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31/01/2011

Référendum contre les PC Familles : un franc succès

Communiqué de presse du Comité référendaire « Non à un impôt sur le travail »

Le Comité référendaire se félicite des bons résultats obtenus lors de la récolte de signatures à l’encontre de la loi vaudoise sur les prestations complémentaires pour familles.

Malgré les obstacles sciemment mis sur sa route – publication de la loi le 21 décembre 2010, délai référendaire courant en grande partie pendant les Fêtes de fin d’année et les vacances scolaires -, le Comité « NON à un impôt sur le travail » annonce qu’il a récolté et transmis ce jour aux communes, pour validation, plus de 17'000 signatures.

Cet excellent résultat montre à l’évidence que de très nombreux citoyens vaudois ne sont pas prêts à voir leurs revenus ponctionnés davantage pour une nouvelle prestation sociale onéreuse, mal ciblée et superflue.

19/04/2010

Stratégie cantonale de lutte contre la pauvreté Non à une extension du filet social et à la privatisation de son financement

Communiqué de presse

La Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie (CVCI) et la Fédération patronale vaudoise (FPV) rejettent catégoriquement l’introduction de prestations complémentaires pour les familles et d’une rente-pont AVS pour les chômeurs âgés financées par les travailleurs et les entreprises.

Le train de mesures de lutte contre la pauvreté du Conseil d'Etat présenté ce jour par le Chef du Département de la santé et de l’action sociale (DSAS), composé pour l’heure de prestations complémentaires pour les familles modestes et d’un système de rente-pont AVS pour les chômeurs âgés en fin de droit, suscite à la fois des critiques sur son bien-fondé et sur son financement. Destiné à faire sortir du revenu d’insertion (RI) environ 900 familles et 300 chômeurs âgés, ce dispositif complexe est en réalité une extension du filet social vaudois déjà remarquablement dense et un transfert pur et simple de son financement sur les entreprises, les salariés ainsi que les indépendants.

Le canton de Vaud dispose d’ores et déjà d’un filet social complémentaire aux assurances fédérales extrêmement développé (subsides à l’assurance-maladie, aide au logement, avances sur pensions alimentaires, bourses d’études, allocation de maternité cantonale, revenu d’insertion, aide aux personnes recourant à l’action médico-sociale etc.), auquel on peut ajouter les aides du Fonds cantonal de la famille et les généreuses dispositions de la loi d’application de la loi fédérale sur les allocations familiales (allocation de naissance et supplément d’allocation dès le 3ème enfant). Alors que la priorité devrait être orientée sur le financement des prestations existantes – on sait que des efforts importants devront notamment être consentis pour assainir les assurances sociales fédérales – le gouvernement vaudois fait fausse route à vouloir ajouter de nouvelles prestations. Rappelons encore que les entreprises du canton participent au financement de l'accueil de jour et viennent d'accepter un prélèvement pour financer un fonds de la formation professionnelle.

On constate que le projet vaudois de prestations complémentaires pour familles n’exige pas, au contraire du projet genevois, que les bénéficiaires exercent une activité lucrative en fixant un taux d’activité minimum pour avoir droit aux prestations. Il s’inscrit dans une pure logique de besoins, en compensant par les prestations complémentaires un déficit de revenu sans aucune exigence vis-à-vis du bénéficiaire.

Le mode de financement retenu, soit le prélèvement d’une contribution sur les salaires auprès des entreprises et des salariés et sur le revenu AVS des indépendants, suscite incompréhension et réprobation. Incompréhension parce qu’il n’existe aucun lien logique entre la contribution et les bénéficiaires, le projet poursuivant de purs objectifs de politique sociale. Incompréhension encore, parce que les entreprises et leurs salariés contribuent très considérablement, par leurs impôts, à la bonne santé financière du canton et au financement de sa politique sociale. Réprobation enfin, parce que ce prélèvement supplémentaire auprès des actifs et des entreprises ne peut que péjorer la situation de la classe moyenne et de toutes les entreprises vaudoises, au profit d’un nombre restreint de bénéficiaires. Rien n’indique d’ailleurs que le taux de contribution retenu ne soit pas appelé à augmenter à l’avenir, ce qui ouvrirait la porte à une spirale néfaste de prélèvements.

Les organisations économiques vaudoises combattront ce projet avec toute la fermeté nécessaire.

Pour tous renseignements :    CVCI  : Claudine Amstein tél. 079 210 67 88
FPV   : Jean-Hugues Busslinger tél. 079 279 76 42


Lausanne et Paudex, le 19 avril 2010