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17/05/2017

La cybersécurité, revers de la médaille de la digitalisation

150 pays touchés, au moins 200'000 victimes, des entreprises à l'arrêt, la cyberattaque de vendredi dernier a causé des dégâts se chiffrant en centaines de millions, peut-être en milliards de francs. Le phénomène du piratage informatique n'est pas nouveau, mais un événement de cette ampleur démontre que la digitalisation de l'économie doit absolument figurer au rang des priorités de toutes les entreprises. Les questions de sécurité informatique s'affichent tout en haut de la liste.

L'enquête sur la transition numérique des entreprises vaudoises menée l'automne dernier par la CVCI, avec l'institut MIS Trend, montre qu'un nombre encore important de sociétés n'ont pas pris pleinement conscience des enjeux. Une majorité des entreprises interrogées déclarait en effet être mal informée sur le tournant numérique. 40% affirmaient ne pas consacrer de temps, ou peu de temps, à se documenter sur la digitalisation en général.

Le nombre d'objets connectés et de données à stocker et traiter connaît, et va pourtant continuer à connaître une évolution exponentielle. Car tout ce qui peut être connecté le sera un jour et tout ce qui peut être mis en réseau le sera également. Que l'on apprécie ou non cette nouvelle réalité prédite par les spécialistes du numérique, il n'y a qu'une option possible: nous adapter.

La Suisse a heureusement été largement épargnée lors de l'attaque par logiciel d'extorsion  de vendredi dernier. Mais rien ne nous protège contre des menaces futures, car le monde digital ne connaît pas de frontières.

Que faire? Il incombe en premier lieu à chaque entreprise de procéder aux mises à jour des logiciels. André Kudelski le disait lundi matin sur la RTS: des attaques beaucoup plus dangereuses sont possibles, contre les infrastructures énergétiques par exemple. Avec des conséquences majeures sur la production, la santé ou les communications. Nous devons en prendre conscience et préparer des stratégies. 

16/11/2011

Soutien aux jeunes entreprises: du concret!

Les périodes de marasme économique contraignent les entreprises à s'adapter. Les restructurations en série qui frappent le canton de Vaud et la Suisse depuis le début de l'automne nous le rappellent presque quotidiennement. Le problème du franc fort se superpose à "la crise de croissance" des Etats-Unis et de l'Europe, nos principaux marchés d'exportation. Même la recherche et le développement sont désormais menacés de délocalisation.

 

Réagir au coup par coup, en tentant de préserver l'acquis dans l'attente de la fin de la tempête, est certes nécessaire, mais insuffisant. Il faut voir plus loin, penser à régénérer le tissu industriel local dans un horizon de 10 à 15 ans. L'une des solutions passe par l'encouragement à l'innovation. Ce n'est pas un scoop – tout le monde en parle depuis des années – mais il est temps de transformer les paroles en actes: tout, ou presque, reste à faire pour inciter à investir dans les secteurs porteurs de nouveautés.

 

Des solutions existent. Mon collègue Guy-Philippe Bolay, directeur adjoint à la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie, vient de déposer une motion au Grand Conseil pour booster les investissements des particuliers dans les start-up. La recette: réduire à 1% seulement le taux d'imposition de l'argent injecté dans de nouvelles entreprises qui développent un produit, une technologie ou un processus jusqu'ici inconnu ou inexploité. Condition de base: que ces sociétés soient basées dans le canton, ou y emploient la majeure partie de leur personnel. Cette imposition à taux privilégié pourrait grimper jusqu'à concurrence de la totalité du revenu imposable.

 

Avec son Uni, ses HES, l'EPFL, Vaud dispose d'un vivier d'inventeurs et de scientifiques de très haut niveau. Dans les biotechnologies par exemple, la région s'est hissée dans le trio de tête des centres de compétence mondiaux, aux côtés de Boston ou de Thousand Oaks, en Californie. Et ce n'est qu'un domaine parmi d'autres. Les projets et les idées fourmillent, en informatique, dans les technologies médicales, la chimie... Un coup de pouce fiscal sera le bienvenu pour les faire éclore, pour trouver des gens prêts à investir.