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25/01/2017

Le fonds routier Forta? Oui, sans tarder!

Il est temps de se donner les moyens d'investir dans nos routes. En particulier dans le canton de Vaud et l'Arc lémanique dans son ensemble. Nos agglomérations ont également besoin de moyens accrus pour améliorer la mobilité. Au menu des votations du 12 février prochain,  le fonds routier Forta propose justement d'aller enfin de l'avant avec les deux. Cela fait 20 ans que l'on tergiverse, un oui s'impose!

Le peuple et les cantons ont accepté un fonds pour le rail en 2014 (le FAIF), il est logique que la route soit maintenant  dotée des mêmes mécanismes de financement.  En à peine quinze ans, le canton de Vaud a accueilli 150'000 habitants supplémentaires. Les employés sont toujours plus mobiles, pour leur travail ou leurs loisirs. La croissance de l'économie a évolué à un rythme soutenu, supérieur à la moyenne nationale.

Les infrastructures n'ont malheureusement pas suivi… les milliers d'heures perdues dans les bouchons sont un non-sens, tant économique que social. Mais il n'est pas trop tard pour rattraper le retard. Le contournement autoroutier de Morges fait partie des priorités, évidemment. Mais il n'y a pas que lui: il faut aussi désengorger les axes Yverdon-Lausanne et Lausanne-Genève, en créant une troisième piste sur certains tronçons. La Suisse est encore réputée pour la qualité de ses infrastructures, nous nous devons de maintenir cette excellence.

Pour les agglomérations, l'extension du métro à Lausanne (le M3) ou encore le réaménagement de certaines routes dans le Chablais, à Aigle, Ollon et Bex, ne sont contestés par personne. On peine franchement à voir quels sont les motivations des opposants au fonds Forta, si ce n'est une position totalement dogmatique du "tout aux transports publics".

Les deux sont pourtant complémentaires. Il n'y a aucune raison de les opposer, d'autant moins que la grande majorité des déplacements (plus de 70%) se font encore avec des véhicules privés. Le fonds Forta implique une hausse limitée à 4 centimes par litre du prix des carburants. Rappelons que le Conseil fédéral voulait aller jusqu'à 15 centimes! Au final, le financement est plutôt équilibré. Et l'on pourra enfin procéder aux investissements indispensables. Oui à Forta le 12 février!

02/03/2016

Les Suisses regardent au-delà du Gothard

Avec son oui clair et net au 2e tunnel routier du Gothard, le week-end dernier, le peuple suisse a donné un signal fort à nos autorités. Il a fait savoir que les infrastructures sont au centre de ses préoccupations. Parlement, partis et Confédération ne doivent donc pas s'endormir, il s'agit maintenant d'aller de l'avant avec les gros dossiers qui nécessitent des améliorations rapides, à savoir le développement des réseaux routier, électrique et de télécommunication.

Pour le rail, la question a été réglée à satisfaction avec l'acceptation du Fonds d'infrastructures ferroviaires (FAIF), en 2014. Les travaux démarrent peu à peu et s'intensifieront ces prochaines années.

La route doit maintenant passer au premier rang dans les priorités. Et là, l'Arc lémanique a de gros besoins de rattrapage. L'évolution démographique a été fulgurante au cours des 15 dernières années (habitants en hausse de 25% entre 2000 et 2015 dans le canton) sans que les infrastructures ne suivent. Le contournement autoroutier de Morges, l'élargissement à trois voix des autoroutes entre Genève et Lausanne, entre Cossonay et Lausanne, la recherche d'une solution d'amélioration pour l'axe Lausanne-Villeneuve: ces préoccupations quotidiennes de dizaines de milliers de Vaudoises et Vaudois coincés chaque jour dans les bouchons doivent être appréhendées à bras le corps.

