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19/04/2017

Les JO 2026, une occasion rêvée pour repenser le tourisme

La magie pourrait-elle opérer pour dynamiser notre tourisme alpin? La Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) a lancé le projet romand de Jeux olympiques 2026 il y a deux ans déjà. Une étape importante a été franchie la semaine dernière avec le feu vert du Parlement du sport de Swiss Olympic. Le projet est désormais vraiment sur les rails…

Les Jeux Olympiques 2026, dont Sion sera la ville hôte, se doivent d'être à taille humaine. Ils seront les jeux de l'innovation et de la durabilité, dans le respect de l'agenda 2020 du Comité international olympique (CIO), en utilisant au mieux les infrastructures déjà existantes. Parmi elles, la nouvelle patinoire de Malley, à Lausanne, qui sera inaugurée en 2019, ou celle de Berne, parmi les plus grandes d'Europe. Les artisans des deux projets de JO 2026 ont su dépasser les frontières cantonales.

Pour les Vaudoises et les Vaudois, cette aventure ne sera pas synonyme de chantiers et de nouvelles infrastructures inutiles. Bien au contraire! Le projet, qui n'en est encore qu'à ses débuts, sera aussi, et surtout, l'occasion de repenser le tourisme, en montagne comme en plaine, et de lui apporter des améliorations absolument indispensables.

N'oublions pas que le tourisme occupe (directement et indirectement) plus de 22'000 personnes uniquement dans le canton de Vaud, où il contribue à 7,2% du produit intérieur brut (PIB). Profiter de la vitrine mondiale qu'offrent les JO pour soutenir un secteur confronté à une concurrence incessante, qui plus est avec un franc toujours plus fort, est une occasion à ne pas manquer pour mettre à niveau un secteur qui mérite autant d'attention que le commerce ou l'agriculture. Il permet de maintenir des activités et d'offrir des places de travail dans des régions excentrées.

Notre région s'est déjà hissée parmi les leaders pour accueillir des start-up alors qu'elle n'y était pas prédestinée. Il n'y a aucune raison que nous n'arrivions pas à atteindre la même excellence et le même dynamisme dans le domaine olympique. Nos stations alpines en sortiront renforcées et peut-être réinventées. Osons le pari!

12/09/2013

Compétitivité de la Suisse et formation professionnelle: un couple obligatoire

La Suisse se maintient au 1er rang mondial de la compétitivité pour la cinquième année consécutive, selon le dernier classement du World Economic Forum (WEF). Excellente nouvelle! Comme dans le sport, occuper de manière ininterrompue la première marche du podium sur une longue durée relève de l'exploit. La concurrence ne baisse jamais la garde, comme en témoigne cette année la remontée de l'Allemagne et des Etats-Unis, qui gagnent deux rangs chacun pour se hisser aux 4e et 5e places.

La Suisse est leader toute catégorie dans la capacité à innover, dans les dépenses de recherche et développement des entreprises, dans la collaboration entre les industries et les hautes écoles dans le domaine de la recherche, dans le partenariat social. Elle est numéro deux pour les brevets par habitant, la qualité des institutions actives dans la recherche, l'espérance de vie. Dans la formation, elle est numéro un pour la qualité globale de son système d'éducation, numéro cinq pour la qualité de l'école primaire… 

Pris isolément, la plupart des indicateurs nous dépeignent comme un Pays de Cocagne. A première vue, nous devrions donc nous contenter de ne rien changer pour nous maintenir au sommet.

Nous serions pourtant dans l'erreur, parce que nous vivons dans un monde qui, lui, change en permanence. Un monde où les exigences de l'économie évoluent, à des rythmes plus ou moins variables. Parfois très rapidement, comme dans la banque, qui vit un changement existentiel de son mode de fonctionnement avec l'abandon du secret bancaire pour les clients étrangers. Une chose est sûre, aucune branche, même les plus traditionnelles, ne peut se vanter de pouvoir vivre totalement sur ses acquis. Il faut s'adapter.

Prenons la formation. Il est incontestable que le système suisse, basé en large partie sur l'apprentissage, est de très bonne qualité. Cela ne signifie pas qu'il n'y a rien à améliorer: lorsque l'on discute avec des chefs d'entreprise vaudois, l'une des remarques les plus fréquentes est que la main-d'œuvre disponible sur le marché de l'emploi ne correspond pas toujours aux profils recherchés. Très concrètement, dans l'industrie, il manque par exemple des ingénieurs qualité et des spécialistes en logistique. Et ce problème est visiblement national puisque le classement du WEF fait ressortir que l'inadéquation entre le personnel à la recherche d'un emploi et les profils recherchés est le facteur le plus problématique en Suisse.

La Suisse parvient heureusement à contrebalancer ce désavantage grâce à l'ouverture de son marché du travail. Mais ce type de constat nous donne les clés qui nous permettront de maintenir notre rang. Dans la formation, nous nous assurerons une place durable au sommet si nous parvenons à anticiper les changements de profils professionnels.