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05/04/2017

Les entreprises vaudoises ont payé des impôts record en 2016 

Les rentrées provenant de l'impôt sur le bénéfice des entreprises vaudoises n'ont jamais été aussi élevées qu'en 2016. Et cela, malgré une baisse d'un demi-point du taux d'imposition. Cette excellente performance prouve une fois de plus que la composition du tissu économique et la conjoncture influencent bien davantage les revenus fiscaux que le seul taux d'imposition.

Ces chiffres ont été présentés jeudi dernier à l'occasion de la publication des comptes 2016 du canton de Vaud. Pour être précis, les recettes de l'impôt sur le bénéfice se sont accrues de 5,3% par rapport à 2015, atteignant 663,2 millions de francs. Au total, soit avec les impôts sur le capital, les entreprises ont payé plus de 770 millions de francs l'an dernier, couvrant ainsi pas bien loin de 10% des charges cantonales. Notons au passage que cette proportion est stable depuis des années: contrairement à ce qu'on entend trop souvent la deuxième réforme de l'imposition des entreprises (RIE II) n'a pas entraîné de baisse des rentrées fiscales. C'est le contraire qui s'est produit.

Les explications de cette vigueur sont simples: notre canton améliore sa compétitivité. Ce phénomène s'explique par de nombreux facteurs, comme un pôle stimulant dans le domaine de l'innovation, des infrastructures performantes ou encore le travail de la promotion économique. Mais les détentes en matière fiscale (RIE II en 2009 et baisse de l'impôt en 2014 et 2016 à raison de deux fois un demi-point) ont elles aussi stimulé l'activité économique. Et donc l'emploi.

Les comptes 2016 nous prouvent que la politique menée jusqu'ici était judicieuse. Il n'y a que des gagnants. Elle montre aussi que le canton, qui demeure à ce jour l'un des plus lourds de Suisse en matière de fiscalité, a les moyens de mener seul, sans risque financier, la prochaine réforme de l'imposition des entreprises, cette RIE III que les Vaudoises et les Vaudois ont acceptée à deux reprises dans les urnes.

10/02/2016

La RIE III est une recette anti-austérité – OUI le 20 mars!

«Les référendaires contre la RIE III ne veulent pas payer pour les actionnaires», titrait 24 heures la semaine dernière. Mais de quoi parlent-ils? La troisième réforme de l’imposition des entreprises vaudoises, qui instaurera un taux unique d’imposition des bénéfices de 13,8%, fera tout au contraire augmenter la facture fiscale des groupes internationaux installés dans le canton de l’ordre de 25 à 70% selon les cas. Les actionnaires y gagneront donc moins. Alors que les Vaudoises et les Vaudois doivent se prononcer sur le sujet le 20 mars prochain, il est nécessaire de rétablir la réalité des faits.

Que craignent les référendaires, soit la gauche de la gauche et des représentants des syndicats du service public? Ils se disent persuadés que la baisse des recettes fiscales découlant du taux unique d’imposition des bénéfices – les entreprises locales, essentiellement des PME, paieront moins, ce qui ne sera que partiellement compensé par la hausse des impôts des entreprises internationales - ne finisse pas entraîner «l’austérité», des hausses d’impôts pour les particuliers ainsi que des coupes dans les services publics.

Les vraies conséquences

La réalité? La RIE III vaudoise sera immédiatement accompagnée d’une hausse des allocations familiales, lesquelles sont entièrement financées par les employeurs. 250 francs pour chaque enfant dès septembre prochain au lieu de 230 francs aujourd’hui. 300 francs dans trois ans.

Des hausses d’impôt pour les ménages? Le canton de Vaud vient de dégager dix exercices consécutifs dans les chiffres noirs, avec des excédents avant amortissements extraordinaires avoisinant le milliard de francs pendant plusieurs années. Le gouvernement à majorité rose-verte se dit persuadé que cette adaptation de la fiscalité est financièrement gérable et qu’il est le mieux à même d’assurer la prospérité du canton.

Des coupes dans les services publics? Le projet de réforme fiscale prévoit d’accroître le financement des structures d’accueil extra-scolaire des enfants, via notamment un doublement de la part payée par les employeurs…

Union des partis

A l’exception des référendaires, tous les partis l’ont bien compris. Fait exceptionnel, des représentants du Parti socialiste, des Verts, du PLR et de l’UDC étaient assis à la même table ce matin à Lausanne pour affirmer que la RIE III vaudoise était la meilleure réponse possible à l’abandon des statuts fiscaux spéciaux que la Confédération a programmé pour 2019 ou 2020. Leur message est appuyé par les Verts libéraux et le PDC. Sans réforme, 25'000 emplois sont potentiellement menacés, car bon nombre d’entreprises aujourd’hui soumises à des régimes spéciaux quitteraient notre région. 

La réalité? C’est que des milliers de ménages paieraient une facture démesurée et se retrouveraient précarisés si les référendaires l’emportaient. Dire OUI à la RIE III, c’est dire OUI à l’emploi et à des prestations sociales améliorées!

02/12/2015

Protéger le climat, une opportunité pour les entreprises autant qu'un défi

Que faire pour l'environnement et pour stopper le réchauffement climatique? La conférence climatique COP21 à Paris va tenter de mettre tout le monde d'accord, cette semaine. Passé le grand show, le plus important se déroulera toutefois au cours des mois et des années à venir, lorsqu'il s'agira d'appliquer les engagements pris, dans chaque pays. Là, l'une des clés passe par l'innovation.

Les entreprises sont chaque année plus nombreuses à s'en rendre compte: se positionner de manière durable permet de dégager des économies substantielles, à court et à long terme. Mais ce n'est pas tout, il y a, et c'est sans doute l'essentiel, de formidables opportunités d'affaires pour tous les secteurs. La Suisse doit jouer sa carte dans ce domaine, en favorisant la recherche dans les PME, en misant sur les échanges de technologies entre entreprises et hautes écoles... Cela se fait déjà, mais il faut aller encore plus loin, améliorer ce qui existe et multiplier les expériences.

Efficience énergétique des bâtiments, stockage de l'énergie, utilisation du numérique pour améliorer les processus, les domaines où l'on peut améliorer notre manière de consommer sont nombreux. Des start-up s'activent déjà à chercher des solutions, tout comme beaucoup de PME traditionnelles. Nous devons être à la pointe – en tout cas constamment chercher à l'être - dans tous ces domaines, car ce seront les moteurs de la croissance de demain.

Les solutions punitives ou culpabilisantes ne marcheront pas. Dans le meilleur des cas, pénaliser n'aboutira de toute manière qu'à des solutions très partielles. N'oublions pas que le consommateur est traversé de contradictions: tel client ne consommant que des produits locaux issus de cultures écologiques passera plusieurs week-ends par an dans des capitales étrangères grâce aux compagnies aériennes low-cost. Avec quelle empreinte carbone finale?

Tous les secteurs doivent et peuvent contribuer à améliorer leurs performances en matière environnementale. Reste à trouver, sur la durée, le moyen d'en tirer le meilleur parti. Notre pays, les entreprises et leurs collaborateurs, mais surtout le climat, en sortiront gagnants.