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07/09/2009

Le monde du travail n’appartient pas aux Académiciens

Les Académies suisses des Sciences se sont fendues d’un livre blanc concernant l’éducation. Un pavé dans la mare ! Selon le scénario proposé par l’institution, d’ici 2030, 70% des jeunes devraient obtenir un diplôme de degré tertiaire. C’est-à-dire universités, HES et écoles polytechniques confondues.

L’objectif affiché de 70% de diplômés en 2030 est illusoire. Il faut une augmentation pour satisfaire nos besoins économiques. Celle-ci devra surtout provenir de la formation professionnelle et pas des universités. L’économie a besoin d’Indiens et de chefs pour fonctionner. Et pas de chefs sans Indiens ou d’Indiens sans chefs ! Une entreprise chimique, par exemple, a besoin de deux types de personnels pour ses affaires. D’une part, des chimistes pour réaliser les recherches et d’autre part des laborantins pour les appuyer et réaliser les tests nécessaires. Sans cette dualité, l’entreprise ne fonctionne pas.

Les Académies tombent dans le piège de considérer l’Université comme la voie « royale ». C’est normal. Les auteurs de l’étude en sortent. En Suisse romande, nous avons plus tendance à privilégier la voie académique que nos collègues alémaniques. C’est probablement l’influence du modèle français. Conséquences : moins d’adaptabilité au marché du travail et plus de chômage. Comme dans le modèle de notre voisin !

Les HES devraient permettre l’élargissement nécessaire de la base de la pyramide de la formation tertiaire. Les universités seraient la pointe. Elles gagneront ainsi en rayonnement international grâce à la concentration de leurs moyens Les meilleures d’entre elles satisfont toujours à trois critères : elles disposent d'un corps enseignant et d'équipes de recherche d'élite, se concentrent sur la recherche et attirent les meilleurs étudiants.  Ainsi, nous cumulerions les compétences du personnel qualifié. Une recherche de classe internationale et les praticiens de haut vol dont notre place économique a besoin.