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23/08/2017

Impulsions, pour une économie forte

La compétitivité de l'économie vaudoise s'effrite depuis plusieurs années. Effets du franc fort, fiscalité parmi les plus élevées de Suisse, dérapage sur le front des dépenses sociales cantonales…. Ce début de législature 2017-22 constitue le bon moment pour lancer des réformes: les organisations économiques vaudoises, dont la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI), viennent de faire connaître leurs revendications. Cette prise de position coordonnée est une première.

A côté de la CVCI, le programme "Impulsions, pour une économie forte" réunit la Fédération patronale vaudoise, la Chambre vaudoise immobilière et Prométerre. Fiscalité, formation, santé, social, infrastructures, aménagement du territoire, énergie et environnement ainsi qu'agriculture: les principaux domaines qui concernent au quotidien les entreprises et les exploitations agricoles sont examinés, avec des propositions d'améliorations concrètes et rapidement applicables. 

Prenons quelques exemples… En matière de fiscalité, les organisations économiques demandent la mise en œuvre au 1er janvier 2019 de la réforme vaudoise de l'imposition des entreprises (RIE III-VD), telle que plébiscitée par le peuple en 2016. Un retard fragiliserait l'emploi. Mais le chantier fiscal ne doit pas en rester là: il faut aussi alléger le fardeau qui pèse sur les ménages. D'abord en mettant en œuvre l'initiative populaire visant à augmenter les déductions de primes d'assurance-maladie. Mais également en supprimant l'impôt sur les successions en ligne directe et en réduisant plus généralement l'impôt sur le revenu.

Dérapage dans le social

Côté dépenses sociales, il faut impérativement mettre un terme à l'emballement qui a conduit ces coûts à dépasser, au cours de la législature précédente, le budget alloué à la formation. Nous avons besoin d'une simplification du système social, avec l'instauration d'un guichet unique pour valider les aides. Mais il faut aussi réduire ces dernières, afin de les rendre moins attractives. Le social doit systématiquement céder la place à l'insertion. Il n'est plus possible d'augmenter les prélèvements sociaux, comme le réclame l'initiative sur les soins dentaires.

En matière de formation, l'apprentissage doit être revalorisé, via une orientation professionnelle rénovée et renforcée dans les écoles. Ecoles qui doivent mieux prendre en compte la transition numérique. Dans la santé, il s'agit d'introduire une culture de partenariat entre le privé et le public. La fuite en avant dans l'étatisation ne conduirait qu'à une impasse…

Notre programme peut sembler large. Il n'a pourtant qu'un objectif: maintenir notre prospérité!

19/04/2010

Stratégie cantonale de lutte contre la pauvreté Non à une extension du filet social et à la privatisation de son financement

Communiqué de presse

La Chambre Vaudoise du Commerce et de l’Industrie (CVCI) et la Fédération patronale vaudoise (FPV) rejettent catégoriquement l’introduction de prestations complémentaires pour les familles et d’une rente-pont AVS pour les chômeurs âgés financées par les travailleurs et les entreprises.

Le train de mesures de lutte contre la pauvreté du Conseil d'Etat présenté ce jour par le Chef du Département de la santé et de l’action sociale (DSAS), composé pour l’heure de prestations complémentaires pour les familles modestes et d’un système de rente-pont AVS pour les chômeurs âgés en fin de droit, suscite à la fois des critiques sur son bien-fondé et sur son financement. Destiné à faire sortir du revenu d’insertion (RI) environ 900 familles et 300 chômeurs âgés, ce dispositif complexe est en réalité une extension du filet social vaudois déjà remarquablement dense et un transfert pur et simple de son financement sur les entreprises, les salariés ainsi que les indépendants.

Le canton de Vaud dispose d’ores et déjà d’un filet social complémentaire aux assurances fédérales extrêmement développé (subsides à l’assurance-maladie, aide au logement, avances sur pensions alimentaires, bourses d’études, allocation de maternité cantonale, revenu d’insertion, aide aux personnes recourant à l’action médico-sociale etc.), auquel on peut ajouter les aides du Fonds cantonal de la famille et les généreuses dispositions de la loi d’application de la loi fédérale sur les allocations familiales (allocation de naissance et supplément d’allocation dès le 3ème enfant). Alors que la priorité devrait être orientée sur le financement des prestations existantes – on sait que des efforts importants devront notamment être consentis pour assainir les assurances sociales fédérales – le gouvernement vaudois fait fausse route à vouloir ajouter de nouvelles prestations. Rappelons encore que les entreprises du canton participent au financement de l'accueil de jour et viennent d'accepter un prélèvement pour financer un fonds de la formation professionnelle.

On constate que le projet vaudois de prestations complémentaires pour familles n’exige pas, au contraire du projet genevois, que les bénéficiaires exercent une activité lucrative en fixant un taux d’activité minimum pour avoir droit aux prestations. Il s’inscrit dans une pure logique de besoins, en compensant par les prestations complémentaires un déficit de revenu sans aucune exigence vis-à-vis du bénéficiaire.

Le mode de financement retenu, soit le prélèvement d’une contribution sur les salaires auprès des entreprises et des salariés et sur le revenu AVS des indépendants, suscite incompréhension et réprobation. Incompréhension parce qu’il n’existe aucun lien logique entre la contribution et les bénéficiaires, le projet poursuivant de purs objectifs de politique sociale. Incompréhension encore, parce que les entreprises et leurs salariés contribuent très considérablement, par leurs impôts, à la bonne santé financière du canton et au financement de sa politique sociale. Réprobation enfin, parce que ce prélèvement supplémentaire auprès des actifs et des entreprises ne peut que péjorer la situation de la classe moyenne et de toutes les entreprises vaudoises, au profit d’un nombre restreint de bénéficiaires. Rien n’indique d’ailleurs que le taux de contribution retenu ne soit pas appelé à augmenter à l’avenir, ce qui ouvrirait la porte à une spirale néfaste de prélèvements.

Les organisations économiques vaudoises combattront ce projet avec toute la fermeté nécessaire.

Pour tous renseignements :    CVCI  : Claudine Amstein tél. 079 210 67 88
FPV   : Jean-Hugues Busslinger tél. 079 279 76 42


Lausanne et Paudex, le 19 avril 2010