possibilité de financement, c'est vrai. Mais aussi pour des raisons fiscales.

L'Arc lémanique constitue un écosystème particulièrement fécond pour les jeunes pousses, comme les levées de fonds record établies en 2016 dans le canton de Vaud l'ont démontré. Mais à quoi bon exceller avec des idées, des impulsions et des projets emblématiques si nous ne donnons pas les moyens aux entrepreneurs de poursuivre l'aventure ici. Pensons aux nombreuses start-up qui se développent dans le domaine du sport, et qui fourmilleront à l'approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2020 à Lausanne, puis des Jeux Olympiques de 2026 en Suisse romande, si le projet convainc les instances olympiques.

Il a été prouvé que Facebook n'aurait jamais pu atteindre la taille qu'il connaît aujourd'hui si la start-up avait été créée à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) plutôt que sur le campus de Harvard. Ce n'est pas une fatalité, nous pouvons changer la donne. Et insuffler une nouvelle dynamique à l'innovation!

19/04/2017

Les JO 2026, une occasion rêvée pour repenser le tourisme

La magie pourrait-elle opérer pour dynamiser notre tourisme alpin? La Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) a lancé le projet romand de Jeux olympiques 2026 il y a deux ans déjà. Une étape importante a été franchie la semaine dernière avec le feu vert du Parlement du sport de Swiss Olympic. Le projet est désormais vraiment sur les rails…

Les Jeux Olympiques 2026, dont Sion sera la ville hôte, se doivent d'être à taille humaine. Ils seront les jeux de l'innovation et de la durabilité, dans le respect de l'agenda 2020 du Comité international olympique (CIO), en utilisant au mieux les infrastructures déjà existantes. Parmi elles, la nouvelle patinoire de Malley, à Lausanne, qui sera inaugurée en 2019, ou celle de Berne, parmi les plus grandes d'Europe. Les artisans des deux projets de JO 2026 ont su dépasser les frontières cantonales.

Pour les Vaudoises et les Vaudois, cette aventure ne sera pas synonyme de chantiers et de nouvelles infrastructures inutiles. Bien au contraire! Le projet, qui n'en est encore qu'à ses débuts, sera aussi, et surtout, l'occasion de repenser le tourisme, en montagne comme en plaine, et de lui apporter des améliorations absolument indispensables.

N'oublions pas que le tourisme occupe (directement et indirectement) plus de 22'000 personnes uniquement dans le canton de Vaud, où il contribue à 7,2% du produit intérieur brut (PIB). Profiter de la vitrine mondiale qu'offrent les JO pour soutenir un secteur confronté à une concurrence incessante, qui plus est avec un franc toujours plus fort, est une occasion à ne pas manquer pour mettre à niveau un secteur qui mérite autant d'attention que le commerce ou l'agriculture. Il permet de maintenir des activités et d'offrir des places de travail dans des régions excentrées.

Notre région s'est déjà hissée parmi les leaders pour accueillir des start-up alors qu'elle n'y était pas prédestinée. Il n'y a aucune raison que nous n'arrivions pas à atteindre la même excellence et le même dynamisme dans le domaine olympique. Nos stations alpines en sortiront renforcées et peut-être réinventées. Osons le pari!