Réseau électrique vieillissant

Pour l'électricité, il s'agit de créer les conditions les plus favorables à l'adaptation rapide du réseau, dont la majeure partie (les deux tiers) a été construite dans les années 50 et 60. Le développement des nouvelles énergies renouvelables, avec les défis qu'elles imposent notamment en termes de gestion d'une production en large partie aléatoire, nécessitent des investissements rapides, qui doivent être coordonnés avec nos voisins. D'où une autre nécessité urgente, celle de trouver rapidement un accord sur l'électricité avec l'UE

La qualité des infrastructures est essentielle également dans les télécommunications. L'amélioration constante des réseaux mobiles – et surtout l'utilisation de nouveaux standards techniques – nécessite sans cesse de nouvelles antennes. Il faut en simplifier l'installation et adopter les normes en vigueur chez nos voisins (le swiss finish n'a pas plus de sens dans ce domaine que dans la banque ou la mécanique!). La concurrence doit être encore stimulée.

La Suisse est classée au 6e rang mondial pour la qualité de ses infrastructures. C'est l'un des atouts de notre pays, reconnu autant par les habitants que par les entreprises. Le vote de dimanche – comme celui de février 2014 sur le FAIF – montre que la grande majorité veut maintenir ce niveau d'excellence!

22/01/2014

L'initiative anti-immigration ne changerait rien à la pénurie de logement!

L'initiative anti-immigration de l'UDC n'apporte aucune solution aux problèmes de la pénurie de logement dans l'Arc lémanique, ni aux bouchons et aux trains bondés. Pourquoi? Parce que le retour aux contingents ne freinerait pas du tout l'afflux de travailleurs étrangers, comme le montre l'évolution démographique dans les années 80 et 90. Il ne ferait que réintroduire une énorme bureaucratie. Et parce qu'immigration ou non, davantage de logements et une adaptation des infrastructures de transport sont indispensables!

Commençons par le logement: en 1980, Suissesses et Suisses se contentaient de 34 m² par personne. Vingt ans plus tard, il leur en fallait 44 m² chacun! Et la tendance continue sur cette lancée, car l'augmentation du nombre de ménages de petite taille ne cesse de croître. La part des ménages d'une ou deux personnes est ainsi passée de 64% en 1990 à 67,6% en 2000. Il y avait environ un divorce pour trois mariages dans les années 1970, on en est à un divorce pour deux mariages actuellement. Il faut bien loger chacun des conjoints séparés, avec chacun une ou deux chambres pour la garde partagée des enfants. Le dirigisme étatique, les contingents et le repli sur soi ne peuvent rien là contre.

Fermer les frontières aux collaborateurs étrangers dont nos entreprises, nos hôpitaux ou homes médicalisés ont besoin – j'ai remarqué que même les partisans de l'initiative sont d'accord là-dessus - ne changera rien à la nécessité de construire, de densifier. Pour ce faire, l'initiative n'est d'aucun secours. Notez que ce n'est ni l'argent ni les investisseurs qui manquent. Le problème numéro un vient de la lenteur des procédures; il faut des années avant de pouvoir donner le premier coup de pioche au moindre chantier. Il faut accélérer le mouvement, simplifier le cheminement administratif!

Les routes et les trains? Les initiants ne cessent de se plaindre des bouchons et trains surchargés, mais l'UDC est le seul parti qui s'oppose au projet de fonds ferroviaire (FAIF), qui permettra pourtant d'accroître les capacités ferroviaires d'ici à quelques années. Incompréhensible! Les problèmes sont déjà évidents aujourd'hui. Comment peut-on prétendre que la réintroduction des contingents apportera un quelconque soulagement au RER archi-plein aux heures de pointe entre Lausanne et Vevey ou au bouchon autoroutier matinal de la Blécherette? Sans extension des réseaux, les problèmes demeurent. La réalité, c'est que la venue de travailleurs étrangers nous permet de financer plus facilement ces investissements.

La Suisse comptait 6 millions d'habitants en 1970. Il y avait 200 voitures pour 1000 habitants à cette époque. Il y a aujourd'hui 8 millions d'habitants et  535 voitures par 1000 habitants. Le réseau autoroutier est pourtant pratiquement le même qu'il y a 40 ans! Et cela alors que beaucoup de gens travaillent toujours plus loin de leur domicile, que l'offre de loisir incite à nous déplacer toujours davantage. Que changerait l'initiative anti-immigration par rapport à ces phénomènes? Il faut adapter nos routes et nos trains à la Suisse d'aujourd'hui. Se lamenter en cherchant des bouc-émissaires ne résoudra rien. NON à l'initiative "contre l'immigration de masse"!