31/01/2011

Référendum contre les PC Familles : un franc succès

Communiqué de presse du Comité référendaire « Non à un impôt sur le travail »

Le Comité référendaire se félicite des bons résultats obtenus lors de la récolte de signatures à l’encontre de la loi vaudoise sur les prestations complémentaires pour familles.

Malgré les obstacles sciemment mis sur sa route – publication de la loi le 21 décembre 2010, délai référendaire courant en grande partie pendant les Fêtes de fin d’année et les vacances scolaires -, le Comité « NON à un impôt sur le travail » annonce qu’il a récolté et transmis ce jour aux communes, pour validation, plus de 17'000 signatures.

Cet excellent résultat montre à l’évidence que de très nombreux citoyens vaudois ne sont pas prêts à voir leurs revenus ponctionnés davantage pour une nouvelle prestation sociale onéreuse, mal ciblée et superflue.

14/01/2011

Les PC familles? Une histoire forte de café!

 

Selon Pierre-Yves Maillard, chef du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS), l’application de la loi sur les prestations complémentaires ne coûterait qu’un café par mois par Vaudois. Un sacrifice si dérisoire, à première vue, que le citoyen lambda pourrait se laisser attendrir.

Cependant, ni le coût réel, ni une estimation sérieuse de la demande de ces prestations ne sont clairement établis. Et pourtant c'est un renversement fondamental de la manière de financer l'aide sociale. Jusqu'à aujourd'hui, l'impôt a servi justement à couvrir le soutien aux personnes en difficulté. Le projet transfère purement et simplement ces coûts sur le monde du travail qui continuera pourtant à payer autant d'impôts. Ce précédent pourrait bien transformer le coût du café en coût de la machine à café!

A cette imprécision originelle s’ajoute un facteur aggravant : une augmentation des prix en 2011 dans de nombreux domaines pesant sur le budget des familles. Quelques chiffres dont la presse s'est fait largement l'écho en ce début d'année : TVA +5%, transports publics +5.9%, santé +6.5%, cotisations sociales +10%. Et même le « cher caoua » du chef du DSAS a augmenté de 10 à 20 centimes! Or, ce qui est vrai pour le particulier l’est aussi pour son employeur. Même la caisse cantonale de compensation AVS reconnaît le problème! Dans le courrier daté du 20 décembre 2010 qu’elle a envoyé à ses membres, la caisse annonce une augmentation des cotisations des employeurs de 2.31% pour le régime général et se dit consciente que cette hausse tardivement annoncée qui s’ajoute « à celles entrant en vigueur dans le domaine des cotisations AVS/AI/APG pourrait être mal perçue ».

C'est cher payé pour un projet qui n'aide pas vraiment les pauvres, mais qui, surtout, encourage à travailler moins pour être certain de toucher les aides. Ces nouvelles prestations sont loin d'être anodines. Elles sont une brique de plus, la brique de trop, que l’on met sur le dos du travailleur qui produit la richesse de notre canton. Si vous ne voulez pas payer un repas complet, en sus de votre café, signez le référendum contre un nouvel impôt sur le travail!

12/11/2010

PC Familles: des questions dérangeantes

Le Grand Conseil vaudois a voté l'entrée en matière sur l'instauration de prestations complémentaires pour les familles. Lors du débat, un certain nombre de questions légitimes ont été soulevées, questions auxquelles aucune réponse n'a été apportée.

 

Le projet veut combattre la pauvreté des familles et offrir des aides plus importantes que celles du revenu d'insertion. Si l'objectif de combattre la pauvreté n'est pas remis en cause, il s'agit de s'attaquer à ses causes. Les chiffres montrent qu'elle résulte, dans la très grande majorité des cas, de la situation personnelle: famille monoparentale, divorce, nombre d'enfants, travail à temps partiel, ou encore manque de formation. Des éléments qui peuvent se combiner d'ailleurs.

 

Il s'agit donc de porter nos efforts sur ces aspects pour lutter contre la pauvreté. Le canton de Vaud vient de se doter d'une fondation pour l'accueil de jour de la petite enfance qui a pour objectif de créer de places d'accueil. Il vient de créer également une fondation pour la formation professionnelle. Les allocations familiales ont été récemment augmentées. Ce sont des réponses concrètes. Alors pourquoi ne pas attendre d'en mesurer les effets avant d'instaurer un nouveau régime ?

 

Pourquoi créer un système d'aide supplémentaire qui se contente de distribuer de l'argent sans exiger des bénéficiaires qu'ils travaillent ? Pourquoi mettre en place un système qui se contente de couvrir les besoins, sans responsabiliser les bénéficiaires ? Pour rappel, la définition fédérale des working poors est que le volume de travail cumulé des membres du ménage atteint au minimum 90 % soit 36 heures par semaine. Pourquoi le canton de Vaud n'a pas une telle exigence pour accorder une aide supplémentaire ?

 

Quant au financement de cette nouvelle aide sociale qui s'ajoute à un filet déjà dense, pourquoi appartiendrait-il aux travailleurs et aux entreprises de la payer? Le monde du travail n'est pas responsable de la pauvreté. Il paie, par ailleurs, déjà des impôts qui doivent financer ces aides.  Pourquoi transférer cette charge supplémentaire sur ceux qui bossent ?  

 

Le Conseiller d'Etat n'a pas répondu. Trop dérangeantes ces questions ?